Les criquets en or tombés sur Ayyoub
Sahih al-Boukhari · Rapporté par Al-Bûkhârî
- Référence
- Rapporté par Al-Bûkhârî
- رواه البخاري
- Authenticité
- Authentique
- صحيح
- Jugement tel que fourni par HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
Classement
Provenance
- Texte arabe : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
- Traduction française : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits, traducteur non indiqué par la source.
- Texte et traduction : HadeethEnc.com — fiche d'origine, avec explication et enseignements.
Ces textes sont reproduits sans modification. Notre méthode.
Dans le même recueil
Quel est le meilleur des hommes, Ô Messager d’Allah ?
Abû Saʽîd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme a demandé : " Quel est le meilleur des hommes, Ô Messager d’Allah ? - Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : Un croyant qui lutte physiquement et avec ses biens dans la voie d’Allah ! - L’homme poursuivit : Et ensuite ? - Ensuite, un homme qui se retire dans l'un des sentiers de la montagne afin d'adorer son Seigneur ! " » Et dans une autre version : « Pour adorer Allah avec crainte et épargner les gens de son mal. »
J’ai offert au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) un onagre
Aṣ-Ṣaʽb ibn Juthâmah (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai offert au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) un onagre, mais il le refusa. En voyant l’expression de mon visage, il a dit : " Nous ne te le refusons que parce que nous sommes en état de sacralisation. " »
L'appel à la prière du berger à la campagne
Abdullah ibn 'Abdirraḥmân ibn Abî Ṣa'ṣa'ah relate qu'Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) lui a dit : « Certes, je vois que tu aimes les moutons et la campagne. Alors, lorsque tu te trouves avec ton troupeau - ou à la campagne - et que tu fais l'appel à la prière, élève ta voix lors de l'appel, car nul djinn, nul homme, nulle chose, n'entend la portée de la voix du muezzin sans témoigner en sa faveur au Jour de la Résurrection. » Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'ai entendu cela du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). »
L'interdiction de voyager avec le Coran en terre ennemie
Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de voyager avec le Coran en terre ennemie.
Sur le même thème : Les prophètes et les messagers
Les dix hommes envoyés en mission sous la conduite de 'Asim ibn Thabit
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) envoya un groupe de dix hommes en mission d'observation et désigna à leur tête 'Âṣim ibn Thâbit Al-Anṣarî (qu'Allah l'agrée). Ils partirent donc mais une fois à Al-Hadah, entre 'Usfân et La Mecque, on signala leur présence à un clan de Hudhayl qu’on nommait : les Bani Liḥyân. Ces derniers firent appel à environ cent hommes, tous de bons archers, pour suivre leurs traces. Lorsque 'Âṣim et ses compagnons se rendirent compte de leur présence, ils se réfugièrent sur une colline dominante. L'ennemi les cerna alors et ils leur dirent : « Descendez et rendez-vous ! Vous avez notre engagement et un pacte solennel que personne d'entre vous ne sera tué ! - 'Âṣim Ibn Thâbit dit : Ô vous, les gens ! En ce qui me concerne, je ne descendrai pas me mettre sous la protection d’un mécréant ! - Ô Allah ! Informe Ton Prophète (sur lui la paix et le salut) de ce qui nous arrive ! » Alors les infidèles les attaquèrent avec des flèches et tuèrent 'Âṣim (qu'Allah l'agrée). Et sur l'engagement formel et la promesse d'avoir la vie sauve, trois des musulmans - dont Khubayb, Zayd ibn Ad-Dithinah et un autre - [acceptèrent de descendre et] se rendirent à l’ennemi. Mais, une fois les musulmans à leur merci, ils détachèrent les cordes de leurs arcs et les attachèrent avec. Le troisième prisonnier dit alors : « C'est le début de la déloyauté ! Par Allah ! Je ne vous suis plus ! J'ai en mes compagnons un si bel exemple ! » Il faisait allusion à ceux qui venaient d'être tués. Sur ce, ils essayèrent de le traîner et de l'emmener avec eux, mais il refusa de les accompagner et il leur résista. Alors, ils le tuèrent. Puis, ils continuèrent leur route avec Khubayb et Zayd ibn Ad-Dithinah qu'ils vendirent à La Mecque après la bataille de Badr. Ce fût les Banî Al-Ḥârith ibn 'Âmir ibn Nawfal ibn 'Abd Manâf qui achetèrent Khubayb. Or, à la bataille de Badr, c'était Khubayb qui avait tué Al-Ḥârith ibn 'Âmir. Ainsi donc, Khubayb demeura prisonnier chez eux jusqu'à ce qu'ils décident ensemble de l'exécuter. [Un jour] Khubayb demanda à l'une des filles d’Al-Ḥârith un rasoir, afin de s'épiler, et elle le lui prêta. C’est alors que l'un de ses fils s'approcha de Khubayb tandis qu’elle était inattentive jusqu'à ce qu'il parvienne à lui. Elle le vit assis sur sa cuisse, le rasoir dans la main. Elle fut alors saisie d’effroi. Khubayb remarqua cela et dit : « Tu crains que je ne le tue ? Je ne ferai jamais cela ! - Elle a alors dit : Par Allah ! Je n'ai jamais vu un captif mieux que Khubayb ! Par Allah ! Un jour, je l'ai trouvé en train de manger une grappe de raisin, entre ses mains enchaînées, alors qu'il n'y avait pas de fruits à La Mecque ! » Elle disait alors : « Voilà une subsistance qu’Allah a accordé à Khubayb ! » Lorsqu'ils décidèrent de l'exécuter, ils quittèrent le territoire sacré de La Mecque (« Al-Ḥarâm »). Khubayb leur demanda alors : « Laissez-moi accomplir deux unités de prière ! » Ils lui accordèrent cela. Il pria deux cycles de prière et dit ensuite : « Par Allah ! Si je ne craignais que vous pensiez que j'ai peur, j'aurais fait la prière plus longuement. Ô Allah ! Recense-les [tous] puis extermine-les [un par un] et ne laisse aucun d'entre eux vivant ! » Puis, il récita ces vers : « Peu m’importe du moment où je suis tué musulman, de quel côté, pour Allah, [mon corps] touchera le sol ! Car cela est en vue du Divin qui, si Il le veut, bénira les membres épars d'une dépouille déchirée. » Ce fut Khubayb qui institua l'accomplissement de deux unités de prière pour tout musulman exécuté dans ses chaînes. Et le jour même, le Prophète (sur lui la paix et le salut) informa ses Compagnons de cet évènement. Apprenant la mort de 'Âṣim ibn Thâbit, les personnes de Quraysh envoyèrent quelques-uns des leurs à sa recherche pour leur apporter une partie de sa dépouille comme preuve, car le jour de Badr, 'Âṣim avait tué un homme parmi leurs notables. Mais Allah envoya à 'Âṣim un essaim d'abeilles tel un nuage pour le protéger. Et ils ne purent rien prélever de sa dépouille !
« Laissez-moi ! » : les questions incessantes et les divergences avec les prophètes
D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) : Le Prophète ﷺ a dit : « Laissez-moi ! Je ne vous ai pas délaissés. En fait, ce qui a anéanti quiconque était avant vous fut leurs [incessantes] questions et leurs divergences avec leurs Prophètes. Ainsi, lorsque je vous ai interdit une chose, alors évitez-la ; et lorsque je vous ai ordonné une autre, alors accomplissez-la selon ce que vous pouvez. »
Nul n'a parlé au berceau, excepté trois
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Nul n'a parlé au berceau, excepté trois : Jésus fils de Marie et le compagnon de Jurayj. Jurayj était un dévot qui s’était retiré dans une tour. Alors qu’il était dans sa tour, sa mère arriva juste au moment où il était en prière. Elle l’appela : " Ô Jurayj ! " Il se demanda : " Ô Seigneur ! Dois-je répondre à ma mère ou continuer ma prière ? " Mais il poursuivit sa prière et sa mère s’en alla. Le lendemain, elle revint le voir alors qu’il priait. Elle l’appela de nouveau : " Ô Jurayj ! " Il s’interrogea encore : " Ô Seigneur ! Dois-je répondre à ma mère ou dois-je continuer à prier ? " Mais, une fois de plus, il préféra poursuivre sa prière et sa mère rebroussa chemin. Le troisième jour, la même scène se produisit : elle l’appela encore. Occupé par ses prières, il s’est demandé une nouvelle fois : " Ô Seigneur ! Dois-je répondre à ma mère ou dois-je continuer ma prière ? " Mais, une fois encore, il continua sa prière. Toutefois, cette fois-ci, sa mère s’est exclamée : " Ô Seigneur ! Ne le fais pas mourir avant de lui faire voir le visage des prostituées ! " Un jour, alors que les fils d’Israël parlèrent de Jurayj et de sa dévotion, il y avait parmi eux une prostituée d’une grande beauté. Elle leur proposa : " Voulez-vous que je le séduise ? " Elle vint à sa rencontre et l’aborda mais il ne lui prêta aucune attention. Elle alla trouver un berger qui habitait et vivait non loin de la tour de Jurayj et s’offrit à lui. Elle tomba enceinte, puis, lorsque l’enfant naquit, elle déclara : " C’est le fils de Jurayj ! " Les gens vinrent, firent descendre Jurayj de sa tour, qu’ils démolirent, puis commencèrent à le rouer de coups. " Que vous arrive-t-il ? s’exclama-t-il. - Tu as commis la fornication avec cette prostituée et de votre relation est né un enfant ! répondirent-ils. - Où est le bébé ? " demanda-t-il. Ils lui apportèrent l’enfant. Jurayj leur demanda alors : " Laissez-moi d’abord accomplir ma prière ! " Quand il eut terminé, il alla vers le bébé, le frappa au ventre, puis il lui demanda : " Qui est ton père ? - Le bébé répondit : C’est Untel, le berger ! " Alors, tous les gens se dirigèrent vers Jurayj qu’ils embrassèrent et touchèrent [à la recherche de sa bénédiction] puis, ils lui proposèrent : " Nous te reconstruirons ta tour en or ! " Mais, il leur répondit : " Non, reconstruisez-la simplement en argile, comme avant ", ce qu’ils firent. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) poursuivit : « Un élégant cavalier, sur une monture de grande valeur, passa devant un bébé qui tétait le sein de sa mère. Elle dit alors : " Ô Allah ! Fais que mon fils lui ressemble ! " Le bébé lâcha le sein, se tourna vers l’homme, le regarda puis dit : " Ô Allah ! Fais que je ne lui ressemble pas ! " et il reprit le sein. » Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) a dit : « C’est comme si je voyais le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) sucer son index, imitant ainsi la tétée de l’enfant. » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) poursuivit : « Ils passèrent devant une jeune femme que des gens rouaient de coups en lui criant : " Tu as forniqué et volé ! " Mais, elle leur répondait : " Allah me suffit et Il est le meilleur Garant ! " La mère s’exclama alors : " Ô Allah ! Fais que mon enfant ne lui ressemble pas ! " Le bébé lâcha le sein, regarda en direction de la femme puis dit : " Ô Allah ! Fais que je lui ressemble ! " Une conversation s’engagea alors entre la mère et son enfant. Elle dit : " Un homme de belle allure est passé et j’ai alors dit : Ô Allah ! Fais que mon enfant lui ressemble ! Mais, toi, tu as dit : " Ô Allah ! Fais que je ne lui ressemble pas ! " Puis, nous sommes passés à côté d’une femme que l’on battait en lui reprochant : " Tu as forniqué et volé ! " Et j’ai dit : " Ô Allah ! Fais que mon enfant ne lui ressemble pas ! " Mais, toi, tu as rétorqué : " Ô Allah ! Fais que je lui ressemble ! " L’enfant répondit : " L’homme à la belle allure était un tyran, j’ai donc dit : Ô Allah ! Fais que je ne lui ressemble pas ! Quant à la femme, elle fut accusée de commettre la fornication et de voler alors qu’elle était innocente de tout cela, j’ai donc dit : Ô Allah ! Fais que je lui ressemble ! " »
L'histoire de Moïse (sur lui la paix) avec Al-Khaḍir
Sa῾îd ibn Jubayr dit : « J'ai dit à Ibn ῾Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) : Nawf Al-Bakâlî prétend que Moïse (Moïse, le compagnon d’Al-Khaḍir) n’est pas celui des Banî Isrâ’îl, mais un autre Moïse. » ‘Abdullah ibn ῾Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) répliqua : « Il a menti, l’ennemi d’Allah ! » Puis, il poursuivit en disant : « Ubay ibn Kaʽb nous a relaté que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " Moïse, le Prophète, se leva pour prononcer un discours aux Banî Isrâ’îl, et quelqu’un l’interrogea : Qui est le plus savant des gens ? - C’est moi le plus savant ! répondit-il. " Allah lui reprocha de ne pas Lui avoir attribué le savoir et Il lui révéla : " Certes, l'un de Mes serviteurs, au confluent des deux mers, est plus savant que toi ! - Seigneur, demanda Moïse, comment pourrais-je le rencontrer ? - Prends un poisson dans un panier, et là où tu perdras le poisson, tu le trouveras ! " Moïse se mit alors en route, accompagné de son disciple Yûshaʽ ibn Nûn (Josué), avec un poisson dans le panier. Arrivés près d’un rocher, Moïse et son compagnon y posèrent la tête et s’endormirent. Le poisson se faufila hors du panier et prit son chemin dans la mer ! Ce fut un phénomène merveilleux pour Moïse et son compagnon [plus tard, lorsqu'ils s’en aperçurent]. Ils poursuivirent leur route durant ce jour et la nuit suivante. Au matin, Moïse dit à son compagnon : " Sers-nous notre déjeuner, ce voyage nous a bien fatigués ! " Moïse ne sentit la fatigue que lorsqu’il eut dépassé l’endroit désigné. " Vois-tu, dit son disciple, lorsque nous avons cherché abri auprès du rocher, j’ai oublié de surveiller le poisson ! -C’est bien cela que nous cherchions ! " dit Moïse. Et ils revinrent sur leurs pas. Arrivés au rocher, ils trouvèrent un homme couvert de son vêtement. " Que la paix soit sur toi ! lui dit Moïse. - Et comment se trouverait-il sur ta terre de la paix ? demanda Al-Khaḍir. - Je suis Moïse, s’annonça-t-il. - Le Moïse des Banî Isrâ’îl ? - Oui ! répondit-il. Me permets-tu de te suivre afin de m’initier à cette sagesse que tu tiens d’Allah ? - Tu ne pourras jamais être patient en ma compagnie, répondit l’homme. Ô Moïse ! J’ai acquis un savoir de la part d’Allah que tu ignores, et tu as un savoir de la part d’Allah que j’ignore ! - Moïse dit : Tu me verras, s’il plaît à Allah, bien constant et soumis à tes ordres. " Ils firent route ensemble au bord de la mer mais ils ne disposaient pas de barque. Une barque vint à passer. Ils demandèrent aux marins de les prendre. Ayant reconnu Al-Khaḍir, ils les embarquèrent gratuitement. Un oiseau se posa sur le bord de la barque, plongea le bec une ou deux fois dans la mer, alors Al-Khaḍir dit à Moïse : " Nous n'avons pris, toi et moi, du savoir d’Allah que ce que cet oiseau vient de prélever de la mer par son bec ! " C’est alors qu’Al-Khaḍir arracha, à dessein, une planche de l’embarcation ! " Comment te conduis-tu ainsi ? Des gens qui nous ont transportés bénévolement et tu endommages leur barque pour les noyer ? dit Moïse. - Ne t’ai-je pas prévenu que tu perdrais vite patience en ma compagnie ? - Ne me tiens pas rigueur de mon oubli ! " dit Moïse. Ce fut la première omission de Moïse. Sur ce, ils reprirent leur chemin. Al-Khaḍir surprit un enfant qui jouait avec ses camarades. Il le prit par la tête et la lui arracha ! Moïse s’exclama : " Tu as tué un enfant innocent qui n’a pas commis de meurtre ? - Ne t’ai-je pas dit que tu perdrais vite patience à mes côtés ? " Ce fut là un avertissement plus sévère de la part d’Al-Khaḍir à Moïse, dit Ibn ῾Uyaynah. Ils poursuivirent leur chemin et parvinrent à un village. Ils demandèrent l’hospitalité à ses habitants. Mais, ceux-ci refusèrent de les accueillir. Ils trouvèrent dans ce village un mur qui menaçait de s’écrouler ! D'un geste de la main Al-Khaḍir le remit en bon état ! Moïse lui demanda : " Pourquoi ne réclames-tu pas un salaire pour ton travail ? - Cela suffit maintenant ! Nous sommes arrivés à un point où nous devons nous séparer ! " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse ! Comme nous aurions aimé que Moïse patiente afin qu’il nous raconte leurs évènements ! " »