Abou Bakr et 'Omar rendent visite à Oumm Ayman après la mort du Messager d'Allah ﷺ
Sahih Mouslim · Rapporté par Muslim
- Référence
- Rapporté par Muslim
- رواه مسلم
- Authenticité
- Authentique
- صحيح
- Jugement tel que fourni par HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
Classement
Provenance
- Texte arabe : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
- Traduction française : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits, traducteur non indiqué par la source.
- Texte et traduction : HadeethEnc.com — fiche d'origine, avec explication et enseignements.
Ces textes sont reproduits sans modification. Notre méthode.
Dans le même recueil
En quittant 'Arafat : « Faites preuve de quiétude ! »
ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) était sur le point de quitter ʽArafât, il entendit derrière lui des gens qui se bousculaient violemment et se battaient ainsi que des chameaux qui blatéraient. Il pointa alors son fouet vers eux et dit : « Ô vous, les gens ! Faîtes preuve de quiétude ! Car la bonté ne se trouve certainement pas dans l'empressement ! »
Un bédouin vint et se mit à uriner dans un coin de la mosquée.
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Un bédouin vint et se mit à uriner dans un coin de la mosquée. Les gens commencèrent à l’apostropher mais le Prophète (sur lui la paix et le salut) le leur défendit. Lorsque le bédouin eut terminé, le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna [qu’on amène] un seau d’eau et qu’on en verse le contenu sur l'urine ».
Anas prie sur un âne, dans une autre direction que la qibla
Anas ibn Sîrîn dit : « Nous allâmes accueillir Anas qui arrivait au Shâm (Syrie) et le rencontrâmes à ‘Ayn At-Tamr. Je le vis prier sur un âne, en face de telle direction - c’est-à-dire à la gauche de la direction (de la Mecque). Je lui demandai donc : « T’ai-je bien vu prier vers une autre direction [que celle de la Mecque] ? Il dit alors : Si je n’avais pas vu l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) le faire, jamais je ne l’aurais fait ! »
La route de l'arbre et celle d'Al-Mou'arras entre Médine et La Mecque
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sortait de Médine pour aller à La Mecque en empruntant la route de l’arbre (près de Dhûl Ḥulayfah) et entrait par celle d’Al-Mu’arrass. Et en arrivant à La Mecque, il entrait par le défilé supérieur et sortait par le défilé inférieur.
Sur le même thème : Les compagnons et la famille du Prophète
Jarir ibn 'Abdallah servait Anas comme les Ansar servaient le Messager d'Allah ﷺ
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate : « Je partis en voyage avec Jarîr ibn ‘Abdillah Al-Bajalî. Comme il me servait, je lui ai dit : « N’agis pas de la sorte ! » Mais, il me répondit : « J’ai vu les Anṣâr agir avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) d’une façon telle que je me suis juré qu’à chaque fois que j’accompagnerai l’un d’entre eux, je le servirai ! »
Abou Moussa suit le Messager d'Allah ﷺ jusqu'au puits d'Aris
Abû Mûsâ al-Ash'arî (qu'Allah l'agrée) relate qu'après avoir fait les ablutions chez lui, il sortit en se disant : « Aujourd'hui, je vais rester avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et passer la journée avec lui ». Il se rendit à la mosquée et demanda après le Prophète (sur lui la paix et le salut). On lui dit : « Il est parti par-là ! - Je suis donc sorti à sa recherche, dit-il, en demandant après lui » jusqu'à ce qu'il entra là où se trouvait le puits d'Arîs. [Il raconte] : « Je m'asseyais près de la porte et quand le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) eut fait ses besoins et ses ablutions, je me levai vers lui. Il était assis sur le puits d'Arîs, au milieu du rebord, les jambes découvertes et qu'il laissait pendre dans le puits. Je le saluai et partis pour m'asseoir auprès de la porte, en me disant : aujourd'hui, je serai le portier du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Vint alors Abû Bakr, qui poussa la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « Abû Bakr ! » Je dis : « Un instant ! ». Je me rendis auprès du Prophète et dis : « Ô, Messager d'Allah ! Voici Abû Bakr qui demande la permission d'entrer ! » Il dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis. » Je retournai vers Abû Bakr et lui dis : « Entre donc et sache que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis ! » Abû Bakr entra, s'assit à la droite du Prophète (sur lui la paix et le salut) sur le rebord [du puits], y laissant pendre ses pieds comme le faisait le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et découvrant ses jambes. Je m'en retournai et m'assis. J'avais laissé mon frère en train de faire les ablutions et qui devait me rejoindre. Je me dis alors : « Si Allah veut du bien à untel -c'est-à-dire son frère- il le mènera ici. C'est alors que quelqu'un fit bouger la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb ! » Je dis : « Un instant ! » J'allai donc au Prophète (sur lui la paix et le salut), le saluais et dis : « Ô, Messager d'Allah ! Voici 'Umar qui demande la permission d'entrer. » Il dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis. » Je dis : « Entre et sache que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis ! » Il entra et s'assit à la gauche du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sur le rebord [du puits], y laissant pendre ses pieds. Je m'en retournai et m'assis, en me disant : « Si Allah veut du bien à untel -c'est-à-dire son frère- il le mènera ici. C'est alors que quelqu'un fit bouger la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « 'Uthmân ibn 'Affân ! » Je dis : « Un instant ! » J'allai donc en informer le Prophète (sur lui la paix et le salut), qui dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis, ainsi qu'une épreuve qui le touchera. » Je revins et dis : « Entre et sache que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis, ainsi qu'une épreuve qui te touchera. » Il entra et, voyant qu'il ne restait plus de place sur le rebord, s'assit en face d'eux, de l'autre côté. » Sa'îd ibn Al-Musayyib dit : « Je l'interprétai comme l'emplacement de leurs tombes. » Dans une version : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) me donna l'ordre de garder la porte. » Il est également dit dans cette version que lorsqu’il annonça la bonne nouvelle à 'Uthmân (qu’Allah l’agrée), ce dernier loua Allah et dit ensuite : « Allah est Celui à qui on demande de l'aide. »
Zayd ibn Arqam interrogé par Housayn ibn Sabra sur ce qu'il a entendu
Yazîd ibn Ḥayyân dit : « Je partis en compagnie de Ḥuṣṣayn ibn Sabrah et ʽAmr ibn Muslim chez Zayd ibn Arqam (qu'Allah l'agrée). Une fois réunis à ses côtés, Ḥuṣayn lui dit : « Tu as connu, ô Zayd, de nombreux privilèges ; tu as vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), tu as entendu ses paroles, tu as combattu à ses côtés et tu as prié derrière lui, vraiment Zayd, tu as connu de nombreuses faveurs. Rapporte-nous donc, ô Zayd, ce que tu as entendu du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ! » Zayd répondit : « Ô fils de mon frère ! Par Allah, j'ai beaucoup vieilli, et j'ai oublié en partie ce que j'avais retenu du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Acceptez donc ce dont je vais vous faire part et ne m'en demandez pas plus. » Il dit alors : « Un jour, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se tint debout devant nous et prononça un sermon près d'un point d'eau appelé Khumm, entre La Mecque et Médine. Il loua Allah, fît Son éloge et se mit à nous exhorter et nous faire un rappel. Il dit : « Ceci dit, ô gens ! Je ne suis qu'un être humain, et peu s'en faut que ne vienne l'envoyé de mon Seigneur et que je le suive. Je laisse parmi vous deux charges : la première des deux est le livre d'Allah, qui contient guidée et lumière, emparez-vous donc de lui et cramponnez-vous-y ! » Il se mit alors à nous encourager et nous pousser à y rester attachés. Puis il poursuivit : « et les gens de ma maison, je vous rappelle devant Allah votre devoir envers les gens de ma maison ! Je vous rappelle devant Allah votre devoir envers les gens de ma maison ! » Ḥuṣayn demanda alors : « Ô Zayd, qui sont les gens de sa maison ? N'est-ce pas ses femmes dont il est question ? » Zayd répondit : « Ses femmes en font en effet partie, mais il est question de tous ceux pour qui l'aumône [obligatoire] est interdite, [même] après sa mort » Il dit alors : « De qui s'agit-il ? » Zayd répondit : « Il s'agit de la famille de ʽAlî, de celle de ʽAqîl, de Jaʽfar, et de celle de ʽAbbâs. » Il demanda : « Leur est-il interdit à tous de [recevoir] l'aumône ? » Il répondit : « Oui. » Dans une autre version du hadith, le Prophète dit : « Notez bien ! Je laisse parmi vous deux charges, l'une d'entre elles est le livre d'Allah, qui est le lien d'Allah : quiconque le suit sera guidé, et quiconque le délaisse connaîtra un égarement certain. »
La jalousie de 'Aïcha envers Khadija
Â’ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Jamais je n'ai éprouvé de jalousie envers une femme du Prophète (sur lui la paix et le salut) autant que j’en ai éprouvé à l’égard de Khadîjah (qu'Allah l'agrée). Pourtant, je ne l'ai jamais vue, mais il l'évoquait si souvent. Parfois, il égorgeait une brebis, il la découpait en plusieurs morceaux qu'il envoyait comme don aux anciennes amies de Khadîjah (qu'Allah l'agrée). Il m'est même arrivé de lui dire : « On dirait qu'il n'y a eu pour toi de femme en ce bas monde que Khadîjah ! » Alors, il répondait : « Elle était comme-ci ! Elle était comme-çà ! Et c'est d'elle que j'ai eu des enfants ! » Et dans une version : « Et souvent, il égorgeait un mouton et en offrait aux amies de Khadîjah de quoi leur suffire largement ! » Et dans une version : « Lorsqu’il égorgeait un mouton, il disait : « Envoyez-en aux amies de Khadîjah ! » Et dans une [autre] version : « Hâlah bint Khuwaylid, la sœur de Khadîjah, demanda [un jour] la permission d'entrer chez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Il reconnut la façon de faire de Khadîjah et en éprouva de la joie, puis il s'exclama : « Ô Allah ! C'est Hâlah bint Khuwaylid ! »