L'Islam et ses mérites
Hadiths sur l'Islam, ses piliers et ses mérites.
Ce thème regroupe 106 hadiths publiés sur le site, tirés notamment de Sahih Mouslim (30), Sahih al-Boukhari (26) et Mousnad de l'imam Ahmad (14). Il fait partie du thème « La foi et la croyance ».
Toute ma communauté est pardonnée sauf ceux qui font de la moujahara
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Toute ma communauté est pardonnée sauf les moujahirins. Et certes fait partie de la moujahara (*) qu'un homme fasse quelque chose la nuit, puis au matin, alors que Allah l'a caché, il dit: Ô untel hier j'ai fait telle et telle chose. Certes il a passé la nuit en étant caché par son Seigneur et le matin il découvre ce que son Seigneur a caché ».
Je lui garantis que je le prendrais par la main jusqu'à le faire entrer au paradis
D'après Al Mounaydhir (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui dit le matin (1): Je suis satisfait d'Allah comme Seigneur, de l'Islam comme religion et de Muhammad comme prophète (2), je lui garantis que je le prendrais par la main jusqu'à le faire entrer au paradis ».
Les gens du paradis sont répartis en 120 rangs
D'après Bourayda (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Les gens du paradis sont répartis en 120 rangs, parmi eux 80 pour cette communauté et 40 pour les autres communautés ».
Que nous recommandes-tu ô Messager d'Allah ?
D'après Al 'Irbad Ibn Sariya (qu'Allah l'agrée) : Un jour, après la prière du ghadat (1), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) nous a fait une exhortation éloquente qui a fait pleurer les yeux et frémir les coeurs. Un homme a dit: Certes ceci est l'exhortation de celui qui fait ses adieux. Que nous recommandes-tu ô Messager d'Allah ? Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Je vous recommande la taqwa d'Allah (2) et d'écouter et d'obéir même à un esclave abyssin car certes celui d'entre vous qui va vivre verra de nombreuses divergences. Et prenez garde aux nouvelles choses car elles sont certes égarement. Celui d'entre vous qui assiste à cela qu'il s'accroche à ma sounna et à la sounna des califes droits et bien-guidés. Mordez là à pleine dent (3) ».
Toutes les choses sont pour les hommes et les femmes ne sont jamais mentionnées
D'après Ikrima : Oum Oumara Al Ansariya (qu'Allah l'agrée) s'est rendue vers le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) et a dit : Je vois que toutes les choses sont pour les hommes et je vois que les femmes ne sont jamais mentionnées ? Alors le verset suivant a été révélé : 'Certes les musulmans et les musulmanes, les croyants et les croyantes, les obéissants et les obéissantes, les véridiques hommes et femmes, les patients et les patientes, les humbles hommes et femmes, les donneurs et les donneuses d'aumônes, les jeûneurs et les jeûneuses, ceux et celles qui préservent leurs sexes, ceux et celles qui font beaucoup de rappel d'Allah, Allah leur a préparé un pardon et une immense récompense'.
Le hajj efface ce qui le précède
D'après Ibn Chamasa, nous étions auprès de 'Amr Ibn Al 'As (qu'Allah l'agrée) lorsqu'il était sur le point de mourir. Il a pleuré longuement et a dit: Lorsque Allah a mis l'Islam dans mon coeur, je me suis rendu auprès du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) et j'ai dit: Ô Messager d'Allah ! Tend ta main droite afin que je te prête serment d'allégeance. Il a tendu sa main et j'ai fermé la mienne. Il m'a dit: « Qu'as tu Ô 'Amr ? ». J'ai dit: Je veux mettre une condition. Il m'a dit: « Que veux-tu mettre en condition ? ». J'ai dit: Qu'il me soit pardonné. Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a alors dit: « Ne sais-tu pas ô 'Amr que l'Islam efface ce qui le précède, que la hijra (*) efface ce qui la précède et que le hajj efface ce qui le précède ? ».
Clore le Pèlerinage par la visite à la Ka'ba, sauf pour les femmes indisposées
Abdullah ibn 'Abbas (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Les gens ont reçu l'ordre de clore leur Pèlerinage par une visite à la Kaʽbah. Les femmes indisposées en sont toutefois exemptées. »
Mou'adh envoyé au Yémen : d'abord appeler à l'attestation de foi
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : Le Messager d’Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit à Mou'âdh ibn Jabal (qu'Allah l'agrée), lorsqu'il l'a envoyé au Yémen : « Tu vas certes te rendre chez des gens du Livre, lorsque tu arriveras auprès d'eux, invite-les à attester qu’il n’est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah, et que Mouḥammad est le Messager d'Allah ; s’ils t'obéissent en cela, informe les qu’Allah leur a rendu obligatoire d'accomplir cinq prières, chaque jour et nuit ; s’ils t'obéissent en cela, informe les qu’Allah leur a rendu obligatoire une aumône prise de leurs riches et redistribuée à leurs pauvres ; s’ils t'obéissent en cela, garde toi de prendre leurs biens les plus précieux ; et redoute l’invocation de l’opprimé, car il n’y a pas de voile entre elle et Allah.
Le malade ou le voyageur garde la récompense de ce qu'il faisait en bonne santé
D'après Abou Moussa Al Ach'ari (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Lorsque le serviteur tombe malade ou voyage, il lui est écrit (*) l'équivalent de ce qu'il faisait lorsqu'il était résident et en bonne santé ».
Il a réussi s'il est véridique.
D'après Talhah ibn ʽUbaydiLlah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : " Un homme du Najd, ayant les cheveux ébouriffés, est venu au Messager d'Allah ﷺ. Nous entendions le murmure de sa voix sans comprendre ce qu'il disait, jusqu'à ce qu'il se rapproche du Messager d'Allah ﷺ. C'est alors qu'il le questionna sur l'Islam. Alors, le Messager d'Allah ﷺ a dit : " Cinq prières de jour et de nuit. " - " Dois-je en accomplir d'autres ? " demanda-t-il. - " Non, répondit-il, à moins que tu ne veuilles faire œuvre surérogatoire. " Le Messager d’Allah ﷺ poursuivit : " Et le jeûne du mois de Ramadan. " [L’homme] demanda également : " Dois-je en accomplir un autre ? " - " Non, à moins que tu ne veuilles faire œuvre surérogatoire. " Le Messager d'Allah ﷺ lui parla ensuite de l’aumône légale et l'autre demanda : " Dois-je m'acquitter d'une autre ? " - " Non, à moins que tu ne veuilles faire œuvre surérogatoire ", répondit le Prophète ﷺ. " Talhah reprit : " Alors, l’homme s'en retourna en disant : " Par Allah ! Je n'y ajouterai ni n’en diminuerai rien ! " Le Messager d'Allah ﷺ déclara alors : " Il a réussi s'il est véridique. "
Celui qui déforme le Coran en priant la nuit : qu'il s'allonge
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l’un d’entre vous se lève la nuit pour prier et qu’il commence à déformer le Coran jusqu’à ne plus savoir ce qu’il dit, qu’il s’allonge ! »
L'arbre planté par un musulman : tout ce qui en est pris est une aumône
Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il n’est pas un musulman qui plante un arbre sans que tout ce qui en est mangé, volé ou prélevé ne soit considéré comme une aumône de sa part. » Dans une autre version : « Il n’est pas un musulman qui plante un arbre dont se nourrit un homme, un animal ou toute autre chose, sans que cela ne soit considéré comme une aumône de sa part. » Et dans une autre version : « Il n’est pas un musulman qui plante un arbre ou cultive une terre dont se nourrit un humain, un animal ou toute autre chose, sans que cela ne soit considéré comme une aumône de sa part !
« Il m'a été ordonné de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils témoignent »
D'après Ibn 'Umar (qu'Allah les agrée tous les deux), le Messager d'Allah ﷺ a dit : " Il m'a été ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] excepté Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, qu’ils accomplissent la prière et qu’ils s’acquittent de l’aumône légale . S’ils font cela, leurs sangs et leurs biens seront préservés de moi, à l’exception de ce que l’islam exige. Et leur (compte) jugement appartient à Allah. "
Mou'adh : l'œuvre qui fait entrer au Paradis et éloigne du Feu
D'après Muʽâdh ibn Jabal (qu'Allah l'agrée) qui a dit : J'étais avec le Prophète ﷺ durant un voyage et un jour je me suis retrouvé proche de lui alors que nous avancions. « Alors, j’ai dit : « Ô Messager d'Allah ! Informe-moi d’une œuvre qui me fera entrer au Paradis et qui m’éloignera du Feu ! Il a dit : « Assurément, tu viens de m'interroger sur une immense affaire qui est pourtant facile pour qui Allah l'a rendue facile : Tu adores Allah sans rien Lui associer ; tu accomplis la prière ; tu t'acquittes de l’aumône légale ; tu jeûnes le mois de Ramadân et tu accomplis le Pèlerinage à la Maison. » Ensuite, il ajouta : « Veux-tu que je t'indique les portes du bien ? Le jeûne est un bouclier. L’aumône éteint le péché comme l'eau éteint le feu, et la prière de l’homme au cœur de la nuit. Puis, il récita : {Ils s'arrachent de leurs lits pour invoquer leur Seigneur, par crainte et espoir ; et ils font largesse de ce que Nous leur avons attribué. Aucune âme ne sait ce qu'on a réservé pour eux comme réjouissance pour les yeux, en récompense de ce qu'ils œuvraient !} [La Prosternation, 32 :16-17] Ensuite, il a dit : « Veux-tu que je t'informe de la tête de toute l'affaire, son pilier et son sommet ? » J'ai répondu : « Bien sûr que oui, ô Messager d'Allah ! » Il a dit : « La tête de l’affaire, c'est l'Islam ; son pilier, c'est la prière ; et son sommet, c'est le combat. » Ensuite, il a dit : « Veux-tu que je t'informe de ce qui maîtrise tout cela ? » J'ai dit : « Bien sûr que oui, ô Messager d'Allah ! » Alors, il a saisi sa langue et a dit : « Retiens celle-ci ! » J'ai demandé : « Ô Prophète d'Allah ! Serons-nous pris pour ce que nous disons ? » Alors, il a répondu : « Que ta mère te perde, ô Mu'âdh ! Et qu'est-ce qui culbutera, en Enfer, les gens sur leurs visages - ou sur leurs nez - si ce n'est les récoltes de [ce qu’auront semé] leurs langues ? »
Chaque matin, une aumône est due pour chaque articulation
D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Chaque jour où le soleil se lève, la personne doit s’acquitter d’une aumône pour chacune de ses articulations. Réconcilier deux personnes est une aumône. Aider un homme à enfourcher sa monture ou l’aider à y charger ses affaires est une aumône. Prononcer une bonne parole est une aumône. Marcher, et chaque pas accompli, en direction de la mosquée pour y effectuer la prière est une aumône. Et ôter un obstacle du chemin est une aumône. »
« Ô Usâmah ! L'as-tu tué après qu'il ait déclaré » l'attestation ?
Usâmah ibn Zayd (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous envoya vers la tribu des Ḥuraqah de Juhaynah. Tôt le matin, nous assaillîmes l'ennemi alors qu'il abreuvait ses animaux. Un homme des Ansâr et moi-même pourchassâmes l’un d'entre eux. Quand nous l'acculâmes, il déclara : « Aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ! » Le médinois l'épargna, mais je le transperçai de ma lance et le tuai. A notre retour, le Prophète (sur lui la paix et le salut) en fut informé et me demanda : « Ô Usâmah ! L'as-tu tué après qu'il ait déclaré qu'aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ? - Ô Messager d’Allah ! Répliquai-je. Il l'a seulement fait pour se protéger. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) reprit : « L'as-tu tué après qu'il ait déclaré qu'aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ? » Il ne cessa ensuite de me le répéter au point où je souhaitais ne pas avoir embrassé l'Islam avant ce jour. » Dans une autre version : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : A-t-il dit : " Aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ? " - Ô Messager d'Allah ! Répondis-je. Il a affirmé cela par crainte de l’arme ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répliqua : « As-tu ouvert son cœur pour savoir s'il l'a dit sincèrement ou non ? » Il ne cessa alors de me le répéter au point où je souhaitais n'avoir embrassé l'Islam qu'en ce jour. » Jundub ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) envoya un détachement de musulmans contre un groupe de polythéistes. Ils s'affrontèrent. Il y avait un homme parmi les polythéistes qui, s'il le désirait, visait un musulman et le tuait. Or, un musulman guettait un moment d'inattention de sa part pour l'éliminer- nous disions qu'il s'agissait d'Usâmah ibn Zayd (qu'Allah l'agrée, lui et son père). Quand il brandit son sabre, l'autre s’écria : « Aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ! » mais il le tua. Al-bashîr vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui le questionna et il lui donna des nouvelles. Il l'informa aussi de ce qu'avait fait l'homme. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) le convoqua et lui demanda : « Pourquoi l'as-tu tué ? - Il dit : Ô Messager d'Allah ! Il avait infligé de lourdes pertes aux musulmans et tua untel et untel - il se mit à lui nommer tout un groupe. Je l'attaquai et à la vue du sabre, il dit : " Aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ! " - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) demanda : L'as-tu tué ? - Oui ! répondit-il. - Il rétorqua : Que feras-tu de : " Aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ! " le Jour de la Résurrection ? Usâmah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) dit : Ô Messager d’Allah ! Demande pardon pour moi ! - Celui-ci répéta : Que feras-tu de : " Aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ! " le Jour de la Résurrection ? Il n'ajoutait rien et disait : Que feras-tu de : " Aucune divinité n’est digne d’être adorée en dehors d’Allah ! " le Jour de la Résurrection ? »
Celui qui somnole dans la prière doit dormir
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque l’un d’entre vous se met à somnoler dans la prière, qu’il dorme jusqu’à ne plus avoir sommeil. En effet, lorsque quelqu’un somnole en priant, il ne sait plus ce qu’il dit. Il se peut qu’il veuille implorer le pardon et se mette à insulter sa propre personne. »
Salman et Abou Ad-Darda' : « Ton Seigneur a un droit sur toi »
Abou Jouḥayfah Wahb ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a établi des liens de fraternité entre Salmân et Abû Ad-Dardâ’ (qu’Allah les agrée). Un jour, Salmân (qu’Allah l’agrée) visita Abû Ad-Dardâ’ (qu’Allah l’agrée) et trouva sa femme (qu’Allah l’agrée) négligée. Il lui demanda alors : « Pourquoi te négliges-tu donc ainsi ? » Elle lui répondit : « Ton frère Abû Ad-Dardâ’ (qu’Allah l’agrée) n’éprouve aucun désir pour ce bas monde ! » Juste à ce moment arriva Abû Ad-Dardâ’ (qu’Allah l’agrée) qui lui prépara quelque chose à manger et lui dit : « Mange seul car je jeûne ! » Mais, Salmân objecta : « Je ne mangerai pas tant que tu ne mangeras pas avec moi ! » Alors, il mangea avec lui. Quand la nuit tomba, Abû Ad-Dardâ’ s’apprêta à prier mais Salmân l’interpella en lui disant : « Dors ! » Il s’endormit puis il se releva pour prier. Il lui dit encore une fois : « Dors ! » et il se recoucha. Quand vinrent les dernières heures de la nuit Salmân (qu’Allah l’agrée) lui dit alors : « Maintenant, lève-toi pour prier ! » Ils prièrent ensemble puis Salmân (qu’Allah l’agrée) lui dit : « Ton Seigneur a un droit sur toi, ta personne a un droit sur toi et ta famille a un droit sur toi ! Rend donc à chaque ayant-droit ce qui lui est dû. » Abû Ad-Dardâ’ (qu’Allah l’agrée) alla raconter au Prophète (sur lui la paix et le salut) ce qui venait de se passer, et ce dernier lui répondit : « Salmân a dit vrai ! »
Ô Allah ! Bénis le début des journées de ma communauté !
Sakhr ibn Wada'ah Al-Ghâmidî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ô Allah ! Bénis le début des journées de ma communauté ! » Quand le Prophète (sur lui la paix et le salut) envoyait en expédition une troupe ou une armée, il les faisait se mettre en route en début de journée. Sakhr, quant à lui, était commerçant et il expédiait toujours sa marchandise en début de journée. Il devint ainsi fort riche et acquit beaucoup de biens.
L'homme qui abreuva le chien assoiffé et fut pardonné
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Pendant qu’un homme parcourait un chemin, il eut une grande soif. Il trouva un puits et y descendit pour se désaltérer. Ensuite, il remonta et c’est alors qu’il vit un chien haleter en léchant le sable humide à cause de sa soif intense. L’homme s’est alors dit : " Ce chien a aussi soif que moi ! " Il redescendit donc dans le puits, remplit sa chaussure d’eau, la saisit entre ses dents, puis donna à boire au chien. Allah lui en sut gré et lui pardonna ses péchés. Les Compagnons demandèrent : " Ô Messager d’Allah ! Serons-nous [aussi] rétribués pour les bienfaits dispensés aux animaux ? " Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur répondit : " Oui ! Tout bienfait dispensé à un être vivant sera récompensé. " » Dans une autre version : « Allah lui en sut gré, Il lui pardonna ses péchés et ensuite Il le fit entrer au Paradis. » Et dans une autre version encore : « Un chien qui était sur le point de mourir de soif tournait autour d’un point d’eau. C’est alors que l'une des prostituées du peuple des enfants d’Israël le vit, elle décida de prendre son chausson afin de le remplir d’eau puis elle l’abreuva. Allah lui pardonna ses péchés grâce à son geste. »
Ibn Jod'an et ses bonnes œuvres avant l'islam
'Â`ichah (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai demandé : "Ô Messager d'Allah ! Ibn Joud'ân entretenait le lien de parenté dans la période préislamique, et il nourrissait le pauvre. Ceci lui sera-t-il utile ? - Il a répondu : Cela ne lui sera pas utile, il n'a certes jamais dit : 'Seigneur ! Pardonne-moi mon péché au Jour de la Rétribution !'" »
« Qui a créé ceci ? Qui a créé cela ? » : les insinuations de Satan
Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a dit : « Satan se présente à l'un d'entre vous et dit : "Qui a créé ceci ? Qui a créé cela ?" Jusqu'à ce qu'il dise : "Qui a créé ton Seigneur ?" Lorsqu'il arrive à ce stade, [que celui à qui il s'est présenté] cherche refuge auprès d'Allah et qu'il cesse ! »
La conception de l'être humain dans le ventre de sa mère et l'ange envoyé
Abdoullâh ibn Masʽoûd (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve), qui est le véridique et reconnu comme tel, nous a relaté : "La conception de l'un d’entre vous, dans le ventre de sa mère, prend quarante jours et quarante nuits ; ensuite il prend la forme d'une adhérence pour une même période ; puis, celle d’un morceau de chair pour une même période. Un Ange lui est alors envoyé qui reçoit l’ordre d’écrire quatre décisions : sa subsistance, son terme de vie, son œuvre et s'il sera malheureux ou bienheureux. Ensuite, il lui insuffle l'âme. L’un d'entre vous accomplit certes les œuvres des gens du Paradis jusqu'à ce qu’il ne reste plus entre lui et le Paradis qu’une coudée ; c’est alors que l'Écriture le précède, il accomplit une œuvre des gens de l’Enfer, et il y entre ! Et l'un d'entre vous accomplit les œuvres des gens de l’Enfer jusqu'à ce qu’il ne reste plus entre lui et l’Enfer qu’une coudée ; c’est alors que l'Écriture le précède, il accomplit une œuvre des gens du Paradis, et il y entre ! »
Je suis Dimâm ibn Tha’labah, le frère des Banî Sa’d ibn Bakr !"
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Pendant que nous étions assis avec le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) dans la mosquée, un homme entra à dos de chameau. Il fit s’agenouiller son chameau dans la mosquée, lui attacha la patte avant, ensuite il demanda aux gens : "Lequel d’entre vous est Mouḥammad ?" tandis que le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) était accoudé parmi eux. Nous avons alors répondu : "Cet homme blanc qui est accoudé !" Alors, l’homme s’adressa à lui : "Ô Fils de ’Abd Al-Mouṭṭalib ! - Le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) lui dit : C'est comme si je t'avais déjà répondu ! - L’homme poursuivit et dit au Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) : Je vais t’interroger et je serai dur avec toi dans le questionnement. Ainsi donc, ne m'en tiens pas rigueur ! - Le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a dit : Demande ce que bon te semble ! - L’homme dit : Je te demande par ton Seigneur et le Seigneur de quiconque était avant toi : Allah t’a-t-Il envoyé à tous les hommes ? - Il répondit : Ô Allah, Oui ! - L'homme continua : Je te conjure par Allah ! Allah t’a-t-Il ordonné d’accomplir cinq prières, de jour comme de nuit ? - Il répondit : Ô Allah, Oui ! - L'homme poursuivit : Je te conjure par Allah ! Allah t’a-t-il ordonné que nous jeûnions durant ce mois de l’année [le mois de Ramadan] ? - Il répondit : Ô Allah, Oui ! L’homme demanda encore : Je te conjure par Allah ! Allah t’a-t-il ordonné de prendre cette aumône de nos riches et de la distribuer parmi nos pauvres ? - Le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) répondit : Ô Allah, Oui ! - Alors, l’homme dit : J’ai cru en tout ce avec quoi tu es venu ! Et je suis un émissaire envoyé par mon peuple qui est derrière moi. Je suis Dimâm ibn Tha’labah, le frère des Banî Sa’d ibn Bakr !" »