« Ils nous ont détournés de la prière intermédiaire jusqu'au coucher du soleil »
Sahih al-Boukhari · Rapporté par Muslim - Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim
- Référence
- Rapporté par Muslim - Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim
- حديث علي -رضي الله عنه-: متفق عليه. حديث ابن مسعود -رضي الله عنه-: رواه مسلم
- Authenticité
- Authentique
- صحيح
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Classement
Provenance
- Texte arabe : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
- Traduction française : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits, traducteur non indiqué par la source.
- Texte et traduction : HadeethEnc.com — fiche d'origine, avec explication et enseignements.
Ces textes sont reproduits sans modification. Notre méthode.
Dans le même recueil
La prière de l'icha retardée : « Les femmes et les enfants se sont endormis »
ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait repoussé la prière du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ’ ») jusque tard dans la nuit, ‘Umar sortit le voir et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Les femmes et les enfants se sont endormis. » Le Prophète sortit alors, sa tête ruisselait d’eau puis il dit : « Si je ne redoutais pas d’alourdir la charge de ma communauté, ou des gens, je lui aurai ordonné de prier à cette heure-ci. »
Les croyantes assistaient à la prière de l'aube, enveloppées dans leurs vêtements
ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée) dit : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et la paix) priait la prière de l'aube (« ṣalât al-fajr »), des femmes parmi les croyantes assistaient [à la prière] avec lui. Elles étaient enveloppées dans leurs vêtements et rentraient ensuite chez elles. L’obscurité faisait qu’on ne les reconnaissait pas. »
Malheur aux talons qui seront en Enfer !
Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée), ʽAbdullah ibn ʽAmr (qu'Allah l'agrée) et ʽÂ'ishâh (qu'Allah l'agrée) relatent que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Malheur aux talons qui seront en Enfer ! »
Quand les grandes ablutions deviennent obligatoires
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « S'il se positionne entre les quatre membres [de sa femme] puis la pénètre, les grandes ablutions sont obligatoires. »
Sur le même thème : La bataille du Khandaq (la Tranchée)
Ibn 'Omar refusé à Ouhoud à quatorze ans, accepté au Fossé à quinze ans
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « On m’amena au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) le jour d’Uḥud, j’avais alors quatorze ans, et il ne me donna pas l’autorisation [de combattre]. Le Jour du Fossé, on m’amena de nouveau à lui - à ce moment-là j’avais quinze ans - et, cette fois-ci, il donna son autorisation. »
Le sol très dur de la tranchée frappé par le Prophète ﷺ
Jâbir (qu'Allah l'agrée) a dit : « Alors que nous creusions, le jour de la tranchée, un sol très dur se présenta. Ils se rendirent alors auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dirent : « Un sol très dur s'est présenté dans la tranchée ! - Il dit alors : Je vais y descendre ! » Il se leva. Son ventre était enserré par une pierre. Cela faisait trois jours que nous n'avions rien mangé ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) prit alors la pioche, frappa le sol et d'un coup, la terre devint molle comme du sable ! Je lui demandai : « Ô Messager d'Allah ! Permets-moi d'aller chez moi ! » J'ai alors dit à ma femme : « J'ai vu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dans un état insoutenable ! As-tu quelque chose à manger ? - J'ai de l'orge et une chevrette ! », Répondit-elle. J'ai alors égorgé la petite chèvre, ma femme a moulu l'orge, et nous mîmes la viande à cuire. Puis, je suis revenu voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) alors que la pâte d'orge était déjà levée, et la viande presque à point, dans une marmite, soutenue par trois pierres, sur le feu. J'ai dit : « J'ai un petit repas, viens donc ô Messager d'Allah ! Et invite une ou deux personnes avec toi ! - Quelle quantité est-ce ?, me demanda-t-il. Je lui décrivis alors la quantité. C'est très bon et largement suffisant ! dit-il. Va dire à ta femme de ne pas retirer la marmite ni le pain du feu jusqu'à mon arrivée ! Puis, il a dit : Levez-vous ! » Alors, les Muhâjirûn et les Anṣâr se levèrent. Je revins chez moi et ma femme s'exclama : « Malheur à toi ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) est venu avec les Muhâjirûn, les Anṣâr et ceux qui étaient avec eux ! - Est-ce qu'il t'a interrogé [à propos du repas] ?, demanda-t-elle. - Oui, répondis-je. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) arriva et dit aux invités : « Entrez sans vous bousculer ! » Il coupa le pain et posa dessus de la viande, puis il couvrit la marmite et le four. Il rapprocha alors ses Compagnons et les servit. Il ne cessa de répéter cela jusqu'à ce qu'ils fussent tous rassasiés, et il en resta encore. [Jâbir a dit] Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a alors dit à ma femme : « Manges-en et offres-en, car les gens ont été touchés par la famine ! » Et dans une [autre] version, Jâbir a dit : « Lorsque le fossé fut creusé, je vis que le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait faim. Je me rendis auprès de mon épouse et lui demandai : " As-tu quelque chose chez toi ? J'ai vu que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait très faim. " Elle me sortit un sac contenant un Ṣâ' d'orge. Nous disposions aussi d'une petite bête : une chevrette [qui ne sortait pas encore au pré]. Je l’égorgeai tandis qu'elle moulait le grain. Elle termina en même temps que moi. Je coupai la viande en morceaux que je mis dans la marmite. Puis, je m’en retournai auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Elle dit alors : « Ne me couvre pas de honte en amenant le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et ceux qui sont avec lui ! » Je me rendis alors auprès de lui et lui glissait secrètement : « Ô Messager d'Allah ! Nous avons égorgé une petite bête et mon épouse a moulu un Ṣâ' d'orge que nous avions. Viens donc avec le groupe qui est avec toi ! » Mais, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'écria : « Ô gens de la tranchée ! Jâbir vous a préparé à manger ! Allez-y ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ajouta alors : « N'enlevez pas votre marmite du feu et ne mettez pas votre pâte au four avant que j'arrive ! » Je vins et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) arriva devant des gens. Quand j'allai trouver mon épouse, elle me dit : « Tu as fait ceci et cela ! - Je répliquai : J'ai fait ce que tu m'as dit. » Elle montra la pâte au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui crachota dedans et y appela la bénédiction. Puis, il se dirigea vers notre marmite, crachota aussi dedans et y mit la bénédiction. Ensuite, il a dit : « Appelle une boulangère pour qu'elle t'aide à faire le pain et puise de votre marmite sans la descendre du feu ! » Ils étaient mille. Je jure par Allah qu'ils mangèrent si bien qu'ils en laissèrent et s'en allèrent. Notre marmite était encore en ébullition comme au début et notre pâte était intacte dans le four ! »
Le retour de la tranchée : Gabriel n'a pas déposé les armes
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) revint de la tranchée, il déposa les armes et se lava. Jibrîl (sur lui la paix) se présenta à lui et dit : " Tu as déposé les armes ? Par Allah ! Nous ne les avons toujours pas déposées ! Sors à leur rencontre ! - Où donc ?demanda le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). - Jibrîl répondit : Par là-bas ! " Il indiquait la direction [de la tribu] des Banî Qurayẓah. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se dirigea donc vers eux. »
Sa'd blessé le jour du Fossé : la tente dans la mosquée
ʽÂ'ishah ( qu'Allah l'agrée ) relate : « Saʽd fut touché le jour du fossé. C'est un homme de Quraysh qu'on appelle Ḥibbân ibn Al-ʽAriqah qui lui tira dessus, il lui tira une flèche dans la veine médiane. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dressa une tente dans la mosquée afin de pouvoir lui rendre visite d'un endroit proche. Quand il revint de la bataille du fossé, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) posa les armes et se lava. C'est alors que Jibrîl [l'Ange Gabriel] vint à sa rencontre, se frottant la tête pour en ôter la poussière et dit : "As-tu donc posé les armes ? Par Allah ! Moi, je ne les ai pas posées. Sors donc jusqu'à eux !" Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : "Où donc ?" Il indiqua alors la direction de Banî Qurayẓah. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se rendit jusqu'à eux et ils se soumirent à son décret. Il renvoya la décision à Saʽd, qui dit : "Je décrète à leur sujet que les combattants soient tués, que les femmes et les enfants soient pris en esclaves et que leurs biens soient distribués !" » Hishâm dit : « Mon père relate que ʽÂ'ishâh l'informa que Saʽd dit : "Ô, Allah ! Tu sais qu'il n'est personne que je n'aimerais combattre pour Ta cause plus que des gens qui ont démenti et expulsé Ton Messager ( sur lui la paix et le salut) ! Ô, Allah ! Je pense que Tu as mis fin à la guerre entre nous et eux, mais s'il reste encore quelconque bataille entre nous et Quraysh, alors garde-moi en vie pour celle-ci, afin que je combatte pour Ta cause ! Et si Tu as mis fin à la guerre, alors laisse-la éclater et fais-en la cause de ma mort !" Elle éclata alors au niveau de sa gorge. Les Banî Ghifâr avaient une tente dans la mosquée et le sang coula jusqu'à eux. Ils dirent : "Ô, occupants de la tente ! Qu'est-ce donc, qui vient de chez vous jusqu'à nous ?" C'est là qu'ils découvrirent Saʽd dont la blessure laissait couler le sang à flots et qui mourut par sa cause. »