La foi et la croyance — page 17
Hadiths consacrés à la croyance : la foi en Allah, en Ses anges, Ses livres, Ses messagers, au Jour dernier et au destin.
1 777 hadiths dans ce thème.
- L'unicité d'Allah
- Les noms et attributs d'Allah
- Les anges
- Les prophètes et les messagers
- Le destin
- Les djinns
- L'Islam et ses mérites
- La Sounna et l'innovation
« Ma miséricorde l'emporte sur Ma colère »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsqu’Allah créa la création, Il écrivit dans un livre qui se trouve auprès de Lui, au-dessus du Trône : « Certes, Ma miséricorde l’emporte sur Ma colère. » Et dans une version : « ... l’a emporté sur Ma colère. » Et dans une autre version : « ... a précédé Ma colère. »
Les dix hommes envoyés en mission sous la conduite de 'Asim ibn Thabit
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) envoya un groupe de dix hommes en mission d'observation et désigna à leur tête 'Âṣim ibn Thâbit Al-Anṣarî (qu'Allah l'agrée). Ils partirent donc mais une fois à Al-Hadah, entre 'Usfân et La Mecque, on signala leur présence à un clan de Hudhayl qu’on nommait : les Bani Liḥyân. Ces derniers firent appel à environ cent hommes, tous de bons archers, pour suivre leurs traces. Lorsque 'Âṣim et ses compagnons se rendirent compte de leur présence, ils se réfugièrent sur une colline dominante. L'ennemi les cerna alors et ils leur dirent : « Descendez et rendez-vous ! Vous avez notre engagement et un pacte solennel que personne d'entre vous ne sera tué ! - 'Âṣim Ibn Thâbit dit : Ô vous, les gens ! En ce qui me concerne, je ne descendrai pas me mettre sous la protection d’un mécréant ! - Ô Allah ! Informe Ton Prophète (sur lui la paix et le salut) de ce qui nous arrive ! » Alors les infidèles les attaquèrent avec des flèches et tuèrent 'Âṣim (qu'Allah l'agrée). Et sur l'engagement formel et la promesse d'avoir la vie sauve, trois des musulmans - dont Khubayb, Zayd ibn Ad-Dithinah et un autre - [acceptèrent de descendre et] se rendirent à l’ennemi. Mais, une fois les musulmans à leur merci, ils détachèrent les cordes de leurs arcs et les attachèrent avec. Le troisième prisonnier dit alors : « C'est le début de la déloyauté ! Par Allah ! Je ne vous suis plus ! J'ai en mes compagnons un si bel exemple ! » Il faisait allusion à ceux qui venaient d'être tués. Sur ce, ils essayèrent de le traîner et de l'emmener avec eux, mais il refusa de les accompagner et il leur résista. Alors, ils le tuèrent. Puis, ils continuèrent leur route avec Khubayb et Zayd ibn Ad-Dithinah qu'ils vendirent à La Mecque après la bataille de Badr. Ce fût les Banî Al-Ḥârith ibn 'Âmir ibn Nawfal ibn 'Abd Manâf qui achetèrent Khubayb. Or, à la bataille de Badr, c'était Khubayb qui avait tué Al-Ḥârith ibn 'Âmir. Ainsi donc, Khubayb demeura prisonnier chez eux jusqu'à ce qu'ils décident ensemble de l'exécuter. [Un jour] Khubayb demanda à l'une des filles d’Al-Ḥârith un rasoir, afin de s'épiler, et elle le lui prêta. C’est alors que l'un de ses fils s'approcha de Khubayb tandis qu’elle était inattentive jusqu'à ce qu'il parvienne à lui. Elle le vit assis sur sa cuisse, le rasoir dans la main. Elle fut alors saisie d’effroi. Khubayb remarqua cela et dit : « Tu crains que je ne le tue ? Je ne ferai jamais cela ! - Elle a alors dit : Par Allah ! Je n'ai jamais vu un captif mieux que Khubayb ! Par Allah ! Un jour, je l'ai trouvé en train de manger une grappe de raisin, entre ses mains enchaînées, alors qu'il n'y avait pas de fruits à La Mecque ! » Elle disait alors : « Voilà une subsistance qu’Allah a accordé à Khubayb ! » Lorsqu'ils décidèrent de l'exécuter, ils quittèrent le territoire sacré de La Mecque (« Al-Ḥarâm »). Khubayb leur demanda alors : « Laissez-moi accomplir deux unités de prière ! » Ils lui accordèrent cela. Il pria deux cycles de prière et dit ensuite : « Par Allah ! Si je ne craignais que vous pensiez que j'ai peur, j'aurais fait la prière plus longuement. Ô Allah ! Recense-les [tous] puis extermine-les [un par un] et ne laisse aucun d'entre eux vivant ! » Puis, il récita ces vers : « Peu m’importe du moment où je suis tué musulman, de quel côté, pour Allah, [mon corps] touchera le sol ! Car cela est en vue du Divin qui, si Il le veut, bénira les membres épars d'une dépouille déchirée. » Ce fut Khubayb qui institua l'accomplissement de deux unités de prière pour tout musulman exécuté dans ses chaînes. Et le jour même, le Prophète (sur lui la paix et le salut) informa ses Compagnons de cet évènement. Apprenant la mort de 'Âṣim ibn Thâbit, les personnes de Quraysh envoyèrent quelques-uns des leurs à sa recherche pour leur apporter une partie de sa dépouille comme preuve, car le jour de Badr, 'Âṣim avait tué un homme parmi leurs notables. Mais Allah envoya à 'Âṣim un essaim d'abeilles tel un nuage pour le protéger. Et ils ne purent rien prélever de sa dépouille !
Le chef d'expédition qui terminait par « Dis : Il est Allah, Unique »
ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a envoyé un homme à la tête d'une expédition, celui-ci récitait pour ses Compagnons, lors de leurs prières, et terminait toujours par : {( Dis : Il est Allah, Unique... )}. A leur retour, ils en parlèrent au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui dit alors : « Demandez-lui pourquoi il a agi de la sorte ! ». Quand ils lui demandèrent, il dit : « Elle est la description du Miséricordieux, c'est pourquoi j'aime la réciter ». Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Informez-le qu'Allah, Exalté soit-Il, l'aime. »
'Ali monte sur sa monture : « Au nom d'Allah », puis l'invocation du voyage
‘Alî ibn Rabî’ah (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’étais présent lorsque l’on amena une monture à ‘Alî ibn Abî Ṭâlib (qu’Allah l’agrée). Il mit son pied à l’étrier et dit : « BismiLlâh ! » (Au Nom d’Allah !). Puis, lorsqu’il s’installa sur sa monture, il dit : « Al-ḤamduliLlâh » (Louange à Allah !). Ensuite, il prononça la parole suivante : {( Gloire à Celui qui nous a soumis cela alors que nous n’étions pas capables de le dominer et c’est vers notre Seigneur que nous retournerons. )}. Puis, il prononça trois fois : « Al-ḤamduliLlâh ! » et il dit : « Allâhu Akbar ! » (Allah est plus Grand [que tout] ! ) autant de fois. Ensuite, il conclut en ces termes : « Subḥânak ! » (Gloire et Pureté à Toi !) Je me suis certes fait du tort à moi-même, pardonne-moi donc, car nul en dehors de Toi ne pardonne les péchés ! » Ensuite, il se mit à rire et on lui demanda : « Qu’est-ce qui te fait rire, ô commandeur des croyants ? » Il répondit : « J’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) rire comme je viens de le faire, alors je lui ai demandé : « Qu’est-ce qui te fait rire, ô Messager d’Allah ? » Il me répondit : « Ton Seigneur, Exalté soit-Il, se réjouit de Son serviteur qui dit : « Pardonne-moi mes péchés ! » sachant que nul en dehors de Lui ne pardonne les péchés ! »
Quiconque imite un peuple en fait partie.
Ibn 'Oumar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Quiconque imite un peuple en fait partie. »
« Quel est le plus grave péché auprès d'Allah ? »
D'après 'AbduLlah ibn Masʽûd (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « J'ai demandé au Messager d’Allah ﷺ : « Quel est le plus grave péché auprès d'Allah ? » Il répondit : « Que tu donnes à Allah un égal, alors que c'est Lui qui t’a créé . » J'ai dit : « Cela est vraiment grave. » J'ai dit : « Quoi d'autre? » Il répondit : « Que tu tues ton enfant de peur qu’il mange avec toi. » J'ai dit : « Quoi d'autre? » Il répondit : « Que tu forniques avec la femme de ton voisin. »
Il n'est pas permis d'éviter son frère plus de trois jours
Aboû Ayyoûb Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Il n’est pas permis à un musulman d’éviter son frère plus de trois jours de sorte que, lorsqu’ils se rencontrent, ils se détournent l'un de l'autre. Et le meilleur des deux est celui qui salue l’autre en premier. »
« Quiconque porte préjudice, Allah lui portera préjudice »
Aboû Ṣirmah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Quiconque porte préjudice, Allah lui portera préjudice. Et quiconque rend les choses difficiles, Allah les lui rendra difficiles. »
L'eau du récipient de pierre suffit aux ablutions de tous
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque l'heure de la prière arriva, ceux qui habitaient tout près rentrèrent chez eux (pour faire leurs ablutions), et les autres restèrent. On apporta au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) un récipient en pierre contenant de l'eau dont le creux ne pouvait contenir sa main ouverte ! Cependant tout le monde s'en servit pour faire ses ablutions ! On demanda à Anas (qu'Allah l'agrée) : « Combien étiez-vous ? - Il répondit : Quatre-vingt individus et même plus ! » Et dans une autre version : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda de l'eau. On lui en apporta un peu dans une cuvette. Il y mit ses doigts. Anas (qu'Allah l'agrée) dit : « J'ai vu l'eau jaillir d'entre ses doigts ! J'ai estimé le nombre de gens qui ont fait leurs ablutions avec cette eau entre soixante-dix et quatre-vingt ! »
« Ô fils d'Adam ! Tant que tu M'invoqueras et espéreras en Moi, Je te pardonnerai »
D'après Anas Ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) qui a dit : " J'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : " Allah (Élevé soit-Il) a dit : " Ô fils d'Adam ! Tant que tu M'invoqueras et espéreras en Moi, alors Je te pardonnerai quoique tu fasses et Je ne M'en soucierai pas. Ô fils d'Adam ! Si tes péchés atteignaient la cime du ciel et que tu implorais Mon pardon, alors Je te pardonnerais et Je ne m'en soucierais pas. Ô fils d'Adam ! Si tu venais à Moi avec des péchés autant que la Terre et que tu Me rencontrais sans rien M'associer, alors Je viendrais à toi avec autant de pardon. "
Allah rit de deux hommes dont l'un tue l'autre et qui entrent tous deux au Paradis
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah, Glorifié et Exalté soit-Il, rit au sujet de deux hommes dont l’un tue l’autre et qui entrent tous les deux au Paradis. - On demanda : Comment, ô Messager d’Allah ? - Il répondit : Celui-ci combat dans la voie d’Allah et tombe martyr. Puis, Allah accorde le repentir au tueur, il devient musulman et tombe lui aussi martyr. »
Le Prophète ﷺ se léchait les doigts trois fois après avoir mangé
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l'agrée) relate que lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) mangeait quelque chose, il se léchait les doigts trois fois. Il disait : « Lorsque quelqu’un fait tomber une bouchée, qu’il la nettoie puis la mange et qu’il ne la laisse pas au Diable ! » Il ordonnait également de ne rien laisser dans l’assiette et disait : « Vous ne savez pas dans quelle partie de votre nourriture se trouve la bénédiction. » Jâbir ibn ‘Abdillah (qu’Allah l’agrée) relate que Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le diable accompagne l’homme dans chacune des situations où il se trouve, au point où il l’accompagne lorsqu’il mange. C’est pourquoi, lorsque quelqu’un fait tomber une bouchée, il doit la ramasser, la nettoyer, puis la manger, pour ne pas la laisser au diable. Et lorsqu’il termine, qu’il se lèche les doigts, car il ne sait pas dans quelle partie de sa nourriture se trouve la bénédiction. »
'Omar et la pension des premiers émigrés et de son fils 'Abdallah
Nâfi' relate que 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) décréta un prélèvement de quatre mille dinars de la trésorerie publique pour chacun des premiers émigrés à Médine et qu’il décréta pour son fils 'Abdullah (qu'Allah l'agrée) trois mille cinq cents. On lui dit : « Il fait partie des premiers émigrés, alors pourquoi lui as-tu diminué sa donation ? » Il répondit : « Parce que son père l'a emmené avec lui. Et ce n'est pas la même chose que de faire l'émigration de son propre choix ! »
« Lorsque la peste sévit dans une région, n'y entrez pas »
Usâmah ibn Zayd (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque vous entendez que la peste sévit dans une région, n’y entrez pas ; et si elle s’y déclare alors que vous y êtes, n’en sortez pas. »
Les criquets en or tombés sur Ayyoub
Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur la paix et le salut) a dit : « Alors qu'Ayûb (sur lui la paix) se baignait nu, un grand nombre de criquets en or tomba sur lui. II commença à les mettre dans ses vêtements. Son Seigneur, à Lui la Puissance et la Grandeur, l'appela : " Ô Ayûb ! Ne t'ai-Je pas suffisamment enrichi en dehors de ce que tu vois ? - Ayûb (sur lui la paix) dit : Mais si mon Seigneur, et par Ta gloire ! Cependant, je ne peux me passer de Ta Bénédiction. " »
Celui qui somnole dans la prière doit dormir
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque l’un d’entre vous se met à somnoler dans la prière, qu’il dorme jusqu’à ne plus avoir sommeil. En effet, lorsque quelqu’un somnole en priant, il ne sait plus ce qu’il dit. Il se peut qu’il veuille implorer le pardon et se mette à insulter sa propre personne. »
Salman et Abou Ad-Darda' : « Ton Seigneur a un droit sur toi »
Abou Jouḥayfah Wahb ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a établi des liens de fraternité entre Salmân et Abû Ad-Dardâ’ (qu’Allah les agrée). Un jour, Salmân (qu’Allah l’agrée) visita Abû Ad-Dardâ’ (qu’Allah l’agrée) et trouva sa femme (qu’Allah l’agrée) négligée. Il lui demanda alors : « Pourquoi te négliges-tu donc ainsi ? » Elle lui répondit : « Ton frère Abû Ad-Dardâ’ (qu’Allah l’agrée) n’éprouve aucun désir pour ce bas monde ! » Juste à ce moment arriva Abû Ad-Dardâ’ (qu’Allah l’agrée) qui lui prépara quelque chose à manger et lui dit : « Mange seul car je jeûne ! » Mais, Salmân objecta : « Je ne mangerai pas tant que tu ne mangeras pas avec moi ! » Alors, il mangea avec lui. Quand la nuit tomba, Abû Ad-Dardâ’ s’apprêta à prier mais Salmân l’interpella en lui disant : « Dors ! » Il s’endormit puis il se releva pour prier. Il lui dit encore une fois : « Dors ! » et il se recoucha. Quand vinrent les dernières heures de la nuit Salmân (qu’Allah l’agrée) lui dit alors : « Maintenant, lève-toi pour prier ! » Ils prièrent ensemble puis Salmân (qu’Allah l’agrée) lui dit : « Ton Seigneur a un droit sur toi, ta personne a un droit sur toi et ta famille a un droit sur toi ! Rend donc à chaque ayant-droit ce qui lui est dû. » Abû Ad-Dardâ’ (qu’Allah l’agrée) alla raconter au Prophète (sur lui la paix et le salut) ce qui venait de se passer, et ce dernier lui répondit : « Salmân a dit vrai ! »
Les gens d'As-Souffa tombaient de faim pendant la prière
Faḍâlah ibn ‘Ubayd (qu’Allah l’agrée) relate que lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dirigeait la prière en commun, certaines personnes, qui n’étaient autres que les gens d’Aṣ-Ṣuffah, tombaient à terre tellement elles avaient faim. En voyant cela, les bédouins disaient : « Ces gens sont fous ! » Lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) clôturait la prière, il venait alors à eux et leur disait : « Si vous saviez la récompense qu’Allah, Exalté soit-Il, vous réserve, vous souhaiteriez être encore plus pauvres et plus nécessiteux ! »
L'homme harassé envoyé chez les épouses du Prophète ﷺ
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Un homme est venu au Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui a dit : " Je suis harassé ! " Alors, il l’envoya à l’une de ses femmes, qui a dit : " Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité ! Je n’ai que de l’eau ! " Il l’envoya à une autre, qui répondit la même chose et, finalement, elles répondirent toutes la même chose : " Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité ! Je n’ai que de l’eau ! " Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a demandé : " Qui souhaite accueillir celui-ci cette nuit ? - Un homme parmi les Anṣâr répondit : Moi ! Ô Messager d’Allah ! - L’homme partit chez lui et dit à sa femme : Fais honneur à l’invité du Messager d’Allah ! " Et dans une version, il a dit à sa femme : " As-tu quelque chose ? - Elle répondit : Non, juste de quoi nourrir mes enfants ! - Il a dit : Occupe-les avec quelque chose et lorsqu’ils voudront manger, fais-les dormir ! Puis, lorsque notre invité viendra, éteins la lampe et laisse-le croire que nous mangeons. " Lorsqu’ils prirent place à table, l’invité mangea donc tandis que tous deux, ainsi que leurs enfants, passèrent la nuit affamés. Au matin, il alla à la rencontre du Prophète (sur lui la paix et le salut) qui lui a alors dit : " Allah s’est étonné de la façon dont vous avez agi, cette nuit, avec votre hôte. " »
Hounayn et l'arbre aux objets suspendus : suivre la tradition des prédécesseurs
D'après Abû Wâqid Al-Laythî (qu'Allah l'agrée) : « Lorsque le Messager d'Allah ﷺ sortit pour Hunayn, il passa près d'un arbre (un jujubier) appartenant aux polythéistes qu'on appelait : l'arbre aux objets suspendus auquel ils accrochaient leurs armes. Ils [certains Compagnons] ont alors dit : " Ô Messager d'Allah ! Attribue-nous un arbre aux objets suspendus, comme ils en ont un ! " Alors, le Prophète ﷺ a dit : " Gloire à Allah ! Ceci est comme ce que le peuple de Moïse a dit ! : {" Attribue-nous un dieu, comme ils ont des divinités. "} [Les Murailles, 7 : 138]. Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main ! Vous suivrez certainement la tradition de ceux qui vos ont précédés. »
« As-tu fait de moi un égal à Allah ? »
D'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah les agrée tous les deux) : " Un homme est venu au Prophète ﷺ et lui a parlé de certaines affaires, alors il a dit : « Ce qu'Allah a souhaité et ce que tu as souhaité. " Alors, le Prophète ﷺ a dit : " As-tu fait de moi un égal à Allah ? Dis : Ce qu'Allah Seul a souhaité ! »
Le tissu à représentations : le visage du Messager d'Allah ﷺ change
D'après 'Aïcha, la mère des croyants (qu’Allah l’agrée), qui a dit : « Le Messager d'Allah ﷺ est entré auprès de moi et j'avais recouvert un mobilier d'un tissu ayant des représentations. Quand il l'a vu, il s'est offusqué, son visage a changé et il s'est exclamé : Ô 'Aïcha ! Au Jour de la Résurrection, les personnes les plus châtiées auprès d'Allah seront celles qui imitaient la création d'Allah. » 'Aïcha a alors dit : " Nous l'avons déchiré et nous en avons fait un coussin ou deux (coussins). "
Les recommandations du Prophète ﷺ au chef d'une armée
Buraydah ibn Al-Ḥusayb Al-Aslamî (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) désignait un chef sur un groupe armé ou une faction, il lui conseillait de craindre Allah et de bien traiter les musulmans qui étaient avec lui. Puis, il disait : « Partez en guerre, au Nom d’Allah et dans la voie d’Allah. Combattez quiconque mécroit en Allah ! Partez en guerre et ne volez pas dans le butin, ne commettez pas de trahison, ne mutilez pas et ne tuez pas d’enfant. Et lorsque tu rencontreras ton ennemi parmi les polythéistes, invite-le à trois choses et s’ils en acceptent une, quelle qu’elle soit, alors accepte cela de leur part. Ainsi, invite-les à l’Islam et s’ils acceptent, alors laisse-les. Ensuite, invite-les à délaisser leur contrée pour celle des Émigrés et dis-leur que s’ils agissent de la sorte, ils auront les mêmes droits et les mêmes devoirs que les Emigrés. S’ils refusent de délaisser leur contrée, dis-leur qu’ils seront semblables aux bédouins musulmans, ils seront soumis à la loi d’Allah (Gloire et Pureté à Lui) et n’auront rien du butin de guerre et des prises, à moins qu’ils ne combattent avec les musulmans. S’ils refusent, demande-leur l’impôt de capitation (« Al-Jizyah ») ; s’ils acceptent, alors accepte cela de leur part et laisse-les. Toutefois, s’ils refusent, alors demande l’aide d’Allah et combats-les. De même, lorsque tu assièges les habitants d’une ville fortifiée et qu’ils te demandent de leur accorder la protection d’Allah et celle de son Prophète, alors ne leur accorde pas la protection d’Allah, ni la protection de Son Prophète, mais accorde-leur ta protection et la protection de tes Compagnons. En effet, que vous rompiez votre protection et la protection de vos Compagnons est moins grave que de rompre la protection d'Allah et la protection de Son Prophète. Et lorsque tu assièges les habitants d’une ville fortifiée et qu’ils te demandent de les soumettre au jugement d’Allah, ne le fais pas, mais soumets-les à ton jugement, car tu ne sais pas si ton jugement à leur sujet sera conforme à celui d’Allah ou non. »
'Ali envoie Hayyan : ne laisser ni représentation figurée ni tombe surélevée
D'après Hayan Ibn Husayn : 'Ali Ibn Abi Talib (qu'Allah l'agrée) m'a dit: Ne vais-je pas t'envoyer pour la même chose que le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) m'a envoyé ? Il m'a envoyé en me disant: « Ne laisse pas une représentation figurée sans l'effacer ni une tombe surélevée sans l’aplanir ».