Le chevreau mort au marché : ce bas-monde auprès d'Allah

Sahih Mouslim · Rapporté par Muslim

Texte arabe
عن جابر رضي الله عنه أن رسول الله صلى الله عليه وسلم مر بالسوق والناس كَنَفَتَيَهِ، فمر بِجَدْيٍ أَسَكَّ ميت، فتناوله فأخذ بأذنه، ثم قال: «أيكم يحب أن يكون هذا له بدرهم؟» فقالوا: ما نحب أنه لنا بشيء وما نصنع به؟ ثم قال: «أتحبون أنه لكم؟» قالوا: والله لو كان حيا ًكان عيباً، إنه أسك فكيف وهو ميت! فقال: «فو الله للدنيا أهون على الله من هذا عليكم».
Traduction française
Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) passa par le marché, entouré de ses Compagnons, et tomba sur le cadavre d’un chevreau aux petites oreilles. Il le prit, saisit son oreille puis il demanda : « Lequel d’entre vous voudrait l’avoir pour un dirham ? » Ils répondirent : « Pour rien au monde on n’aimerait l’avoir ! Qu’en ferait-on ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) poursuivit : « Aimeriez-vous l’avoir ? » Ils dirent : « Par Allah ! Même s’il était vivant, il aurait un défaut car il a de petites oreilles. Que dire maintenant qu’il est mort ? » Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) déclara : « Par Allah ! Ce bas-monde est bien plus insignifiant auprès d'Allah que ceci ne l’est pour vous ! »
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Référence
Rapporté par Muslim
رواه مسلم
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  • Texte arabe : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
  • Traduction française : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits, traducteur non indiqué par la source.
  • Texte et traduction : HadeethEnc.com — fiche d'origine, avec explication et enseignements.

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  • Ordonnez à Abû Bakr de diriger les gens dans la prière !

    Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate que lorsque la douleur du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’aggrava, on lui demanda qui présiderait la prière à sa place. Il répondit : « Ordonnez à Abû Bakr de diriger les gens dans la prière ! » ‘Â`ishah (qu’Allah l’agrée) fit alors remarquer : « Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) est un homme très sensible et, lorsqu’il récite le Coran, il ne peut retenir ses larmes. » Mais, Il répéta : « Ordonnez-lui de diriger la prière ! » Et dans une autre version, ‘Â`ishah (qu’Allah l’agrée) lui répondit : « S’il prend ta place dans la prière, alors ses larmes l’empêcheront de se faire entendre des gens. »

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  • 'Awf ibn Malik : « N'allez-vous pas prêter serment d'allégeance ? »

    D'après 'Awf Ibn Malik Al Achja'i (qu'Allah l'agrée), nous étions un groupe de 7, 8 ou 9 auprès du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) lorsqu'il nous a dit: « N'allez vous pas prêter serment d'allégeance au Messager d'Allah ? ». Alors que nous avions prêter serment d'allégeance peu de temps avant. Nous avons donc dit: Certes nous t'avons prêté serment d'allégeance ô Messager d'Allah ! Puis il a dit: « N'allez vous pas prêter serment d'allégeance au Messager d'Allah ? ». Alors nous avons dit: Certes nous t'avons prêté serment d'allégeance ô Messager d'Allah ! Puis il a dit: « N'allez vous pas prêter serment d'allégeance au Messager d'Allah ? ». Nous avons alors tendu nos mains et avons dit: Nous t'avons prêté serment d’allégeance ô Messager d'Allah ! Sur quoi devons nous te prêter serment d'allégeance ? Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « D'adorer Allah et de ne pas lui associer quoi que ce soit, les cinq prières, que vous obéissiez à Allah et que vous ne demandiez rien aux gens ». J'ai certes vu certains de ceux qui étaient présents faire tomber leurs cravaches et ils ne demandaient à personne de la leur donner (*).

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  • Quelle œuvre égale le combat dans le sentier d'Allah ? « Vous n'en seriez pas capables »

    Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate qu’on demanda : « Ô Messager d’Allah ! Quelle œuvre pourrait égaler le combat dans le sentier d’Allah ? « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Vous n’en seriez pas capables ! » Ils réitérèrent leur question deux ou trois fois et eurent la même réponse à chaque fois : « Vous n’en seriez pas capables ! » Puis, le Prophète (sur lui la paix et le salut) ajouta : « Le combattant dans le sentier d’Allâh est semblable à un homme qui jeûnerait, veillerait la nuit en prière en récitant les versets d’Allah et ne cesserait de jeûner et de prier ainsi jusqu’à ce que revienne le combattant dans le sentier d’Allah. » Dans la version de al-Bukhârî : « Un homme demanda : « Ô Messager d’Allah ! Indique-moi une œuvre qui égale le combat dans le sentier d’Allah ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Je n’en trouve aucune. » Puis, il lui a demandé : « Pendant que le combattant part au combat, peux-tu rester à la mosquée, y prier sans relâche et observer le jeûne sans manger ? » L’homme répondit : « Qui donc est capable d’une telle chose ? »

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  • « Ô Abou Dharr ! » : l'or équivalent au mont Ouhoud

    Abû Dharr (qu'Allah l'agrée) relate : « Je marchais avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) dans un quartier de Médine. Nous nous tournâmes vers Uḥud et il dit : « Ô, Abâ Dharr ! » Je dis : « Me voici ! Ô, Messager d'Allah ! » Il dit : « Je n'aimerais pas avoir l'équivalent de ce mont Uḥud en or et qu'au bout de trois jours il m'en reste une seule pièce, à part ce que je mettrai de côté pour rembourser une dette ; j'en donnerais aux serviteurs d'Allah comme ça, comme ça et comme ça ! ». En disant cela, il fit un geste en direction de la droite, de la gauche et derrière lui. Il marcha ensuite, avant de me dire : « Les plus privilégiés seront les plus démunis au Jour de la Résurrection, sauf celui qui donne son argent comme ça, comme ça et comme ça - à droite, à gauche et derrière lui - et ils sont bien peu nombreux ». Puis, il me dit : « Reste à ta place, ne bouge pas, jusqu'à ce que je revienne ! ». Il s'éloigna jusqu'à disparaître dans l'obscurité de la nuit et j'entendis un grand bruit, je craignis que quelqu'un ne s'en soit pris à lui et je songeai à le rejoindre, mais je me rappelai de ses mots : « Ne bouge pas, jusqu'à ce que je revienne ! ». Il ne mit que peu de temps avant de revenir ; je lui dis : « J'ai entendu un bruit qui m'a fait peur » et je lui dis ce que j'avais entendu. Il me dit : « Tu l'as donc entendu? » Je dis : « Oui ». Il dit : « C'est Jibrîl qui est venu me dire : « Celui de ta communauté qui meurt sans rien associer à Allah entrera au Paradis ». Je dis : « Et s'il fornique ? Et si il vole ?! » Il dit : « Même s'il fornique et même s’il vole ! ».

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    D'après Thawban (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui me garantit qu'il ne demandera rien aux gens je lui garantit le paradis ». J'ai dit: Moi. Après cela il ne demandait rien à personne.

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  • Ce dernier est meilleur que la terre entière peuplée d'hommes comme le premier !

    Sahl ibn Sa'd As-Sa'idî (qu'Allah l'agrée) relate qu’un homme passa devant le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui demanda à son compagnon, assis à côté de lui : « Que penses-tu de cet homme ? » Il répondit : « C’est un homme qui fait partie des notables. Je jure par Allah qu'il est digne d'être marié à la femme dont il demande la main ainsi que d'être accepté comme intercesseur ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne dit rien. Après un moment, un autre homme passa, et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) demanda de nouveau à son compagnon : « Que penses-tu de celui-là ? » Il répondit : « C'est un homme qui fait partie des pauvres de la communauté musulmane. Il ne mérite ni d'être marié à la femme dont il demande la main, ni d'être accepté comme intercesseur, ni d'être écouté s'il prend la parole. » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Ce dernier est meilleur que la terre entière peuplée d'hommes comme le premier ! »

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