Asma' : « Ne noue pas le cordon de ta bourse »
Sahih al-Boukhari · Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim
- Référence
- Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim
- متفق عليه
- Authenticité
- Authentique
- صحيح
- Jugement tel que fourni par HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
Classement
Provenance
- Texte arabe : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
- Traduction française : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits, traducteur non indiqué par la source.
- Texte et traduction : HadeethEnc.com — fiche d'origine, avec explication et enseignements.
Ces textes sont reproduits sans modification. Notre méthode.
Dans le même recueil
Le sol très dur de la tranchée frappé par le Prophète ﷺ
Jâbir (qu'Allah l'agrée) a dit : « Alors que nous creusions, le jour de la tranchée, un sol très dur se présenta. Ils se rendirent alors auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dirent : « Un sol très dur s'est présenté dans la tranchée ! - Il dit alors : Je vais y descendre ! » Il se leva. Son ventre était enserré par une pierre. Cela faisait trois jours que nous n'avions rien mangé ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) prit alors la pioche, frappa le sol et d'un coup, la terre devint molle comme du sable ! Je lui demandai : « Ô Messager d'Allah ! Permets-moi d'aller chez moi ! » J'ai alors dit à ma femme : « J'ai vu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dans un état insoutenable ! As-tu quelque chose à manger ? - J'ai de l'orge et une chevrette ! », Répondit-elle. J'ai alors égorgé la petite chèvre, ma femme a moulu l'orge, et nous mîmes la viande à cuire. Puis, je suis revenu voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) alors que la pâte d'orge était déjà levée, et la viande presque à point, dans une marmite, soutenue par trois pierres, sur le feu. J'ai dit : « J'ai un petit repas, viens donc ô Messager d'Allah ! Et invite une ou deux personnes avec toi ! - Quelle quantité est-ce ?, me demanda-t-il. Je lui décrivis alors la quantité. C'est très bon et largement suffisant ! dit-il. Va dire à ta femme de ne pas retirer la marmite ni le pain du feu jusqu'à mon arrivée ! Puis, il a dit : Levez-vous ! » Alors, les Muhâjirûn et les Anṣâr se levèrent. Je revins chez moi et ma femme s'exclama : « Malheur à toi ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) est venu avec les Muhâjirûn, les Anṣâr et ceux qui étaient avec eux ! - Est-ce qu'il t'a interrogé [à propos du repas] ?, demanda-t-elle. - Oui, répondis-je. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) arriva et dit aux invités : « Entrez sans vous bousculer ! » Il coupa le pain et posa dessus de la viande, puis il couvrit la marmite et le four. Il rapprocha alors ses Compagnons et les servit. Il ne cessa de répéter cela jusqu'à ce qu'ils fussent tous rassasiés, et il en resta encore. [Jâbir a dit] Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a alors dit à ma femme : « Manges-en et offres-en, car les gens ont été touchés par la famine ! » Et dans une [autre] version, Jâbir a dit : « Lorsque le fossé fut creusé, je vis que le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait faim. Je me rendis auprès de mon épouse et lui demandai : " As-tu quelque chose chez toi ? J'ai vu que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait très faim. " Elle me sortit un sac contenant un Ṣâ' d'orge. Nous disposions aussi d'une petite bête : une chevrette [qui ne sortait pas encore au pré]. Je l’égorgeai tandis qu'elle moulait le grain. Elle termina en même temps que moi. Je coupai la viande en morceaux que je mis dans la marmite. Puis, je m’en retournai auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Elle dit alors : « Ne me couvre pas de honte en amenant le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et ceux qui sont avec lui ! » Je me rendis alors auprès de lui et lui glissait secrètement : « Ô Messager d'Allah ! Nous avons égorgé une petite bête et mon épouse a moulu un Ṣâ' d'orge que nous avions. Viens donc avec le groupe qui est avec toi ! » Mais, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'écria : « Ô gens de la tranchée ! Jâbir vous a préparé à manger ! Allez-y ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ajouta alors : « N'enlevez pas votre marmite du feu et ne mettez pas votre pâte au four avant que j'arrive ! » Je vins et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) arriva devant des gens. Quand j'allai trouver mon épouse, elle me dit : « Tu as fait ceci et cela ! - Je répliquai : J'ai fait ce que tu m'as dit. » Elle montra la pâte au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui crachota dedans et y appela la bénédiction. Puis, il se dirigea vers notre marmite, crachota aussi dedans et y mit la bénédiction. Ensuite, il a dit : « Appelle une boulangère pour qu'elle t'aide à faire le pain et puise de votre marmite sans la descendre du feu ! » Ils étaient mille. Je jure par Allah qu'ils mangèrent si bien qu'ils en laissèrent et s'en allèrent. Notre marmite était encore en ébullition comme au début et notre pâte était intacte dans le four ! »
Ibn 'Omar répudie sa femme pendant ses menstrues : « Qu'il la reprenne »
Abdullâh ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'il avait répudié sa femme alors qu'elle était indisposée. 'Umar (qu'Allah l'agrée) en parla au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui se mit en colère à son sujet et dit : « Qu'il la reprenne et qu'il la garde jusqu'à ce qu'elle soit en état de pureté ! Puis, après qu’elle ait de nouveau eu ses règles et qu'elle se soit à nouveau retrouvée en état de pureté, à ce moment-là, s'il veut la répudier, qu'il le fasse ! Alors qu’elle est en état de pureté et avant qu'il ne la touche. Tel est le délai de viduité ordonné par Allah. » Dans une version : « jusqu'à ce qu'elle ait de nouveau ses règles, et non celles pendant lesquelles il l'a répudiée ». Dans une version : « elle fut comptée comme une répudiation et 'Abdullah la reprit comme le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le lui avait ordonné. »
La corde de Zaynab : prier tant qu'on en a la capacité
Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) entra à la mosquée et vit une corde tendue entre deux piliers. Il demanda : " Qu’est-ce que cette corde ? - On lui répondit : C’est à Zaynab ! Lorsqu’elle est fatiguée, elle s’y accroche. - Il dit alors : Enlevez-la ! Que chacun d'entre vous prie tant qu'il en a la capacité. Lorsqu'il faiblit, qu'il se couche pour dormir ! " »
Ibn 'Omar : nous parlions du Pèlerinage d'adieu sans savoir ce que c'était
Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Nous parlions du Pèlerinage d’Adieu, alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) était parmi nous, sans vraiment savoir ce qu’était le Pèlerinage d’Adieu. [Ceci dura] jusqu'à ce que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) loua Allah, fit Ses éloges, puis il évoqua longuement l’Antéchrist. Il dit : " Allah n’a pas envoyé de Prophète sans que ce dernier n’avertisse sa communauté contre lui. Noé a averti contre lui, ainsi que les Prophètes qui sont venus après. Et s’il sort parmi vous, rien de son affaire ne vous sera omis et tout vous sera dévoilé. Certes, votre Seigneur n’est pas borgne tandis que l’Antéchrist est borgne, de l’œil droit. C’est comme si son œil ressemblait à un raisin flétri. Retenez-bien qu'Allah vous a interdit d'attenter à la vie de votre prochain, de spolier son bien et de porter atteinte à sa dignité. Ils sont pour vous aussi sacrés que votre jour-ci, dans votre pays-ci et en votre mois-ci. Vous ai-je transmis ? - Les Compagnons répondirent : Oui ! Alors, il répéta à trois reprises : Ô Allah, sois Témoin ! Puis, il a dit : Malheur à vous ! - ou : Soyez malheureux - ! Faites très attention ! Ne redevenez pas, après moi, des mécréants qui s'entretuent les uns les autres ! " »
Sur le même thème : L'aumône et la générosité
La brebis égorgée : « Il en reste la totalité, sauf l'épaule »
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate qu’ils avaient égorgé une brebis et que le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : « Qu’en reste-t-il ? - Elle répondit : Il n'en reste plus que l’épaule ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : Il en reste la totalité, sauf l’épaule ! »
L'avare et le donateur, comme deux hommes en armure de fer
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « L’avare et le donateur sont à l’image de deux hommes dont chacun porte une armure de fer qui lui couvre la poitrine. A chaque fois que le donateur dépense, elle recouvre sa peau, jusqu’à couvrir le bout de ses orteils et à traîner derrière lui. Mais, à chaque fois que l’avare veut dépenser quelque chose, chaque maille reste à sa place, il essaie de la détendre, mais elle ne se détend pas. »
Allah a dit : "Dépense, ô Fils d'Adam ! Je dépenserai pour toi."
Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Allah a dit : "Dépense, ô Fils d'Adam ! Je dépenserai pour toi." »
L'aumône d'une datte acquise licitement, accueillie de la main droite d'Allah
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Celui qui fait aumône de la valeur d’une datte d’un bien licitement acquis, et Allah n’accepte que ce qui est bon et licite, Allah accueille certes son don de Sa Main droite. Ensuite, Il le fera croître et augmentera sa récompense pour celui qui en est l'auteur, à l'image de l’un d'entre vous qui élève son poulain, si bien que cette datte finira par devenir aussi grande qu’une montagne ! »