Le jihâd
Hadiths classés par les sources dans les chapitres du jihâd.
Ce thème regroupe 72 hadiths publiés sur le site, tirés notamment de Sahih Mouslim (41), Sahih al-Boukhari (34) et Mousnad de l'imam Ahmad (15).
Tout mort a ses œuvres scellées, sauf celui qui meurt en montant la garde
Faḍâlah ibn 'Ubayd, Salmân Al-Fârisî et 'Uqbah ibn 'Âmir Al-Juhaynî (qu'Allah les agrée) relatent du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) : « Tout mort a ses œuvres scellées, sauf celui qui meurt en montant la garde au service d'Allah. En effet, les œuvres de ce dernier ne cessent de croître jusqu'au Jour de la Résurrection et il sera préservé des épreuves de la tombe. »
La course des chevaux d'al-Hafya' à Thaniyyat al-Wada'
Abdallah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a fait courir des chevaux affûtés depuis Al-Ḥafyâ' jusqu'à Thaniyyah Al-Wadâ'. Et il a fait courir des chevaux non affûtés depuis Thaniyyah Al-Wadâ' jusqu'à la mosquée des Banî Zurayq. Ibn 'Umar a dit : « J'étais de ceux qui ont participé à la course. » Sufyân a dit : « La distance entre Al-Ḥafyâ' et Thaniyyah Al-Wadâ' est de cinq ou six miles, tandis que la distance entre Thaniyyah Al-Wadâ' et la mosquée [de la tribu] des Banî Zurayq n'est que d'un mile. »
L'espion des polythéistes venu parmi les compagnons
Salamah ibn Al-Akwa' (qu'Allah l'agrée) relate : « Un espion affidé aux polythéistes vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) alors qu'il était en voyage. Il s'assit avec les Compagnons et discuta avec eux avant de disparaître. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Cherchez-le et exécutez-le ! ». Je l'exécutai et le Prophète (sur lui la paix et le salut) me donna ses biens en supplément. » Dans une version : « Il dit alors : qui l'a exécuté ? Ils dirent : Ibn Al-Akwa' ! Il dit : tous ses biens lui reviennent ! »
Ô gens ! Ne souhaitez pas la rencontre de l'ennemi et demandez à Allah la préservation !
Abdullah ibn Abî Awfâ (qu'Allah l'agrée) relate que Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) rencontra l'ennemi lors de l'une des expéditions qu'il mena et attendit jusqu'à ce que le soleil déclinât ; puis, il se leva et dit : « Ô gens ! Ne souhaitez pas la rencontre de l'ennemi et demandez à Allah la préservation ! Mais si vous les rencontrez, alors soyez endurants et sachez que le Paradis se trouve à l'ombre des sabres ! » Puis, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ô Allah ! Toi qui fais descendre le Livre, qui fais se déplacer les nuages et qui défais les coalisés, défais-les et accorde-nous la victoire sur eux ! »
Allah garantit le Paradis à celui qui sort dans Son sentier
Abû Hurayrah relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah s'est engagé envers ( dans une version de Muslim : Allah garantit à) celui qui sort dans Son sentier : [celui] qui ne sort que dans le but de combattre dans Mon sentier, par foi en Moi et parce qu'il croit en Mes Messagers, Je lui garantis l'entrée au Paradis ou de le faire revenir de la demeure dont il est sorti, avec ce qu'il aura gagné comme récompense et comme butin. » Dans une version de Muslim : « Celui qui combat dans le sentier d'Allah - et Allah sait mieux qui combat dans Son sentier - est à l'exemple de celui qui jeûne et qui prie. Allah garantit à celui qui combat dans Son sentier : s'Il lui donne la mort, Il le fera entrer au Paradis, sinon, Il le fera revenir sain et sauf avec des récompenses ou du butin. »
Combattre pour que la parole d'Allah soit la plus haute
D'après Abû Mûsâ (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ fut interrogé concernant : L'homme qui combat par courage, celui qui combat par ardeur et celui qui combat par ostentation. Lequel d’entre eux combat dans le sentier d’Allah ? Alors, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quiconque combat pour que la parole d’Allah soit la plus haute, alors c’est lui qui est dans le sentier d’Allah. »
Sortir le matin ou le soir dans le sentier d'Allah
Abû Ayyûb Al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Sortir au matin dans le sentier d’Allah - ou au soir - est meilleur que tout ce sur quoi le soleil se lève et se couche. » Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Sortir au matin dans le sentier d’Allah - ou au soir - est meilleur que la la vie d'ici-bas et tout ce qu'elle contient. »
Deux parts du butin au cavalier, une part au fantassin
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) partageait le butin en donnant deux parts au cavalier et une part au fantassin. »
Les dons particuliers accordés à ceux envoyés en expédition
Abdullah ibn 'Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) accordait des dons particuliers à ceux qu'il envoyait en expédition, en plus de ce qui était distribué à l'ensemble de l'armée. »
Les biens des Banou An-Nadir, propriété du Prophète ﷺ
‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) relate : « Les biens des Banû Naḍîr furent de ceux qu’Allah accorda comme prise de guerre à Son Messager (sur lui la paix et le salut), sans que les musulmans n’eussent besoin de faire courir leurs chevaux ou d’autres montures. Ces biens furent donc la propriété exclusive du Prophète (sur lui la paix et le salut). Il en donnait à ses épouses pour les dépenses d’une année et consacrait ce qui restait à la préparation de chevaux de guerre et d’armement, en prévision du combat dans le sentier d’Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur. »
Le blessé dans le sentier d'Allah : la couleur du sang et l'odeur du musc
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il n’y a pas un blessé dans le sentier d’Allah qui ne vienne, au Jour du jugement, avec sa blessure qui saigne encore : la couleur sera la couleur du sang et l’odeur sera l'odeur du Musc. »
Hounayn : « Quiconque tue un adversaire et en possède la preuve »
Abû Qatâdah Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) a dit : « Nous partîmes avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à la bataille de Ḥunayn - il évoqua l'histoire - et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : « Quiconque tue un adversaire et en possède la preuve a le droit de prendre ses effets personnels. » Il le répéta trois fois. »
Sept expéditions où l'on mangeait des criquets
Abdullah ibn Abî Awfä (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Nous avons participé avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à sept expéditions militaires au cours desquelles nous mangions des criquets. »
Ouhoud : l'homme jette ses dattes et combat jusqu'à être tué
Jâbir ibn ‘Abdillah (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate : « Le jour de Uḥud, un homme demanda au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Si je venais à être tué, où irai-je ? - Au Paradis ! » lui répondit-il. L’homme jeta alors les quelques dattes qu’il avait dans la main, puis alla combattre jusqu’à ce qu’il soit tué. »
Le prophète parti au combat et ceux qui ne devaient pas le suivre
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un Prophète parmi les Prophètes (sur lui la paix et le salut) parti au combat et dit à son peuple : « Que ne me suive pas [au combat] tout homme venant de se marier, désirant consommer son mariage mais qui ne l’a pas encore fait ; tout homme qui construit ses appartements mais qui ne les a pas encore couverts d’un toit ; et tout homme qui a acheté des moutons ou des chameaux et qui attend qu’ils mettent bas. » Cela dit, il partit au combat. Une fois proche de la ville, [alors que l’heure de la prière du milieu de l'après-midi] (« Al-‘Aṣr ») était arrivée, ou presque, il dit au soleil : « Tu as une mission à remplir et moi aussi ! Ô Allah ! Immobilise-le pour nous ! » Le soleil s’immobilisa alors. Après qu’Allah lui eut accordé la victoire, le Prophète rassembla le butin afin qu’il soit brûlé par le Feu. Mais, rien ne se produisit. Le Prophète s’exclama alors : « Quelqu’un parmi vous a pris du butin ! Qu’un homme de chaque tribu vienne me prêter serment ! » La main d’un individu resta alors collée à la sienne. Le Prophète dit : « Le voleur est parmi vous ! Que ta tribu me prête serment ! » C’est ainsi que la main de deux ou trois personnes se colla à la sienne. Le Prophète dit : « C’est vous qui avez pris du butin ! ». Ils rapportèrent alors l’équivalent d’une tête de taureau en or. Le Prophète le replaça [avec le reste du butin], le feu surgit et le consuma. En effet, personne auparavant n'était autorisé [à profiter] du butin. Par la suite, lorsqu’Allah constata notre faiblesse et notre impuissance, Il le nous rendit licite. »
La veille d'Ouhoud : le père de Jabir pressent qu'il sera parmi les premiers tués
Jabir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « La veille de la bataille d'Uḥud, mon père m'appela de nuit et me dit : « Je crois que je serais parmi les premiers des Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut) à se faire tuer à la bataille qui se prépare, et je ne laisse derrière moi personne de plus cher, après le Prophète (sur lui la paix et le salut), que toi. J'ai quelques dettes, règle-les, et prend bien soin de tes sœurs. » Le matin, il fut le premier tué. On l'enterra dans la même fosse qu'un autre Compagnon. Par la suite, il me déplu de le laisser dans la même fosse qu'un autre ; six mois après, je l'exhumai. Exceptée une légère altération à l'oreille, il était intact comme le jour où je l'ai enterré. Je le mis dans une tombe tout seul. »
« Quel est le meilleur jihad ? » : une parole de vérité face à un dirigeant injuste
Ṭâriq ibn Shihâb Al-Bajalî Al-Aḥmasî (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme, qui venait de poser son pied sur l'étrier, demanda au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Quel est le meilleur djihâd ? – Toute parole de vérité en face d'un dirigeant injuste, répondit le Prophète. »
Tirez, ô fils d'Ismâ'îl ! Votre aïeul était certes un archer !
Salamah ibn Al-Akwa' (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) passa près d'un groupe qui concourrait au tir à l'arc et leur dit : « Tirez, ô fils d'Ismâ'îl ! Votre aïeul était certes un archer ! »
Il a bien peu œuvré et fut grandement récompensé !
Al-Barâ' (qu’Allah l’agrée) relate : « Un homme vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) le visage bardé de fer et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Dois-je combattre ou dois-je d'abord entrer en Islam ? » Il répondit : « entre d’abord en Islam, ensuite seulement combats ! » L’homme entra donc en Islam, puis combattit et fut tué. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Il a bien peu œuvré et fut grandement récompensé ! »
Le bien est attaché au toupet des chevaux jusqu’au Jour de la Résurrection.
Ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le bien est attaché au toupet des chevaux jusqu’au Jour de la Résurrection. » ‘Urwah Al-Bariqî (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le bien est attaché au toupet des chevaux jusqu’au Jour de la Résurrection : la récompense et le butin. »
Allah pardonne tout au martyr, sauf les dettes.
ʽAbdullah ibn ʽAmr ibn Al-ʽÂṣ (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah pardonne tout au martyr, sauf les dettes. » Et dans une autre version : « Se faire tuer dans la voie d’Allah expie tous les péchés, sauf les dettes. »
« Que personne ne se prive de se divertir avec ses flèches »
ʽUqbah ibn ʽÂmir (qu'Allah l'agrée) a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Vous conquerrez des territoires et Allah vous comblera. Que personne parmi vous ne se prive donc de se divertir avec ses flèches. »
Le Compagnon tenté de s'isoler dans un défilé près d'une source
Abu Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « L'un des Compagnons du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) passa par défilé de montagne où se trouvait une petite source d’eau douce. L’endroit lui plut et il dit : « Ah ! Si je me détachais de ce bas monde et m’installais dans ce défilé ! Toutefois, jamais je ne le ferai sans prendre - au préalable - l’avis du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). » Il rapporta donc cela au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui lui dit : « N’en fais rien ! Que l’un d’entre vous s’engage dans la voie d’Allah a plus de mérite que la prière [qu’il accomplirait] dans sa maison durant soixante-dix ans. Voulez-vous qu’Allah vous accorde Son Pardon et vous fasse entrer au Paradis ? Prenez part aux expéditions dans la voie d’Allah ! Celui qui a combattu dans la voie d’Allah [ne serait-ce que] le temps qui sépare les deux traites d’une chamelle se verra obligatoirement attribuer le Paradis. »
Hounayn : « Qu'Allah fasse miséricorde à Moïse ! »
Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate que le jour de Ḥunayn, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) privilégia certains dans le partage du butin. Il accorda cent chameaux à Al-Aqra’ ibn Ḥâbis et autant à ‘Uyaynah ibn Ḥuṣun. Il fit aussi des dons à quelques notables Arabes et les privilégia ce jour-là. Un homme dit : « Par Allah ! C’est là un partage sans la moindre justice et qui ne recherche pas le Visage d’Allah ! » J’ai alors dit : « Par Allah ! J’en informerai le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! » J’allai donc le trouver et lui fit part de ce que j’avais entendu. Le visage du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) changea de couleur si bien qu’il vira au rouge. Il déclara : « Qui fera preuve de justice si Allah et Son Messager ne le font pas !? » Puis, il dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse ! Il fut davantage offensé et pourtant, il se montra patient. » A la suite de cela, je me promis de ne plus jamais lui rapporter de nouvelle désagréable !