Sahih Mouslim — page 83
صحيح مسلم
Compilé par Mouslim ibn al-Hajjâj. 2 623 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Abou Moussa voit le Prophète ﷺ se curer les dents avec un siwak
Abû Mûsâ Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) dit : « Je vins voir le Prophète (sur lui paix et le salut) alors qu’il se curait les dents à l’aide d’un bâton de siwâk tendre. Tandis que le siwâk était dans sa bouche et l’extrémité du bâton sur sa langue, il émit des sons qui donnaient l'impression qu’il était en train de vomir. »
Ibn 'Omar : égorger le chameau debout et attaché, selon la tradition de Muhammad ﷺ
Ziyâd ibn Jubayr relate : « J’ai vu Ibn ‘Umar venir à la rencontre d’un homme qui avait agenouillé son chameau et qui l'égorgea. Il lui dit alors : « Laisse-le debout et attache-le ! C'est la tradition de Muḥammad (sur lui la paix et le salut). »
« Ô Abou Dharr, tu es quelqu'un de faible » : le commandement est une responsabilité
Abû Dharr (qu’Allah l’agrée) relate : « Je dis : Ô Messager d’Allah ! Pourquoi ne me confies-tu pas des responsabilités ? Il me tapa sur l’épaule avec la main et me dit : « Ô Abâ Dharr ! Tu es quelqu’un de faible ! C'est une responsabilité et, au Jour de la Résurrection, ce sera une source d’avilissement et de regret, sauf pour celui qui l’aura prise de façon légitime et qui se sera acquitté de ce qu’elle lui aura imposé ! »
Le Messager d'Allah ﷺ récitait le Coran, couché sur le giron de 'Aïcha indisposée
ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se couchait sur mon giron et récitait le Coran tandis que j’étais indisposée. »
Une parole prononcée sans mesurer sa gravité, qui plonge en Enfer
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il arrive que le serviteur prononce une parole, sans se rendre compte de sa gravité, qui le plonge en Enfer à une profondeur plus grande que la distance entre l'Orient et l'Occident. »
Ibn 'Omar offre son âne et son turban à un bédouin sur la route de La Mecque
Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) croisa un bédouin sur la route de la Mecque. 'Abdullah le salua, le fit monter sur l'âne qu'il montait et lui offrit le turban qu'il avait sur la tête. Ibn Dînâr dit : « Nous lui dîmes : qu'Allah t'améliore ! Ce ne sont que des bédouins, ils se suffisent de peu ! - 'Abdullah ibn 'Umar dit alors : « Le père de cet homme était un ami de 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée), or, j'ai certes entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « La meilleure des actions de la piété filiale est le fait qu'un homme entretienne une bonne relation avec les amis que son père affectionnait. » Dans une version d'Ibn Dînâr : « Quand Ibn 'Umar partait à la Mecque, il prenait un âne sur lequel il se reposait lorsqu’il était fatigué de monter à dos de chameau, et il portait un turban sur la tête. Un jour, alors qu'il était sur cet âne, il croisa un bédouin et lui dit : « N'es-tu pas untel, fils d'untel ? - Si, répondit-il. Il lui donna l'âne et dit : « Monte donc dessus ! » et il lui donna son turban en disant : « Mets ça sur ta tête ! ». L’un de ses compagnons lui dit alors : « Qu'Allah te pardonne ! Tu as donné à ce bédouin un âne sur lequel tu te reposais et le turban que tu portais sur la tête ! » Il dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " Parmi les meilleurs actes de la piété filiale il y a le fait qu'un homme entretienne une bonne relation avec les gens chers à son père, après le décès de celui-ci" et le père de cet homme était l'ami de 'Umar (qu'Allah l'agrée). »
Hafsa : « Pourquoi ne t'es-tu pas désacralisé de ta 'oumra ? »
Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée), l’épouse du Prophète (sur lui la paix et le salut), a dit : « Ô Messager d’Allah ! comment se fait-il que les gens se soient désacralisés de leur ‘Umrah, et pas toi ? » Il répondit : « Je me suis enduit la tête et j’ai orné le cou de mes offrandes, alors je ne me désacraliserai qu’après avoir effectué mon sacrifice ! »
Anas envoyé en commission par le Messager d'Allah ﷺ : le secret gardé
Thâbit relate qu’Anas ibn Mâlik (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) vint vers moi tandis que je jouais avec d'autres enfants. Il nous salua et m’envoya faire une commission. Je tardai, par conséquent, à revenir chez ma mère. A mon retour, elle me demanda : « Qu’est-ce qui t’a retenu ? - Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) m’a confié une tâche, répondis-je. - De quoi avait-il besoin ? demanda-t-elle. - C’est un secret ! répliquai-je. - Ne raconte à personne le secret du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! me dit-elle alors. - Par Allah ! reprit Anas (qu’Allah l’agrée), si je devais le raconter à quelqu’un, ce serait à toi ô Thâbit ! »
Les gens de Moudar dans le dénuement et le discours du Messager d'Allah ﷺ
Jarîr ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée) relate : « Nous étions auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), en début de journée, quand vinrent des gens presque nus, habillés d'étoffes de laine rayées ou d'étoffes épaisses qu'ils portaient à leurs cous, équipés de sabres. La plupart - ou plutôt tous - étaient de Mudar. En voyant leur dénuement, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) changea de mine. Il entra chez lui, ressortit, puis ordonna à Bilâl d'appeler à la prière et à son accomplissement. Il pria donc, puis prononça un discours dans lequel il dit : {( Ô, gens ! Craignez votre Seigneur, qui vous a créés à partir d'une seule personne…)} jusqu'à la fin du verset {(…certes, Allah vous surveille. )} [Coran : 4/1]. Puis, il dit l'autre verset, celui qui se trouve dans la Sourate « L’exode » : {( Ô, vous qui croyez ! Craignez Allah et que chaque personne regarde ce qu'elle a préparé pour demain )} [Coran : 59/18]. Il dit : « Qu'un homme fasse aumône de sa pièce d'or, de sa pièce d'argent, de son vêtement, d'un boisseau de blé, d'un boisseau de dattes... Jusqu'à dire : et même d'un morceau de datte ! » Un homme des Ansars apporta alors un sac qu'il avait du mal à tenir par la main, ou plutôt qu'il n'arrivait pas à tenir ; de là, les gens vinrent les uns après les autres, au point où je pus voir deux grandes quantités de nourriture et de vêtements ainsi que le visage du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) briller comme de l'or. Là, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : « Celui qui instaure une bonne habitude dans l'Islam, gagnera une récompense pour celle-ci ainsi que les récompenses de ceux qui la pratiqueront après lui, sans que cela ne diminue en rien de leurs récompenses. Et celui qui instaure une mauvaise habitude dans l'Islam, portera un péché pour celle-ci ainsi que les péchés de ceux qui la pratiqueront après lui, sans que cela ne diminue en rien de leurs péchés. »
Jabir décrit les horaires de prière du Messager d'Allah ﷺ
Jâbir ibn ʽAbdillah Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait l'habitude de prier la prière du midi au moment où il faisait le plus chaud, celle de l'après-midi quand le soleil était bien brillant et celle du couchant dès que le soleil disparaissait. Quant à la prière de la nuit, parfois il la retardait et parfois il la hâtait. S'il les voyait [c'est à dire : ses Compagnons] réunis, il la hâtait et s'il voyait qu'ils tardaient à venir, il la retardait. Et pour ce qui est de la prière de l'aube, le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'accomplissait quand il faisait encore sombre. »
Ne pas confier le commandement à celui qui le demande
Abû Mûsâ Al-Ashʽarî (qu'Allah l'agrée) relate : « J'entrai chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) avec deux de mes cousins. L'un d'eux dit : « Ô, Messager d'Allah ! Place-moi à la tête d'une partie de ce dont Allah t'a donné le commandement ! l'autre dit la même chose - Par Allah ! répondit le Prophète (sur lui la paix et le salut), jamais nous ne confions cette tâche à quelqu'un qui la demande ou qui y aspire. »
Ibn 'Abbas prie à gauche du Prophète ﷺ, qui le place à sa droite
ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Je passai la nuit chez ma tante Maymûnah lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) se leva, de nuit, pour prier. Je me levai et me mis debout à sa gauche. Il me saisit alors par la tête et me plaça à sa droite. »
Abou Jouhayfa à La Mecque : la tente rouge et l'eau des ablutions
Abû Juḥayfah Wahb ibn ʽAbdillah As-Suwâ'î (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'allai trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) à la Mecque ; il était sous une tente en cuir rouge. Bilâl (qu'Allah l'agrée) sortit avec l'eau de ses ablutions ; certains en recueillirent et d'autres en furent arrosés. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) sortit vêtu d'une tunique rouge. Il me semble encore voir la blancheur de ses tibias. Il fit ses ablutions et Bilâl (qu'Allah l'agrée) appela à la prière. Je me mis à suivre sa bouche de-ci, de-là, il dit à droite et à gauche : « Accourez à la prière ! Accourez à la réussite ! » Puis, on planta une pique à l'intention du Prophète (sur lui la paix et le salut) qui s'avança et fit la prière du midi (« Ṣalât Aẓ-Ẓuhr ») en deux cycles de prière (« rak'ah »). Il n'eut de cesse de faire la prière en deux rak'ah jusqu'à son retour à Médine. »
'A'idh ibn 'Amr chez 'Oubaydallah ibn Ziyad : « Les pires des bergers sont les brusques »
ʽÂ'idh ibn 'Amr entra chez 'Ubayd ibn Ziyâd et lui dit : « Ô, mon fils ! J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : Les pires des bergers sont les brusques, fais attention à ne pas en faire partie ! - Il lui répondit : Assieds-toi donc ! Tu n'es rien d'autre qu'un piètre résidu des Compagnons de Muḥammad (sur lui la paix et le salut) ! - Il dit : avaient-ils seulement de piètres résidus ?! Les piètres résidus n'ont existé qu'après eux, et chez d'autres gens ! »
Quand les grandes ablutions deviennent obligatoires
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « S'il se positionne entre les quatre membres [de sa femme] puis la pénètre, les grandes ablutions sont obligatoires. »
Malheur aux talons qui seront en Enfer !
Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée), ʽAbdullah ibn ʽAmr (qu'Allah l'agrée) et ʽÂ'ishâh (qu'Allah l'agrée) relatent que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Malheur aux talons qui seront en Enfer ! »
La prière de l'icha retardée : « Les femmes et les enfants se sont endormis »
ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait repoussé la prière du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ’ ») jusque tard dans la nuit, ‘Umar sortit le voir et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Les femmes et les enfants se sont endormis. » Le Prophète sortit alors, sa tête ruisselait d’eau puis il dit : « Si je ne redoutais pas d’alourdir la charge de ma communauté, ou des gens, je lui aurai ordonné de prier à cette heure-ci. »
« Ils nous ont détournés de la prière intermédiaire jusqu'au coucher du soleil »
‘Alî ibn Abî Ṭâlib (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu’Allah remplisse de feu leurs maisons et leurs tombes tout comme ils nous ont détournés de la prière intermédiaire jusqu’à ce que le soleil se couche ! » Et dans une version de Muslim : « Ils nous ont détournés de la prière intermédiaire, la prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») ! Il l'effectua ensuite entre les prières du coucher et du crépuscule. Muslim rapporte aussi d’après ‘Abdullah ibn Mas’ûd : « Les polythéistes empêchèrent le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) d’accomplir la prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») jusqu’à ce que le soleil palisse. Ce dernier dit alors : « Ils nous ont détournés de la prière intermédiaire (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») ! Qu’Allah remplisse de feu leurs entrailles et leurs tombes ! »
Les croyantes assistaient à la prière de l'aube, enveloppées dans leurs vêtements
ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée) dit : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et la paix) priait la prière de l'aube (« ṣalât al-fajr »), des femmes parmi les croyantes assistaient [à la prière] avec lui. Elles étaient enveloppées dans leurs vêtements et rentraient ensuite chez elles. L’obscurité faisait qu’on ne les reconnaissait pas. »
Adam salue les anges : la salutation de sa descendance
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quand Allah créa Adam (sur lui la paix et le salut), Il [lui] dit : " Va saluer ce groupe - il s'agissait d'un groupe d'Anges assis - et écoute quelle sera leur réponse ! Ce sera ta salutation et celle de ta descendance. - Adam dit : " Que le salut soit sur vous !" Ils répondirent : " Que le salut et la miséricorde d'Allah soient sur toi !" Ils ajoutèrent donc : " et la miséricorde d'Allah". »
« Intercédez et vous en serez récompensés »
Abû Mûsâ Al-Ashʽarî (qu’Allah l’agrée) a dit : « Quand une personne venait au Prophète (sur lui la paix et le salut) pour une requête, celui-ci se tournait vers ceux qui étaient assis avec lui et leur disait : « Intercédez et vous en serez récompensés. Allah décrète ce qu’il aime par la bouche de Son prophète. » Et dans une autre version : « Ce qu’Il veut. »
Le rêve du croyant, une des quarante-six parts de la prophétie
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque la fin des temps approchera, le rêve du croyant ne mentira presque plus. Ainsi, le rêve du croyant est l’une des quarante-six parts de la Prophétie. » Et dans une autre version : « Ceux d’entre vous dont les rêves sont les plus véridiques sont ceux dont le parler est le plus véridique. »
Lève-toi et prie « Al-Witr », ô ʽÂ'ishah !
ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) accomplissait sa prière nocturne tandis qu’elle était allongée devant lui. Lorsqu’il ne lui restait plus que sa dernière prière impaire (« Al-Witr ») à accomplir, il la réveillait et elle l’accomplissait. Dans une autre version : « Lorsqu’il ne lui restait plus que sa dernière prière impaire (« Al-Witr ») [à accomplir], le Prophète (sur lui la paix et le salut) disait à ʽÂ'ishah’ : « Lève-toi et prie « Al-Witr », ô ʽÂ'ishah ! »
« Quelle est la meilleure prière ? » : celle où l'on prolonge la station debout
Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate : « On demanda au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : " Quelle est la meilleure prière ? Il répondit : Celle où l'on prolonge le recueillement dans la position debout. " »