La bataille de Badr
Hadiths qui mentionnent la bataille de Badr ou ceux qui y ont pris part.
Ce thème regroupe 30 hadiths publiés sur le site, tirés notamment de Sahih al-Boukhari (20), Sahih Mouslim (7) et Mousnad de l'imam Ahmad (2). Il fait partie du thème « Les batailles et expéditions du Prophète ﷺ ».
Lorsqu'on jette sur le dos de celui qui est en train de prier de la saleté
Rapporté par `Abdullah : Pendant que le Messager d’Allah (ﷺ) était en prosternation (comme indiqué ci-dessous). Rapporté par `Abdullah bin Mas`ud : Un jour, le Prophète (ﷺ) priait à la Ka`ba. Abu Jahl était assis avec certains de ses compagnons. L’un d’eux a dit aux autres : « Qui parmi vous ira chercher les entrailles (intestins, etc.) d’un chameau de telle famille et les mettra sur le dos de Muhammad quand il sera en prosternation ? » Le plus malchanceux d’entre eux s’est levé et les a apportées. Il a attendu que le Prophète (ﷺ) se prosterne et les a placées sur son dos, entre ses épaules. Je regardais mais je ne pouvais rien faire. J’aurais aimé avoir du monde avec moi pour leur résister. Ils se sont mis à rire et à tomber les uns sur les autres. Le Messager d’Allah (ﷺ) est resté en prosternation et n’a pas levé la tête jusqu’à ce que Fatima (la fille du Prophète) vienne et enlève ces entrailles de son dos. Il a levé la tête et a dit trois fois : « Ô Allah ! Punis les Quraysh. » Cela a été difficile pour Abu Jahl et ses compagnons quand le Prophète a invoqué Allah contre eux, car ils étaient convaincus que les prières et invocations étaient exaucées dans cette ville (La Mecque). Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Allah ! Punis Abu Jahl, `Utba bin Rabi`a, Shaiba bin Rabi`a, Al-Walid bin `Utba, Umaiya bin Khalaf, et `Uqba bin Al Mu'it [??] (et il a mentionné le septième dont je ne me souviens pas du nom). Par Allah, dans la Main de Qui est ma vie, j’ai vu les corps de ces personnes que le Messager d’Allah (ﷺ) avait nommées dans le puits de Badr. »
Les Qouraychites jettent des entrailles sur le dos du Prophète ﷺ prosterné
Rapporté par `Amr bin Maimun : `Abdullah bin Mas`ud a dit : Pendant qu’Allah's Messager (ﷺ) priait près de la Ka`ba, des membres des Quraish étaient assis ensemble. L’un d’eux a dit : « Ne voyez-vous pas cet homme (qui fait ses actes juste pour se montrer) ? Qui parmi vous peut aller chercher les excréments, le sang et les entrailles des chameaux sacrifiés de la famille d’untel, puis attendre qu’il se prosterne pour les déposer entre ses épaules ? » Le plus malchanceux d’entre eux (`Uqba bin Abi Mu'ait) y est allé, et quand Allah's Messager (ﷺ) s’est prosterné, il a mis cela entre ses épaules. Le Prophète est resté en prosternation et ils ont tellement ri qu’ils sont tombés les uns sur les autres. Un passant est allé prévenir Fatima, qui était alors une jeune fille. Elle est venue en courant et le Prophète (ﷺ) était encore en prosternation. Elle a retiré tout cela et a maudit les Quraish en face d’eux. Quand Allah's Messager (ﷺ) a terminé sa prière, il a dit : « Ô Allah ! Venge-Toi des Quraish. » Il l’a répété trois fois et a ajouté : « Ô Allah ! Venge-Toi de `Amr bin Hisham, `Utba bin Rabi`a, Shaiba bin Rabi`a, Al-Walid bin `Utba, Umaiya bin Khalaf, `Uqba bin Abi Mu'ait et `Umar a bin Al-Walid. » `Abdullah a ajouté : Par Allah ! Je les ai tous vus morts sur le champ de bataille le jour de Badr, traînés et jetés dans le puits (Qalib) à Badr. Allah's Messager (ﷺ) a alors dit : « La malédiction d’Allah est descendue sur les gens du Qalib (puits). »
Invoque Dieu en leur faveur!
Rapporté par Masruq : Nous étions avec `Abdullah et il a dit : « Quand le Prophète (ﷺ) a vu que les gens refusaient d’accepter l’islam, il a dit : ‘Ô Allah ! Envoie-leur des années de famine comme les sept années de famine du temps de Joseph.’ Alors une famine les a frappés pendant un an et a détruit toute forme de vie, au point que les gens ont commencé à manger des peaux, des carcasses et des animaux morts. Quand l’un d’eux regardait le ciel, il croyait voir de la fumée à cause de la faim. Alors Abu Sufyan est allé voir le Prophète (ﷺ) et a dit : ‘Ô Muhammad ! Tu ordonnes aux gens d’obéir à Allah et de garder de bonnes relations familiales. Mais les gens de ta tribu meurent, alors prie Allah pour eux.’ Alors Allah a révélé : « Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible... En vérité, vous reviendrez (à l’incroyance) le jour où Nous vous saisirons avec une prise puissante. » (44.10-16) Ibn Mas`ud a ajouté : « Al-Batsha (la prise) a eu lieu lors de la bataille de Badr et, sans doute, la fumée, Al-Batsha, Al-Lizam et le verset de la sourate Ar-Rum se sont tous réalisés. »
La famine des Qouraych et la demande d'Abou Soufyane
Rapporté par Masruq : Un jour, je suis allé voir Ibn Mas`ud qui a dit : « Quand les Quraysh ont tardé à accepter l’islam, le Prophète (ﷺ) a invoqué Allah pour qu’Il les maudisse, alors ils ont été frappés par une année de famine où beaucoup sont morts et ils ont mangé des cadavres. Abou Soufyan est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : ‘Ô Muhammad ! Tu es venu recommander de maintenir les liens familiaux, et ta communauté est en train d’être détruite, alors invoque Allah.’ Le Prophète (ﷺ) a alors récité les versets du Coran dans la sourate Ad-Dukhan : ‘Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible.’ (44:10) Quand la famine a cessé, les gens sont revenus à leur mécréance. Le verset d’Allah dans la sourate Ad-Dukhan fait référence à cela : ‘Le jour où Nous vous saisirons avec une poigne puissante.’ (44:16) Et c’est ce qui s’est produit le jour de la bataille de Badr. » Asbath a ajouté, selon l’autorité de Mansur : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a prié pour eux et il a plu abondamment pendant sept jours. Les gens se sont alors plaints de la pluie excessive. Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Ô Allah ! (Fais pleuvoir) autour de nous et non sur nous.’ Les nuages se sont alors dispersés au-dessus de sa tête et il a plu autour. »
L'accord écrit avec Oumayya ibn Khalaf et le nom « Ar-Rahman »
Rapporté par `Abdur-Rahman bin `Auf : J'ai fait rédiger un accord entre moi et Umaiya bin Khalaf selon lequel Umaiya s'occuperait de mes biens (ou de ma famille) à La Mecque et moi des siens à Médine. Quand j'ai mentionné le nom 'Ar-Rahman' dans les documents, Umaiya a dit : « Je ne connais pas 'Ar-Rahman'. Écris-moi ton nom, celui que tu utilisais à l'époque préislamique. » J'ai donc écrit mon nom '`Abdu `Amr'. Le jour (de la bataille) de Badr, quand tout le monde s'est endormi, je suis monté sur la colline pour le protéger. Bilal l'a vu (c'est-à-dire Umaiya) et est allé vers un groupe d'Ansar en disant : « Voici Umaiya bin Khalaf ! Malheur à moi s'il s'échappe ! » Un groupe d'Ansar est donc parti avec Bilal pour nous suivre (`Abdur-Rahman et Umaiya). Craignant qu'ils ne nous attrapent, j'ai laissé le fils d'Umaiya pour les occuper, mais les Ansar ont tué le fils et ont continué à nous poursuivre. Umaiya était un homme corpulent, et quand ils se sont approchés de nous, je lui ai dit de s'agenouiller, il s'est agenouillé, et je me suis allongé sur lui pour le protéger, mais les Ansar l'ont tué en passant leurs épées sous moi, et l'un d'eux m'a blessé au pied avec son épée. (Le sous-narrateur a dit : « `Abdur-Rahman nous montrait la trace de la blessure à l'arrière de son pied. »)
Les chamelles d'Ali Abu 'Tâlib (r)
Rapporté par Husain bin `Ali : `Ali bin Abi Talib a dit : « J’ai eu une chamelle comme part du butin le jour de Badr, et le Messager d’Allah (ﷺ) m’en a donné une autre. Je les ai fait s’agenouiller devant la porte d’un des Ansar, avec l’intention de transporter de l’Idhkhir dessus pour le vendre et utiliser l’argent pour mon repas de mariage avec Fatima. Un orfèvre des Bani Qainqa’ était avec moi. Hamza bin `Abdul-Muttalib était dans cette maison en train de boire du vin, et une chanteuse disait : “Ô Hamza ! (Tue) les deux grosses vieilles chamelles (et sers-les à tes invités).” Alors Hamza a pris son épée, est allé vers les deux chamelles, leur a coupé la bosse, a ouvert leurs flancs et a pris une partie de leur foie. » (J’ai demandé à Ibn Shihab : « A-t-il aussi pris une partie des bosses ? » Il a répondu : « Il a coupé les bosses et les a emportées. ») `Ali a ajouté : « Quand j’ai vu cette scène terrible, je suis allé voir le Prophète (ﷺ) et je lui ai raconté ce qui s’était passé. Le Prophète (ﷺ) est sorti avec Zaid bin Haritha, qui était avec lui à ce moment-là, et moi aussi. Il est allé voir Hamza et lui a parlé durement. Hamza a levé les yeux et a dit : “N’êtes-vous pas simplement les esclaves de mes ancêtres ?” Le Prophète (ﷺ) s’est retiré et est sorti. Cet événement a eu lieu avant l’interdiction de l’alcool. »
Ar-Roubayyi' casse une incisive et Anas conjure le Messager d'Allah ﷺ
Rapporté par Anas : Mon oncle Anas bin An-Nadr était absent à la bataille de Badr. Il a dit : Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! J'ai été absent lors de la première bataille que tu as menée contre les polythéistes. (Par Allah) si Allah me donne l'occasion de combattre les polythéistes, sans aucun doute, Allah verra comment je combattrai. Le jour d'Uhud, quand les musulmans ont tourné le dos et se sont enfuis, il a dit : Ô Allah ! Je m'excuse auprès de Toi pour ce qu'ont fait ceux-ci (c'est-à-dire ses compagnons), et je désavoue ce qu'ont fait ceux-là (c'est-à-dire les polythéistes). Puis il a avancé et Sa`d bin Mu`adh l'a rencontré. Il a dit : Ô Sa`d bin Mu`adh ! Par le Seigneur d'An-Nadr, le Paradis ! Je sens son parfum venant de devant (la montagne de) Uhud. Plus tard, Sa`d a dit : Ô Messager d'Allah ! Je ne peux pas faire ce qu'il (c'est-à-dire Anas bin An-Nadr) a fait. Nous avons trouvé plus de quatre-vingts blessures par des épées et des flèches sur son corps. Nous l'avons trouvé mort et son corps était tellement mutilé que seule sa sœur a pu le reconnaître par ses doigts. Nous pensions que le verset suivant avait été révélé à son sujet et à propos d'autres hommes comme lui : Parmi les croyants, il y a des hommes qui ont tenu fidèlement leur engagement envers Allah... (33.23). Sa sœur Ar-Rubbaya' a cassé une dent d'une femme et le Messager d'Allah (ﷺ) a ordonné la loi du talion. À ce moment-là, Anas (bin An-Nadr) a dit : Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, la dent de ma sœur ne sera pas cassée. Ensuite, les adversaires de la sœur d'Anas ont accepté une compensation et ont renoncé à la vengeance. Alors le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Il y a parmi les serviteurs d'Allah des gens dont les serments sont exaucés par Allah quand ils les prononcent
Badr : « Quand ils s'approcheront, lancez-leur des flèches »
Rapporté par Abu Usaid : Le jour de la bataille de Badr, lorsque nous étions alignés face à l’armée des Quraish et qu’ils étaient alignés face à nous, le Prophète (ﷺ) a dit : « Quand ils s’approcheront de vous, lancez-leur des flèches. »
'Ali, Az-Zoubayr et Al-Miqdad envoyés à Rawdat Khakh reprendre la lettre
Rapporté par 'Ubaidullah bin Abi Rafi` : J’ai entendu `Ali dire : « Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a envoyé, ainsi qu’Az-Zubair et Al-Miqdad, en disant : ‘Allez jusqu’à Rawdat Khakh. Là, vous trouverez une femme avec une lettre. Prenez-lui la lettre.’ » Nous sommes donc partis et nos chevaux galopaient jusqu’à ce que nous arrivions à Ar-Rawda, où nous avons trouvé la femme et lui avons dit : « Sors la lettre. » Elle a répondu : « Je n’ai pas de lettre. » Nous avons dit : « Soit tu sors la lettre, soit nous allons te fouiller. » Alors elle l’a sortie de sa natte de cheveux. Nous avons apporté la lettre au Messager d’Allah (ﷺ), et elle contenait un message de Hatib bin Abi Balta à certains païens de La Mecque, les informant de certains projets du Messager d’Allah (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors dit : « Ô Hatib ! Qu’est-ce que c’est ? » Hatib a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ne te précipite pas pour juger. J’étais un homme proche des Quraysh, mais je n’étais pas de leur tribu, alors que les autres émigrés avaient de la famille à La Mecque pour protéger leurs proches et leurs biens. J’ai voulu compenser ce manque de liens de sang en leur rendant service, pour qu’ils protègent mes proches. Je n’ai pas fait cela par mécréance, ni par apostasie, ni par préférence pour l’incroyance. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Hatib a dit la vérité. » `Umar a dit : « Ô Messager d’Allah ! Permets-moi de couper la tête de cet hypocrite. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Hatib a participé à la bataille de Badr, et qui sait, peut-être qu’Allah a déjà regardé les combattants de Badr et dit : ‘Faites ce que vous voulez, car Je vous ai pardonné.’ »
Al-'Abbas prisonnier à Badr reçoit la tunique de 'Abdallah ibn Oubayy
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le jour de la bataille de Badr, des prisonniers de guerre ont été amenés, dont Al-Abbas qui n’avait pas de vêtement. Le Prophète (ﷺ) a cherché une tunique pour lui. On a trouvé que la tunique de `Abdullah bin Ubai lui allait, alors le Prophète (ﷺ) la lui a donnée. C’est pour cela que le Prophète (ﷺ) a enlevé et donné sa propre tunique à `Abdullah. (Le narrateur ajoute : « Il avait rendu service au Prophète (ﷺ), et le Prophète voulait le récompenser. »
Quand ils vinrent pour les prisonniers de Badr ...
Rapporté par Jubair : (qui était parmi les captifs de la bataille de Badr) J’ai entendu le Prophète (ﷺ) réciter la sourate At-Tur lors de la prière du Maghrib
Abou 'Abd ar-Rahman, partisan d'Othman, et Abou Talha, partisan d'Ali
Rapporté par Sa`d bin 'Ubaida : Abu `Abdur-Rahman, qui soutenait `Uthman, a dit à Abu Talha, qui soutenait `Ali : « Je sais parfaitement ce qui a poussé ton chef (`Ali) à verser le sang. Je l’ai entendu dire : Un jour, le Prophète (ﷺ) m’a envoyé avec Az-Zubair en disant : “Allez à tel endroit, vous y trouverez une femme à qui Hatib a remis une lettre.” Quand nous sommes arrivés à cet endroit, nous avons demandé à la femme de nous remettre la lettre. Elle a dit : “Hatib ne m’a rien donné.” Nous lui avons dit : “Sors la lettre ou nous t’enlèverons tes vêtements.” Alors elle l’a sortie de sa natte. Le Prophète (ﷺ) a alors fait venir Hatib, qui est venu et a dit : “Ne vous précipitez pas pour me juger, car, par Allah, je ne suis pas devenu mécréant, et mon amour pour l’Islam ne fait qu’augmenter. (La raison pour laquelle j’ai écrit cette lettre, c’est qu’aucun de vos compagnons n’a de proches à La Mecque qui s’occupent de leurs familles et de leurs biens, alors que moi, je n’ai personne là-bas. J’ai donc voulu rendre service à ces gens pour qu’ils prennent soin de ma famille et de mes biens.)” Le Prophète (ﷺ) l’a cru. `Umar a dit : “Laisse-moi lui trancher la tête, car il a agi en hypocrite.” Le Prophète (ﷺ) a dit (à `Umar) : “Qui sait, peut-être qu’Allah a regardé les combattants de Badr et leur a dit : ‘Faites ce que vous voulez, car Je vous ai pardonné.’” » `Abdur-Rahman a ajouté : « Voilà ce qui l’a encouragé (c’est-à-dire `Ali). »
Le Prophète n'accordait de grâce aux prisonniers sans qu'on ne versât le khums.
Rapporté par Jubair bin Mut‘im : Le Prophète (ﷺ) a parlé des prisonniers de guerre de Badr en disant : « Si Al-Mut‘im bin Adi avait été vivant et avait intercédé auprès de moi pour ces gens, je les aurais libérés pour lui. »
'Ouqba ibn Abi Mou'ayt jette des entrailles de chameau sur le dos du Prophète ﷺ prosterné
Rapporté par `Abdullah : Pendant que le Prophète (ﷺ) était en prosternation, entouré par un groupe de polythéistes de Qouraïch, `Uqba bin Abi Mu’ait vint avec les entrailles d’un chameau et les jeta sur le dos du Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) ne releva pas la tête de sa prosternation jusqu’à ce que Fatima (sa fille) vienne et enlève ces entrailles de son dos, puis elle invoqua le mal contre ceux qui avaient fait cela. Le Prophète (ﷺ) dit : « Ô Allah ! Détruis les chefs de Qouraïch, ô Allah ! Détruis Abu Jahl bin Hisham, `Utba bin Rabi`a, Shaiba bin Rabi`a, `Uqba bin Abi Mu’ait, Umaiya bin Khalaf (ou Ubai bin Khalaf). » Plus tard, je les ai tous vus tués lors de la bataille de Badr, leurs corps jetés dans un puits, sauf celui d’Umaiya ou d’Ubai, car il était corpulent et, quand on le tira, son corps se déchira avant d’être jeté dans le puits
Le défunt est châtié dans sa tombe
Rapporté par Hisham, d’après son père : On rapporta à ‘Aïcha qu’Ibn ‘Umar avait transmis comme hadith attribué au Messager d’Allah ﷺ que le défunt serait puni dans la tombe à cause des lamentations de sa famille sur lui. Elle répondit : « Il s’est trompé. Le Messager d’Allah ﷺ a en fait dit : “Il est puni pour ses fautes ou ses péchés, et sa famille pleure sur lui maintenant.” (Cette confusion d’Ibn ‘Umar est semblable à sa parole : ) Le Messager d’Allah ﷺ s’est tenu près du puits où gisaient les corps des polythéistes tués le jour de Badr, et il leur a dit ce qu’il avait à dire, c’est-à-dire : “Ils entendent ce que je dis.” Mais il s’est trompé : le Prophète ﷺ a seulement dit : “Ils comprennent que ce que je leur disais était vrai.” » Elle récita ensuite : « Tu ne peux pas faire entendre les morts » (Coran 27:80), ni faire entendre ceux qui sont dans les tombes, ni les informer quand ils sont en Enfer
Le compagnon 'Oumayr Ibn Al Houmam Al Ansari fait partie des gens du paradis
D'après Anas Ibn Malik (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit le jour de Badr (1): « Levez vous vers un paradis dont la largeur est celle des cieux et de la terre ». 'Oumayr Ibn Al Houmam Al Ansari (qu'Allah l'agrée) a dit: Ô Messager d'Allah ! Un paradis dont la largeur est celle des cieux et de la terre ? Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Oui ». 'Oumayr (qu'Allah l'agrée) a alors dit: Bakh Bakh ! (2) Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) lui a dit: « Qu'est ce qui te pousses à dire Bakh Bakh ? ». Il a répondu: Non par Allah ô Messager d'Allah ! Si ce n'est l'espérance d'être parmi ses habitants ! Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Tu es certes parmi ses habitants ». Alors il a sorti des dattes de son carquois qu'il a commencé à manger puis il a dit: Si je vis jusqu'à avoir mangé mes dattes, ce serait certes une vie très longue. Alors il a jeté ce qu'il avait comme dattes puis il a combattu jusqu'à ce qu'il soit tué.
Oumm Haritha interroge le Prophète ﷺ sur son fils tué à Badr par une flèche perdue
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que Umm Ar-Rubayyi’ bint Al-Barâ`, qui était la mère de Ḥârithah ibn Surâqah (qu’Allah l’agrée), vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Parle-moi donc de Ḥârithah - qui avait été tué le jour de Badr - : s’il est au Paradis, je patienterai ; et s’il en est autrement, je le pleurerai alors de toutes mes forces. » Il lui répondit : « Ô mère de Ḥârithah ! Il y a plusieurs degrés au Paradis et ton fils a atteint : « Al-Firdaws », le plus haut. »
Anas ibn An-Nadr, absent à Badr, et son combat à Ouhoud
Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « Mon oncle, Anas ibn An-Naḍr, n’a pas participé à la bataille de Badr. Il a dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai manqué ta première bataille contre les polythéistes. Si Allah m’accorde une autre occasion de les combattre, Il verra ce dont je suis capable ! » Lors de la bataille d'Uḥud, voyant les musulmans quitter leurs positions, il s’exclama : « Ô Allah ! Je Te présente mes excuses pour ce qu’ont fait ceux-ci (c’est-à-dire : ses compagnons) et je me désavoue de ce qu’ont fait ceux-là (c’est-à-dire : les polythéistes). » Puis, il s’avança vers l’ennemi et rencontra Sa’d ibn Mu’âdh à qui il lança : « Ô Sa’d ibn Mu’âdh ! Je jure ! Par le Seigneur de la Ka’bah, que je sens l’odeur du Paradis encore plus proche que le mont Uḥud ! » Sa’d avoua : « Ô Messager d’Allah ! Je n’ai pas pu faire ce qu’il a fait. » Anas ajouta : « Nous avons trouvé sur son corps plus de quatre-vingts coups de sabres, de traces de lances ou de flèches. Nous l’avons trouvé mort et défiguré par les polythéistes au point que personne ne put le reconnaître en dehors de sa sœur qui identifia ses doigts. » Anas poursuivit : « Nous pensions que ce verset était descendu à son sujet et à propos des hommes comme lui : {(Il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été véridiques et ont pleinement tenu leur engagement vis-à-vis d’Allah. Certains ont atteint leur but et d’autres attendent encore ; et ils n’ont varié aucunement (dans leur engagement)} [Coran : 33/23]. »
Badr : « Qu'aucun d'entre vous ne s'engage avant moi »
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se mit en route avec ses Compagnons et ils arrivèrent à Badr avant les polythéistes. Quand ceux-ci arrivèrent, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu’aucun d’entre vous ne s’engage à faire quoi que ce soit avant qu’il ne me voit devant lui ! » Les polythéistes s’approchèrent et le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Elancez-vous vers un Paradis aussi large que les Cieux et la Terre ! » ‘Umayr ibn Al-Ḥumâm al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) dit : « Ô Messager d’Allah ! Un Paradis aussi large que les Cieux et la Terre ? - Oui ! » Affirma le Prophète (sur lui la paix et le salut). « Bien ! Bien ! » S’exclama ‘Umayr (qu’Allah l’agrée). Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) demanda : « Qu’est ce qui te pousse à dire : « Bien ! Bien ! » ? - Il répondit : Rien, par Allah, ô Messager d’Allah ! Si ce n’est l’espoir d’être l’un de ses habitants. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a alors dit : « Tu es l’un d’eux ! » Aussitôt, il sortit de son carquois quelques dattes et se mit à en manger avant d’ajouter : « Si je vis le temps de manger mes quelques dattes que voici, c’est certainement une bien longue durée de vie ! » Il lança alors ce qu’il avait de dattes avec lui et combattit jusqu’à ce qu’il fut tué. »
Les dix hommes envoyés en mission sous la conduite de 'Asim ibn Thabit
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) envoya un groupe de dix hommes en mission d'observation et désigna à leur tête 'Âṣim ibn Thâbit Al-Anṣarî (qu'Allah l'agrée). Ils partirent donc mais une fois à Al-Hadah, entre 'Usfân et La Mecque, on signala leur présence à un clan de Hudhayl qu’on nommait : les Bani Liḥyân. Ces derniers firent appel à environ cent hommes, tous de bons archers, pour suivre leurs traces. Lorsque 'Âṣim et ses compagnons se rendirent compte de leur présence, ils se réfugièrent sur une colline dominante. L'ennemi les cerna alors et ils leur dirent : « Descendez et rendez-vous ! Vous avez notre engagement et un pacte solennel que personne d'entre vous ne sera tué ! - 'Âṣim Ibn Thâbit dit : Ô vous, les gens ! En ce qui me concerne, je ne descendrai pas me mettre sous la protection d’un mécréant ! - Ô Allah ! Informe Ton Prophète (sur lui la paix et le salut) de ce qui nous arrive ! » Alors les infidèles les attaquèrent avec des flèches et tuèrent 'Âṣim (qu'Allah l'agrée). Et sur l'engagement formel et la promesse d'avoir la vie sauve, trois des musulmans - dont Khubayb, Zayd ibn Ad-Dithinah et un autre - [acceptèrent de descendre et] se rendirent à l’ennemi. Mais, une fois les musulmans à leur merci, ils détachèrent les cordes de leurs arcs et les attachèrent avec. Le troisième prisonnier dit alors : « C'est le début de la déloyauté ! Par Allah ! Je ne vous suis plus ! J'ai en mes compagnons un si bel exemple ! » Il faisait allusion à ceux qui venaient d'être tués. Sur ce, ils essayèrent de le traîner et de l'emmener avec eux, mais il refusa de les accompagner et il leur résista. Alors, ils le tuèrent. Puis, ils continuèrent leur route avec Khubayb et Zayd ibn Ad-Dithinah qu'ils vendirent à La Mecque après la bataille de Badr. Ce fût les Banî Al-Ḥârith ibn 'Âmir ibn Nawfal ibn 'Abd Manâf qui achetèrent Khubayb. Or, à la bataille de Badr, c'était Khubayb qui avait tué Al-Ḥârith ibn 'Âmir. Ainsi donc, Khubayb demeura prisonnier chez eux jusqu'à ce qu'ils décident ensemble de l'exécuter. [Un jour] Khubayb demanda à l'une des filles d’Al-Ḥârith un rasoir, afin de s'épiler, et elle le lui prêta. C’est alors que l'un de ses fils s'approcha de Khubayb tandis qu’elle était inattentive jusqu'à ce qu'il parvienne à lui. Elle le vit assis sur sa cuisse, le rasoir dans la main. Elle fut alors saisie d’effroi. Khubayb remarqua cela et dit : « Tu crains que je ne le tue ? Je ne ferai jamais cela ! - Elle a alors dit : Par Allah ! Je n'ai jamais vu un captif mieux que Khubayb ! Par Allah ! Un jour, je l'ai trouvé en train de manger une grappe de raisin, entre ses mains enchaînées, alors qu'il n'y avait pas de fruits à La Mecque ! » Elle disait alors : « Voilà une subsistance qu’Allah a accordé à Khubayb ! » Lorsqu'ils décidèrent de l'exécuter, ils quittèrent le territoire sacré de La Mecque (« Al-Ḥarâm »). Khubayb leur demanda alors : « Laissez-moi accomplir deux unités de prière ! » Ils lui accordèrent cela. Il pria deux cycles de prière et dit ensuite : « Par Allah ! Si je ne craignais que vous pensiez que j'ai peur, j'aurais fait la prière plus longuement. Ô Allah ! Recense-les [tous] puis extermine-les [un par un] et ne laisse aucun d'entre eux vivant ! » Puis, il récita ces vers : « Peu m’importe du moment où je suis tué musulman, de quel côté, pour Allah, [mon corps] touchera le sol ! Car cela est en vue du Divin qui, si Il le veut, bénira les membres épars d'une dépouille déchirée. » Ce fut Khubayb qui institua l'accomplissement de deux unités de prière pour tout musulman exécuté dans ses chaînes. Et le jour même, le Prophète (sur lui la paix et le salut) informa ses Compagnons de cet évènement. Apprenant la mort de 'Âṣim ibn Thâbit, les personnes de Quraysh envoyèrent quelques-uns des leurs à sa recherche pour leur apporter une partie de sa dépouille comme preuve, car le jour de Badr, 'Âṣim avait tué un homme parmi leurs notables. Mais Allah envoya à 'Âṣim un essaim d'abeilles tel un nuage pour le protéger. Et ils ne purent rien prélever de sa dépouille !
Badr : « Voici Gabriel, tenant les rênes de son cheval »
ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit, le jour de la bataille de Badr : " Voici Jibrîl, une arme de guerre à la main, tenant fermement les rennes de son cheval ! " »
Badr : mille polythéistes face à trois cent dix-neuf Compagnons
ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Lorsque ce fut le jour de Badr, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) regarda les polythéistes qui étaient mille et ses Compagnons trois cent dix-neuf. Le Prophète d'Allah (sur lui la paix et le salut) fit face à la Qiblah, tendit les mains et éleva sa voix en invoquant son Seigneur : " Ô Allah ! Réalise ce que Tu m'as promis ! Ô Allah ! Donne-moi ce que Tu m'as promis ! Ô Allah ! Si ce groupe de gens de l'Islam périt, alors Tu ne seras plus adoré sur Terre ! " Il ne cessa d'implorer son Seigneur en tendant les mains, face à la Qiblah, si bien que sa tunique tomba de ses épaules. Abû Bakr vint le trouver, ramassa sa tunique, la remit sur ses épaules, puis l'enlaça en se tenant derrière lui. Il dit alors : " Ô Prophète d'Allah ! Tu as suffisamment adjuré ton Seigneur ! Il réalisera certainement ce qu'Il t'a promis. " Allah, Exalté soit-Il, révéla alors : {( Et [rappelez-vous] le moment où vous imploriez le secours de votre Seigneur et qu'Il vous exauça aussitôt : " Je vais vous aider d'un millier d'Anges déferlant les uns à la suite des autres. )} [Coran : 8/9]. Allah lui envoya donc des Anges en renfort. » Abû Zumayl a dit : « Ibn 'Abbâs m’a rapporté : " Ce jour-là, tandis qu'un homme parmi les musulmans poursuivait un polythéiste devant lui, il entendit le coup d'un fouet au-dessus de lui et la voix d'un cavalier disant : 'En avant Ḥayzûm !' Le musulman regarda le polythéiste devant lui qui tomba à terre. Il le regarda et vit qu'il avait le nez coupé et le visage balafré comme sous l'effet d'un coup de fouet. Le tout devint vert. L'homme des Anṣâr vint rapporter cet événement au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui déclara : " Tu dis vrai ! C'est l'aide qui nous vient du troisième ciel. " Ce jour-là, ils tuèrent soixante-dix ennemis et en capturèrent soixante-dix. » Abû Zumayl a dit : « Ibn 'Abbâs a dit : " Quand ils firent des prisonniers, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) consulta Abû Bakr et 'Umar : ' Quel est votre avis au sujet de ces prisonniers ? - Abû Bakr répondit : Ô Prophète d'Allah ! Ce sont des cousins et des proches parents. Je pense que tu devrais leur demander une rançon. Ce sera alors une force pour nous contre les mécréants. Et il se peut qu'Allah les guide vers l'Islam. - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) demanda : Qu'en penses-tu, Ibn Al-Khaṭṭâb ? - ['Umar relate :] J’ai dit : Non, Par Allah ! Ô Messager d'Allah ! Je ne partage pas l'avis d'Abû Bakr. Je pense plutôt que tu devrais nous autoriser à leur trancher la tête. Permets à 'Alî d'exécuter 'Aqîl et moi Untel ! - un parent par alliance de 'Umar -. En effet, ceux-là sont les chefs et les princes de la mécréance.' Mais, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) préféra l'avis d'Abû Bakr au mien. Le lendemain, je vins trouver le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et Abû Bakr assis en pleurs. J’ai alors dit : " Ô Messager d'Allah ! Informe-moi de la raison pour laquelle tu pleures avec ton Compagnon ! Si j'y trouve une raison, je pleurerai ; sinon, je m'efforcerai de pleurer à cause de vos pleurs. - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : Je pleure parce que tes Compagnons m'ont conseillé de demander une rançon aux prisonniers [en contre partie de leur liberté]. Or, on m'a montré leur châtiment plus proche que cet arbre ! " Il s'agissait d'un arbre à proximité du Prophète d'Allah (sur lui la paix et le salut). Allah révéla alors : {( Un Prophète ne devrait pas faire de prisonniers avant d'avoir prévalu [et mis les mécréants hors de combat] sur la Terre. Vous voulez les biens d'ici-bas tandis qu'Allah veut l'au-delà. Et Allah est Puissant et Sage. N'eût-été une prescription préalable d'Allah, un énorme châtiment vous aurait touché pour ce que vous avez pris [de la rançon]. Mangez donc de ce qui vous est échu en butin, tant qu'il est licite et pur. Et craignez Allah ! En effet, Allah est Pardonneur et Miséricordieux. )} [Coran : 8/ 67-69]. Allah leur autorisa alors les butins. »
Repars ! Je ne chercherai jamais assistance auprès d'un polythéiste.
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée), l’épouse du Prophète (sur lui la paix et le salut), relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) est sorti en direction de Badr. Lorsqu’il fut à Ḥarrah Al-Wabarah, un homme dont on évoquait l’audace et la dureté le rejoignit. Les Compagnons du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se réjouirent lorsqu’ils le virent. Ainsi, lorsqu’il l’eut atteint, il a dit au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : "Je suis venu te suivre et combattre avec toi ! - Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui a demandé : Crois-tu en Allah et en Son Messager ? - Il a répondu : Non. - Alors, il lui a dit : Repars ! Je ne chercherai jamais assistance auprès d’un polythéiste !" » Elle a dit : « Ensuite, il poursuivit [son chemin] jusqu’à ce que nous soyons arrivés à un arbre et l’homme l’a [de nouveau] rejoint. Il lui a alors dit la même chose que la première fois et le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a demandé la même chose que la première fois [et il reçut la même réponse], alors il lui a répété : "Repars ! Je ne chercherai jamais assistance auprès d’un polythéiste !" Alors, l’homme repartit et l’atteignit de nouveau à Al-Baydâ’. Il lui a alors demandé la même chose que la première fois : "Crois-tu en Allah et en Son Messager ? » - L’homme a répondu : Oui !" Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui a dit : "Mets-toi en route !" »
'Ali : « Je suis le premier qui s'agenouillera devant le Tout-Miséricordieux »
Alî ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée) a dit : « Je suis le premier qui s'agenouillera devant le Tout-Miséricordieux, concernant la querelle, au Jour de la Résurrection. » Qays ibn 'Abbâd a dit : « Et c’est à leur sujet qu'a été révélé le verset : { Voici deux clans adverses qui se querellaient au sujet de leur Seigneur. } [Sourate Al- Ḥajj (Le Pèlerinage) : 22/ 19] » Il a dit : « Ce sont ceux qui ont combattu en duel le jour de Badr : Ḥamzah, 'Alî et 'Ubaydah ou Abû 'Ubaydah ibn Al Ḥârith opposés à Chaybah ibn Rabî'ah, 'Utbah ibn Rabî'ah et Al-Walîd ibn 'Utbah. »