Sadaqa jariya
Œuvrer dans le bien : les œuvres qui continuent après la mort
Certaines œuvres s'arrêtent avec la vie de celui qui les accomplit. D'autres continuent de profiter aux gens, et leur récompense continue de parvenir à leur auteur, même après sa mort. Voici ce que rapportent les hadiths à ce sujet, et quelques façons concrètes d'œuvrer dans le bien aujourd'hui, pour soi ou au nom d'un proche.
Les œuvres qui continuent après la mort
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Lorsque l'homme meurt, ses œuvres s'interrompent, sauf de trois choses : une aumône continue (sadaqa jariya), une science dont on tire profit, ou un enfant vertueux qui invoque pour lui. »
Un autre hadith détaille ces œuvres. D'après Anas (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a cité sept choses dont la récompense parvient au serviteur dans sa tombe : avoir enseigné une science, creusé le lit d'un fleuve, creusé un puits, planté un palmier, construit une mosquée, laissé un Coran en héritage, ou laissé un enfant pieux qui demande pardon pour lui.
- 1Avoir enseigné une science
- 2Creusé le lit d'un fleuve
- 3Creusé un puits
- 4Planté un palmier
- 5Construit une mosquée
- 6Laissé un Coran en héritage
- 7Laissé un enfant pieux qui demande pardon pour lui
Donner de l'eau
D'après Sa'd Ibn Oubada (qu'Allah l'agrée), j'ai dit au Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) : « Ô Messager d'Allah, la mère de Sa'd est morte, quelle est la meilleure aumône ? » Il a dit : « L'eau. » Sa'd a alors creusé un puits et a dit : « Ceci est pour la mère de Sa'd. »
Ce hadith montre une aumône faite au nom d'un parent décédé : Sa'd a creusé un puits pour sa mère. La valeur de l'eau apparaît aussi dans le hadith de celle qui donna à boire à un chien assoiffé, à qui Allah pardonna ses fautes (Boukhari, n°3467).
Planter un arbre
D'après Anas (qu'Allah l'agrée), le Messager d'Allah (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Il n'y a pas de musulman qui plante un arbre ou sème une graine, et que vient ensuite en manger un oiseau, un homme ou une bête, sans que cela ne lui soit considéré comme étant une aumône. »
Un arbre fruitier nourrit les gens, les oiseaux et les bêtes pendant des dizaines d'années. Chaque fruit mangé est mentionné dans ce hadith comme une aumône pour celui qui l'a planté.
Comment œuvrer dans le bien aujourd'hui
Les œuvres citées dans ces hadiths restent à la portée de chacun :
- Transmettre une science utile : enseigner ce que l'on sait, partager un hadith authentique avec sa source.
- Éduquer ses enfants et leur apprendre à invoquer pour leurs parents.
- Donner de l'eau : financer un puits dans une région où l'eau manque.
- Planter : un arbre fruitier dont les gens et les animaux mangeront.
- Participer à la construction d'une mosquée ou offrir des exemplaires du Coran.
Financer un puits ou planter des arbres
Creuser un puits ou planter un arbre soi-même n'est pas toujours possible. Des plateformes permettent de le faire à distance. Ihsan Quest, par exemple, permet de financer un puits au Bénin, à Madagascar, en Ouganda ou au Pakistan, ou de planter des arbres fruitiers en Ouganda (manguiers, orangers, citronniers). Chaque projet est réalisé sur place par un partenaire local, avec le nom choisi par le donateur sur une pancarte, puis montré en photos et en vidéo, avec sa position GPS.
- Financer un puitsBénin, Madagascar, Ouganda ou Pakistan
- Planter des arbres fruitiersManguiers, orangers, citronniers en Ouganda
- Sadaqa jariya pour un défuntAu nom d'un parent ou d'un proche
Comme Sa'd l'a fait pour sa mère, il est possible de financer un projet au nom d'un parent ou d'un proche : Ihsan Quest consacre une page à la sadaqa jariya pour un défunt, avec les hadiths qui s'y rapportent.
En résumé
Une science transmise, un enfant vertueux, un puits creusé, un arbre planté : ces œuvres continuent de profiter aux gens bien après nous. Qu'Allah nous facilite le bien et l'accepte de nous.