Les batailles et expéditions du Prophète ﷺ — page 7
Hadiths qui rapportent les batailles et les expéditions du Prophète ﷺ et de ses compagnons.
260 hadiths dans ce thème.
- La bataille de Badr
- La bataille d'Uhud
- La bataille du Khandaq (la Tranchée)
- Al-Hudaybiya
- La bataille de Khaybar
- La bataille de Mu'ta
- La conquête de La Mecque
- La bataille de Hunayn
- L'expédition de Tabûk
Que celui qui oublie la prière l'accomplisse quand il s'en rappelle!
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ est revenu de l’expédition de Khaybar, il a voyagé une nuit et s’est arrêté pour se reposer quand il a eu sommeil. Il a demandé à Bilal de veiller pendant la nuit, et Bilal a prié autant qu’il a pu, tandis que le Messager d’Allah ﷺ et ses compagnons dormaient. À l’approche de l’aube, Bilal s’est appuyé contre son chameau, tourné vers la direction d’où viendrait l’aube, mais il a été vaincu par le sommeil alors qu’il était appuyé contre son chameau, et ni le Messager d’Allah ﷺ, ni Bilal, ni aucun de ses compagnons ne se sont réveillés avant que le soleil ne se lève sur eux. Le Messager d’Allah ﷺ a été le premier à se réveiller et, surpris, il a appelé Bilal qui a dit : « Messager d’Allah, que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, j’ai été pris par le même sommeil que toi. » Il (le Prophète) a dit : « Faites avancer les bêtes. » Ils ont donc avancé leurs chameaux d’une certaine distance. Le Messager d’Allah ﷺ a ensuite fait ses ablutions et a demandé à Bilal de faire l’iqama, puis il les a dirigés dans la prière du matin. Quand il a terminé la prière, il a dit : « Quand quelqu’un oublie la prière, il doit la faire dès qu’il s’en souvient, car Allah a dit : “Et accomplis la prière pour te souvenir de Moi” (Coran, 20:14). » Yunus a dit : Ibn Shihab avait l’habitude de réciter ainsi : « (Et accomplis la prière) pour le souvenir. »
Tabouk : le midi et l'après-midi regroupés, le coucher du soleil et le soir regroupés
Rapporté par Mu’adh رضي الله عنه : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ lors de l’expédition de Tabuk, et il a accompli la prière du midi et celle de l’après-midi ensemble, ainsi que la prière du coucher du soleil et celle du soir ensemble
Le Prophète ﷺ récite la sourate al-Fath l'année de la conquête de La Mecque
Rapporté par Mu’awiya ibn Qurra رضي الله عنه, d’après Abdullah ibn Mughaffal al-Muzani رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a récité la sourate al-Fath sur sa monture lors d’un voyage, l’année de la conquête de La Mecque, et il répétait certains passages dans sa récitation. Mu’awiya a dit : « Si je n’avais pas peur que les gens se rassemblent autour de moi, je vous aurais montré comment le Prophète récitait. »
Prière de la crainte
Rapporté par Jabir : Nous avons avancé avec le Messager d’Allah ﷺ et, quand nous sommes arrivés à Dhat ar-Riqa’, nous avons laissé un arbre ombragé pour lui. Un des polythéistes est venu, a vu l’épée du Messager d’Allah ﷺ suspendue à l’arbre, l’a prise, l’a dégainée et a dit au Messager d’Allah ﷺ : « As-tu peur de moi ? » Il a répondu : « Non. » Il a encore dit : « Qui te protégera de moi ? » Il a répondu : « Allah me protégera de toi. » Les compagnons du Messager d’Allah ﷺ l’ont alors menacé. Il a remis l’épée dans le fourreau et l’a raccrochée. Ensuite, l’appel à la prière a été lancé et il (le Prophète) a dirigé un groupe dans deux unités de prière. Ensuite, ce groupe s’est retiré et il a dirigé le second groupe dans deux unités de prière. Ainsi, le Messager d’Allah ﷺ a accompli quatre unités de prière et les gens en ont accompli deux chacun
Le défunt est châtié dans sa tombe
Rapporté par Hisham, d’après son père : On rapporta à ‘Aïcha qu’Ibn ‘Umar avait transmis comme hadith attribué au Messager d’Allah ﷺ que le défunt serait puni dans la tombe à cause des lamentations de sa famille sur lui. Elle répondit : « Il s’est trompé. Le Messager d’Allah ﷺ a en fait dit : “Il est puni pour ses fautes ou ses péchés, et sa famille pleure sur lui maintenant.” (Cette confusion d’Ibn ‘Umar est semblable à sa parole : ) Le Messager d’Allah ﷺ s’est tenu près du puits où gisaient les corps des polythéistes tués le jour de Badr, et il leur a dit ce qu’il avait à dire, c’est-à-dire : “Ils entendent ce que je dis.” Mais il s’est trompé : le Prophète ﷺ a seulement dit : “Ils comprennent que ce que je leur disais était vrai.” » Elle récita ensuite : « Tu ne peux pas faire entendre les morts » (Coran 27:80), ni faire entendre ceux qui sont dans les tombes, ni les informer quand ils sont en Enfer
Couvrir le mort
Rapporté par Khabbab al-Aratt رضي الله عنه : Nous avons émigré avec le Messager d’Allah ﷺ pour la cause d’Allah, cherchant uniquement l’agrément d’Allah. Ainsi, notre récompense est assurée auprès d’Allah. Parmi nous, certains ont vécu dans une telle piété et austérité que rien n’a diminué leur récompense. Mus’ab b. 'Umair était l’un d’eux. Il a été tué le jour de Uhud, et on n’a trouvé qu’un manteau de laine pour l’envelopper. Quand nous couvrions sa tête, ses pieds restaient découverts, et quand nous couvrions ses pieds, sa tête restait découverte. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Couvrez sa tête avec le manteau et ses pieds avec de l’herbe. » Et il y en a parmi nous qui profitent déjà des fruits de ce bas-monde
Le Prophète ﷺ donna prés de cent chameaux à certains Qoraychites
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le jour de Hunayn, quand Allah a accordé au Messager d’Allah ﷺ les richesses de Hawazin (sans combat), il a distribué à certains membres de Quraish cent chameaux chacun. Les jeunes parmi les Ansar ont alors dit : « Qu’Allah pardonne au Messager d’Allah ﷺ d’avoir donné ces chameaux aux gens de Quraish et de nous avoir ignorés alors que nos épées sont encore couvertes de sang. » Anas b. Malik a dit : Leur parole a été rapportée au Messager d’Allah ﷺ, qui a envoyé quelqu’un rassembler les Ansar sous une tente en cuir. Quand ils furent réunis, le Messager d’Allah ﷺ est venu et a dit : « Qu’est-ce que cette parole qui m’est parvenue de votre part ? » Les sages parmi les Ansar ont répondu : « Ô Messager d’Allah, les plus raisonnables d’entre nous n’ont rien dit, mais il y a parmi nous des jeunes qui ont dit : “Qu’Allah pardonne au Messager d’Allah ﷺ d’avoir donné aux Quraish et de nous avoir ignorés alors que nos épées sont encore tachées de leur sang.” » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je donne parfois des biens à des personnes qui étaient récemment dans l’incroyance, pour les rapprocher de la vérité. N’êtes-vous pas heureux que les gens repartent avec des richesses et que vous repartiez avec le Messager d’Allah ? Par Allah, ce avec quoi vous repartez est meilleur que ce qu’ils emportent. » Ils ont dit : « Oui, ô Messager d’Allah, nous sommes satisfaits. » Le Prophète a ajouté : « Vous verrez à l’avenir que d’autres seront préférés pour les biens matériels, alors soyez patients jusqu’à ce que vous rencontriez Allah et Son Messager, et je vous retrouverai au bassin d’al-Kawthar. » Ils ont dit : « Nous serons patients. »
Quand le Prophète ﷺ partagea le butin de Hunayn
Rapporté par Abdullah b. Zaid رضي الله عنه : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ a conquis Hunayn, il a distribué le butin et a donné à ceux dont il voulait gagner le cœur. On lui a rapporté que les Ansar désiraient recevoir la même part que celle donnée aux gens de Quraish. Le Messager d’Allah ﷺ s’est alors levé, a loué Allah, puis a dit : « Ô gens des Ansar, ne vous ai-je pas trouvés égarés et Allah vous a guidés grâce à moi ? N’étiez-vous pas pauvres et Allah vous a enrichis grâce à moi ? N’étiez-vous pas divisés et Allah vous a unis grâce à moi ? » Les Ansar ont répondu : « Allah et Son Messager sont les plus généreux. » Il a répété : « Pourquoi ne me répondez-vous pas ? » Ils ont dit : « Allah et Son Messager sont les plus généreux. » Il a dit : « Si vous voulez, vous pouvez dire ceci ou cela, et il a mentionné plusieurs choses. » ‘Amr pense ne pas s’en souvenir. Le Prophète a ajouté : « N’êtes-vous pas heureux que les gens repartent avec des chèvres et des chameaux, et que vous repartiez avec le Messager d’Allah ? Les Ansar sont comme des vêtements proches de moi, les autres comme des vêtements extérieurs. S’il n’y avait pas eu l’émigration, j’aurais été un homme parmi les Ansar. Si les gens suivaient une vallée ou un sentier étroit, je suivrais la vallée ou le sentier des Ansar. Après moi, vous verrez d’autres être préférés pour les biens matériels. Soyez donc patients jusqu’à me retrouver au bassin d’al-Kawthar. »
Au jour de Hunayn, le Prophète ﷺ favorisa certains gens dans le partage du butin
Rapporté par Abdullah رضي الله عنه : Le jour de Hunayn, le Messager d’Allah ﷺ a accordé des préférences à certaines personnes lors de la distribution du butin. Il a donné cent chameaux à Aqra’ ibn Habis, autant à ‘Uyayna, et il a aussi donné à des gens parmi les notables d’Arabie, les privilégiant ce jour-là dans la répartition du butin. Un homme a alors dit : « Par Allah, il n’y a eu ni justice dans cette distribution, ni recherche de l’agrément d’Allah. » J’ai dit : « Par Allah, je vais en informer le Messager d’Allah ﷺ. » Je suis allé le voir et je lui ai rapporté ce qui avait été dit. Son visage est devenu rouge comme le sang, puis il a dit : « Qui rendra justice si Allah et Son Messager ne rendent pas justice ? » Il a ajouté : « Qu’Allah fasse miséricorde à Moussa ; il a été éprouvé plus que cela, mais il a fait preuve de patience. » J’ai dit : « Jamais plus je ne rapporterai au Prophète ﷺ ce genre de propos. »
Un homme vint trouver l'Envoyé de Dieu ﷺ à Al-Ji'râna après la bataille de Hunayn
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ à Ji’rana, alors qu’il revenait de Hunayn, et Bilal portait des vêtements contenant de l’argent. Le Messager d’Allah ﷺ en a pris une poignée et l’a donnée à des gens. L’homme lui a dit : « Muhammad, sois juste. » Le Prophète ﷺ a répondu : « Malheur à toi ! Qui sera juste si je ne le suis pas ? Tu serais vraiment malheureux et perdant si je n’étais pas juste. » À ce moment, Omar ibn Khattab رضي الله عنه a dit : « Permets-moi de tuer cet hypocrite. » Le Prophète ﷺ a répondu : « Qu’Allah t’en protège ! Les gens diraient que je tue mes compagnons. Cet homme et ses semblables réciteront le Coran, mais il ne dépassera pas leur gorge, et ils s’écarteront de la religion aussi vite qu’une flèche traverse sa cible. »
L'année de la Victoire : le jeûne rompu à Kadid
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est sorti pendant le mois de Ramadan l’année de la Victoire (lors de la conquête de La Mecque) et il jeûnait jusqu’à ce qu’il atteigne Kadid (un canal à environ soixante-dix kilomètres de La Mecque), puis il a rompu son jeûne. Les Compagnons du Messager d’Allah ﷺ avaient l’habitude de le suivre dans chaque nouveauté (ou action), ils l’ont donc suivi aussi dans ce cas
L'année de la Conquête, durant le Ramadan, le Messager d'Allah ﷺ se dirigea vers la Mecque
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est parti vers La Mecque pendant le Ramadan, l’année de la Victoire. Lui et les gens jeûnaient jusqu’à ce qu’il arrive à Kura’ al-Ghamim, et les gens jeûnaient aussi. Il a alors demandé qu’on lui apporte une coupe d’eau, l’a levée pour que tout le monde la voie, puis il a bu. On lui a dit ensuite que certains avaient continué à jeûner, et il a dit : « Ce sont les désobéissants, ce sont les désobéissants. »
Les poux sur le visage à Houdaybiya et le rachat pour le rasage
Rapporté par Ka‘b ibn ‘Ujra رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est venu me voir à Hudaybiya alors que j’étais en train d’allumer un feu sous ma marmite et que des poux rampaient sur mon visage. Il m’a alors dit : « Les parasites te gênent-ils à la tête ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Rase-toi la tête et, en compensation, jeûne trois jours, ou nourris six personnes dans le besoin, ou offre un sacrifice (d’un animal). » Ayyub a dit : « Je ne sais pas par laquelle de ces expiations il a commencé. »
L'interdiction du mariage temporaire
Rapporté par Muhammad ibn ‘Ali, d’après son père ‘Ali رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ, le jour de Khaybar, a interdit pour toujours le mariage temporaire et la consommation de la chair des ânes domestiques
Le compagnon 'Oumayr Ibn Al Houmam Al Ansari fait partie des gens du paradis
D'après Anas Ibn Malik (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit le jour de Badr (1): « Levez vous vers un paradis dont la largeur est celle des cieux et de la terre ». 'Oumayr Ibn Al Houmam Al Ansari (qu'Allah l'agrée) a dit: Ô Messager d'Allah ! Un paradis dont la largeur est celle des cieux et de la terre ? Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Oui ». 'Oumayr (qu'Allah l'agrée) a alors dit: Bakh Bakh ! (2) Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) lui a dit: « Qu'est ce qui te pousses à dire Bakh Bakh ? ». Il a répondu: Non par Allah ô Messager d'Allah ! Si ce n'est l'espérance d'être parmi ses habitants ! Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Tu es certes parmi ses habitants ». Alors il a sorti des dattes de son carquois qu'il a commencé à manger puis il a dit: Si je vis jusqu'à avoir mangé mes dattes, ce serait certes une vie très longue. Alors il a jeté ce qu'il avait comme dattes puis il a combattu jusqu'à ce qu'il soit tué.
Le jour de Ouhoud, j'ai vu deux hommes...
D'après Sa'd Ibn Abi Waqqas (qu'Allah l'agrée): « Le jour de Ouhoud (1), j'ai vu à la droite et à la gauche du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) deux hommes qui portaient des habits blancs. Je ne les avait jamais vu avant cela et je ne les ai pas revu après cela ». C'est à dire Jibril et Mikail (2).
Le compagnon 'Amr Ibn Ouqaych fait partie des gens du paradis
D'après Abou Houreira (qu'Allah les agrée), 'Amr Ibn Ouqaych (qu'Allah l'agrée) avait de l'usure de la jahiliya (*) et détesta rentrer dans l'Islam avant de le prendre. Il est venu le jour de Ouhoud et a dit: Où sont les fils de mon oncle? Ils ont dit: À Ouhoud. Il a dit: Où est untel? Ils ont dit: À Ouhoud. Il a dit: Où est untel? Ils ont dit: À Ouhoud. Alors il a mit son armure et prit ses armes, a monté son cheval et est parti dans leur direction. Quand les musulmans l'ont vu ils ont dit: Écarte toi de nous ô 'Amr. Il a dit: Certes je suis maintenant croyant. Alors il a combattu jusqu'à être blessé. Il a été porté blessé vers sa famille. Sa'd Ibn Mou'adh (qu'Allah l'agrée) est venu à lui et a dit à sa soeur: Demande lui s'il a fait cela par fierté pour son peuple, ou par énervement pour eux ou par énervement pour Allah? Il a dit: Plutôt par énervement pour Allah et son Messager (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui). Alors il est mort et rentra dans le paradis sans avoir prié une seule prière pour Allah.
Ce matin, un de mes serviteurs est devenu croyant en Moi, et un autre un mécréant
D’après Zayd ibn Khalid al-Jouhani (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (ﷺ) dirigea pour nous la prière du matin à al-Houdaybiya après une nuit pluvieuse. Quand il termina, il se tourna vers les gens et leur dit : « Savez-vous ce que votre Seigneur a dit ? » Ils dirent : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il dit : « Ce matin, l’un de Mes serviteurs a cru en Moi et l’autre M’a renié. Celui qui a dit : “Nous avons reçu la pluie par la grâce d’Allah et Sa miséricorde”, celui-là croit en Moi et nie les étoiles. Quant à celui qui a dit : “Nous avons reçu la pluie grâce à telle ou telle étoile”, celui-là Me renie et croit aux étoiles. » (Les Arabes préislamiques pensaient que la pluie venait du mouvement des étoiles. Ce hadith rappelle que c’est Allah qui gère toute chose.) Rapporté par Boukhari (aussi par Malik et an-Nassaï)
Le compagnon 'Amr Ibn Jamouh fait partie des gens du paradis
D'après Abou Qatada (qu'Allah l'agrée) : 'Amr Ibn Jamouh (qu'Allah l'agrée) s'est rendu vers le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) et a dit: Ô Messager d'Allah! Vois-tu si je combat dans le sentier d'Allah jusqu'à ce que je sois tué, est-ce que je vais marcher avec mon pied-ci en bonne santé ? Il avait un handicap au pied. Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Oui ». Il a été tué le jour de Ouhoud (*) avec son neveu et un servant leur appartenant. Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) est passé vers lui et a dit: « C'est comme si je te voyais marcher dans le paradis avec ton pied-ci en bonne santé ». Alors le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a ordonné qu'on les mettent avec leur servant dans une seule tombe.
Ouhoud : celui qui connaissait le plus le Coran mis en premier
D'après Anas Ibn Malik (qu'Allah l'agrée), le jour de Ouhoud (1), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) est passé près du corps de Hamza Ibn 'Abdel Moutalib (qu'Allah l'agrée) qui avait été mutilé. Il a dit: « Si je ne craignais pas de faire de la peine à Safiya (2) je l'aurai laissé pour que les fauves et les charognes le mangent et il aurait été ressuscité dans leurs ventres ». Puis il a demandé qu'on lui apporte un morceau de tissu qu'il a utilisé comme linceul, s'il couvrait sa tête ses pieds se découvraient et s'il couvrait ses pieds, sa tête se découvrait. Les morts étaient nombreux et le tissu manquait. Alors un homme, deux hommes ou trois étaient mis dans un seul habit puis étaient enterrés dans une seule tombe. Alors le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) demandait lequel d'entre eux connaissait le plus le Coran (3) et il le mettait en premier en direction de la qibla. Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) les a enterrés et n'a pas prié sur eux.
Ce que 'Othman fera après ce jour ne lui nuira pas
D'après 'Abder Rahman Ibn Samoura (qu'Allah l'agrée), 'Othman (qu'Allah l'agrée) (1) s'est rendu vers le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) avec mille dinars qu'il a jeté dans la bourse du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) lorsqu'il préparait l'armée de Al Ousra (2). Alors j'ai vu le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) les tourner dans sa bourse et dire: « Ce que 'Othman fera après ce jour ne lui nuira pas ! Ce que 'Othman fera après ce jour ne lui nuira pas ! (3) ».
Le fait d'attester du paradis ou de l'enfer
D'après Anas (qu'Allah l'agrée), un homme parmi nous est mort en martyr le jour de Ouhoud et on trouva une pierre attachée à son ventre à cause de la faim. Sa mère a essuyé la poussière de son visage et a dit: Reçois la bonne nouvelle du paradis ô mon fils ! Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) lui a dit: « Qu'en sais-tu ? Peut-être qu'il parlait sur ce qui ne le concernait pas ou qu'il refusait de donner une chose qui ne lui nuisait pas ».
L'expédition vers le Najd : douze chameaux par part, et un de plus
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Messager d’Allah envoya vers le Najd une expédition à laquelle je participai. Nous prîmes des chameaux et des moutons ; nos parts atteignirent douze chameaux et le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ajouta un chameau à chacun. »
Ibn 'Omar refusé à Ouhoud à quatorze ans, accepté au Fossé à quinze ans
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « On m’amena au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) le jour d’Uḥud, j’avais alors quatorze ans, et il ne me donna pas l’autorisation [de combattre]. Le Jour du Fossé, on m’amena de nouveau à lui - à ce moment-là j’avais quinze ans - et, cette fois-ci, il donna son autorisation. »