Sahih Mouslim — page 92
صحيح مسلم
Compilé par Mouslim ibn al-Hajjâj. 2 623 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
« Ô fils d'Adam ! J'étais malade et tu ne M'as pas rendu visite »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, dira le Jour de le Résurrection : " Ô fils d’Adam ! J’étais malade et tu ne m’as pas rendu visite ! - La personne demandera : Ô mon Seigneur ! Comment aurais-je pu Te rendre visite alors que Tu es le Seigneur des mondes ? - Il répondra : N’as-tu pas su qu’untel parmi Mes serviteurs était malade et tu ne lui as pas rendu visite ? N’as-tu pas su que si tu lui avais rendu visite, tu M’aurais trouvé auprès de lui ? Ô fils d’Adam ! Je t’ai demandé de Me nourrir et tu ne l’as pas fait ! - La personne demandera : - Ô mon Seigneur ! Comment aurais-je pu Te nourrir alors que Tu es le Seigneur des mondes ? - Il répondra : N’as-tu pas su qu’untel parmi Mes serviteurs t’a demandé à manger et tu ne lui as pas donné ? N’as-tu pas su que si tu l’avais nourri, tu aurais trouvé cela auprès de Moi ? Ô fils d’Adam ! Je t’ai demandé à boire et tu ne M’as pas abreuvé ! - La personne demandera : Ô mon Seigneur ! Comment aurais-je pu T’abreuver alors que Tu es le Seigneur des mondes ? - Il répondra : Untel parmi Mes serviteurs t’a demandé à boire et tu ne l’as pas abreuvé ; si tu l’avais abreuvé, tu aurais trouvé cela auprès de Moi. " »
Celui qui visite son frère malade est dans un verger du Paradis
Thawbân (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque le musulman rend visite à son frère musulman qui est malade, il est dans l’un des vergers du Paradis jusqu’à ce qu’il reparte. »
La femme de Jouhayna, enceinte après la fornication, demande la sentence
‘Imrân ibn Al-Ḥuṣayn (qu’Allah l’agrée) relate : « Une femme de Juhaynah est venue au Prophète (sur lui la paix et le salut), alors qu’elle était tombée enceinte après avoir commis la fornication. Elle dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai commis un crime, alors applique-moi la peine corporelle ! » Là, le Prophète (sur lui la paix et le salut) convoqua son tuteur et lui dit : « Sois bon envers elle et lorsqu’elle aura accouché, amène-la moi. » Lorsque l’homme eut fait ce qu’il lui avait dit, le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna qu’on amène cette femme, qu’on lui attache bien ses vêtements et qu’on la lapide. Ensuite, il pria sur sa dépouille. »
« Me permets-tu de commencer par eux ? » : le garçon assis à droite
Sahl ibn Saʽd (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'on apporta une boisson au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui en but. Sur sa droite se trouvait un jeune garçon et sur sa gauche des hommes âgés. Il demanda au jeune garçon : « Me permets-tu de commencer par eux ? - Le jeune garçon dit : Non, par Allah ! Je n'accorderai à personne le privilège de la part qui me vient de toi. » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le lui remit alors dans sa main.
« Qu'aucun d'entre vous ne souhaite la mort »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu'aucun d'entre vous ne souhaite la mort : soit il est bienfaiteur et il aura peut-être l'occasion de faire davantage de bien, soit il est malfaisant et il aura peut-être l'occasion de revenir sur la bonne voie et de se racheter. » Ceci est la version rapportée par Al-Bukhârî. Dans la version de Muslim, Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu'aucun d’entre vous ne souhaite la mort ni n'invoque en ce sens avant qu'elle ne vienne à lui ! En effet, lorsque l'un de vous meurt, ses œuvres s'interrompent, or la vie n'apporte au croyant que davantage de bien. »
Le Prophète ﷺ se léchait les doigts trois fois après avoir mangé
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l'agrée) relate que lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) mangeait quelque chose, il se léchait les doigts trois fois. Il disait : « Lorsque quelqu’un fait tomber une bouchée, qu’il la nettoie puis la mange et qu’il ne la laisse pas au Diable ! » Il ordonnait également de ne rien laisser dans l’assiette et disait : « Vous ne savez pas dans quelle partie de votre nourriture se trouve la bénédiction. » Jâbir ibn ‘Abdillah (qu’Allah l’agrée) relate que Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le diable accompagne l’homme dans chacune des situations où il se trouve, au point où il l’accompagne lorsqu’il mange. C’est pourquoi, lorsque quelqu’un fait tomber une bouchée, il doit la ramasser, la nettoyer, puis la manger, pour ne pas la laisser au diable. Et lorsqu’il termine, qu’il se lèche les doigts, car il ne sait pas dans quelle partie de sa nourriture se trouve la bénédiction. »
Anas salue des enfants comme le faisait le Prophète ﷺ
Anas (qu’Allah l’agrée) relate qu’il passa devant des enfants, les salua et dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) agissait ainsi. »
Ne pas refuser le parfum offert
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui à qui l’on offre un parfum, qu'il ne le refuse pas ! Il est certes léger à porter et son odeur est bonne. »
« Vous avez brisé le dos de cet homme » : l'éloge exagéré
Abû Mûsâ Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) entendit un homme complimenter et faire l'éloge d'un autre de façon exagérée. Il dit alors : « Vous avez détruit - ou brisé - le dos cet homme ! »
Malheur à toi ! Tu as tranché le cou de ton compagnon !
Abû Bakrah (qu'Allah l'agrée) relate qu'un homme en flatta un autre alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) était présent et que ce dernier dit : « Malheur à toi ! Tu as tranché le cou de ton compagnon ! » et il le répéta à plusieurs reprises [puis dit] : « Si l'un d'entre vous tient absolument à flatter son compagnon, qu'il pense être digne de certains attributs, qu'il dise : " Je considère qu'untel est comme ceci et comme cela... et Allah est son Juge " et qu'il ne vante la pureté de personne devant Allah. »
Quand vous voyez des flatteurs, jetez-leur de la terre au visage !
Al-Miqdâd (qu'Allah l'agrée) relate qu'un homme se mit à faire l'éloge de 'Uthman (qu'Allah l'agrée), alors Al-Miqdâd (qu'Allah l'agrée) s'avança vers lui, se mit à genoux et lui jeta du gravier sur le visage. 'Uthman (qu'Allah l'agrée) lui demanda : « Que t'arrive-t-il ? » Il répondit : « Certes, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quand vous voyez des flatteurs, jetez-leur de la terre au visage ! »
« Lorsque la peste sévit dans une région, n'y entrez pas »
Usâmah ibn Zayd (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque vous entendez que la peste sévit dans une région, n’y entrez pas ; et si elle s’y déclare alors que vous y êtes, n’en sortez pas. »
L'interdiction de voyager avec le Coran en terre ennemie
Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de voyager avec le Coran en terre ennemie.
J’ai offert au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) un onagre
Aṣ-Ṣaʽb ibn Juthâmah (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai offert au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) un onagre, mais il le refusa. En voyant l’expression de mon visage, il a dit : " Nous ne te le refusons que parce que nous sommes en état de sacralisation. " »
Quel est le meilleur des hommes, Ô Messager d’Allah ?
Abû Saʽîd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme a demandé : " Quel est le meilleur des hommes, Ô Messager d’Allah ? - Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : Un croyant qui lutte physiquement et avec ses biens dans la voie d’Allah ! - L’homme poursuivit : Et ensuite ? - Ensuite, un homme qui se retire dans l'un des sentiers de la montagne afin d'adorer son Seigneur ! " » Et dans une autre version : « Pour adorer Allah avec crainte et épargner les gens de son mal. »
La voix du nuage : « Arrose le jardin d'untel ! »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Alors qu’un homme marchait dans une terre désertique, il entendit une voix provenant d'un nuage dire : " Arrose le jardin d’untel ! " Ce nuage prit aussitôt la direction du jardin et déversa son eau dans un champ pierreux. L’une des crevasses présente absorba alors toute l’eau. L’homme suivit l’eau jusqu’à arriver à une personne debout dans son jardin. Celle-ci faisait dévier l’eau avec sa bêche, alors le premier lui demanda : " Ô serviteur d’Allah ! Quel est ton nom ? - Il répondit : Untel. " C’était le même nom qu’il avait entendu du nuage. La seconde personne demanda alors : " Ô serviteur d’Allah ! Pourquoi me demandes-tu mon nom ? - L’homme répondit alors : J’ai entendu une voix, provenant du nuage dont voici l’eau, dire : " Arrose le jardin d’untel ! " et il s’agissait de ton nom. Que fais-tu donc avec le produit de ton jardin ? - La seconde personne répondit : Puisque tu as dit cela… En fait, je regarde ce qu’il produit et ensuite, j’en donne un tiers en aumône, ma famille et moi en mangeons un tiers et je remets le dernier tiers en terre. " »
Celui qui somnole dans la prière doit dormir
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque l’un d’entre vous se met à somnoler dans la prière, qu’il dorme jusqu’à ne plus avoir sommeil. En effet, lorsque quelqu’un somnole en priant, il ne sait plus ce qu’il dit. Il se peut qu’il veuille implorer le pardon et se mette à insulter sa propre personne. »
Le bédouin qui urina dans la mosquée : « Vous avez été envoyés pour faciliter »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Un bédouin urina dans un coin de la mosquée. Les gens présents se levèrent afin de s’en prendre à lui mais le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : " Laissez-le ! Et versez un seau d’eau sur son urine. Vous avez été envoyés pour faciliter les choses, pas pour les rendre difficiles ! " »
Le sol très dur de la tranchée frappé par le Prophète ﷺ
Jâbir (qu'Allah l'agrée) a dit : « Alors que nous creusions, le jour de la tranchée, un sol très dur se présenta. Ils se rendirent alors auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dirent : « Un sol très dur s'est présenté dans la tranchée ! - Il dit alors : Je vais y descendre ! » Il se leva. Son ventre était enserré par une pierre. Cela faisait trois jours que nous n'avions rien mangé ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) prit alors la pioche, frappa le sol et d'un coup, la terre devint molle comme du sable ! Je lui demandai : « Ô Messager d'Allah ! Permets-moi d'aller chez moi ! » J'ai alors dit à ma femme : « J'ai vu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dans un état insoutenable ! As-tu quelque chose à manger ? - J'ai de l'orge et une chevrette ! », Répondit-elle. J'ai alors égorgé la petite chèvre, ma femme a moulu l'orge, et nous mîmes la viande à cuire. Puis, je suis revenu voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) alors que la pâte d'orge était déjà levée, et la viande presque à point, dans une marmite, soutenue par trois pierres, sur le feu. J'ai dit : « J'ai un petit repas, viens donc ô Messager d'Allah ! Et invite une ou deux personnes avec toi ! - Quelle quantité est-ce ?, me demanda-t-il. Je lui décrivis alors la quantité. C'est très bon et largement suffisant ! dit-il. Va dire à ta femme de ne pas retirer la marmite ni le pain du feu jusqu'à mon arrivée ! Puis, il a dit : Levez-vous ! » Alors, les Muhâjirûn et les Anṣâr se levèrent. Je revins chez moi et ma femme s'exclama : « Malheur à toi ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) est venu avec les Muhâjirûn, les Anṣâr et ceux qui étaient avec eux ! - Est-ce qu'il t'a interrogé [à propos du repas] ?, demanda-t-elle. - Oui, répondis-je. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) arriva et dit aux invités : « Entrez sans vous bousculer ! » Il coupa le pain et posa dessus de la viande, puis il couvrit la marmite et le four. Il rapprocha alors ses Compagnons et les servit. Il ne cessa de répéter cela jusqu'à ce qu'ils fussent tous rassasiés, et il en resta encore. [Jâbir a dit] Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a alors dit à ma femme : « Manges-en et offres-en, car les gens ont été touchés par la famine ! » Et dans une [autre] version, Jâbir a dit : « Lorsque le fossé fut creusé, je vis que le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait faim. Je me rendis auprès de mon épouse et lui demandai : " As-tu quelque chose chez toi ? J'ai vu que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait très faim. " Elle me sortit un sac contenant un Ṣâ' d'orge. Nous disposions aussi d'une petite bête : une chevrette [qui ne sortait pas encore au pré]. Je l’égorgeai tandis qu'elle moulait le grain. Elle termina en même temps que moi. Je coupai la viande en morceaux que je mis dans la marmite. Puis, je m’en retournai auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Elle dit alors : « Ne me couvre pas de honte en amenant le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et ceux qui sont avec lui ! » Je me rendis alors auprès de lui et lui glissait secrètement : « Ô Messager d'Allah ! Nous avons égorgé une petite bête et mon épouse a moulu un Ṣâ' d'orge que nous avions. Viens donc avec le groupe qui est avec toi ! » Mais, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'écria : « Ô gens de la tranchée ! Jâbir vous a préparé à manger ! Allez-y ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ajouta alors : « N'enlevez pas votre marmite du feu et ne mettez pas votre pâte au four avant que j'arrive ! » Je vins et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) arriva devant des gens. Quand j'allai trouver mon épouse, elle me dit : « Tu as fait ceci et cela ! - Je répliquai : J'ai fait ce que tu m'as dit. » Elle montra la pâte au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui crachota dedans et y appela la bénédiction. Puis, il se dirigea vers notre marmite, crachota aussi dedans et y mit la bénédiction. Ensuite, il a dit : « Appelle une boulangère pour qu'elle t'aide à faire le pain et puise de votre marmite sans la descendre du feu ! » Ils étaient mille. Je jure par Allah qu'ils mangèrent si bien qu'ils en laissèrent et s'en allèrent. Notre marmite était encore en ébullition comme au début et notre pâte était intacte dans le four ! »
Asma' : « Ne noue pas le cordon de ta bourse »
Asmâ‘ bint Abî Bakr (qu'Allah l’agrée, elle et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m'a dit : « Ne noue pas le cordon de ta bourse, sinon on nouera contre toi ! » Et dans une autre version : « Dépense, offre ou prodigue mais ne compte pas ! Sinon, Allah comptera à ton égard. Et ne thésaurise pas ! Sinon, Allah te privera. »
La brebis sans cornes obtiendra réparation de celle qui en avait
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Les comptes seront certainement rendus à leurs ayants droit au Jour de la Résurrection. À tel point que la brebis sans corne obtiendra réparation de celle qui en avait. »
Ibn 'Omar répudie sa femme pendant ses menstrues : « Qu'il la reprenne »
Abdullâh ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'il avait répudié sa femme alors qu'elle était indisposée. 'Umar (qu'Allah l'agrée) en parla au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui se mit en colère à son sujet et dit : « Qu'il la reprenne et qu'il la garde jusqu'à ce qu'elle soit en état de pureté ! Puis, après qu’elle ait de nouveau eu ses règles et qu'elle se soit à nouveau retrouvée en état de pureté, à ce moment-là, s'il veut la répudier, qu'il le fasse ! Alors qu’elle est en état de pureté et avant qu'il ne la touche. Tel est le délai de viduité ordonné par Allah. » Dans une version : « jusqu'à ce qu'elle ait de nouveau ses règles, et non celles pendant lesquelles il l'a répudiée ». Dans une version : « elle fut comptée comme une répudiation et 'Abdullah la reprit comme le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le lui avait ordonné. »
La corde de Zaynab : prier tant qu'on en a la capacité
Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) entra à la mosquée et vit une corde tendue entre deux piliers. Il demanda : " Qu’est-ce que cette corde ? - On lui répondit : C’est à Zaynab ! Lorsqu’elle est fatiguée, elle s’y accroche. - Il dit alors : Enlevez-la ! Que chacun d'entre vous prie tant qu'il en a la capacité. Lorsqu'il faiblit, qu'il se couche pour dormir ! " »
Ibn 'Omar : nous parlions du Pèlerinage d'adieu sans savoir ce que c'était
Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Nous parlions du Pèlerinage d’Adieu, alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) était parmi nous, sans vraiment savoir ce qu’était le Pèlerinage d’Adieu. [Ceci dura] jusqu'à ce que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) loua Allah, fit Ses éloges, puis il évoqua longuement l’Antéchrist. Il dit : " Allah n’a pas envoyé de Prophète sans que ce dernier n’avertisse sa communauté contre lui. Noé a averti contre lui, ainsi que les Prophètes qui sont venus après. Et s’il sort parmi vous, rien de son affaire ne vous sera omis et tout vous sera dévoilé. Certes, votre Seigneur n’est pas borgne tandis que l’Antéchrist est borgne, de l’œil droit. C’est comme si son œil ressemblait à un raisin flétri. Retenez-bien qu'Allah vous a interdit d'attenter à la vie de votre prochain, de spolier son bien et de porter atteinte à sa dignité. Ils sont pour vous aussi sacrés que votre jour-ci, dans votre pays-ci et en votre mois-ci. Vous ai-je transmis ? - Les Compagnons répondirent : Oui ! Alors, il répéta à trois reprises : Ô Allah, sois Témoin ! Puis, il a dit : Malheur à vous ! - ou : Soyez malheureux - ! Faites très attention ! Ne redevenez pas, après moi, des mécréants qui s'entretuent les uns les autres ! " »