Repars ! Je ne chercherai jamais assistance auprès d'un polythéiste.

Sahih Mouslim · Rapporté par Muslim

Texte arabe
عن عائشة، زوج النبي صلى الله عليه وسلم أنها قالت: خرج رسول الله صلى الله عليه وسلم قِبَلَ بَدْرٍ، فلما كان بِحَرَّةِ الوَبَرَةِ أَدْرَكَهُ رجل قد كان يُذْكَرُ منه جُرْأَةٌ ونَجْدَةٌ، ففرح أصحاب رسول الله صلى الله عليه وسلم حين رأوه، فلما أدركه قال لرسول الله صلى الله عليه وسلم: جِئْتُ لأتَّبِعَكَ، وأُصيبَ مَعَكَ، قال له رسول الله صلى الله عليه وسلم: «تؤمن بالله ورسوله؟» قال: لا، قال: «فارْجِعْ، فَلَنْ أستَعِين بِمُشْرِكٍ»، قالت: ثم مضى حتى إذا كنا بالشجرة أدركه الرجل، فقال له كما قال أول مرة، فقال له النبي صلى الله عليه وسلم كما قال أول مرة، قال: «فارجع، فلن أستعين بمشرك»، قال: ثم رجع فأدركه بالبَيْدَاءِ، فقال له كما قال أول مرة: «تؤمن بالله ورسوله؟» قال: نعم، فقال له رسول الله صلى الله عليه وسلم: «فانْطَلِقْ».
Traduction française
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée), l’épouse du Prophète (sur lui la paix et le salut), relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) est sorti en direction de Badr. Lorsqu’il fut à Ḥarrah Al-Wabarah, un homme dont on évoquait l’audace et la dureté le rejoignit. Les Compagnons du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se réjouirent lorsqu’ils le virent. Ainsi, lorsqu’il l’eut atteint, il a dit au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : "Je suis venu te suivre et combattre avec toi ! - Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui a demandé : Crois-tu en Allah et en Son Messager ? - Il a répondu : Non. - Alors, il lui a dit : Repars ! Je ne chercherai jamais assistance auprès d’un polythéiste !" » Elle a dit : « Ensuite, il poursuivit [son chemin] jusqu’à ce que nous soyons arrivés à un arbre et l’homme l’a [de nouveau] rejoint. Il lui a alors dit la même chose que la première fois et le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a demandé la même chose que la première fois [et il reçut la même réponse], alors il lui a répété : "Repars ! Je ne chercherai jamais assistance auprès d’un polythéiste !" Alors, l’homme repartit et l’atteignit de nouveau à Al-Baydâ’. Il lui a alors demandé la même chose que la première fois : "Crois-tu en Allah et en Son Messager ? » - L’homme a répondu : Oui !" Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui a dit : "Mets-toi en route !" »
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Référence
Rapporté par Muslim
رواه مسلم
Authenticité
Authentique
صحيح
Jugement tel que fourni par HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.

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Provenance

  • Texte arabe : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
  • Traduction française : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits, traducteur non indiqué par la source.
  • Texte et traduction : HadeethEnc.com — fiche d'origine, avec explication et enseignements.

Ces textes sont reproduits sans modification. Notre méthode.

  • Ka'b ibn Malik : le Messager d'Allah ﷺ dissimulait ses expéditions, jusqu'à Tabouk

    Ka’b ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) souhaitait entreprendre une expédition [militaire], il la dissimulait par une autre et cela jusqu’à l’expédition de Tabouk. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) l’entreprit au cours d’une forte chaleur. En effet, il devait entreprendre un voyage lointain et triomphal et faire face à un ennemi en nombre. Alors, il dévoila aux musulmans leur affaire afin qu’ils s’élancent vers leur ennemi [en y étant préparés], et il les informa de la direction qu’il souhaitait prendre. »

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  • Faire sortir les juifs et les chrétiens de la Péninsule arabique

    Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) relate qu'il a entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Je ferai certes sortir les juifs et les chrétiens de la Péninsule Arabique, au point de n'y laisser que des musulmans. »

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  • Tariq ibn Souwayd et l'alcool : « Ce n'est pas un remède, mais un mal ! »

    Wâ'il Al-Ḥaḍramî relate que Ṭâriq ibn Suwayd Al-Ja'fî a interrogé le Prophète (sur lui la paix et le salut) à propos de l'alcool, il lui a alors interdit - ou a trouvé détestable - d'en fabriquer. [Târiq] a rétorqué : « Je le fabrique pour le remède ! - Il a alors répondu : Ce n'est pas un remède, mais un mal ! »

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    Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : "On préparait au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) de la "boisson édulcorée" (littéralement : fermentée) à partir d'eau et de raisins secs dans une outre. Il en buvait le jour même, le lendemain et le surlendemain. Ensuite, au soir du troisième jour, il en buvait encore et en abreuvait autrui. Et s'il restait du surplus, alors il s'en débarrassait."

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    ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit, le jour de la bataille de Badr : " Voici Jibrîl, une arme de guerre à la main, tenant fermement les rennes de son cheval ! " »

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    Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) envoya un groupe de dix hommes en mission d'observation et désigna à leur tête 'Âṣim ibn Thâbit Al-Anṣarî (qu'Allah l'agrée). Ils partirent donc mais une fois à Al-Hadah, entre 'Usfân et La Mecque, on signala leur présence à un clan de Hudhayl qu’on nommait : les Bani Liḥyân. Ces derniers firent appel à environ cent hommes, tous de bons archers, pour suivre leurs traces. Lorsque 'Âṣim et ses compagnons se rendirent compte de leur présence, ils se réfugièrent sur une colline dominante. L'ennemi les cerna alors et ils leur dirent : « Descendez et rendez-vous ! Vous avez notre engagement et un pacte solennel que personne d'entre vous ne sera tué ! - 'Âṣim Ibn Thâbit dit : Ô vous, les gens ! En ce qui me concerne, je ne descendrai pas me mettre sous la protection d’un mécréant ! - Ô Allah ! Informe Ton Prophète (sur lui la paix et le salut) de ce qui nous arrive ! » Alors les infidèles les attaquèrent avec des flèches et tuèrent 'Âṣim (qu'Allah l'agrée). Et sur l'engagement formel et la promesse d'avoir la vie sauve, trois des musulmans - dont Khubayb, Zayd ibn Ad-Dithinah et un autre - [acceptèrent de descendre et] se rendirent à l’ennemi. Mais, une fois les musulmans à leur merci, ils détachèrent les cordes de leurs arcs et les attachèrent avec. Le troisième prisonnier dit alors : « C'est le début de la déloyauté ! Par Allah ! Je ne vous suis plus ! J'ai en mes compagnons un si bel exemple ! » Il faisait allusion à ceux qui venaient d'être tués. Sur ce, ils essayèrent de le traîner et de l'emmener avec eux, mais il refusa de les accompagner et il leur résista. Alors, ils le tuèrent. Puis, ils continuèrent leur route avec Khubayb et Zayd ibn Ad-Dithinah qu'ils vendirent à La Mecque après la bataille de Badr. Ce fût les Banî Al-Ḥârith ibn 'Âmir ibn Nawfal ibn 'Abd Manâf qui achetèrent Khubayb. Or, à la bataille de Badr, c'était Khubayb qui avait tué Al-Ḥârith ibn 'Âmir. Ainsi donc, Khubayb demeura prisonnier chez eux jusqu'à ce qu'ils décident ensemble de l'exécuter. [Un jour] Khubayb demanda à l'une des filles d’Al-Ḥârith un rasoir, afin de s'épiler, et elle le lui prêta. C’est alors que l'un de ses fils s'approcha de Khubayb tandis qu’elle était inattentive jusqu'à ce qu'il parvienne à lui. Elle le vit assis sur sa cuisse, le rasoir dans la main. Elle fut alors saisie d’effroi. Khubayb remarqua cela et dit : « Tu crains que je ne le tue ? Je ne ferai jamais cela ! - Elle a alors dit : Par Allah ! Je n'ai jamais vu un captif mieux que Khubayb ! Par Allah ! Un jour, je l'ai trouvé en train de manger une grappe de raisin, entre ses mains enchaînées, alors qu'il n'y avait pas de fruits à La Mecque ! » Elle disait alors : « Voilà une subsistance qu’Allah a accordé à Khubayb ! » Lorsqu'ils décidèrent de l'exécuter, ils quittèrent le territoire sacré de La Mecque (« Al-Ḥarâm »). Khubayb leur demanda alors : « Laissez-moi accomplir deux unités de prière ! » Ils lui accordèrent cela. Il pria deux cycles de prière et dit ensuite : « Par Allah ! Si je ne craignais que vous pensiez que j'ai peur, j'aurais fait la prière plus longuement. Ô Allah ! Recense-les [tous] puis extermine-les [un par un] et ne laisse aucun d'entre eux vivant ! » Puis, il récita ces vers : « Peu m’importe du moment où je suis tué musulman, de quel côté, pour Allah, [mon corps] touchera le sol ! Car cela est en vue du Divin qui, si Il le veut, bénira les membres épars d'une dépouille déchirée. » Ce fut Khubayb qui institua l'accomplissement de deux unités de prière pour tout musulman exécuté dans ses chaînes. Et le jour même, le Prophète (sur lui la paix et le salut) informa ses Compagnons de cet évènement. Apprenant la mort de 'Âṣim ibn Thâbit, les personnes de Quraysh envoyèrent quelques-uns des leurs à sa recherche pour leur apporter une partie de sa dépouille comme preuve, car le jour de Badr, 'Âṣim avait tué un homme parmi leurs notables. Mais Allah envoya à 'Âṣim un essaim d'abeilles tel un nuage pour le protéger. Et ils ne purent rien prélever de sa dépouille !

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