Sahih Mouslim — page 85
صحيح مسلم
Compilé par Mouslim ibn al-Hajjâj. 2 623 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Hounayn : « Qu'Allah fasse miséricorde à Moïse ! »
Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate que le jour de Ḥunayn, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) privilégia certains dans le partage du butin. Il accorda cent chameaux à Al-Aqra’ ibn Ḥâbis et autant à ‘Uyaynah ibn Ḥuṣun. Il fit aussi des dons à quelques notables Arabes et les privilégia ce jour-là. Un homme dit : « Par Allah ! C’est là un partage sans la moindre justice et qui ne recherche pas le Visage d’Allah ! » J’ai alors dit : « Par Allah ! J’en informerai le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! » J’allai donc le trouver et lui fit part de ce que j’avais entendu. Le visage du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) changea de couleur si bien qu’il vira au rouge. Il déclara : « Qui fera preuve de justice si Allah et Son Messager ne le font pas !? » Puis, il dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse ! Il fut davantage offensé et pourtant, il se montra patient. » A la suite de cela, je me promis de ne plus jamais lui rapporter de nouvelle désagréable !
À la porte du Paradis : la plupart de ceux qui y entraient étaient des pauvres
Usâmah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Je me suis tenu devant la porte du Paradis et j’ai vu que la plupart de ceux qui y entraient étaient des pauvres. Les riches étaient retenus, attendant leur sort, à l’exception de ceux destinés à l’Enfer qui y étaient déjà précipités. Je me suis tenu devant la porte de l’Enfer, et j’ai vu que la plupart de ceux qui y entraient étaient des femmes. »
Zakariyâ (sur lui la paix) était menuisier.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Zakariyâ (sur lui la paix) était menuisier. »
Al-Miqdad : le salut du Prophète ﷺ la nuit, sans réveiller ceux qui dormaient
Dans son long hadith, Al-Miqdâd (qu’Allah l’agrée) a dit : « Nous apportions au Prophète (sur lui la paix et le salut) sa part de lait. Il revenait au cours de la nuit et nous saluait de sorte à se faire entendre de celui qui était éveillé sans pour autant réveiller celui qui dormait. Cette nuit-là, le Prophète (sur lui la paix et le salut) revint et, comme à l'accoutumée, il [nous] salua. »
Le siwak et l'eau préparés pour la prière de nuit du Messager d'Allah ﷺ
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) dit : « Nous avions l'habitude de préparer pour le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le bâton avec lequel il se nettoyait les dents et l'eau avec laquelle il se purifiait. Quand Allah le réveillait, quel que soit le moment de la nuit, il se nettoyait les dents, faisait les ablutions et priait. »
Abou 'Oubayda revient de Bahreïn avec la jizya
Amr ibn ‘Awf Al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) envoya Abû ‘Ubaydah ibn Al-Jarrâḥ (qu’Allah l’agrée) au Baḥreïn afin d'y collecter l’impôt de capitation (« Al-Jizyah »). Lorsque les Ansârs apprirent son retour, avec des biens du Baḥreïn, ils prirent part à la prière de l’aube (« Al-Fajr ») avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Après la prière, il (sur lui la paix et le salut) voulut partir mais les Anṣârs allèrent à sa rencontre et firent allusion [au retour d’Abû ‘Ubaydah]. En les voyant arriver, il sourit (sur lui la paix et le salut) et leur dit : « Je crois que vous avez entendu dire qu’Abû ‘Ubaydah a rapporté certaines choses du Baḥreïn ? » Ils répondirent : « Oui, ô Messager d’Allah ! » alors, il leur dit : « Réjouissez-vous, car vous allez obtenir ce que vous souhaitez. Par Allah ! Ce n’est pas la pauvreté que je crains désormais pour vous mais je crains plutôt que les richesses de ce monde vous soient offertes comme elles le furent à ceux qui vous ont précédés, que vous rivalisiez les uns avec les autres pour les obtenir comme ils l’ont fait et qu’elles causent votre perte comme elles ont provoqué la leur. »
« La jalousie n'est permise que dans deux cas »
Ibn Mas'ûd (qu’Allah l’agrée) relate du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : « La jalousie est interdite sauf dans deux cas : un homme à qui Allah a accordé des biens ainsi que l'aptitude à les dépenser correctement et un homme à qui Allah a accordé une sagesse par laquelle il juge, et qui l'enseigne.» Ibn 'Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La jalousie est interdite sauf dans deux cas : un homme auquel Allah a accordé le Coran et qui s'y consacre nuit et jour ainsi qu'un homme à qui Allah a accordé des biens et qui les dépense nuit et jour. »
Un enfant ne s'acquitte de ce qu'il doit à son père qu'en l'affranchissant
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un enfant ne pourra jamais s'acquitter de ce qu'il doit à son père, à moins qu’il ne le trouve à l’état d'esclave, puis l’achète et l’affranchisse. »
L'homme obèse et éminent ne pèsera pas l'aile d'un moustique auprès d'Allah
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, au Jour de la Résurrection, lorsque l’homme obèse et éminent se présentera, il ne pèsera même pas le poids de l’aile d’un moustique auprès d’Allah ! ».
La montagne d'Ouhoud en or : n'en rien garder au-delà de trois jours
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si je possédais l’équivalent de la montagne d'Uḥud en or, je serais certes heureux de ne pas laisser passer trois jours alors que j’en garde encore quelque chose, si ce n’est de quoi rembourser une dette. »
« La richesse n'est pas l'abondance de biens »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « La richesse n’est pas l’abondance de biens, la vrai richesse est celle de l’âme. »
Le menteur n'est pas celui qui réconcilie les gens
Um Kulthum bint ‘Uqbah ibn Abî Mu’ayṭ (qu’Allah l’agrée) relate qu’elle a entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Le menteur n'est pas celui qui réconcilie les gens en attribuant des paroles bienveillantes, ou en disant du bien. » Dans la version rapportée par Muslim, il y a un rajout où elle a dit : « Je ne l’ai jamais entendu autoriser le mensonge dans les propos des gens sauf dans trois cas : en temps de guerre ; en vue de réconcilier des gens ; lorsque l’homme parle à sa femme et lorsque la femme parle à son mari. »
Anas ibn An-Nadr, absent à Badr, et son combat à Ouhoud
Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « Mon oncle, Anas ibn An-Naḍr, n’a pas participé à la bataille de Badr. Il a dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai manqué ta première bataille contre les polythéistes. Si Allah m’accorde une autre occasion de les combattre, Il verra ce dont je suis capable ! » Lors de la bataille d'Uḥud, voyant les musulmans quitter leurs positions, il s’exclama : « Ô Allah ! Je Te présente mes excuses pour ce qu’ont fait ceux-ci (c’est-à-dire : ses compagnons) et je me désavoue de ce qu’ont fait ceux-là (c’est-à-dire : les polythéistes). » Puis, il s’avança vers l’ennemi et rencontra Sa’d ibn Mu’âdh à qui il lança : « Ô Sa’d ibn Mu’âdh ! Je jure ! Par le Seigneur de la Ka’bah, que je sens l’odeur du Paradis encore plus proche que le mont Uḥud ! » Sa’d avoua : « Ô Messager d’Allah ! Je n’ai pas pu faire ce qu’il a fait. » Anas ajouta : « Nous avons trouvé sur son corps plus de quatre-vingts coups de sabres, de traces de lances ou de flèches. Nous l’avons trouvé mort et défiguré par les polythéistes au point que personne ne put le reconnaître en dehors de sa sœur qui identifia ses doigts. » Anas poursuivit : « Nous pensions que ce verset était descendu à son sujet et à propos des hommes comme lui : {(Il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été véridiques et ont pleinement tenu leur engagement vis-à-vis d’Allah. Certains ont atteint leur but et d’autres attendent encore ; et ils n’ont varié aucunement (dans leur engagement)} [Coran : 33/23]. »
Zayd ibn Arqam et les paroles de 'Abdallah ibn Oubayy en voyage
Zayd ibn Arqam (qu’Allah l’agrée) relate : « Alors que nous étions partis en voyage avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), les gens furent atteints d’une difficulté. C’est là que ’Abdullah ibn Ubayy a dit : « Ne dépensez rien pour ceux qui sont avec le Messager d’Allah afin qu’ils s’écartent de lui. » Il a aussi dit : « Si nous retournons à Médine, le plus puissant en expulsera le plus méprisable. » Je rapportai donc ses propos au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui convoqua ‘Abdullah ibn Ubayy. Celui-ci jura de toutes ses forces qu’il n’avait jamais rien dit de cela et les gens commencèrent à dire que Zayd avait menti. J’en ressentis alors une grande peine, jusqu’à ce qu’Allah confirme mes propos en révélant : {(Et lorsque les hypocrites viennent à toi...)} [Coran : 63]. Après cela, le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur proposa de venir pour qu’il implore le pardon d’Allah en leur faveur, mais ils détournèrent leurs têtes. »
Aucun habitant du Paradis n'aimerait revenir ici-bas, sauf le martyr
Anas (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Personne de ceux qui entrent au Paradis n’aimerait revenir dans ce bas monde, même s’il y possédait tout ce qui s’y trouve, à l’exception du martyr. Après avoir vu les honneurs qui lui y sont réservés, il aimerait revenir sur terre puis y être tué dix fois. » Et dans une [autre] version : « Après avoir vu les vertus du martyr. »
Ce bas monde comparé à l'au-delà : ce que retire un doigt plongé dans l'océan
Al-Mustawrid ibn Shaddâd (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La valeur de ce bas monde en comparaison de l’au-delà est semblable à ce que l’un d’entre vous retire de l’océan lorsqu’il y plonge son doigt : qu’il regarde donc ce qu’il en retire ! »
Le Messager d'Allah ﷺ n'a jamais répondu « Non ! » à une demande
Jâbir ibn 'Abdillah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) n’a jamais répondu : « Non ! » à quelque chose qu’on lui demandait. » Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « On n’a jamais demandé au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) de donner une chose sans qu’il ne l'ai donnée. Une fois, un homme est venu le voir et il lui donna un troupeau de moutons remplissant l’espace compris entre deux montagnes. De retour auprès des siens, l'homme s’exclama : « Ô gens ! Entrez en islam ! Car Muḥammad donne comme quelqu’un qui ne craint pas la pauvreté. » Et s’il arrivait qu’un homme entre en islam uniquement par appât du gain, peu de temps s’écoulait avant que l’islam ne devienne plus cher à ses yeux que ce bas-monde et tout ce qu’il contient. »
L'arbre planté par un musulman : tout ce qui en est pris est une aumône
Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il n’est pas un musulman qui plante un arbre sans que tout ce qui en est mangé, volé ou prélevé ne soit considéré comme une aumône de sa part. » Dans une autre version : « Il n’est pas un musulman qui plante un arbre dont se nourrit un homme, un animal ou toute autre chose, sans que cela ne soit considéré comme une aumône de sa part. » Et dans une autre version : « Il n’est pas un musulman qui plante un arbre ou cultive une terre dont se nourrit un humain, un animal ou toute autre chose, sans que cela ne soit considéré comme une aumône de sa part !
Badr : « Qu'aucun d'entre vous ne s'engage avant moi »
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se mit en route avec ses Compagnons et ils arrivèrent à Badr avant les polythéistes. Quand ceux-ci arrivèrent, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu’aucun d’entre vous ne s’engage à faire quoi que ce soit avant qu’il ne me voit devant lui ! » Les polythéistes s’approchèrent et le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Elancez-vous vers un Paradis aussi large que les Cieux et la Terre ! » ‘Umayr ibn Al-Ḥumâm al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) dit : « Ô Messager d’Allah ! Un Paradis aussi large que les Cieux et la Terre ? - Oui ! » Affirma le Prophète (sur lui la paix et le salut). « Bien ! Bien ! » S’exclama ‘Umayr (qu’Allah l’agrée). Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) demanda : « Qu’est ce qui te pousse à dire : « Bien ! Bien ! » ? - Il répondit : Rien, par Allah, ô Messager d’Allah ! Si ce n’est l’espoir d’être l’un de ses habitants. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a alors dit : « Tu es l’un d’eux ! » Aussitôt, il sortit de son carquois quelques dattes et se mit à en manger avant d’ajouter : « Si je vis le temps de manger mes quelques dattes que voici, c’est certainement une bien longue durée de vie ! » Il lança alors ce qu’il avait de dattes avec lui et combattit jusqu’à ce qu’il fut tué. »
« Ô Abou Dharr ! » : l'or équivalent au mont Ouhoud
Abû Dharr (qu'Allah l'agrée) relate : « Je marchais avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) dans un quartier de Médine. Nous nous tournâmes vers Uḥud et il dit : « Ô, Abâ Dharr ! » Je dis : « Me voici ! Ô, Messager d'Allah ! » Il dit : « Je n'aimerais pas avoir l'équivalent de ce mont Uḥud en or et qu'au bout de trois jours il m'en reste une seule pièce, à part ce que je mettrai de côté pour rembourser une dette ; j'en donnerais aux serviteurs d'Allah comme ça, comme ça et comme ça ! ». En disant cela, il fit un geste en direction de la droite, de la gauche et derrière lui. Il marcha ensuite, avant de me dire : « Les plus privilégiés seront les plus démunis au Jour de la Résurrection, sauf celui qui donne son argent comme ça, comme ça et comme ça - à droite, à gauche et derrière lui - et ils sont bien peu nombreux ». Puis, il me dit : « Reste à ta place, ne bouge pas, jusqu'à ce que je revienne ! ». Il s'éloigna jusqu'à disparaître dans l'obscurité de la nuit et j'entendis un grand bruit, je craignis que quelqu'un ne s'en soit pris à lui et je songeai à le rejoindre, mais je me rappelai de ses mots : « Ne bouge pas, jusqu'à ce que je revienne ! ». Il ne mit que peu de temps avant de revenir ; je lui dis : « J'ai entendu un bruit qui m'a fait peur » et je lui dis ce que j'avais entendu. Il me dit : « Tu l'as donc entendu? » Je dis : « Oui ». Il dit : « C'est Jibrîl qui est venu me dire : « Celui de ta communauté qui meurt sans rien associer à Allah entrera au Paradis ». Je dis : « Et s'il fornique ? Et si il vole ?! » Il dit : « Même s'il fornique et même s’il vole ! ».
Quelle œuvre égale le combat dans le sentier d'Allah ? « Vous n'en seriez pas capables »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate qu’on demanda : « Ô Messager d’Allah ! Quelle œuvre pourrait égaler le combat dans le sentier d’Allah ? « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Vous n’en seriez pas capables ! » Ils réitérèrent leur question deux ou trois fois et eurent la même réponse à chaque fois : « Vous n’en seriez pas capables ! » Puis, le Prophète (sur lui la paix et le salut) ajouta : « Le combattant dans le sentier d’Allâh est semblable à un homme qui jeûnerait, veillerait la nuit en prière en récitant les versets d’Allah et ne cesserait de jeûner et de prier ainsi jusqu’à ce que revienne le combattant dans le sentier d’Allah. » Dans la version de al-Bukhârî : « Un homme demanda : « Ô Messager d’Allah ! Indique-moi une œuvre qui égale le combat dans le sentier d’Allah ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Je n’en trouve aucune. » Puis, il lui a demandé : « Pendant que le combattant part au combat, peux-tu rester à la mosquée, y prier sans relâche et observer le jeûne sans manger ? » L’homme répondit : « Qui donc est capable d’une telle chose ? »
Le chevreau mort au marché : ce bas-monde auprès d'Allah
Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) passa par le marché, entouré de ses Compagnons, et tomba sur le cadavre d’un chevreau aux petites oreilles. Il le prit, saisit son oreille puis il demanda : « Lequel d’entre vous voudrait l’avoir pour un dirham ? » Ils répondirent : « Pour rien au monde on n’aimerait l’avoir ! Qu’en ferait-on ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) poursuivit : « Aimeriez-vous l’avoir ? » Ils dirent : « Par Allah ! Même s’il était vivant, il aurait un défaut car il a de petites oreilles. Que dire maintenant qu’il est mort ? » Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) déclara : « Par Allah ! Ce bas-monde est bien plus insignifiant auprès d'Allah que ceci ne l’est pour vous ! »
Ordonnez à Abû Bakr de diriger les gens dans la prière !
Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate que lorsque la douleur du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’aggrava, on lui demanda qui présiderait la prière à sa place. Il répondit : « Ordonnez à Abû Bakr de diriger les gens dans la prière ! » ‘Â`ishah (qu’Allah l’agrée) fit alors remarquer : « Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) est un homme très sensible et, lorsqu’il récite le Coran, il ne peut retenir ses larmes. » Mais, Il répéta : « Ordonnez-lui de diriger la prière ! » Et dans une autre version, ‘Â`ishah (qu’Allah l’agrée) lui répondit : « S’il prend ta place dans la prière, alors ses larmes l’empêcheront de se faire entendre des gens. »
« Qui mérite le plus ma bonne compagnie ? » : « Ta mère »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate qu’un homme vint trouver le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et lui demanda : « Ô Messager d’Allah ! Quelle est la personne qui mérite le plus que je lui tienne bonne compagnie ? - Ta mère, répondit le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Ensuite qui ? continua l’homme. - Ta mère ! répéta le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Ensuite qui ? poursuivit l'homme. Ta mère ! réitéra le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Ensuite qui ? demanda-t-il - Ton père ! conclut le Prophète (sur lui la paix et le salut). Rapporté par al-Bukhârî et Muslim. Dans une autre version : « Ô Messager d’Allah ! Quelle est la personne qui mérite le plus qu’on entretienne des bonnes relations avec elle ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Ta mère, puis ta mère et encore ta mère. Ensuite, ton père. Et enfin, du plus proche au plus proche. »