Sahih Mouslim — page 84
صحيح مسلم
Compilé par Mouslim ibn al-Hajjâj. 2 623 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Il a bien peu œuvré et fut grandement récompensé !
Al-Barâ' (qu’Allah l’agrée) relate : « Un homme vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) le visage bardé de fer et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Dois-je combattre ou dois-je d'abord entrer en Islam ? » Il répondit : « entre d’abord en Islam, ensuite seulement combats ! » L’homme entra donc en Islam, puis combattit et fut tué. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Il a bien peu œuvré et fut grandement récompensé ! »
« N'insistez pas lorsque vous me demandez une chose »
Abû ‘Abd ar-Rahmân Mu’âwiyah ibn Abî Sufyân relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Par Allah ! N’insistez pas lorsque vous [me] demandez [une chose] ! En effet, celui d’entre vous qui me demande [quelque chose] avec insistance et que je finis par le lui donner bien que j'y répugne, ce qu’il recevra [de moi] sera vide de toute bénédiction. »
Le bien est attaché au toupet des chevaux jusqu’au Jour de la Résurrection.
Ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le bien est attaché au toupet des chevaux jusqu’au Jour de la Résurrection. » ‘Urwah Al-Bariqî (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le bien est attaché au toupet des chevaux jusqu’au Jour de la Résurrection : la récompense et le butin. »
Allah pardonne tout au martyr, sauf les dettes.
ʽAbdullah ibn ʽAmr ibn Al-ʽÂṣ (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah pardonne tout au martyr, sauf les dettes. » Et dans une autre version : « Se faire tuer dans la voie d’Allah expie tous les péchés, sauf les dettes. »
L'adoration en période de troubles
Ma’qil ibn Yasâr (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L’adoration en période de troubles est semblable à une émigration dans l'objectif de me rejoindre. »
Ô Allah ! Pardonne à mon peuple car ils ne savent pas !
Abû ‘Abd ar-Rahmân ʽAbdullah ibn Masʽûd (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je revois encore le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous raconter [l’histoire d’] un Prophète parmi les Prophètes (que la paix soit sur eux tous). Son peuple l’avait frappé au point de le faire saigner et, en essuyant le sang de son visage, il disait : « Ô Allah ! Pardonne à mon peuple car ils ne savent pas ! »
Les soixante-dix lecteurs du Coran envoyés à des gens qui les demandaient
Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Des gens vinrent trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dirent : « Envoie-nous des hommes afin qu’ils nous enseignent le Coran et la Tradition ! » Il leur envoya alors soixante-dix hommes parmi les Anṣâr appelés : « Les lecteurs du Coran » (« Al-Qurrâ’ »). Parmi eux se trouvait mon oncle maternel Ḥarâm (qu’Allah l’agrée). La nuit, ils lisaient et étudiaient le Coran ensemble ; le jour, ils apportaient de l’eau qu’ils déposaient dans la mosquée et ramassaient du bois qu’ils vendaient afin d’acheter de la nourriture pour les Gens d’Aṣ-Ṣuffah et les pauvres. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) les envoya donc chez eux mais ces derniers leur barrèrent la route et les tuèrent avant même qu’ils n’arrivent à destination. Avant de mourir, ils prononcèrent l’invocation suivante : « Ô Allah ! Fais savoir à notre Prophète que nous T’avons rencontré et que nous sommes satisfaits de Toi et que Tu es Satisfait de nous ! » Un homme attaqua Ḥarâm, l’oncle d’Anas (qu’Allah les agrée), par derrière et le transperça de sa lance. Ḥarâm (qu’Allah l’agrée) s’exclama alors : « J’ai triomphé par le Seigneur de la Ka’bah ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) annonça aux Compagnons qui étaient avec lui [à Médine] : « Vos frères ont été tués et ils ont dit [avant de mourir] : « Ô Allah ! Fais savoir à notre Prophète que nous T’avons rencontré, que nous sommes satisfaits de Toi et que Tu es Satisfait de nous ! »
« Ô Allah ! C'est à Toi que je me soumets, en Toi que je crois »
Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah -paix et salut sur lui- disait : « Ô Allah ! C’est à Toi que je me soumets, c'est en Toi que je crois, à Toi que je m’en remets (en qui je place ma confiance), à Toi que je me repens et en Ton Nom que je dispute ! Ô Allah ! Je me réfugie auprès de Ta puissance, il n’y a aucune divinité - digne d’adoration - en dehors de Toi, afin que Tu ne m’égares pas ! Tu es le Vivant, Celui qui ne meurt pas, alors que les djinns et les hommes, eux, meurent. »
Maymouna affranchit une esclave : « Si tu l'avais plutôt donnée à tes oncles maternels »
On rapporte au sujet de la mère des croyants, Maymûnah bint Al-Ḥârith (qu'Allah l'agrée), qu’elle affranchit un jour une esclave, sans en demander la permission au Prophète (sur lui la paix et le salut). Quand vint le jour où il se consacrait à elle, elle lui dit : « Ô Messager d’Allah ! As-tu remarqué que j’ai affranchi mon esclave ? - Il demanda : Vraiment ? - Oui, répondit-elle. - Si tu l’avais plutôt donnée à tes oncles maternels, lui dit alors le Messager (sur lui la paix et salut), ta récompense en aurait été plus grande. »
Allah m’a ordonné de te réciter la sourate : « Al-Bayyinah » (la Preuve Évidente).
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit [un jour] à Ubayy ibn Ka’b (qu’Allah l’agrée) : « Allah m’a ordonné de te réciter la sourate : « Al-Bayyinah » (la Preuve Évidente). - Il m'a nommé ?, demanda Ubayy. - Oui, dit l'Envoyé. Alors, Ubayy pleura. Et dans une autre expression du hadith : « Ubayy se mit alors à pleurer.
L'esclave sincère envers son maître a une double récompense
Ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l’esclave sert sincèrement son maître et adore vertueusement Allah, il a une double récompense. » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Abû Mûsâ Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L’esclave qui adore vertueusement son Seigneur, s’acquitte du droit de son maître, le conseille sincèrement et lui obéit aura une double récompense. »
« Les meilleurs d'entre vous sont ceux qui remboursent leurs dettes » au mieux
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme vint réclamer au Prophète (sur lui la paix et le salut) ce qu'il lui devait et fit preuve de rudesse à son égard. Ses Compagnons (qu’Allah les agrée) furent sur le point de s'en prendre à lui lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : « Laissez-le ! Celui qui est dans son droit a le droit de parole ! » Il dit ensuite : « Donnez-lui une bête du même âge que la sienne. - Ils dirent : Ô, Messager d'Allah ! Nous ne trouvons que des bêtes d'un âge meilleur que la sienne ! - Il dit : Donnez-lui ! Car les meilleurs d'entre vous sont ceux qui remboursent leurs dettes de la meilleure façon. »
Faire précéder la prière de l'aube de la prière du witr
Ibn ʽUmar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Faites précéder la prière de l'aube (« ṣalât aṣ-Ṣubḥ ») de la prière impaire (« ṣalât al-Witr »). »
L'homme qui avait embrassé une femme : « les bonnes actions effacent les mauvaises »
Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate : « Un homme avait embrassé une femme et vint voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) pour l’informer de son acte. Allah, Exalté soit-Il, révéla alors : {( Accomplis la prière aux extrémités du jour et au début de la nuit, certes, les bonnes actions effacent les mauvaises. )} [Coran : 11/114]. L’homme demanda alors : « Est-ce uniquement valable pour moi, ô Messager d’Allah ? » Mais, ce dernier répondit : « Pour l’ensemble de toute ma communauté. »
Lorsqu'Allah veut faire miséricorde à une communauté, Il reprend son prophète avant elle
Abû Mûsâ Al-Ashʽarî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsqu’Allah veut faire miséricorde à une communauté, Il saisit [l’âme] de leur Prophète avant la leur, faisant de ce dernier un devancier et un prédécesseur pour sa communauté. En revanche, lorsqu’Allah veut détruire une communauté, Il les châtie du vivant de leur Prophète ; Il les détruit tandis que leur Prophète est encore en vie et assiste [à cet évènement], se réjouissant de leur destruction après qu’ils l’eurent traité de menteur et qu’ils eurent désobéi à ses ordres. »
« Laissez-le entrer ! Quel mauvais frère de tribu ! »
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme demanda la permission d’entrer auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) celui-ci dit alors : « Laissez-le entrer ! Quel mauvais frère de tribu ! »
L'expédition des pieds bandés : six pour un seul chameau
Abû Mûsâ Al-Ashʽarî (qu’Allah l’agrée) a dit : « Nous partîmes en expédition avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et nous étions six pour un seul chameau, sur lequel nous nous relayions. Nos pieds furent fortement abîmés et mes ongles finirent par tomber. Nous dûmes bander nos pieds avec des morceaux de tissu et c’est pourquoi cette bataille fut appelée : « La Bataille des Bandages. » Abû Burdah a dit : « Abû Mûsâ a rapporté ce hadith, puis il a regretté. Il disait : « Qu’est-ce qui m’a pris de raconter cela ! » Comme s'il avait craint d’avoir divulgué et propagé l’une de ses [bonnes] actions.
L'homme pardonné pour son indulgence envers ses débiteurs
Abû Mas’ûd Al-Badrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme parmi ceux qui vous ont précédés fut jugé. On ne lui trouva aucun bien, si ce n’est qu’il accordait des prêts aux gens et, comme il était aisé, il ordonnait à ses serviteurs de se montrer conciliants envers celui qui était en difficulté. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ajouta : « Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, a dit : " Nous sommes plus Digne que lui d’un tel comportement ! Passez outre ses péchés ! " »
Les Banou Salama voulaient déménager près de la mosquée
Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate : « Les Banî Salamah envisagèrent de déménager près de la mosquée. Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) apprit cela, il leur dit : " J’ai entendu dire que vous vouliez emménager près de la mosquée ? Ils répondirent : Effectivement, ô Messager d’Allah ! Il dit alors : Ô Banî Salamah ! Restez dans vos demeures ! Vos traces seront inscrites ! Restez dans vos demeures ! Vos traces seront inscrites ! " Et dans une autre version : " Pour chaque pas, un degré ! " »
« Que personne ne se prive de se divertir avec ses flèches »
ʽUqbah ibn ʽÂmir (qu'Allah l'agrée) a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Vous conquerrez des territoires et Allah vous comblera. Que personne parmi vous ne se prive donc de se divertir avec ses flèches. »
Houdhayfa prie la nuit avec le Prophète ﷺ qui récite Al-Baqara
Abû ‘Abdillah Ḥudhayfah ibn Al-Yamân (qu’Allah l’agrée) relate : « J'ai prié avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) cette nuit-là, et il entama la prière en récitant la sourate : « La vache ». Je me suis dit : « Il va certainement s’incliner après cent versets. » Mais, il poursuivit sa récitation. Je me suis alors dit : « Il va certainement la réciter entièrement au cours de la prière, mais il continua la lecture. Je pensai alors qu’il s’inclinerait après avoir terminé cette sourate, mais il entama la sourate : « Les femmes », qu’il lut entièrement, puis il lut la sourate : « La Famille de ‘Imrân » dont il acheva également la lecture. Il lisait clairement et soigneusement. Lorsqu'il arrivait à un verset où il y avait une glorification, il glorifiait ; lorsqu'il arrivait à un verset où il y avait une demande, il demandait ; et lorsqu'il arrivait à un verset où il y avait une demande de protection, il demandait protection. Puis, il s’inclina en disant : « Gloire et Pureté à mon Seigneur, le Majestueux ! » (« Subhâna Rabbiya-l-Aẓîm »). Son inclinaison était aussi longue que sa position debout. Puis, il a dit : « Allah a entendu celui qui L’a loué ! Notre Seigneur ! La louange Te revient ! » (« Sami’a Llâhu Liman Ḥamidah, Rabbanâ Laka-l-Ḥamd »). Il se releva puis resta debout presque aussi longuement qu’il s’était incliné. Ensuite, il se prosterna en disant : « Gloire et Pureté à mon Seigneur, le Très-Haut ! » (« Subhâna Rabbil A’lâ »). Sa prosternation était presque aussi longue que sa position debout.
Lequel d’entre vous jure par Allah de ne pas faire le bien ?
ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) entendit une fois deux personnes se disputant à voix haute devant sa porte. Or, voici que l’un deux sollicitait l’autre de renoncer à une partie de sa dette et de lui faire des facilités pour le reste. Mais, l’autre disait : « Par Allah ! Je n’en ferai rien ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) sortit alors vers eux et leur dit : « Lequel d’entre vous jure par Allah de ne pas faire le bien ? » La personne concernée répondit alors : « C’est moi, ô Messager d’Allah ! Et maintenant, j’accepte la solution qui lui convient. »
Les dix choses de la nature originelle
ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Dix choses relèvent la nature originelle : Se tailler la moustache, se laisser pousser la barbe, se nettoyer les dents, se rincer le nez, se couper les ongles, se laver les plis des doigts, s’épiler les aisselles, se raser le pubis, diminuer l'eau. » Le transmetteur dit : « J’ai oublié la dixième, mais je crois qu'il s'agit du fait de se gargariser la bouche. » Wakî’, l’un des transmetteurs, a dit : « Le neuvième point signifie : se laver après avoir accompli ses besoins. »
Celui qui déforme le Coran en priant la nuit : qu'il s'allonge
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l’un d’entre vous se lève la nuit pour prier et qu’il commence à déformer le Coran jusqu’à ne plus savoir ce qu’il dit, qu’il s’allonge ! »