La foi et la croyance — page 16
Hadiths consacrés à la croyance : la foi en Allah, en Ses anges, Ses livres, Ses messagers, au Jour dernier et au destin.
1 777 hadiths dans ce thème.
- L'unicité d'Allah
- Les noms et attributs d'Allah
- Les anges
- Les prophètes et les messagers
- Le destin
- Les djinns
- L'Islam et ses mérites
- La Sounna et l'innovation
'Awf ibn Malik : « N'allez-vous pas prêter serment d'allégeance ? »
D'après 'Awf Ibn Malik Al Achja'i (qu'Allah l'agrée), nous étions un groupe de 7, 8 ou 9 auprès du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) lorsqu'il nous a dit: « N'allez vous pas prêter serment d'allégeance au Messager d'Allah ? ». Alors que nous avions prêter serment d'allégeance peu de temps avant. Nous avons donc dit: Certes nous t'avons prêté serment d'allégeance ô Messager d'Allah ! Puis il a dit: « N'allez vous pas prêter serment d'allégeance au Messager d'Allah ? ». Alors nous avons dit: Certes nous t'avons prêté serment d'allégeance ô Messager d'Allah ! Puis il a dit: « N'allez vous pas prêter serment d'allégeance au Messager d'Allah ? ». Nous avons alors tendu nos mains et avons dit: Nous t'avons prêté serment d’allégeance ô Messager d'Allah ! Sur quoi devons nous te prêter serment d'allégeance ? Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « D'adorer Allah et de ne pas lui associer quoi que ce soit, les cinq prières, que vous obéissiez à Allah et que vous ne demandiez rien aux gens ». J'ai certes vu certains de ceux qui étaient présents faire tomber leurs cravaches et ils ne demandaient à personne de la leur donner (*).
Ordonnez à Abû Bakr de diriger les gens dans la prière !
Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate que lorsque la douleur du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’aggrava, on lui demanda qui présiderait la prière à sa place. Il répondit : « Ordonnez à Abû Bakr de diriger les gens dans la prière ! » ‘Â`ishah (qu’Allah l’agrée) fit alors remarquer : « Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) est un homme très sensible et, lorsqu’il récite le Coran, il ne peut retenir ses larmes. » Mais, Il répéta : « Ordonnez-lui de diriger la prière ! » Et dans une autre version, ‘Â`ishah (qu’Allah l’agrée) lui répondit : « S’il prend ta place dans la prière, alors ses larmes l’empêcheront de se faire entendre des gens. »
Celui qui se tourne vers les gens dans le besoin et celui qui se tourne vers Allah
Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui est dans la nécessité et se tourne vers les gens, sa nécessité ne sera pas comblée. Quant à celui qui se tourne vers Allah, Il ne tardera pas à lui accorder sa subsistance, tôt ou tard. »
Accorder un délai au débiteur dans la gêne : sous l'ombre du Trône
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Celui qui accorde un délai à une personne qui est dans la gêne ou lui annule sa dette (*), Allah le couvrira sous l'ombre de Son trône le jour où il n'y aura pas d'autre ombre que la Sienne ».
Celui qui prie la nuit du destin avec foi et en espérant la récompense
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui prie la nuit du destin avec foi et en espérant la récompense, ses péchés précédents sont pardonnés et celui qui jeûne le ramadan avec foi et en espérant la récompense, ses péchés précédents sont pardonnés ».
Celui à qui Allah veut du bien, Il l’éprouve
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui à qui Allah veut du bien il l'éprouve (*) ».
« Il m'a été ordonné de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils témoignent »
D'après Ibn 'Umar (qu'Allah les agrée tous les deux), le Messager d'Allah ﷺ a dit : " Il m'a été ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] excepté Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, qu’ils accomplissent la prière et qu’ils s’acquittent de l’aumône légale . S’ils font cela, leurs sangs et leurs biens seront préservés de moi, à l’exception de ce que l’islam exige. Et leur (compte) jugement appartient à Allah. "
La révélation intensifiée à l'approche de la mort du Prophète ﷺ
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate au sujet du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : « Certes Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, intensifia la fréquence de la Révélation sur le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à l’approche de sa mort et jusqu’à ce qu’il décède. Lors de ce laps de temps, elle fut plus soutenue qu’à l’ordinaire. »
Voici Jibrîl qui te salue !
ʽ‘ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) m’a dit : « Voici Jibrîl qui te salue ! » Elle dit : « J’ai dit : « Que le salut et la miséricorde d’Allah ainsi que Ses bénédictions lui soient accordés ! » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Dans certaines versions d’Al-Bukhârî et de Muslim, les termes : « Ses bénédictions » ont été cités alors que dans d’autres, ils n’y figurent pas. L’ajout de la part d’un rapporteur de confiance est accepté.
J’en suis plus digne que toi ! Soyez indulgents envers Mon serviteur !
Ḥudhayfah (qu’Allah l’agrée) a dit : « On présenta à Allah, Exalté soit-Il, l’un de Ses serviteurs à qui Il avait accordé la richesse et Il lui demanda : « Qu’as-tu fait sur terre ? ». Il dit : {(Et ils ne sauront cacher à Allah aucune parole.)} [Coran : 4/42] L'homme répondra : « Ô Seigneur ! Tu m’as accordé de Ta richesse, je vendais aux gens et l’indulgence faisait partie de mes habitudes. Ainsi, j’accordais des facilités au débiteur aisé et un délai à celui qui était en difficulté. » Allah, Exalté soit-Il, dit alors : « J’en suis plus digne que toi ! Soyez indulgents envers Mon serviteur ! » ʽUqbah ibn ʽÂmir et Abû Masʽûd Al-Anṣârî (qu’Allah les agrée) dirent : « C’est ainsi que nous l’avons entendu de la bouche du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! »
À la mort du Prophète ﷺ, un peu d'orge sur l'étagère de 'Aïcha
ʽ‘ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) mourut alors que sur mon étagère il n’y avait rien qui puisse être consommé par un être vivant, si ce n’est un peu d’orge sur une étagère. J’en mangeais au point de commencer à trouver le temps long. Puis je l’ai pesé, et il s’épuisa. »
Les aumônes portées sur le dos et ceux qui les dénigraient
Abû Masʽûd ‘Uqbah ibn ‘Amr al-Anṣârî al-Badrî (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque le verset sur l’aumône a été révélé, nous amenâmes les aumônes sur notre dos. Un homme amena une très grande aumône, ils dirent alors : " C’est un faux dévot ! " Puis un autre amena un boisseau en aumône, ils dirent alors : " Allah n’a que faire du boisseau de cet homme ! " Il fut alors révélé le verset : {(Certains d’entre eux dénigrent et raillent aussi bien les croyants qui font bénévolement de généreuses aumônes que ceux qui n’en font que selon leurs faibles moyens.)} [Coran : 9/79]. »
Allah a réparti la miséricorde en cent parties
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate une parole qu'il a attribuée au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et qui dit : « Allah a réparti la miséricorde en cent parties. Il en conserva quatre-vingt-dix-neuf auprès de Lui et en fit descendre une seule sur terre. C'est grâce à cette partie que les créatures font preuve de miséricorde les unes envers les autres, au point que la bête soulève sa patte de peur d'écraser son petit. » Dans une autre version : « Allah détient cent miséricordes. Il a fait descendre une miséricorde parmi les djinns, les humains, les bêtes, les reptiles et les insectes. C'est grâce à elle qu'ils font preuve d'affection et de miséricorde les uns envers les autres. C'est grâce à elle aussi que la bête sauvage éprouve de la compassion pour son petit. Mais Allah a réservé quatre-vingt-dix-neuf miséricordes avec lesquelles Il fera miséricorde à Ses serviteurs au Jour de la Résurrection. » Salmân Al-Fârissî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, Allah possède cent miséricordes. Parmi elles, il y en a une grâce à laquelle les créatures font preuve de miséricorde les unes envers les autres et quatre-vingt-dix-neuf sont réservées pour le Jour de la Résurrection. » Et dans une autre version : « Le jour où Allah créa les cieux et la terre, Il créa cent miséricordes. Chaque miséricorde emplit l'espace entre les cieux et la terre. Il en plaça une sur terre et c'est grâce à elle que la mère éprouve de la tendresse envers son enfant, ainsi que les bêtes sauvages et les oiseaux les uns envers les autres. Quand viendra le Jour de la Résurrection, Il complètera (la centaine) avec cette miséricorde. »
« Laissez-moi ! » : les questions incessantes et les divergences avec les prophètes
D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) : Le Prophète ﷺ a dit : « Laissez-moi ! Je ne vous ai pas délaissés. En fait, ce qui a anéanti quiconque était avant vous fut leurs [incessantes] questions et leurs divergences avec leurs Prophètes. Ainsi, lorsque je vous ai interdit une chose, alors évitez-la ; et lorsque je vous ai ordonné une autre, alors accomplissez-la selon ce que vous pouvez. »
Kabcha coupe le goulot de l'outre où le Messager d'Allah ﷺ avait bu
Umm Thâbit Kabshah bint Thâbit, la sœur de Ḥassân ibn Thâbit (qu'Allah les agrée) a dit : « Un jour, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) entra chez moi et but debout à même le goulot d'une outre suspendue. Je me levai alors et coupai le goulot de l'outre. »
Mou'adh : l'œuvre qui fait entrer au Paradis et éloigne du Feu
D'après Muʽâdh ibn Jabal (qu'Allah l'agrée) qui a dit : J'étais avec le Prophète ﷺ durant un voyage et un jour je me suis retrouvé proche de lui alors que nous avancions. « Alors, j’ai dit : « Ô Messager d'Allah ! Informe-moi d’une œuvre qui me fera entrer au Paradis et qui m’éloignera du Feu ! Il a dit : « Assurément, tu viens de m'interroger sur une immense affaire qui est pourtant facile pour qui Allah l'a rendue facile : Tu adores Allah sans rien Lui associer ; tu accomplis la prière ; tu t'acquittes de l’aumône légale ; tu jeûnes le mois de Ramadân et tu accomplis le Pèlerinage à la Maison. » Ensuite, il ajouta : « Veux-tu que je t'indique les portes du bien ? Le jeûne est un bouclier. L’aumône éteint le péché comme l'eau éteint le feu, et la prière de l’homme au cœur de la nuit. Puis, il récita : {Ils s'arrachent de leurs lits pour invoquer leur Seigneur, par crainte et espoir ; et ils font largesse de ce que Nous leur avons attribué. Aucune âme ne sait ce qu'on a réservé pour eux comme réjouissance pour les yeux, en récompense de ce qu'ils œuvraient !} [La Prosternation, 32 :16-17] Ensuite, il a dit : « Veux-tu que je t'informe de la tête de toute l'affaire, son pilier et son sommet ? » J'ai répondu : « Bien sûr que oui, ô Messager d'Allah ! » Il a dit : « La tête de l’affaire, c'est l'Islam ; son pilier, c'est la prière ; et son sommet, c'est le combat. » Ensuite, il a dit : « Veux-tu que je t'informe de ce qui maîtrise tout cela ? » J'ai dit : « Bien sûr que oui, ô Messager d'Allah ! » Alors, il a saisi sa langue et a dit : « Retiens celle-ci ! » J'ai demandé : « Ô Prophète d'Allah ! Serons-nous pris pour ce que nous disons ? » Alors, il a répondu : « Que ta mère te perde, ô Mu'âdh ! Et qu'est-ce qui culbutera, en Enfer, les gens sur leurs visages - ou sur leurs nez - si ce n'est les récoltes de [ce qu’auront semé] leurs langues ? »
« Allah est Bon et n'accepte que ce qui est bon »
D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Ô gens ! Certes, Allah est Bon et n’accepte que ce qui est bon. Et certes, Allah a ordonné aux croyants ce qu’Il a ordonné aux Envoyés : {Ô Messagers ! Mangez des bonnes choses pures et œuvrez vertueusement ! Certes, Je suis parfaitement Connaisseur de ce que vous œuvrez.} [Les Croyants, 23 : 51]. Il a aussi dit : {Ô vous qui avez cru ! Mangez des bonnes choses pures que Nous vous avons pourvu.} [La Vache, 2 : 172]. Ensuite, il mentionna ﷺ un homme qui effectue un long voyage, tout ébouriffé et couvert de poussière, il lève les mains au ciel et dit : « Ô Seigneur ! Ô Seigneur ! » Tandis que son alimentation est illicite, sa boisson est illicite, son habit est illicite et il a été nourri de l’illicite. Comment celui-ci pourrait-il être exaucé ? »
L'homme aux habits d'une vive blancheur : le hadith de Gabriel
D'après 'Umar Ibn Al Khattâb (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « Un jour, alors que nous étions assis auprès du Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) voici que nous apparut un homme aux habits d’une vive blancheur et aux cheveux d’une noirceur intense, sans trace visible de voyage, personne parmi nous ne le connaissait. Il vint s’asseoir en face du Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve), plaça ses genoux contre les siens, posa les paumes de ses mains sur ses deux cuisses et dit : " Ô Muḥammad ! Informe-moi au sujet de l’Islam ! " Le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) lui répondit alors : " L’Islam est que tu témoignes qu’il n’y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah et que Muḥammad est le Messager d'Allah ; que tu accomplisses la prière ; que tu verses l’aumône légale ; que tu jeûnes durant le mois de Ramadan ; et que tu effectues le Pèlerinage à La Demeure [Sacrée] si tu en as la possibilité. - Tu as dit vrai ! " dit l’homme. Nous nous étonnâmes de le voir interroger le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) puis l’approuver [ensuite]. Il poursuivit : " Informe-moi au sujet de la foi (Al Îmân) ! - C’est que tu croies en Allah, en Ses Anges, en Ses Livres, en Ses Messagers, au Jour Dernier et au Destin décrété en bien ou en mal, répliqua le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve). -Tu as dit vrai ! répéta l’homme qui poursuivit [en demandant] : Informe-moi au sujet de la vertu (Al Ihsân) ! - Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) répondit : C’est que tu adores Allah comme si tu Le voyais. Car si tu ne Le vois pas, Lui, il te voit certainement ! - L’homme dit : Informe-moi au sujet de l’Heure ! - Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) répondit : L’interrogé n’en sait pas plus que celui qui l’interroge ! - L’homme demanda alors : Quels en sont les signes précurseurs ? - Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) répondit : C’est lorsque la servante engendrera sa maîtresse, et lorsque tu verras les bergers miséreux, pieds nus et mal vêtus rivaliser dans l’édification de constructions élevées. " Là-dessus, l’homme partit. Quant à moi, je restai un moment. Ensuite, le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) me demanda : « Ô ’Umar ! Sais-tu qui interrogeait ? - Je répondis : Allah et Son Messager savent mieux ! - Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a alors dit : C’était Gabriel (Jibrîl) qui est venu vous enseigner votre religion ! »
Chaque matin, une aumône est due pour chaque articulation
D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Chaque jour où le soleil se lève, la personne doit s’acquitter d’une aumône pour chacune de ses articulations. Réconcilier deux personnes est une aumône. Aider un homme à enfourcher sa monture ou l’aider à y charger ses affaires est une aumône. Prononcer une bonne parole est une aumône. Marcher, et chaque pas accompli, en direction de la mosquée pour y effectuer la prière est une aumône. Et ôter un obstacle du chemin est une aumône. »
Celui qui innove dans notre affaire une chose qui n'en fait pas partie
D'après 'Aicha (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Celui qui innove dans notre affaire-ci une chose qui n'en fait pas partie, alors cette chose est rejetée ».
Celui qui soulage un croyant d'un souci, Allah le soulage d'un souci au Jour du jugement
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui soulage un croyant d'un soucis parmi les soucis de l'ici-bas Allah le soulage d'un soucis parmi les soucis du jour du jugement. Celui qui accorde une facilité à son débiteur (1), Allah lui facilite dans l'ici-bas et dans l'au-delà. Celui qui couvre un croyant (2), Allah le couvre dans l'ici-bas et dans l'au-delà. Allah aide le serviteur tant que le serviteur aide son frère. Celui qui emprunte un chemin par lequel il recherche une science, Allah lui facilite par cela un chemin vers le paradis. Et aucun groupe ne se rassemble dans une maison parmi les maisons d'Allah (3) afin de lire le Coran et de l'enseigner entre eux sans que la quiétude ne descende sur eux, sans que la miséricorde ne les englobe, sans que les anges ne les entourent et sans qu'Allah ne les mentionne auprès de ceux qui sont auprès de lui. Et celui dont ses oeuvres l'ont retardé ne sera pas avancé par sa lignée ».
« Ô jeune garçon ! Préserve Allah et Il te préservera »
D'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) : « Un jour où je me trouvais derrière le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) il a dit : " Ô jeune garçon ! Je vais t’enseigner quelques paroles : Préserve Allah et Il te préservera. Préserve Allah et tu Le trouveras devant toi. Lorsque tu demandes, demande alors à Allah. Lorsque tu cherches de l’aide, alors cherche l'aide d’Allah. Sache que si toute la communauté se réunissait pour te faire bénéficier d'une chose, elle ne pourrait le faire que pour une chose qu’Allah a écrite en ta faveur. Et si elle se liguait pour te nuire, elle ne te nuirait que pour une chose qu’Allah a écrite en ta défaveur. La plume est levée et les pages ont séché. »
« Ô Usâmah ! L'as-tu tué après qu'il ait déclaré » l'attestation ?
Usâmah ibn Zayd (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous envoya vers la tribu des Ḥuraqah de Juhaynah. Tôt le matin, nous assaillîmes l'ennemi alors qu'il abreuvait ses animaux. Un homme des Ansâr et moi-même pourchassâmes l’un d'entre eux. Quand nous l'acculâmes, il déclara : « Aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ! » Le médinois l'épargna, mais je le transperçai de ma lance et le tuai. A notre retour, le Prophète (sur lui la paix et le salut) en fut informé et me demanda : « Ô Usâmah ! L'as-tu tué après qu'il ait déclaré qu'aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ? - Ô Messager d’Allah ! Répliquai-je. Il l'a seulement fait pour se protéger. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) reprit : « L'as-tu tué après qu'il ait déclaré qu'aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ? » Il ne cessa ensuite de me le répéter au point où je souhaitais ne pas avoir embrassé l'Islam avant ce jour. » Dans une autre version : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : A-t-il dit : " Aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ? " - Ô Messager d'Allah ! Répondis-je. Il a affirmé cela par crainte de l’arme ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répliqua : « As-tu ouvert son cœur pour savoir s'il l'a dit sincèrement ou non ? » Il ne cessa alors de me le répéter au point où je souhaitais n'avoir embrassé l'Islam qu'en ce jour. » Jundub ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) envoya un détachement de musulmans contre un groupe de polythéistes. Ils s'affrontèrent. Il y avait un homme parmi les polythéistes qui, s'il le désirait, visait un musulman et le tuait. Or, un musulman guettait un moment d'inattention de sa part pour l'éliminer- nous disions qu'il s'agissait d'Usâmah ibn Zayd (qu'Allah l'agrée, lui et son père). Quand il brandit son sabre, l'autre s’écria : « Aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ! » mais il le tua. Al-bashîr vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui le questionna et il lui donna des nouvelles. Il l'informa aussi de ce qu'avait fait l'homme. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) le convoqua et lui demanda : « Pourquoi l'as-tu tué ? - Il dit : Ô Messager d'Allah ! Il avait infligé de lourdes pertes aux musulmans et tua untel et untel - il se mit à lui nommer tout un groupe. Je l'attaquai et à la vue du sabre, il dit : " Aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ! " - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) demanda : L'as-tu tué ? - Oui ! répondit-il. - Il rétorqua : Que feras-tu de : " Aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ! " le Jour de la Résurrection ? Usâmah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) dit : Ô Messager d’Allah ! Demande pardon pour moi ! - Celui-ci répéta : Que feras-tu de : " Aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ! " le Jour de la Résurrection ? Il n'ajoutait rien et disait : Que feras-tu de : " Aucune divinité n’est digne d’être adorée en dehors d’Allah ! " le Jour de la Résurrection ? »
Tous les membres de ma communauté entreront au Paradis, excepté ceux qui auront refusé
Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Tous les membres de ma communauté entreront au Paradis, excepté ceux qui auront refusé. Ils [Les Compagnons] demandèrent : " Ô Messager d’Allah ! Et qui donc refuserait ? " Il répondit : " Quiconque m’aura obéi entrera au Paradis et quiconque m'aura désobéi, aura refusé. »