Le Prophète ﷺ
Hadiths relatant la vie, le caractère et les particularités du Prophète ﷺ.
Ce thème regroupe 403 hadiths publiés sur le site, tirés notamment de Sahih al-Boukhari (282), Sahih Mouslim (171) et Mousnad de l'imam Ahmad (32). Il se divise en 2 sous-thèmes : le caractère du Prophète ﷺ et les batailles et expéditions du Prophète ﷺ.
La main droite pour se purifier et manger, la main gauche pour le reste
‘Â'ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) utilisait sa main droite pour se purifier et manger, et sa main gauche pour ses besoins et pour les choses sales ». Et Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) utilisait sa main droite pour manger, boire et s'habiller, et sa main gauche pour le reste. »
Ka'b ibn Malik raconte comment il resta en arrière lors de l'expédition de Tabouk
‘Abdullah ibn Ka’b ibn Mâlik (qu’Allah l'agrée, lui et son père), qui était le guide de Ka’b lorsque ce dernier devint aveugle, relate : « J’ai entendu Ka’b ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) raconter l'histoire de lorsqu’il faussa compagnie au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) au cours de l’expédition de Tabûk. Ka’b ibn Mâlik dit : “ Je n’ai jamais faussé compagnie au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) au cours d’une expédition militaire qu’il a entreprise, excepté l’expédition de Tabûk. Il n’y a que la bataille de Badr à laquelle je n'ai pas participé, mais personne n'a été blâmé pour cela. En effet, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et les musulmans n’étaient sortis que pour intercepter la caravane de Quraych. Mais Allah , Exalté soit-Il, fit qu’ils rencontrèrent leur ennemi sans rendez-vous préalable. J’ai [aussi] été présent, la nuit d’Al-‘Aqabah, avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) au cours de laquelle nous prêtâmes serment de nous soumettre à l’Islam. Je n’échangerais en rien cette nuit-là contre une participation à la bataille de Badr, même si cette dernière est plus citée par les gens que la première. En ce qui me concerne, lorsque j’ai faussé compagnie au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lors de l’expédition de Tabûk, je n’avais jamais été aussi fort ni aisé qu'à ce moment. Par Allah ! Je n’avais jamais possédé, avant cette expédition, deux chameaux à la fois ! Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) souhaitait entreprendre une expédition, il ne précisait jamais l’endroit qu’il envisageait d’attaquer. Il lança cette expédition par une chaleur torride, le voyage s’annonçait long et triomphal et les ennemis à affronter nombreux. le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) annonça donc aux musulmans leur objectif, les informant de la direction qu’il souhaitait prendre, afin qu’ils s’y préparent. Il était accompagné d’un grand nombre de musulmans sans qu’aucun livre ne consigne leurs noms - par "livre", il entendait le registre [des noms] - Ka’b poursuivit : Quiconque voulait se dérober pouvait donc le faire facilement, étant persuadé que son absence passerait inaperçue, à moins qu’une révélation divine ne descende le concernant. Par ailleurs, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) entreprit cette expédition au moment où les fruits, pour lesquels j’avais une certaine faiblesse, étaient devenus mûrs et où l’ombre était appréciée. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’équipa ainsi que les musulmans. Quant à moi, je sortais bien le matin pour me préparer comme eux, mais je rentrais finalement sans avoir rien fait, en me disant : “ J’aurais bien le temps de le faire plus tard ! ” Cette situation perdura alors que les gens faisaient leurs préparatifs sérieusement. Un matin, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) prit la route ainsi que les musulmans alors que je n’avais rien préparé pour mon équipement. Au matin, je sortis mais revins chez moi sans avoir rien préparé. Cette situation se prolongea, si bien que l’armée accéléra le pas et prit les devants. Je décidai alors de prendre le départ pour les rejoindre, si seulement je l’avais fait ! Mais cela ne me fut pas destiné. Lorsque je sortais de chez moi, après le départ du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), j’étais triste de ne voir personne sur qui pouvoir prendre exemple hormis un homme accusé d’hypocrisie ou un autre parmi les faibles qu’Allah, Exalté soit-Il, avait dispensés de combattre. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ne fit référence à moi qu’une fois arrivé à Tabûk. Ainsi donc, à Tabûk, alors qu’il était assis au milieu des hommes, il demanda : “ Qu’a donc fait Ka’b ibn Mâlik ? ” Un homme des Bani Salamah répondit : “ Ô Messager d’Allah ! Il a été retenu par ses beaux manteaux et l’admiration qu’il éprouve pour sa personne.” Mu’âdh ibn Jabal , (qu'Allah l'agrée), lui répondit alors : “ Quelles vilaines paroles profères-tu ! Par Allah ! Ô Messager d’Allah ! Nous ne connaissons de lui que du bien ! ” Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) garda le silence, puis vit apparaître à l’horizon un homme habillé de blanc tel un mirage. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : “ Que ce soit Abou Khaythamah.” Et en Effet, ce fut Abou Khaythamah al-Anṣâri, l’homme qui avait été raillé par les hypocrites lorsqu’il avait donné en aumône un ṣâ’ [unité de mesure équivalent au contenu de quatre paumes de mains jointes] de dattes. Ka’b ajouta : “ Quand j’entendis que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était sur le chemin du retour de Tabûk, je fus envahi par la tristesse et commençai à imaginer des mensonges en me demandant comment j’allais éviter sa colère le lendemain. Je cherchais assistance et conseil auprès de toute personne sage de ma famille. Lorsque nous fûmes informés de l’imminence de l’arrivée du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) j’oubliai toutes les fausses excuses sachant que cela ne me serait d’aucune utilité contre lui. Je pris la ferme résolution d’être véridique. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) arriva enfin dans la matinée et, comme à son habitude chaque fois qu’il revenait de voyage, il se rendit à la mosquée afin d'y accomplir une prière de deux unités, puis il s’assit au milieu des gens. Lorsqu’il fit cela, ceux qui étaient restés à l’arrière - ils étaient environ quatre-vingts hommes - se rendirent auprès de lui en se justifiant et en jurant de leur bonne foi. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) accepta leurs excuses publiques et leur serment d’allégeance, puis il demanda à Allah, Exalté soit-Il, de leur pardonner, tout en Lui confiant les secrets de leurs cœurs. Je m’avançai alors vers lui et le saluai. Il me sourit à la manière de celui qui est en colère, puis me dit : “ Viens ! ” Je vins à lui en marchant jusqu’à m’assoir devant lui. Il me demanda : “ Qu’est-ce qui t’a retenu en arrière ? N’avais-tu pas acheté une monture ? - Je répondis : Ô Messager d’Allah ! Par Allah ! Si je m’étais assis devant un autre que toi parmi les gens de ce bas monde, j’aurais tenté d’éviter sa colère par une quelconque excuse. J’ai de l’éloquence mais, par Allah, je sais parfaitement que si je mens aujourd’hui pour te satisfaire, il se peut qu’Allah te mette en colère contre moi. Toutefois, si je te dis la vérité et provoque ta colère contre moi, j’espère obtenir le pardon d’Allah - Élevé et Exalté soit-Il. Par Allah ! Je n’ai aucune excuse. Par Allah ! Je n’ai jamais été aussi fort et aussi aisé qu’au moment où je t’ai faussé compagnie. ” Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : “ Quant à celui-là, il a été véridique. Lève-toi jusqu’à ce qu’Allah décide de ton sort ! ” Des hommes des Bani Salamah me suivirent et me dirent : “ Par Allah ! Nous n’avons jamais eu connaissance que tu aies péché avant cela. Tu as certainement été incapable de trouver une excuse comme les autres qui sont restés à l’arrière en ont trouvé une auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Pourtant, l’imploration du pardon du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) en ta faveur t’aurait [largement] suffi afin que ton péché soit pardonné. - Il dit : Par Allah ! Ils ne cessèrent de me faire des reproches au point que je voulus retourner auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) démentir mes propos. Je leur demandai : Quelqu’un d’autre a-t-il subi le même sort ? - Ils répondirent : Oui, deux hommes ont dit la même chose que toi et ont reçu la même injonction. - Je demandai : Qui sont-ils ? - Ils répondirent : Mourârah ibn Ar-Rabî’ Al-‘Amrî et Hilâl ibn Umayyah Al-Wâqifî. - Ils me citèrent deux hommes vertueux ayant participé à la bataille de Badr et qui étaient des modèles à suivre. Après qu’ils me furent cités, je persistai à être véridique. Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit aux musulmans de nous adresser la parole, à nous trois seulement parmi ceux qui étaient restés à l’arrière. Les gens nous évitèrent donc - ou il a dit : ils changèrent leur attitude envers nous - au point que la Terre me devint étroite comme si c’était une autre Terre que celle que je connaissais. Nous demeurâmes ainsi cinquante jours. Mes deux compagnons restaient cloîtrés chez eux, sans sortir de leur demeure, et ils ne cessaient de pleurer. Quant à moi, j’étais le plus jeune et le plus endurci des trois ; je sortais pour accomplir la prière avec les musulmans et j’allais dans les marchés, mais personne ne m’adressait la parole. Je me rendais auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et le saluais alors qu’il se trouvait à l’endroit où il s’asseyait après la prière en me demandant s’il avait remué ou non les lèvres pour répondre à mon salut. Parfois, je faisais ma prière près de lui, jetant des regards furtifs dans sa direction. Pendant que j’accomplissais ma prière, il me regardait, mais quand je me tournais vers lui, il détournait son regard. Cette indifférence des musulmans à notre égard me devint tellement insupportable que je me dirigeai vers la maison de mon cousin Abû Qatâdah et enjambai l’un des murs du jardin extérieur. Abû Qatâdah était le fils de mon oncle paternel et l’une des personnes que j’aimais le plus au monde. Je le saluai, mais, par Allah, il ne me répondit pas. Je lui ai alors dit : Ô Abâ Qatâdah ! Je t’adjure au nom d’Allah, ne sais-tu pas que j’aime Allah et Son Messager ? Il se tut. Je l’adjurai de nouveau, mais il demeura silencieux. Je l’adjurai encore et il me répondit enfin : Allah et Son Messager savent mieux ! Mes yeux débordèrent de larmes. J’enjambai le mur et quittai l’endroit. Alors que je me déplaçai dans le marché de Médine, j’entendis crier un paysan chrétien [littéralement : un nabatéen de Nabat] venu du Shâm pour vendre des denrées à Médine. Il demandait aux gens de lui indiquer Ka’b ibn Mâlik alors ils l’orientèrent vers moi jusqu’à ce qu’il me trouva. Il me remit alors un message du roi de Ghassân. Étant lettré, je lus le message dans lequel était écrit : “ Ceci étant dit : Il nous est parvenu que ton compagnon te traite avec indifférence sans t’accorder de crédit. Pourquoi accepter d’être ainsi humilié et traité injustement ? Rejoins-nous donc et nous saurons te consoler. ” Quand je lus la lettre, je me dis : “ Ceci fait aussi partie de mon épreuve. ” Alors, je la jetai dans le four et la brûlai. Quarante jours, sur les cinquante, passèrent et la révélation divine tardait à venir, lorsqu’un jour un envoyé du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) vint me voir et me dit : “ Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) t’ordonne de t’éloigner de ta femme. -Je lui demandai : Dois-je la divorcer ? Que dois-je faire ? - Il me répondit : Non, mais tiens-toi à l’écart d’elle et ne l’approche pas ! ” Mes deux autres compagnons reçurent le même ordre. J’ordonnai alors à ma femme : “ Retourne chez ta famille et demeure chez eux jusqu’à ce qu’Allah décide dans cette affaire. ” La femme de Hilâl ibn Umayyah se rendit alors auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et lui dit : “ Ô Messager d’Allah ! Hilâl ibn Umayyah est un vieil homme faible qui n’a personne pour le servir, est-ce que tu désapprouverais si je le servais ? ” Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui répondit : “ Non, mais qu’il ne s’approche pas de toi. - Elle dit alors : “ Par Allah ! Il n’a de désir pour rien. Par Allah ! Il ne cesse de pleurer depuis le début de cette affaire. ” Certains de mes proches m’ont alors dit : “ Et si tu demandais au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) l’autorisation de reprendre ta femme car il a autorisé la femme de Hilâl ibn Umayyah à servir ce dernier. Je leur répondis : Je ne demanderai aucunement l’autorisation du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Que dirait le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) si je lui demandais l’autorisation alors que je suis un jeune homme ? ” Je demeurai ainsi dix jours, ce qui porta à cinquante jours la période pendant laquelle il fut interdit aux gens de nous adresser la parole. Puis, au matin du cinquantième jour, je fis la prière de l’aube sur la terrasse de l’une de nos maisons et alors que j’étais assis dans l’état qu’Allah, Exalté soit-Il, a évoqué dans le Coran nous concernant, c’est-à-dire : je me sentais à l’étroit dans ma propre personne et la Terre me semblait si étroite en dépit de son immensité. Soudain, j’entendis la voix d’un homme qui était monté sur la montagne de Sal’, il criait à voix haute : “ Ô Ka’b ibn Mâlik ! Aie la bonne nouvelle ! ” Alors, je tombai prosterné et je savais que la délivrance était enfin arrivée. En effet, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait annoncé, après la prière de l’aube, qu’Allah - Élevé et Exalté soit-Il - avait accepté notre repentir. Les gens se précipitèrent vers nous pour nous en annoncer la bonne nouvelle. Ils se rendirent également auprès de mes deux compagnons pour la leur annoncer. Un cavalier se dirigea vers moi au galop et un homme des Aslam accourut vers moi puis escalada la montagne pour crier. La voix fut plus rapide que le cheval. Quand vint celui dont j’avais entendu la voix m’annoncer la bonne nouvelle, j’enlevai mes deux vêtements et les lui offris en guise de remerciement pour cette bonne nouvelle. Par Allah ! Je ne possédais, à cette époque, que ces deux habits. J’empruntai alors deux autres vêtements que j’enfilai et sortis à la rencontre du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Les gens me croisaient par vagues successives et me félicitaient pour l’acceptation de mon repentir en me disant : “ Félicitations pour l’acceptation de ton repentir ! ” A mon arrivée à la mosquée, je trouvai le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) assis et entouré de gens. Talhah ibn ‘Ubaydillah, (qu'Allah l'agrée), se leva et se précipita vers moi, puis il me serra contre lui et me congratula. Par Allah ! Aucun des Émigrés, excepté lui, ne se leva. Ka’b (qu'Allah l'agrée) a dit : Lorsque je saluai le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), il me dit, le visage resplendissant de joie : “ Réjouis-toi du meilleur jour de ta vie depuis que ta mère t’a enfanté ! - Je demandai : Ô Messager d’Allah ! Cela vient-il de toi ou d’Allah ? - Il répondit : Non. Cela vient d’Allah, Élevé et Exalté soit-Il ! ” Nous savions que lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) éprouvait de la joie, son visage s’illuminait comme un pan de la lune. Donc, après m’être assis devant lui, j’ai dit : “ Ô Messager d’Allah ! Pour l’acceptation de mon repentir, je me sépare de tous mes biens en guise d’aumône pour Allah et Son Messager. Mais, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : “ Garde une partie de ton argent, c’est mieux pour toi. ” J’ai dit : “ Alors je conserverai ma part du butin de Khaybar ”, avant d’ajouter : “ Ô Messager d’Allah ! Allah , Exalté soit-Il, ne m’a sauvé que pour avoir été véridique. Par conséquent, et cela fait partie de mon repentir, aussi longtemps que je serai vivant, je ne m’exprimerai qu’en étant véridique. ” Par Allah ! Depuis que j’ai dit cela devant le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), je ne connais pas un musulman qui fut autant éprouvé que moi par Allah, Exalté soit-Il, dans le fait de tenir des propos véridiques. Par Allah ! Depuis ce jour où j’ai dit cela au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) jusqu’à aujourd’hui, jamais l’idée de mentir ne m’a effleuré l’esprit et j’espère qu’Allah, Exalté soit-Il, m’en protégera pour le restant de mes jours. Alors, Allah , Exalté soit-Il, révéla ces versets : {( Certes, Allah a accueilli le repentir du Prophète, celui des Émigrés et des Auxiliaires qui l’ont suivi à un moment difficile, après que les cœurs d’un groupe d’entre eux étaient sur le point de dévier. Puis, Il accueillit leur repentir car Il est Compatissant et Miséricordieux à leur égard. Et [Il a accueilli le repentir] des trois qui étaient restés à l’arrière si bien que, toute vaste qu’elle fût, la Terre leur paraissait exiguë ; ils se sentaient à l’étroit dans leur propre personne et ils pensaient qu’il n’y avait d’autre refuge d’Allah qu’auprès de Lui. Puis, Il agréa leur repentir pour qu’ils reviennent [à Lui], car Allah est l’Accueillant au repentir, le Miséricordieux. Ô vous qui avez cru ! Craignez Allah et soyez avec les véridiques. )} [Coran : 9/117-119]. Ka’b (qu'Allah l'agrée) ajouta : “ Par Allah ! Excepté d’avoir été guidé à l’Islam, Allah ne m’a jamais comblé d’une grâce plus grande que celle d’avoir été véridique avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Si j’avais menti, j’aurais été perdu comme l’ont été ceux qui avaient menti. En effet, Allah , Exalté soit-Il, a dit au sujet de ceux qui avaient menti, la pire des choses qu’Il ait dite pour caractériser une personne. Allah , Exalté soit-Il, a dit dans Son Livre révélé : {( Ils vous feront des serments par Allah, quand vous êtes de retour vers eux, afin que vous passiez (sur leur tort). Détournez-vous d’eux. Ils sont une souillure et leur refuge est l’Enfer, en rétribution de ce qu’ils acquéraient. Ils vous font des serments pour se faire agréer de vous, même si vous les agréez, Allah n’agrée pas les gens pervers. )} [Coran : 9/95-96]. Ka’b (qu'Allah l'agrée) poursuivit son récit : “ Notre cas, à nous trois, fut différent du cas de ceux dont les excuses furent acceptées par le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) au moment où ils jurèrent de leur bonne foi et qu’il leur fit prêter serment d’allégeance et implora le pardon d’Allah en leur faveur. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) laissa notre cas en suspens jusqu’à ce qu’Allah , Exalté soit-Il, juge de notre cas. C’est pour cette raison qu’Allah a dit : {( et des trois qui étaient restés à l’arrière )}. Car {( à l’arrière )} ne signifie pas à l’arrière de l’armée, mais que notre cas était resté en suspens contrairement à ceux qui avaient juré de leur bonne foi et s’étaient excusés auprès de lui et dont il avait accepté les excuses. » [Al-Bukhârî et Muslim]. Et dans une version : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) sortit en vue de l’expédition de Tabûk un jeudi et il aimait partir en voyage le jeudi. » Et dans une [autre] version : « Il ne rentrait de voyage que de jour, dans la matinée (au temps de « Aḍ-Ḍuḥâ »). Lorsqu’il arrivait, il commençait par se rendre à la mosquée où il accomplissait deux unités de prière puis il s’asseyait. »
Que votre autorité me permette de vous transmettre ces propos tenus par le Prophète ...
Rapporté par Sa`id : Abu Shuraih a dit : « Quand `Amr bin Sa`id envoyait des troupes à La Mecque (pour combattre `Abdullah bin Az-Zubair), je lui ai dit : ‘Ô chef ! Permets-moi de te rapporter ce que le Prophète (ﷺ) a dit le lendemain de la conquête de La Mecque. Mes oreilles l’ont entendu, mon cœur l’a compris, et je l’ai vu de mes propres yeux quand il l’a dit. Il a glorifié et loué Allah, puis il a dit : “Allah, et non les gens, a fait de La Mecque un sanctuaire. Donc, quiconque croit en Allah et au Jour Dernier (c’est-à-dire un musulman) ne doit ni y verser de sang ni y couper les arbres. Si quelqu’un prétend que le combat est permis à La Mecque parce que le Messager d’Allah (ﷺ) y a combattu, dis-lui qu’Allah a donné la permission à Son Prophète, mais pas à toi. Le Prophète (ﷺ) a ajouté : Allah ne m’a permis cela que pour quelques heures ce jour-là (de la conquête), et aujourd’hui (maintenant) sa sainteté est la même qu’avant. Il incombe donc à ceux qui sont présents de transmettre cette information à ceux qui sont absents.”’ On a demandé à Abu Shuraih : “Qu’a répondu `Amr ?” Il a dit que `Amr a répondu : “Ô Abu Shuraih ! Je sais mieux que toi à ce sujet. La Mecque ne protège pas celui qui désobéit (à Allah) ou qui cherche à commettre un meurtre ou un vol et se réfugie à La Mecque.” »
Dieu a interdit que l'homicide soit dans La Mecque
Rapporté par Abu Huraira : L’année de la conquête de La Mecque, la tribu de Khuza`a a tué un homme de la tribu de Bani Laith pour venger un des leurs. Ils ont informé le Prophète (ﷺ) de cela. Il est alors monté sur sa chamelle et a dit aux gens : « Allah a empêché le meurtre à La Mecque. » (Le sous-narrateur hésite si le Prophète (ﷺ) a dit “éléphant” ou “meurtre”, car les mots arabes se ressemblent beaucoup), mais Il (Allah) a permis à Son Messager et aux croyants de vaincre les infidèles de La Mecque. Attention ! (La Mecque est un sanctuaire.) En vérité, combattre à La Mecque n’a jamais été permis à personne avant moi, et ne le sera à personne après moi. Cela (la guerre) m’a été autorisé seulement quelques heures ce jour-là. Sachez qu’en ce moment, c’est un sanctuaire : il n’est pas permis d’arracher ses buissons épineux, ni ses arbres, ni de ramasser ses objets perdus sauf si c’est pour rechercher le propriétaire (en l’annonçant publiquement). Et si quelqu’un est tué, alors son plus proche parent a le droit de choisir entre le prix du sang (Diyya) ou la vengeance (faire tuer le meurtrier). Pendant ce temps, un homme du Yémen est venu et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Fais écrire cela pour moi. » Le Prophète (ﷺ) a ordonné à ses compagnons de l’écrire pour lui. Puis un homme de Quraish a dit : « Sauf l’Al-Idhkhir (une herbe odorante), ô Messager d’Allah (ﷺ), car nous l’utilisons dans nos maisons et nos tombes. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Sauf l’Al-Idhkhir, c’est-à-dire que l’Al-Idhkhir est permis d’être cueilli. »
Se rincer la bouche après avoir mangé du sawiq, sans refaire les ablutions
Rapporté par Suwaid bin Al-Nu`man : L’année de la conquête de Khaybar, je suis allé avec le Messager d’Allah (ﷺ) jusqu’à Sahba, près de Khaybar, où il a prié l’`Asr et a demandé à manger. On n’a apporté que du sawiq (farine d’orge grillée). Il a demandé qu’on l’humidifie avec de l’eau. Il en a mangé, ainsi que nous tous, puis il s’est levé pour la prière du Maghrib, s’est rincé la bouche avec de l’eau et nous avons fait de même, puis il a prié sans refaire ses ablutions
Il fit le maghrib sans [re]faire ses ablutions mineures
Rapporté par Suwaid bin Nu`man : L’année de la conquête de Khaybar, je suis allé avec le Messager d’Allah (ﷺ) jusqu’à ce que nous arrivions à As-Sahba’. Là, le Messager d’Allah (ﷺ) a dirigé la prière de l’Asr et a demandé à manger. On n’a apporté que du sawiq, que nous avons mangé et bu avec de l’eau. Le Prophète (ﷺ) s’est ensuite levé pour la prière du Maghreb, s’est rincé la bouche avec de l’eau puis a dirigé la prière sans refaire ses ablutions
Lorsqu'on jette sur le dos de celui qui est en train de prier de la saleté
Rapporté par `Abdullah : Pendant que le Messager d’Allah (ﷺ) était en prosternation (comme indiqué ci-dessous). Rapporté par `Abdullah bin Mas`ud : Un jour, le Prophète (ﷺ) priait à la Ka`ba. Abu Jahl était assis avec certains de ses compagnons. L’un d’eux a dit aux autres : « Qui parmi vous ira chercher les entrailles (intestins, etc.) d’un chameau de telle famille et les mettra sur le dos de Muhammad quand il sera en prosternation ? » Le plus malchanceux d’entre eux s’est levé et les a apportées. Il a attendu que le Prophète (ﷺ) se prosterne et les a placées sur son dos, entre ses épaules. Je regardais mais je ne pouvais rien faire. J’aurais aimé avoir du monde avec moi pour leur résister. Ils se sont mis à rire et à tomber les uns sur les autres. Le Messager d’Allah (ﷺ) est resté en prosternation et n’a pas levé la tête jusqu’à ce que Fatima (la fille du Prophète) vienne et enlève ces entrailles de son dos. Il a levé la tête et a dit trois fois : « Ô Allah ! Punis les Quraysh. » Cela a été difficile pour Abu Jahl et ses compagnons quand le Prophète a invoqué Allah contre eux, car ils étaient convaincus que les prières et invocations étaient exaucées dans cette ville (La Mecque). Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Allah ! Punis Abu Jahl, `Utba bin Rabi`a, Shaiba bin Rabi`a, Al-Walid bin `Utba, Umaiya bin Khalaf, et `Uqba bin Al Mu'it [??] (et il a mentionné le septième dont je ne me souviens pas du nom). Par Allah, dans la Main de Qui est ma vie, j’ai vu les corps de ces personnes que le Messager d’Allah (ﷺ) avait nommées dans le puits de Badr. »
Oumm Hani' trouve le Prophète ﷺ se lavant, caché par Fatima
Rapporté par Um Hani bint Abi Talib : Je suis allée voir le Messager d’Allah (ﷺ) l’année de la conquête de La Mecque et je l’ai trouvé en train de prendre un bain pendant que Fatima le cachait. Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Qui est là ? » J’ai répondu : « C’est moi, Um Hani. »
Um Hâni alla voir le Prophète ﷺ
Rapporté par Abu Murra (l’esclave affranchi d’Um Hani) : Um Hani, la fille d’Abi Talib, a dit : « Je suis allée voir le Messager d’Allah (ﷺ) l’année de la conquête de La Mecque et je l’ai trouvé en train de prendre un bain, sa fille Fatima le cachant. Je l’ai salué. Il a demandé : ‘Qui est-ce ?’ J’ai répondu : ‘C’est Um Hani bint Abi Talib.’ Il a dit : ‘Bienvenue, Um Hani !’ Quand il a fini son bain, il s’est levé et a prié huit unités (rak`at) en portant un seul vêtement enroulé autour de son corps. Quand il a terminé, j’ai dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Mon frère m’a dit qu’il allait tuer une personne à qui j’ai donné refuge, et cette personne est untel, fils de Hubaira.’ Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Nous protégeons celui que tu as protégé.’ » Um Hani a ajouté : « Et cela était avant midi (Dhuha). »
La conquête de Khaybar : la cuisse du Prophète ﷺ découverte
Rapporté par `Abdul `Aziz : Anas a dit : « Lorsque le Messager d'Allah ﷺ a attaqué Khaybar, nous avons fait la prière du Fajr là-bas (tôt le matin) alors qu'il faisait encore sombre. Le Prophète ﷺ est monté à cheval, Abu Talha aussi, et j'étais derrière Abu Talha. Le Prophète ﷺ a traversé rapidement la ruelle de Khaybar et mon genou touchait la cuisse du Prophète ﷺ. Il a découvert sa cuisse et j'ai vu la blancheur de la cuisse du Prophète. Lorsqu'il est entré dans la ville, il a dit : “Allahu Akbar ! Khaybar est perdue. Chaque fois que nous approchons d'un peuple (hostile), alors mauvais sera le matin de ceux qui ont été avertis.” Il a répété cela trois fois. Les gens sont sortis pour leurs occupations et certains ont dit : “Muhammad (est venu).” (Certains de nos compagnons ont ajouté : “Avec son armée.”) Nous avons conquis Khaybar, pris des captifs, et le butin a été rassemblé. Dihya est venu et a dit : “Ô Prophète d'Allah ! Donne-moi une esclave parmi les captives.” Le Prophète a dit : “Va et prends n'importe quelle esclave.” Il a pris Safiya bint Huyai. Un homme est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : “Ô Messager d'Allah ﷺ ! Tu as donné Safiya bint Huyai à Dihya alors qu'elle est la chef des tribus de Quraidha et An-Nadir et qu'elle ne convient qu'à toi.” Alors le Prophète ﷺ a dit : “Amène-la avec lui.” Dihya est donc venu avec elle et quand le Prophète ﷺ l'a vue, il a dit à Dihya : “Prends une autre esclave parmi les captives à la place.” Anas a ajouté : Le Prophète ﷺ l'a ensuite affranchie et l'a épousée. » Thabit a demandé à Anas : « Ô Abu Hamza ! Qu'a donné le Prophète ﷺ comme dot ? » Il a répondu : « Elle-même était sa dot, car il l'a affranchie puis épousée. » Anas a ajouté : « En chemin, Um Sulaim l'a préparée pour le mariage et la nuit, elle l'a envoyée comme épouse au Prophète ﷺ. Le Prophète était donc le marié et il a dit : “Que celui qui a de la nourriture l'apporte.” Il a étendu une natte en cuir et certains ont apporté des dattes, d'autres du beurre fondu. (Je crois qu'Anas a mentionné As-Sawaq.) Ils ont préparé un plat de Hais (un type de plat). Et ce fut le banquet de mariage du Messager d'Allah ﷺ. »
La tente dressée dans la mosquée pour Sa'd ibn Mou'adh blessé
Rapporté par 'Aisha : Le jour d'Al-Khandaq (la bataille du Fossé), la veine du bras de Sa'd bin Mu'adh [??] a été blessée et le Prophète (ﷺ) a installé une tente dans la mosquée pour s'occuper de lui. Il y avait une autre tente pour Banu Ghaffar dans la mosquée et le sang a commencé à couler de la tente de Sa'd vers celle de Bani Ghaffar. Ils ont crié : « Ô occupants de la tente ! Qu'est-ce qui vient de chez vous vers nous ? » Ils ont découvert que la blessure de Sa'd saignait abondamment et Sa'd est mort dans sa tente
Les Qouraychites jettent des entrailles sur le dos du Prophète ﷺ prosterné
Rapporté par `Amr bin Maimun : `Abdullah bin Mas`ud a dit : Pendant qu’Allah's Messager (ﷺ) priait près de la Ka`ba, des membres des Quraish étaient assis ensemble. L’un d’eux a dit : « Ne voyez-vous pas cet homme (qui fait ses actes juste pour se montrer) ? Qui parmi vous peut aller chercher les excréments, le sang et les entrailles des chameaux sacrifiés de la famille d’untel, puis attendre qu’il se prosterne pour les déposer entre ses épaules ? » Le plus malchanceux d’entre eux (`Uqba bin Abi Mu'ait) y est allé, et quand Allah's Messager (ﷺ) s’est prosterné, il a mis cela entre ses épaules. Le Prophète est resté en prosternation et ils ont tellement ri qu’ils sont tombés les uns sur les autres. Un passant est allé prévenir Fatima, qui était alors une jeune fille. Elle est venue en courant et le Prophète (ﷺ) était encore en prosternation. Elle a retiré tout cela et a maudit les Quraish en face d’eux. Quand Allah's Messager (ﷺ) a terminé sa prière, il a dit : « Ô Allah ! Venge-Toi des Quraish. » Il l’a répété trois fois et a ajouté : « Ô Allah ! Venge-Toi de `Amr bin Hisham, `Utba bin Rabi`a, Shaiba bin Rabi`a, Al-Walid bin `Utba, Umaiya bin Khalaf, `Uqba bin Abi Mu'ait et `Umar a bin Al-Walid. » `Abdullah a ajouté : Par Allah ! Je les ai tous vus morts sur le champ de bataille le jour de Badr, traînés et jetés dans le puits (Qalib) à Badr. Allah's Messager (ﷺ) a alors dit : « La malédiction d’Allah est descendue sur les gens du Qalib (puits). »
Les prières manquées le jour du Fossé, rattrapées dans l'ordre
Rapporté par Jabir : ‘Umar est venu en maudissant les mécréants (de Quraish) le jour d’Al-Khandaq (la bataille du fossé) et a dit : « Je n’ai pas pu faire la prière du ‘Asr avant le coucher du soleil. » Nous sommes alors allés à Buthan et il a prié (‘Asr) après le coucher du soleil, puis il a prié le Maghrib
Le Prophète ﷺ n'attaquait pas un peuple s'il y entendait l'appel à la prière
Rapporté par Humaid : Anas bin Malik a dit : « Chaque fois que le Prophète (ﷺ) partait avec nous pour combattre (dans la voie d’Allah) contre une nation, il ne nous permettait pas d’attaquer avant le matin et il attendait pour voir : s’il entendait l’Adhan, il reportait l’attaque, et s’il ne l’entendait pas, il attaquait. » Anas a ajouté : « Nous sommes arrivés à Khaybar la nuit et, le matin, comme il n’a pas entendu l’Adhan pour la prière, il (le Prophète) est monté à cheval et je suis monté derrière Abi Talha, mon pied touchait celui du Prophète. Les habitants de Khaybar sont sortis avec leurs paniers et leurs pioches, et quand ils ont vu le Prophète (ﷺ), ils ont crié : ‘Muhammad ! Par Allah, Muhammad et son armée !’ Quand le Messager d’Allah (ﷺ) les a vus, il a dit : ‘Allahu-Akbar ! Allahu-Akbar ! Khaybar est perdue. Chaque fois que nous approchons d’une nation (pour combattre), leur matin sera mauvais, ceux qui ont été avertis.’ »
'Omar n'a pas pu prier le 'asr le jour du Fossé
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le jour de la bataille du Fossé, `Umar bin Al-Khattab est allé voir le Prophète (ﷺ) et lui a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Allah, je n’ai pas pu prier l’Asr avant le coucher du soleil. » `Umar a raconté cela au Prophète au moment où une personne qui jeûnait avait rompu son jeûne. Le Prophète (ﷺ) est alors allé à Buthan et j’étais avec lui. Il a fait ses ablutions et a prié l’Asr après le coucher du soleil, puis il a prié le Maghrib
Celui qui a mangé de l'ail ne doit pas venir à la mosquée
Rapporté par Ibn `Umar : Pendant la bataille de Khaybar, le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui a mangé de cette plante (c’est-à-dire l’ail) ne doit pas entrer dans notre mosquée. »
La prière du 'asr manquée le jour du Fossé
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le jour de la Khandaq, `Umar est venu en maudissant les mécréants de Quraish et a dit : « Ô Messager d’Allah ! Je n’ai pas accompli la prière du `Asr et le soleil s’est couché. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Par Allah ! Moi aussi, je n’ai pas encore fait la prière. » Le Prophète (ﷺ) est alors allé à Buthan, a fait ses ablutions, a accompli la prière du `Asr après le coucher du soleil, puis a fait la prière du Maghrib juste après
La prière du poursuivant et du poursuivi sur monture et en mimant
Rapporté par Ibn `Umar : Lorsque le Prophète (ﷺ) est revenu de la bataille d’Al-Ahzab (les coalisés), il nous a dit : « Que personne n’accomplisse la prière du ‘Asr sauf chez Bani Quraiza. » L’heure du ‘Asr est arrivée pour certains en chemin. Certains ont décidé de ne prier qu’à Bani Quraiza, tandis que d’autres ont préféré prier sur place, pensant que l’intention du Prophète (ﷺ) n’était pas celle comprise par le premier groupe. Quand cela a été rapporté au Prophète (ﷺ), il n’a blâmé aucun d’eux
Faire tôt, à la fin de la nuit, la prière du sobh
'Anas ben Mâlik: Le Messager de Dieu (ç) fit la prière du subh pendant la dernière partie de la nuit puis se mit sur monture et dit: "Dieu est grand! Khaybar est détruite... Lorsque nous nous abattons sur l'aire d'une peuplade, mauvais matin sera-ce pour ceux à qui aura été donnée l'alarme." Les habitants de Khaybar sortirent en courant dans les ruelles et en s'écriant: "Muhammad et [son] armée!" En effet, le Messager de Dieu (ç) [leur livra ensuite bataille] et remporta la victoire: il abattit les guerriers et captura les femmes. Parmi les captives, il y avait afiyya qui fut tout d'abord de la part de Di ya. al-Kalby mais elle passa ensuite à la possession du Messager de Dieu (ç) qui l'épousa en lui donnant comme dot sa propre liberté. 'Abd-al-'Azîz dit alors à Thâbit: "O Abu Thâbit! est-ce toi qui as interrogé 'Anas sur sa dot? - Il lui donna comme dot, répondit Thâbit, sa propre personne." Et 'Abd-al-'Azîz de sourire.
Invoque Dieu en leur faveur!
Rapporté par Masruq : Nous étions avec `Abdullah et il a dit : « Quand le Prophète (ﷺ) a vu que les gens refusaient d’accepter l’islam, il a dit : ‘Ô Allah ! Envoie-leur des années de famine comme les sept années de famine du temps de Joseph.’ Alors une famine les a frappés pendant un an et a détruit toute forme de vie, au point que les gens ont commencé à manger des peaux, des carcasses et des animaux morts. Quand l’un d’eux regardait le ciel, il croyait voir de la fumée à cause de la faim. Alors Abu Sufyan est allé voir le Prophète (ﷺ) et a dit : ‘Ô Muhammad ! Tu ordonnes aux gens d’obéir à Allah et de garder de bonnes relations familiales. Mais les gens de ta tribu meurent, alors prie Allah pour eux.’ Alors Allah a révélé : « Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible... En vérité, vous reviendrez (à l’incroyance) le jour où Nous vous saisirons avec une prise puissante. » (44.10-16) Ibn Mas`ud a ajouté : « Al-Batsha (la prise) a eu lieu lors de la bataille de Badr et, sans doute, la fumée, Al-Batsha, Al-Lizam et le verset de la sourate Ar-Rum se sont tous réalisés. »
La famine des Qouraych et la demande d'Abou Soufyane
Rapporté par Masruq : Un jour, je suis allé voir Ibn Mas`ud qui a dit : « Quand les Quraysh ont tardé à accepter l’islam, le Prophète (ﷺ) a invoqué Allah pour qu’Il les maudisse, alors ils ont été frappés par une année de famine où beaucoup sont morts et ils ont mangé des cadavres. Abou Soufyan est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : ‘Ô Muhammad ! Tu es venu recommander de maintenir les liens familiaux, et ta communauté est en train d’être détruite, alors invoque Allah.’ Le Prophète (ﷺ) a alors récité les versets du Coran dans la sourate Ad-Dukhan : ‘Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible.’ (44:10) Quand la famine a cessé, les gens sont revenus à leur mécréance. Le verset d’Allah dans la sourate Ad-Dukhan fait référence à cela : ‘Le jour où Nous vous saisirons avec une poigne puissante.’ (44:16) Et c’est ce qui s’est produit le jour de la bataille de Badr. » Asbath a ajouté, selon l’autorité de Mansur : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a prié pour eux et il a plu abondamment pendant sept jours. Les gens se sont alors plaints de la pluie excessive. Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Ô Allah ! (Fais pleuvoir) autour de nous et non sur nous.’ Les nuages se sont alors dispersés au-dessus de sa tête et il a plu autour. »
La pluie à Al-Hudaibiya : croyants en Allah ou croyants aux étoiles
Rapporté par Zaid bin Khalid Al-Juhani : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dirigé la prière du matin à Al-Hudaibiya alors qu’il avait plu la nuit précédente. Quand le Prophète (ﷺ) a terminé la prière, il s’est tourné vers les gens et a dit : « Savez-vous ce que votre Seigneur a dit ? » Ils ont répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah dit : ‘Ce matin, certains de Mes serviteurs sont restés de vrais croyants et d’autres sont devenus mécréants ; celui qui dit que la pluie est tombée par la bénédiction et la miséricorde d’Allah croit en Moi et ne croit pas aux étoiles, mais celui qui dit que la pluie est tombée à cause de telle ou telle étoile ne croit pas en Moi et croit aux étoiles.’ »
La prière de duha du Prophète ﷺ le jour de la conquête de La Mecque
Rapporté par Ibn Abu Laila : Seule Um Hani nous a dit qu’elle avait vu le Prophète (ﷺ) faire la prière Duha (prière du matin). Elle a dit : « Le jour de la conquête de La Mecque, le Prophète (ﷺ) a pris un bain chez moi et a prié huit rak`at. Je ne l’ai jamais vu prier une prière aussi légère, mais il faisait parfaitement la prosternation et l’inclinaison. »
Oumm Hani' et les huit rak'a de duha le jour de la conquête
Rapporté par `Abdur Rahman bin Abi Laila : Seule Umm Hani m’a raconté qu’elle avait vu le Prophète (ﷺ) faire la prière du Duha. Elle a dit : « Le jour de la conquête de La Mecque, le Prophète (ﷺ) est entré chez moi, il a pris un bain et a fait huit rak`at (de la prière du Duha). Je n’ai jamais vu le Prophète (ﷺ) prier aussi légèrement, mais il a accompli parfaitement l’inclinaison et la prosternation. »