Sahih Mouslim — page 61
صحيح مسلم
Compilé par Mouslim ibn al-Hajjâj. 2 623 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Le musulman n'hérite pas du mécréant...
D'après Ousama Ibn Zayd (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Le musulman n'hérite pas du mécréant ni le mécréant n'hérite du musulman ».
« Attribuez les parts d'héritage à leurs ayants droit »
D'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah les agrée tous les deux) : Le Prophète ﷺ a dit : « Attribuez les legs [c'est-à-dire : les parts d'héritages] à leurs ayant droits. Et ce qu’il reste, alors c'est pour le plus proche parent mâle. »
L'exemple de celui qui revient sur son aumône
D'après 'Abdallah Ibn 'Abbas (qu'Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui revient sur une aumône qu'il a fait (1) est comme un chien qui vomit puis mange ce qu'il a vomi (2) ».
L'interdiction de revenir sur un don
D'après 'Abdallah Ibn 'Abbas (qu'Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui revient sur un don qu'il a fait est comme celui qui mange son vomi ». (*)
Le testament
D'après 'Abdallah Ibn 'Omar (qu'Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il ne convient pas à un musulman qui a des choses à recommander de passer deux nuits sans que son testament soit auprès de lui ». 'Abdallah Ibn 'Omar (qu'Allah les agrée lui et son père) a dit: Depuis que j'ai entendu le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) dire cela, je n'ai pas passé une nuit sans avoir mon testament auprès de moi.
Les dépenses pour le visage d'Allah
D'après Sa'd Ibn Abi Waqas (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes tu ne fais aucune dépense par laquelle tu recherches le visage d'Allah sans que tu ne sois récompensé pour elle, même pour ce que tu mets dans la bouche de ta femme (*) ».
Quand une personne meurt, ses actions s’arrêtent, sauf pour trois choses
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand une personne meurt, ses actions s’arrêtent, sauf pour trois choses : une aumône continue, un savoir dont les gens profitent, ou un enfant pieux qui prie pour lui (le défunt). »
Le testament du Prophète était le Coran
D'après Talha : J'ai demandé à 'Abdallah Ibn Abi Awfa (qu'Allah les agrée lui et son père) : Est-ce que le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a fait un testament (1) ? Il a dit : « Non ». J'ai dit : Comment a t-il alors prescrit le testament aux musulmans ? Il a dit : « Son testament est le Livre d'Allah (2) ».
Le Coran était le testament du Prophète
D'après Talha Ibn Moussarif : J'ai questionné 'Abdallah Ibn Abi Awfa (qu'Allah les agrée lui et son père) : Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a t-il laissé un testament ? (1) Il a dit : « Non ». J'ai dit : Alors comment se fait-il que le testament soit imposé aux musulmans ? (2) Il a dit : « Son testament était le Livre d'Allah ». (3)
Certes, Allah ﷻ vous interdit de jurer par vos ancêtres
D'après 'Omar Ibn Al Khattab (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes Allah vous interdit de jurer par vos pères ». 'Omar (qu'Allah l'agrée) a dit : Je jure sur Allah que depuis que j'ai entendu cela du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui), je n'ai pas juré de cette manière que ce soit volontairement ou en oubliant.
Celui qui jure, qu'il jure par Allah ou qu'il se taise
D'après 'Abdallah Ibn 'Omar (qu'Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Certes Allah vous interdit de jurer par vos pères. Celui qui jure, qu'il jure par Allah ou qu'il se taise ».
Celui d'entre vous qui jure par autre qu'Allah, qu'il dise...
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui d'entre vous qui jure et dit dans son serment : -Par Al Lat et Al 'Ouza- (1), qu'il dise : -La Ilaha Illa Allah- ». (2)
Allah est plus puissant sur toi que tu ne l'es sur cet enfant
D'après Abou Mass'oud Al Badri (qu'Allah l'agrée), j'étais entrain de frapper un de mes servants avec un fouet lorsque j'ai entendu une voix derrière moi: « Sache Abou Mass'oud » mais je n'ai pas compris ce qu'elle disait à cause de l'énervement. Puis lorsqu'il s'est approché de moi, j'ai vu qu'il s'agissait du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) qui disait: « Sache Abou Mass'oud ! Certes Allah est plus puissant sur toi que tu ne l'es sur cet enfant ». J'ai dit alors: Je ne frapperai plus jamais de servant après cela.
Le sang d’un individu musulman n’est licite que pour l’une des trois raisons suivantes
D'après Ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Le sang d’un individu musulman n’est licite que pour l’une des trois raisons suivantes : L’homme marié qui commet l’adultère, une vie pour une autre, et celui qui abandonne sa religion et se sépare du groupe. »
La responsabilité du premier meurtrier
D'après 'Abdallah Ibn Mas'oud (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Aucune âme n'est tuée injustement sans que le premier fils de Adam n'est une part dans cela car c'est le premier à avoir instauré le meurtre (*) ».
Les premières choses qui seront jugées entre les gens
D'après 'Abdallah Ibn Mas'oud (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Les premières choses qui seront jugées entre les gens le jour de la résurrection sont les affaires de sang (*) ».
Les Mois Sacrés et la gravité d'y commettre des péchés
Rapporté par Abu Bakra : Lors du sermon d’adieu, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le temps a bouclé un cycle et est revenu à l’état du jour où Allah a créé les cieux et la terre. L’année compte douze mois, dont quatre sont sacrés : trois d’entre eux se suivent, à savoir Dhu’l-Qa’da, Dhu’l-Hijja et Muharram, et aussi Rajab, le mois de Mudar, qui se trouve entre Jumada et Sha’ban. » Puis il a dit : « Quel est ce mois-ci ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux que nous. » Il est resté silencieux un moment, au point que nous avons cru qu’il allait lui donner un autre nom. Il a dit : « N’est-ce pas Dhu’l-Hijja ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il a dit : « Quelle est cette ville ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux que nous. » Il est resté silencieux jusqu’à ce que nous pensions qu’il allait lui donner un autre nom. Il a dit : « N’est-ce pas la Balda (la ville de La Mecque) ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il a dit : « Quel est ce jour ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux que nous. » Il est resté silencieux jusqu’à ce que nous pensions qu’il allait lui donner un autre nom. Il a dit : « N’est-ce pas le jour du sacrifice ? » Nous avons répondu : « Oui, Messager d’Allah. » Il a alors dit : « Votre sang, vos biens (Muhammad, l’un des rapporteurs, a dit : je pense qu’il a aussi dit cela) et votre honneur sont sacrés pour vous, comme la sacralité de ce jour-ci, dans cette ville-ci, et dans ce mois-ci. Vous rencontrerez bientôt votre Seigneur et Il vous interrogera sur vos actes. Ne redevenez donc pas mécréants (ou égarés) après moi, certains d’entre vous frappant le cou des autres. Que celui qui est présent transmette à celui qui est absent, car il arrive que celui à qui le message est transmis retienne mieux que celui qui l’a entendu. » Il a répété : « N’ai-je pas transmis (le message) ? » Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs, avec une légère variation dans les mots
La justice
D'après 'Aicha (qu'Allah l'agrée) : Les gens de Qouraych ont été préoccupés par l'affaire de la femme Makhzoumiya (*) qui avait volé. Ils ont dit : Qui pourrait parler au Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) la concernant ? Qui pourrait aller le voir si ce n'est son bien-aimé Oussama Ibn Zayd (qu'Allah les agrée lui et son père) ? Alors Oussama (qu'Allah l'agrée) lui a parlé. Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Est-ce que tu intercèdes pour une peine parmi les peines d'Allah ? ». Alors le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) s'est levé et a fait un sermon : « Ô vous les gens ! Certes ce qui a perdu ceux qui sont venus avant vous est que lorsqu'une personne noble parmi eux volait ils le laissaient mais si un pauvre parmi eux volait ils lui appliquaient la peine. Je jure sur Allah que si Fatima, la fille de Muhammad, volait alors certes je couperai sa main ».
'Oubada ibn As-Samit : le serment d'écouter et d'obéir dans la difficulté et la facilité
D'après ʽUbâdah ibn As-Sâmit (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « Nous prêtâmes serment au Messager d’Allah ﷺ d’écouter et d’obéir, dans la difficulté et la facilité, l'agrément et le désagrément, en cas de spoliation de nos biens , de ne pas contester l’autorité de ceux qui la détiennent [excepté en cas de mécréance manifeste dont Allah nous a donné une preuve évidente], de dire la vérité où que nous soyons et de ne craindre en Allah le blâme de personne. »
Celui d'entre vous qui tient son pacte alors sa récompense incombe à Allah
D'après 'Oubada Ibn Samit (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Prêtez moi serment d'allégeance sur le fait de ne rien associer à Allah, de ne pas pratiquer la fornication, de ne pas voler, de ne pas tuer une âme qu'Allah a interdit sans droit. Celui d'entre vous qui tient son pacte alors sa récompense incombe à Allah et celui qui pratique l'une de ces choses et est châtié (1) ceci est pour lui une expiation. Celui qui fait une de ces choses et Allah l'a caché alors son affaire retourne à Allah, s'Il veut Il lui pardonne et s'Il veut Il le châtie (2) ».
Le juge ne doit pas juger alors qu'il est énervé
D'après Abou Bakra (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Que personne ne juge entre deux personnes alors qu'il est énervé (*) ».
Celui qui innove dans notre affaire une chose qui n'en fait pas partie
D'après 'Aicha (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Celui qui innove dans notre affaire-ci une chose qui n'en fait pas partie, alors cette chose est rejetée ».
Un homme a acheté une terre à un autre homme...
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Un homme a acheté une terre à un autre homme. Il y a trouvé une jatte dans laquelle il y avait de l'or. Il a alors dit à celui qui lui a vendu la terre : Prends ton or, certes je ne t'ai acheté que la terre et je ne t'ai pas acheté l'or. Le vendeur a dit : Certes je t'ai vendu la terre et ce qui s'y trouve. Ils sont alors allé voir un homme pour qu'il juge entre eux. Cet homme a dit : Est-ce que vous avez des enfants ? L'un a dit : J'ai un fils. L'autre a dit : J'ai une fille. Alors il a dit : Mariez le garçon à la fille et donnez leur subsistance de cet or et faites en l'aumône ».
« Facilitez et ne rendez pas difficile ! »
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Facilitez et ne rendez pas difficile ! Annoncez de bonnes nouvelles et ne faites pas fuir ! »