Sahih Mouslim — page 91
صحيح مسلم
Compilé par Mouslim ibn al-Hajjâj. 2 623 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
« Celui qui a égorgé sa bête avant de prier, qu'il en égorge une autre »
Jundub ibn 'Abdillâh al-Bajalî (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) accomplit la prière le jour du sacrifice ; puis, il prononça un discours ; puis, il égorgea sa bête et dit : " Celui qui a égorgé sa bête avant de prier, qu'il égorge une autre bête à la place ! Et celui qui n'a pas encore égorgé sa bête, qu'il l'égorge donc au nom d'Allah ! " »
Le sermon de l'Aïd al-Adha : le sacrifice après la prière
Al-Barâ' ibn ʽÂzib (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le jour de « ‘Îd Al-Aḍḥâ’ » (la fête du sacrifice), le Prophète (sur lui la paix et le salut) nous fit un sermon après la prière dans lequel il dit : " Quiconque a effectué notre prière et sacrifié selon nos règles aura certes accompli notre rite traditionnel. Par contre, quiconque aura égorgé sa bête de sacrifice avant la prière, cela ne lui sera pas [compté comme] une offrande rituelle (un sacrifice). " Abû Burdah ibn Niyâr - l'oncle maternel d'Al-Barâ' ibn 'Âzib - a alors dit : " Ô Messager d'Allah ! J'ai sacrifié mon mouton avant la prière, sachant que cette journée est une journée de festin. J'ai voulu que mon mouton fût le premier sacrifice chez moi, alors je l'ai égorgé et j'en ai mangé avant de venir à la prière ! " - Ton mouton, a dit le Prophète (sur lui la paix et le salut), n'est que de la viande. [Abû Burdah] a alors déclaré : " Ô Messager d'Allah ! Nous avons une chevrette que je préfère à deux moutons, sera-t-elle valable pour moi ? " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a répondu : " Oui, mais cela ne sera valable pour personne [d'autre] après toi ! " »
La parole la plus aimée d'Allah : « Gloire et Pureté à Allah et par Sa louange »
Abû Dharr Al-Ghifârî (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ne t’informerai-je pas de la parole la plus aimée d’Allah ? Certes, la parole la plus aimée auprès d’Allah est : « Gloire et Pureté à Allah et par Sa louange ! »
Le voyage est une part du châtiment.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le voyage est une part du châtiment qui prive l’homme de manger, de boire et de dormir. De ce fait, lorsque l’un d’entre vous a terminé de faire ce pour quoi il a voyagé, qu’il s’empresse de retourner auprès des siens. »
L'employé qui cache ne serait-ce qu'une aiguille aura commis un vol
‘Adî ibn ‘Umayr Al-Kindî (qu’Allah l’agrée) relate : « Celui parmi vous que nous employons pour une tâche et qui nous cache ne serait-ce qu’une aiguille aura commis un vol dont il rendra compte au Jour de la Résurrection ! » Un homme noir des Anṣâr se leva vers lui - c’est comme si je le voyais encore - et dit : « Ô Messager d’Allah ! Je me désiste ! » Il demanda : « Qu’as-tu donc ? » Il dit : « Je t’ai entendu dire telle et telle chose. » Il répondit : « Et je le répète : celui à qui nous confions une tâche, qu’il ramène ce qui est petit comme ce qui est grand. Ce qu’on lui en donne, qu’il le prenne et ce dont on le prive, qu’il s’en abstienne ! »
Celui qui n’est pas miséricordieux, on ne lui fera pas miséricorde !
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) embrassa Al-Ḥassan ibn ‘Alî (qu’Allah l’agrée, lui et son père) en présence de Al-Aqra’ ibn Ḥâbis (qu’Allah l’agrée). Voyant cela, ce dernier déclara : « Certes, j’ai dix enfants et je n’ai jamais embrassé l’un d’entre eux ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) le regarda et dit alors : « Celui qui n’est pas miséricordieux, on ne lui fera pas miséricorde ! »
Tenir les pointes de ses flèches en traversant les mosquées et les marchés
Abû Mûsâ Al-Ash’arî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui traverse nos mosquées ou nos marchés avec des flèches, qu’il les tienne fermement, ou qu’il en serre les pointes dans sa main, afin d'éviter de blesser un musulman. »
Le Feu atteindra certains aux chevilles, d'autres aux genoux
Samurah ibn Jundub (qu’Allah l’agrée) relate : « Il en est parmi eux dont le Feu arrivera aux chevilles, d’autres aux genoux, d’autres à la taille et d’autres aux clavicules ! »
L'eau du récipient de pierre suffit aux ablutions de tous
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque l'heure de la prière arriva, ceux qui habitaient tout près rentrèrent chez eux (pour faire leurs ablutions), et les autres restèrent. On apporta au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) un récipient en pierre contenant de l'eau dont le creux ne pouvait contenir sa main ouverte ! Cependant tout le monde s'en servit pour faire ses ablutions ! On demanda à Anas (qu'Allah l'agrée) : « Combien étiez-vous ? - Il répondit : Quatre-vingt individus et même plus ! » Et dans une autre version : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda de l'eau. On lui en apporta un peu dans une cuvette. Il y mit ses doigts. Anas (qu'Allah l'agrée) dit : « J'ai vu l'eau jaillir d'entre ses doigts ! J'ai estimé le nombre de gens qui ont fait leurs ablutions avec cette eau entre soixante-dix et quatre-vingt ! »
Quel bon condiment que le vinaigre ! Quel bon condiment que le vinaigre !
Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda à son épouse de la sauce. Elle répondit : « Nous n’avons que du vinaigre. » Il demanda qu’on le lui amène et se mit à en manger tout en disant : « Quel bon condiment que le vinaigre ! Quel bon condiment que le vinaigre ! ».
Qu’aucun d’entre vous ne boive debout. Et s’il oublie, qu’il se fasse vomir !
Anas (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit à l’homme de boire debout. Qatâdah dit : « Nous avons alors demandé à Anas : Qu’en est-il de manger ? - Il répondit : C’est pire ! ou : C’est plus mauvais ! » Et dans une version, il est dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a défendu que l’on boive debout. » Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Qu’aucun d’entre vous ne boive debout. Et s’il oublie, qu’il se fasse vomir ! »
L'interdiction de boire au goulot des gourdes ou des jarres
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit que l’on boive du goulot des gourdes ou des jarres.
L'interdiction de doubler le goulot des outres
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit que l’on double [le goulot] des outres. »
« Si vous ne commettiez pas de péchés, Allah vous aurait remplacés »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main ! Si vous ne commettiez pas de péchés, Allah vous aurait fait disparaître et remplacés par un peuple qui commet des péchés. Ceci afin qu'ils implorent le pardon d’Allah, Exalté soit-Il, et qu'Il les pardonne. »
Le Prophète ﷺ récite les paroles d'Abraham et de Jésus au sujet de leurs peuples
Abdullâh ibn ‘Amr ibn Al-‘Âs (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) récita la parole d’Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, où Abraham (sur lui la paix et le salut) dit : {(Ô mon Seigneur ! Elles [les idoles] ont égaré beaucoup de gens. Quiconque me suit fait partie des miens. Quant à celui qui me désobéit, alors c’est Toi, le Pardonneur, le Très Miséricordieux ! )} [Coran : 14/36], et celle où Jésus (sur lui la paix et le salut) dit : {( Si Tu les châties, ils sont certes Tes serviteurs. Et si Tu leur pardonnes, c’est certes Toi, le Tout Puissant, le Sage. )} [Coran : 5/118]. Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) leva ses mains et dit : « Ô mon Seigneur ! Ma communauté ! Ma communauté ! » et il se mit à pleurer. Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, dit : « Ô Jibril ! Va voir Muḥammad et - bien que ton Seigneur le sache mieux que quiconque - demande-lui ce qui le fait pleurer ! » Alors, Jibrîl vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui l’informa au sujet de ce qu’il rapporta ensuite - bien qu’Allah sache mieux que quiconque ce qu’il avait dit. Allah, Exalté soit-Il, dit alors à Jibrîl : « Ô Jibril ! Va auprès de Muḥammad et dis-lui : " Nous t’exaucerons au sujet de ta communauté et Nous ne nous t’attristerons point ! " »
« Ô 'Abdallah ! Remonte ton pagne ! »
Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate : « Je suis passé devant le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) alors que mon pagne était quelque peu baissé. Il dit alors : " Ô ‘Abdallah ! Remonte ton pagne ! " Je m’exécutais. Puis, il me dit : " Encore ! " Je levais encore. Et je n’ai cessé, depuis, d’y prêter une grande attention. Quelqu’un demanda : " Jusqu’où l’as-tu levé ? - Il répondit : Jusqu’au milieu des tibias. " »
Chaque individu sera ressuscité dans l’état où il se trouvait lors de sa mort.
Jâbir ibn ʽAbdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Chaque individu sera ressuscité dans l’état où il se trouvait lors de sa mort. »
Allah rit de deux hommes dont l'un tue l'autre et qui entrent tous deux au Paradis
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah, Glorifié et Exalté soit-Il, rit au sujet de deux hommes dont l’un tue l’autre et qui entrent tous les deux au Paradis. - On demanda : Comment, ô Messager d’Allah ? - Il répondit : Celui-ci combat dans la voie d’Allah et tombe martyr. Puis, Allah accorde le repentir au tueur, il devient musulman et tombe lui aussi martyr. »
La Géhenne amenée avec soixante-dix mille brides
‘Abdullah ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate : « Ce Jour-là, on amènera la Géhenne, elle est dotée de soixante-dix mille brides, et chaque bride est tirée par soixante-dix mille Anges. »
Ô Allah ! Guéris Sa’d ! Ô Allah ! Guéris Sa’d !
Saʽd ibn Abî Waqqâṣ (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) m'a rendu visite alors que j'étais malade et il a dit : " Ô Allah ! Guéris Sa’d ! Ô Allah ! Guéris Sa’d ! Ô Allah ! Guéris Sa’d ! " »
« Ô Allah ! Pardonne-moi ce que j'ai avancé et ce que j'ai retardé »
ʽAlî ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée) a dit : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se levait pour prier, l’une des dernières choses qu’il disait, entre le « Tashahud » et le salut final, était : "Ô Allah ! Pardonne-moi ce que j’ai avancé et ce que j’ai retardé, ce que j’ai accompli en secret et ce que j’ai accompli ouvertement, mes excès et ce que Tu sais mieux que moi. Tu es Celui qui avance et Tu es Celui qui retarde. Il n’y a aucune divinité, digne d’adoration, en dehors de Toi ! " »
« Ô Allah ! Pardonne-moi, fais-moi miséricorde » : le Prophète ﷺ appuyé contre 'Aïcha
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agréée) relate : « J'ai entendu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dire alors qu’il était appuyé contre moi : " Ô Allah ! Pardonne-moi, fais-moi miséricorde et fais-moi rejoindre la compagnie la plus élevée. " »
« Gardez-vous de vous asseoir dans les chemins ! »
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Gardez-vous de vous asseoir dans les chemins ! - Les Compagnons dirent : Ô Messager d’Allah ! Nous avons besoin de nous réunir pour discuter. - Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : Si vous ne pouvez faire autrement que de vous rassembler, donnez au passage son droit ! - Les Compagnons demandèrent : Quel est son droit ? - Il dit : Baisser le regard, s’abstenir de toute nuisance, répondre au salut, ordonner le convenable et interdire le blâmable. »
Les Ach'arites mettent en commun leur nourriture et la partagent
Abû Mûssâ Al-Ash‘arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Les Ash‘ariyyûn, lorsqu’ils ont laissé une veuve à la suite d’une bataille ou lorsqu’ils possèdent peu de nourriture à Médine, se mettent à collecter dans un vêtement tout ce qu’ils possèdent puis se le partagent entre eux avec équité dans un seul récipient. Ils font partie de moi et je fais partie d’eux. »