La foi et la croyance — page 13
Hadiths consacrés à la croyance : la foi en Allah, en Ses anges, Ses livres, Ses messagers, au Jour dernier et au destin.
1 777 hadiths dans ce thème.
- L'unicité d'Allah
- Les noms et attributs d'Allah
- Les anges
- Les prophètes et les messagers
- Le destin
- Les djinns
- L'Islam et ses mérites
- La Sounna et l'innovation
Les jujubiers du paradis
D'après Salim Ibn 'Amir : Les compagnons du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) disaient: Certes Allah nous a fait profiter par le biais des bédouins et de leurs questions. Un jour un bédouin est venu et a dit: Ô Messager d'Allah ! Allah a mentionné qu'il y a dans le paradis un arbre qui peut nuire et je ne pensais pas qu'il y avait dans le paradis un arbre qui pouvait nuire à son propriétaire. Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Quel est cet arbre ? ». Le bédouin a dit: Le jujubier, il a certes des épines qui nuisent. Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Allah n'a t-il pas dit: 'des jujubiers sans épines' ? (*). Allah a cassé ses épines et a mit à la place de chaque épine un fruit. Ainsi cet arbre a des fruits et chaque fruit se subdivise en 72 nourritures différentes dont aucune ne ressemble à une autre ».
Certes les femmes des gens du paradis chantent pour leurs époux
D'après 'Abdallah Ibn 'Omar (qu'Allah les agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes les femmes des gens du paradis chantent pour leurs époux avec des voix si belles que personne n'a jamais rien entendu de similaire. Et parmi les choses qu'elles chantent: -Nous sommes les vertueuses et belles, épouses de gens nobles-, ils les regarderont comme une réjouissance pour les yeux. Et parmi les choses qu'elles chantent: -Nous sommes les éternelles qui ne meurent pas (*), nous sommes les dignes de confiances qui ne causent aucune crainte à leurs époux, nous sommes les résidentes celles qui ne laissent jamais leurs époux- ».
Certes les houris dans le paradis chantent et disent...
D'après Anas Ibn Malik (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes les houris (*) dans le paradis chantent en disant: -Nous sommes les belles houris, nous sommes offertes à de nobles époux- ».
La mort sera amenée le jour du jugement comme un bélier
D'après Anas Ibn Malik (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « La mort sera amenée le jour du jugement sous la forme d'un bélier de couleur noire et blanchâtre et elle sera posée entre le paradis et l'enfer; puis un crieur appellera: Ô les gens du paradis ! Ils diront: Nous voilà Ô Seigneur ! Il sera dit: Reconnaissez vous cela ? Ils diront: Oui Seigneur, ceci est la mort. Puis un crieur appellera : Ô les gens du feu ! Ils diront: Nous voilà Ô Seigneur! Il sera dit: Reconnaissez vous cela ? Ils diront : Oui Seigneur, ceci est la mort. Alors elle sera égorgée comme on égorge un mouton et ceux là seront en sécurité (1) tandis que les espoirs de ceux-là seront terminés (2) ».
Il y a pour les jeûneurs une porte dans le paradis
D'après Sahl Ibn Sa'd Al Sa'idi (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il y a pour les jeûneurs une porte dans le paradis que l'on appelle Ar Rayyan (*). Personne d'autre qu'eux ne rentrera par cette porte et lorsque le dernier d'entre eux sera rentré cette porte sera fermée. Celui qui rentre par cette porte boira et celui qui boira n'aura plus jamais soif ».
Allah ne regardera pas trois personnes et trois personnes ne rentreront pas au paradis
D'après 'Abdallah Ibn 'Omar (qu'Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il y a trois personnes qu'Allah ne regardera pas le jour de la résurrection: celui qui a un mauvais comportement avec ses parents, la femme masculine (1) et le dayouth (2). Et il y a trois personnes qui ne rentrent pas au paradis: celui qui se comporte mal avec ses parents, l'alcoolique et celui qui rappelle aux gens ce qu'il leur a donné ».
Depuis combien de temps est-ce que tu n'as pas vu le Prophète ?
D'après Houdheyfa Ibn Al Yaman (qu'Allah l'agrée) : Ma mère m'a dit : Depuis combien de temps est-ce que tu n'as pas vu le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) ? J'ai dit : Je ne l'ai pas vu depuis tant de temps ou tant de temps (1). Alors elle m'a fait des reproches et j'ai dit : Je vais certes aller voir le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) et je vais prier avec lui et ainsi il demandera le pardon pour moi et pour toi. Je suis donc parti et j'ai prié le maghreb avec lui. Alors il a prié entre les deux (2) puis il est parti et je l'ai suivi et il m'a dit : « Qui est-ce ? ». J'ai dit : Houdheyfa Ibn Al Yaman. Il m'a dit : « Qu'est-ce qui t'amène ? ». Je l'ai alors informé de ce que ma mère m'a dit et alors il a dit : « Qu'Allah te pardonne ainsi qu'à ta mère ».
Le Prophète m'a conseillé neuf choses
D'après Abou Darda (qu'Allah l'agrée) : Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) m'a conseillé neuf choses: « - N'associe rien à Allah même si on te coupe ou qu'on te brûle - Ne délaisse pas la prière obligatoire volontairement et celui qui la délaisse volontairement ne bénéficie plus de la protection (1) - Ne boit pas d'alcool car il est certes la clé de tous les maux - Obéis à tes parents même s'ils t'ordonnent de leur donner quelque chose de ta vie d'ici-bas (2) alors donne leur - Ne dispute le pouvoir à ceux qui le détiennent même si tu vois que c'est toi qui a raison - Ne fuis pas lors de la bataille même si tu dois périr alors que tes compagnons fuient - Dépense du surplus de tes biens pour ta famille - Ne lève pas ton bâton de ta famille (3) - Et fais leur craindre Allah ».
Un berger qui a atteint l'heure de la prière...
D'après Anas Ibn Malik (qu'Allah l'agrée) : Alors qu'il était entrain de voyager, le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) entendit un homme dire: Allahou Akbar, Allahou Akbar, alors le Prophète a dit: « Il est sur la fitra (*) ». Puis l'homme a dit: Achhadou An La Ilaha Illa Allah. Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit alors: « Il est sorti du feu ». Les gens se sont alors empressés de regarder qui était cet homme. Il s'agissait d'un berger qui a atteint l'heure de la prière, il s'est alors levé et a fait l'appel à la prière.
Il y a certes dans le paradis une porte que l'on appelle Ar Rayan
D'après Sahl Ibn Sa'd (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il y a certes dans le paradis une porte que l'on appelle 'Ar Rayan' (1). C'est par elle que les jeûneurs vont entrer le jour du jugement (2) et personne d'autre qu'eux ne rentrera par cette porte. Lorsque le dernier d'entre eux sera rentré, cette porte sera fermée. Celui qui y entre boira et celui qui boira n'aura plus jamais soif ».
La gravité du fait de ne pas jeûner durant le Ramadan
D'après Abou Oumama Al Bahili (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Alors que je dormais deux hommes sont venus à moi et m'ont pris par l'épaule pour m'emmener vers une montagne escarpée et m'ont dit: Monte ! J'ai dit: Je ne peux pas y arriver. Ils ont dit: Nous allons te la rendre facile. Alors je suis monté et arrivé au milieu de la montagne j'ai entendu de forts cris. J'ai demandé: Qu'est ce que ces cris ? Ils me répondirent: Ce sont les cris des gens de l'enfer. Puis nous avons continué jusqu'à arriver vers des gens pendus par les chevilles avec leurs bouches tranchées et ensanglantées. J'ai dit: Qui sont-ils ? Ils me répondirent: Ce sont les gens qui rompaient leurs jeûnes avant son terme. Puis j'ai été emmené, j'ai alors vu des gens de ce qu'il y a de plus gros, d'une odeur de ce qu'il y a de plus mauvais et d'une laideur de ce qu'il y a de plus laids. J'ai dit: Qui sont ils ? Ils me répondirent: Ce sont des mécréants morts. Puis j'ai été emmené, j'ai alors vu des gens de ce qu'il y a de plus gros, d'une odeur de ce qu'il y a de plus mauvais comme si leur odeur était celle des toilettes. J'ai dit: Qui sont-ils ? Ils me répondirent: Ce sont ceux qui commettent la fornication. Puis nous avons continué vers des femmes qui avaient les seins mordus par des serpents. J'ai dit: Qui sont-elles ? Ils me répondirent: Ce sont celles qui privent leurs enfants de leur lait (*). Puis nous avons continué vers des enfants qui jouaient entre deux fleuves. J'ai dit: Qui sont-ils ? Ils me répondirent: Ce sont les enfants des croyants. Puis nous sommes montés et nous avons vu trois personnes qui buvaient du vin. J'ai dit: Qui sont-ils ? Ils me répondirent: C'est Ja'far, Zayd et Ibn Rawaha. Puis nous nous sommes élevés une nouvelle fois et nous avons vus trois hommes. J'ai dit: Qui sont-ils ? Ils me répondirent: C'est Ibrahim, Moussa et 'Issa qui t'attendent ».
Le Ramadan est le mois du Coran
D'après Sa'id Ibn Joubayr, 'Abdallah Ibn 'Abbas (qu'Allah les agrée lui et son père) a dit concernant le verset -Nous l'avons certes fait descendre durant la nuit du destin- : « Le Coran a été descendu en une seule fois durant la nuit du destin vers le ciel de l'ici-bas ».
Parmi les mérites de Zaynab Bint Jahch, l'épouse du Prophète
D'après 'Aicha (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit à ses épouses: « Celle d'entre vous qui va me rejoindre le plus rapidement (1) est celle qui a la plus longue main ». Ainsi après la mort du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui), lorsqu'on se regroupait dans la maison de l'une d'entre nous on regardait sur le mur laquelle d'entre nous était celle qui avait les mains les plus longues. Nous n'avons pas cessé de faire cela jusqu'à la mort de Zaynab Bint Jahch (qu'Allah l'agrée). Elle était une femme de petite taille et n'était pas la plus grande d'entre nous et ainsi nous avons su que le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) visait par la grandeur de la main l'aumône. (2)
Certes, Allah ﷻ vous interdit de jurer par vos ancêtres
D'après 'Omar Ibn Al Khattab (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes Allah vous interdit de jurer par vos pères ». 'Omar (qu'Allah l'agrée) a dit : Je jure sur Allah que depuis que j'ai entendu cela du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui), je n'ai pas juré de cette manière que ce soit volontairement ou en oubliant.
Les trois hommes arrivés à la mosquée : deux s'assoient, le troisième s'en va
Abû Wâqid Al-Ḥârith ibn ʽAwf (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était assis à la mosquée entouré de personnes lorsque trois hommes apparurent. Deux d’entre eux se dirigèrent vers le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et l’autre s’en alla. Lorsque les deux se rapprochèrent du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), l’un d’entre eux aperçut un espace vide dans le cercle et s’y assit. Le deuxième s’assit derrière eux. Quant au troisième, il tourna le dos et s’en alla. Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) eut fini, il dit : « Ne vous informerai-je pas à propos de ces trois hommes ? Le premier d’entre eux se réfugia auprès d’Allah, alors Allah lui accorda refuge auprès de Lui. Le deuxième fit preuve de pudeur, alors Allah fit preuve de pudeur envers lui. Quant au dernier, il se détourna, alors Allah se détourna de lui. »
Lorsque l'homme aime son frère, qu’il l’informe de son amour pour lui.
D'après Al Miqdam (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Lorsqu'un homme aime son frère alors qu'il l'informe qu'il l'aime ».
Je t’aime en Allah ! Il lui répondit alors : Que Celui en qui tu m’as aimé t’aime !
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) rapporte qu’un homme était auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) lorsqu’un autre homme passa. L’homme [auprès du Prophète] dit alors : « Ô Messager d’Allah, j’aime beaucoup cet homme ! » - Est-ce que tu le lui as dit ? demanda le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Non, répondit l’homme. - Dis-le lui ! dit le Prophète. L’homme partit voir l’autre et lui dit : « Je t’aime en Allah ! Il lui répondit alors : Que Celui en qui tu m’as aimé t’aime ! »
Abou Bakr et 'Omar rendent visite à Oumm Ayman après la mort du Messager d'Allah ﷺ
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Après la mort du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) Abû Bakr dit à 'Umar (qu'Allah les agrée) : « Viens avec nous rendre visite à Umm Ayman (qu'Allah l'agrée), comme le faisait le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). » Lorsque nous arrivâmes chez elle, elle se mit à pleurer. « Pourquoi pleures-tu ? lui dirent-ils. Ne sais-tu pas que ce qui est auprès d'Allah est meilleur pour le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ? - Ce n’est pas parce que j'ignore que ce qui est auprès d'Allah est meilleur pour Son Messager (sur lui la paix et le salut) que je pleure. Je pleure parce que la Révélation a cessé de descendre du ciel. » Les deux hommes en furent tout émus et ils se mirent à pleurer avec elle. »
Qu’est ce qui t'empêche de nous rendre visite plus souvent que tu ne le fais ?
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit à Jibrîl : « Qu’est ce qui t'empêche de nous rendre visite plus souvent que tu ne le fais ? » Le verset suivant fût alors révélé : {( Nous (Anges) ne descendons que sur ordre de ton Seigneur. A Lui tout ce qui est devant nous, tout ce qui est derrière nous et tout ce qui est entre les deux )}. [Coran : 19/64].
« Qu'il soit généreux avec son invité » : un jour, une nuit, et trois jours d'hospitalité
Abû Shurayḥ Khuwaylid ibn ‘Amr Al-Khuzâ’î relate du Prophète (sur lui la paix et le salut) que celui-ci a dit : « Quiconque croit en Allah et au Jour Dernier, qu’il soit généreux avec son invité dans ses dons ! Les Compagnons demandèrent : Qu’entends-tu par ses dons, ô Messager d’Allah ? Il répondit : Un jour et une nuit, et l’hospitalité est de trois jours. Au-delà de cela, c’est une aumône qu’il lui fait. » Et dans une autre version : « Il est interdit à un musulman de rester chez son frère jusqu’à le pousser à se sentir fautif ! Les Compagnons demandèrent : Comment peut-il le pousser à se sentir fautif ? Il répondit : Il reste chez lui alors que ce dernier n’a plus rien à lui servir. »
« Qui est le plus noble des hommes ? » : le plus pieux, puis Youssouf
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate qu'il fut demandé : « Ô envoyé d’Allah ! Qui est le plus noble des hommes ? - Le plus pieux, répondit le Prophète. - Ce n’est sur cela que nous t’interrogeons ! dirent-ils. Dans ce cas-là, dit le Prophète, c’est Yûssuf, le Prophète d’Allah, fils du Prophète d’Allah, lui-même fils du Prophète d’Allah, lui-même fils de l’ami intime d’Allah. - Ce n’est pas sur cela que nous t’interrogeons ! - Vous me questionnez à propos des origines des arabes ? Les meilleurs d’entre eux dans la jâhiliyyah (période antéislamique) sont les meilleurs dans l’Islam, s’ils l’ont bien compris. »
L'interdiction de jeter des pierres : elles ne tuent pas le gibier et crèvent un œil
Abdullah ibn Al-Mughaffal (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de jeter des pierres et disait : « Ça ne tue pas le gibier et ça ne blesse pas l'ennemi ; par contre, ça peut crever un œil ou casser une dent ! ». Et dans une autre version : « Un proche de 'Abdullah ibn Al-Mughaffal jetait des pierres, celui-ci le réprimanda et lui dit : « Certes, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de jeter des pierres, il disait : « Ça ne permet pas de chasser le gibier ! » Ensuite, ce proche continua de jeter des pierres. 'Abdullah ibn Al-Mughafal (qu'Allah l'agrée, lui et son père) lui dit alors : « Je te dis que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de jeter des pierres et tu recommences ? Plus jamais je ne te parlerai ! »
Zayd ibn Arqam interrogé par Housayn ibn Sabra sur ce qu'il a entendu
Yazîd ibn Ḥayyân dit : « Je partis en compagnie de Ḥuṣṣayn ibn Sabrah et ʽAmr ibn Muslim chez Zayd ibn Arqam (qu'Allah l'agrée). Une fois réunis à ses côtés, Ḥuṣayn lui dit : « Tu as connu, ô Zayd, de nombreux privilèges ; tu as vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), tu as entendu ses paroles, tu as combattu à ses côtés et tu as prié derrière lui, vraiment Zayd, tu as connu de nombreuses faveurs. Rapporte-nous donc, ô Zayd, ce que tu as entendu du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ! » Zayd répondit : « Ô fils de mon frère ! Par Allah, j'ai beaucoup vieilli, et j'ai oublié en partie ce que j'avais retenu du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Acceptez donc ce dont je vais vous faire part et ne m'en demandez pas plus. » Il dit alors : « Un jour, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se tint debout devant nous et prononça un sermon près d'un point d'eau appelé Khumm, entre La Mecque et Médine. Il loua Allah, fît Son éloge et se mit à nous exhorter et nous faire un rappel. Il dit : « Ceci dit, ô gens ! Je ne suis qu'un être humain, et peu s'en faut que ne vienne l'envoyé de mon Seigneur et que je le suive. Je laisse parmi vous deux charges : la première des deux est le livre d'Allah, qui contient guidée et lumière, emparez-vous donc de lui et cramponnez-vous-y ! » Il se mit alors à nous encourager et nous pousser à y rester attachés. Puis il poursuivit : « et les gens de ma maison, je vous rappelle devant Allah votre devoir envers les gens de ma maison ! Je vous rappelle devant Allah votre devoir envers les gens de ma maison ! » Ḥuṣayn demanda alors : « Ô Zayd, qui sont les gens de sa maison ? N'est-ce pas ses femmes dont il est question ? » Zayd répondit : « Ses femmes en font en effet partie, mais il est question de tous ceux pour qui l'aumône [obligatoire] est interdite, [même] après sa mort » Il dit alors : « De qui s'agit-il ? » Zayd répondit : « Il s'agit de la famille de ʽAlî, de celle de ʽAqîl, de Jaʽfar, et de celle de ʽAbbâs. » Il demanda : « Leur est-il interdit à tous de [recevoir] l'aumône ? » Il répondit : « Oui. » Dans une autre version du hadith, le Prophète dit : « Notez bien ! Je laisse parmi vous deux charges, l'une d'entre elles est le livre d'Allah, qui est le lien d'Allah : quiconque le suit sera guidé, et quiconque le délaisse connaîtra un égarement certain. »
Donner le siwak au plus âgé
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Je me vis en songe en train de me frotter les dents à l’aide d’un bâton de siwâk ; c’est alors que deux hommes vinrent à moi, l’un plus âgé que l’autre. J’offris mon bâton de siwâk au plus jeune, on me dit alors : « Donne la préséance au plus âgé ! » Je le tendis alors au plus âgé des deux. »