« Laissez-moi ! » : les questions incessantes et les divergences avec les prophètes

Sahih al-Boukhari · Rapporté par Al Bukhârî et Muslim

Texte arabe
عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ رضي الله عنه عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ: «دَعُونِي مَا تَرَكْتُكُمْ، إِنَّمَا هَلَكَ مَنْ كَانَ قَبْلَكُمْ بِسُؤَالِهِمْ وَاخْتِلَافِهِمْ عَلَى أَنْبِيَائِهِمْ، فَإِذَا نَهَيْتُكُمْ عَنْ شَيْءٍ فَاجْتَنِبُوهُ، وَإِذَا أَمَرْتُكُمْ بِأَمْرٍ فَأْتُوا مِنْهُ مَا اسْتَطَعْتُمْ».
Traduction française
D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) : Le Prophète ﷺ a dit : « Laissez-moi ! Je ne vous ai pas délaissés. En fait, ce qui a anéanti quiconque était avant vous fut leurs [incessantes] questions et leurs divergences avec leurs Prophètes. Ainsi, lorsque je vous ai interdit une chose, alors évitez-la ; et lorsque je vous ai ordonné une autre, alors accomplissez-la selon ce que vous pouvez. »
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Référence
Rapporté par Al Bukhârî et Muslim
متفق عليه
صحيح البخاري (9/ 94) (7288)
صحيح مسلم (2/ 975) (1337)
Tome/page et numéro selon l'édition citée par la source.
Authenticité
Authentique
صحيح
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Classement

Provenance

  • Texte arabe : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
  • Traduction française : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits, traducteur non indiqué par la source.
  • Texte et traduction : HadeethEnc.com — fiche d'origine, avec explication et enseignements.

Ces textes sont reproduits sans modification. Notre méthode.

  • L'invité qui suit le Prophète ﷺ au repas

    Abû Mas'ud al-Badrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) fut invité par un homme en tant que cinquième personne pour un repas préparé en son honneur. Cependant, un homme les suivit et quand le Prophète (sur lui la paix et le salut) arriva devant la porte, il dit : « Certes, cet homme nous a suivi. Si tu le souhaites, tu lui accordes ta permission et si tu le souhaites, il s'en va. » Alors, l'homme répondit : « Non, je lui donne plutôt ma permission, ô Messager d'Allah ! »

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  • Allah a réparti la miséricorde en cent parties

    Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate une parole qu'il a attribuée au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et qui dit : « Allah a réparti la miséricorde en cent parties. Il en conserva quatre-vingt-dix-neuf auprès de Lui et en fit descendre une seule sur terre. C'est grâce à cette partie que les créatures font preuve de miséricorde les unes envers les autres, au point que la bête soulève sa patte de peur d'écraser son petit. » Dans une autre version : « Allah détient cent miséricordes. Il a fait descendre une miséricorde parmi les djinns, les humains, les bêtes, les reptiles et les insectes. C'est grâce à elle qu'ils font preuve d'affection et de miséricorde les uns envers les autres. C'est grâce à elle aussi que la bête sauvage éprouve de la compassion pour son petit. Mais Allah a réservé quatre-vingt-dix-neuf miséricordes avec lesquelles Il fera miséricorde à Ses serviteurs au Jour de la Résurrection. » Salmân Al-Fârissî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, Allah possède cent miséricordes. Parmi elles, il y en a une grâce à laquelle les créatures font preuve de miséricorde les unes envers les autres et quatre-vingt-dix-neuf sont réservées pour le Jour de la Résurrection. » Et dans une autre version : « Le jour où Allah créa les cieux et la terre, Il créa cent miséricordes. Chaque miséricorde emplit l'espace entre les cieux et la terre. Il en plaça une sur terre et c'est grâce à elle que la mère éprouve de la tendresse envers son enfant, ainsi que les bêtes sauvages et les oiseaux les uns envers les autres. Quand viendra le Jour de la Résurrection, Il complètera (la centaine) avec cette miséricorde. »

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  • Abou Talha et son jardin Bayraha', son bien le plus précieux

    Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate qu’Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) possédait des biens en palmiers plus que tout autre Anṣâr à Médine. Son bien le plus précieux était « Bayraḥâ‘ » située en face de la mosquée. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’y rendait et buvait de son eau douce. Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) ajouta : « Lorsque ce verset fut révélé : {(Vous n’atteindrez la bonté que lorsque vous dépenserez ce que vous aimez.)} [Coran : 3/92] Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) se leva et se dirigea vers le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) en disant : « Ô Messager d’Allah ! Certes, Allah, Exalté soit-Il, t’a révélé : {(Vous n’atteindrez la bonté que lorsque vous dépenserez ce que vous aimez.)} et mon bien le plus précieux est « Bayraḥâ‘ ». Je la donne en aumône pour Allah, Exalté soit-Il, et j’en espère le bien et la récompense auprès de Lui. Disposes-en comme tu le souhaites, ô Messager d’Allah ! » Il lui dit alors : « Félicitations ! Voilà une richesse prospère ! Voilà une richesse prospère ! J’ai bien entendu ce que tu as dit. Cependant, je vois que tu devrais plutôt le dépenser au profit de tes proches.». Alors, Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je la partagerai entre eux, ô Messager d’Allah ! » Et c’est ainsi qu’Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) répartit cette palmeraie entre ses proches et ses cousins paternels.

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  • Le Prophète ﷺ boit l'eau de Zamzam debout

    Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) a dit : « J’ai servi au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) de l’eau de Zamzam qu’il but en étant debout. » An-Nazzâl ibn Sabrah (qu’Allah l’agrée) a dit : « On apporta de l’eau à ‘Alî (qu’Allah l’agrée) qui se trouvait sur une place de Koufa nommée « Bab ar-Raḥabah ». Il but debout et dit : « J’ai certes vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) faire ce que vous venez me voir faire ! » ‘Amr ibn Shu’ayb relate, d’après son père, que son grand-père (qu’Allah les agrée) lui a dit : « J’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) boire aussi bien debout qu’assis ! »

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  • Zakariyâ (sur lui la paix) était menuisier.

    Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Zakariyâ (sur lui la paix) était menuisier. »

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  • Dawoud ne mangeait que le produit de son travail

    Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Dâwud (sur lui la paix) ne mangeait que le produit de son travail. » Al-Miqdâm ibn Ma'dyakarib (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Nul n'a jamais mangé de nourriture meilleure que celle procurée par le travail de ses mains. Certes, le Prophète Dâwud (sur lui la paix) ne mangeait que le fruit du travail de ses mains. »

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  • Hounayn : « Qu'Allah fasse miséricorde à Moïse ! »

    Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate que le jour de Ḥunayn, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) privilégia certains dans le partage du butin. Il accorda cent chameaux à Al-Aqra’ ibn Ḥâbis et autant à ‘Uyaynah ibn Ḥuṣun. Il fit aussi des dons à quelques notables Arabes et les privilégia ce jour-là. Un homme dit : « Par Allah ! C’est là un partage sans la moindre justice et qui ne recherche pas le Visage d’Allah ! » J’ai alors dit : « Par Allah ! J’en informerai le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! » J’allai donc le trouver et lui fit part de ce que j’avais entendu. Le visage du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) changea de couleur si bien qu’il vira au rouge. Il déclara : « Qui fera preuve de justice si Allah et Son Messager ne le font pas !? » Puis, il dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse ! Il fut davantage offensé et pourtant, il se montra patient. » A la suite de cela, je me promis de ne plus jamais lui rapporter de nouvelle désagréable !

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  • Les dix hommes envoyés en mission sous la conduite de 'Asim ibn Thabit

    Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) envoya un groupe de dix hommes en mission d'observation et désigna à leur tête 'Âṣim ibn Thâbit Al-Anṣarî (qu'Allah l'agrée). Ils partirent donc mais une fois à Al-Hadah, entre 'Usfân et La Mecque, on signala leur présence à un clan de Hudhayl qu’on nommait : les Bani Liḥyân. Ces derniers firent appel à environ cent hommes, tous de bons archers, pour suivre leurs traces. Lorsque 'Âṣim et ses compagnons se rendirent compte de leur présence, ils se réfugièrent sur une colline dominante. L'ennemi les cerna alors et ils leur dirent : « Descendez et rendez-vous ! Vous avez notre engagement et un pacte solennel que personne d'entre vous ne sera tué ! - 'Âṣim Ibn Thâbit dit : Ô vous, les gens ! En ce qui me concerne, je ne descendrai pas me mettre sous la protection d’un mécréant ! - Ô Allah ! Informe Ton Prophète (sur lui la paix et le salut) de ce qui nous arrive ! » Alors les infidèles les attaquèrent avec des flèches et tuèrent 'Âṣim (qu'Allah l'agrée). Et sur l'engagement formel et la promesse d'avoir la vie sauve, trois des musulmans - dont Khubayb, Zayd ibn Ad-Dithinah et un autre - [acceptèrent de descendre et] se rendirent à l’ennemi. Mais, une fois les musulmans à leur merci, ils détachèrent les cordes de leurs arcs et les attachèrent avec. Le troisième prisonnier dit alors : « C'est le début de la déloyauté ! Par Allah ! Je ne vous suis plus ! J'ai en mes compagnons un si bel exemple ! » Il faisait allusion à ceux qui venaient d'être tués. Sur ce, ils essayèrent de le traîner et de l'emmener avec eux, mais il refusa de les accompagner et il leur résista. Alors, ils le tuèrent. Puis, ils continuèrent leur route avec Khubayb et Zayd ibn Ad-Dithinah qu'ils vendirent à La Mecque après la bataille de Badr. Ce fût les Banî Al-Ḥârith ibn 'Âmir ibn Nawfal ibn 'Abd Manâf qui achetèrent Khubayb. Or, à la bataille de Badr, c'était Khubayb qui avait tué Al-Ḥârith ibn 'Âmir. Ainsi donc, Khubayb demeura prisonnier chez eux jusqu'à ce qu'ils décident ensemble de l'exécuter. [Un jour] Khubayb demanda à l'une des filles d’Al-Ḥârith un rasoir, afin de s'épiler, et elle le lui prêta. C’est alors que l'un de ses fils s'approcha de Khubayb tandis qu’elle était inattentive jusqu'à ce qu'il parvienne à lui. Elle le vit assis sur sa cuisse, le rasoir dans la main. Elle fut alors saisie d’effroi. Khubayb remarqua cela et dit : « Tu crains que je ne le tue ? Je ne ferai jamais cela ! - Elle a alors dit : Par Allah ! Je n'ai jamais vu un captif mieux que Khubayb ! Par Allah ! Un jour, je l'ai trouvé en train de manger une grappe de raisin, entre ses mains enchaînées, alors qu'il n'y avait pas de fruits à La Mecque ! » Elle disait alors : « Voilà une subsistance qu’Allah a accordé à Khubayb ! » Lorsqu'ils décidèrent de l'exécuter, ils quittèrent le territoire sacré de La Mecque (« Al-Ḥarâm »). Khubayb leur demanda alors : « Laissez-moi accomplir deux unités de prière ! » Ils lui accordèrent cela. Il pria deux cycles de prière et dit ensuite : « Par Allah ! Si je ne craignais que vous pensiez que j'ai peur, j'aurais fait la prière plus longuement. Ô Allah ! Recense-les [tous] puis extermine-les [un par un] et ne laisse aucun d'entre eux vivant ! » Puis, il récita ces vers : « Peu m’importe du moment où je suis tué musulman, de quel côté, pour Allah, [mon corps] touchera le sol ! Car cela est en vue du Divin qui, si Il le veut, bénira les membres épars d'une dépouille déchirée. » Ce fut Khubayb qui institua l'accomplissement de deux unités de prière pour tout musulman exécuté dans ses chaînes. Et le jour même, le Prophète (sur lui la paix et le salut) informa ses Compagnons de cet évènement. Apprenant la mort de 'Âṣim ibn Thâbit, les personnes de Quraysh envoyèrent quelques-uns des leurs à sa recherche pour leur apporter une partie de sa dépouille comme preuve, car le jour de Badr, 'Âṣim avait tué un homme parmi leurs notables. Mais Allah envoya à 'Âṣim un essaim d'abeilles tel un nuage pour le protéger. Et ils ne purent rien prélever de sa dépouille !

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