Sahih Mouslim — page 82
صحيح مسلم
Compilé par Mouslim ibn al-Hajjâj. 2 623 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
« Vous subirez après moi le népotisme, alors, patientez »
Usayd ibn Ḥuḍayr et Anas ibn Mâlik (qu'Allah les agrée) relatent : « Un homme des Anṣârs dit : « Ô, Messager d'Allah ! Ne m'emploieras-tu pas, comme tu l'as fait avec untel ? » [Le Prophète lui] dit alors : « Vous subirez après moi le népotisme, alors, patientez jusqu'à ce que vous me retrouviez au bassin ».
Bilal reçoit l'ordre de dire l'adhan deux fois et l'iqama une fois
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate qu’on ordonna à Bilâl de dire deux fois l’appel à la prière (« Al-Adhân ») et une seule fois l’appel qui annonce le début de la prière (« Al-Iqâmah »).
Le Pèlerinage d'adieu : la 'oumra suivie du Pèlerinage et les offrandes de Dhoul-Houlayfa
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate : « Lors du Pélerinage d'adieu, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) accompli la ‘Umrah suivie du Pèlerinage et fit des offrandes. Il sacrifia donc les bêtes qu’il avait amenées avec lui depuis Dhûl Ḥulayfah. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) commença en prononçant la formule d’entrée dans les rites de la ‘Umrah puis prononça celle d’entrée dans les rites du Pèlerinage. Les gens firent donc la même chose que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ; ils prononcèrent la formule d’entrée dans les rites de la ‘Umrah puis du Pèlerinage. Certains amenèrent des sacrifices depuis Dhûl Ḥulayfah, d’autres n’en avaient pas. En arrivant, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit aux gens : « Celui parmi vous qui a amené ses sacrifices [avec lui], alors rien de ce qu’il s’est interdit ne lui sera permis jusqu’à ce qu’il ait accompli le Pèlerinage. Quant à celui qui n’a pas amené de sacrifice, qu’il tourne autour de la demeure [sacrée] et [accomplisse les va-et-vient] entre Ṣafâ et Marwah, puis qu’il se raccourcisse les cheveux et se désacralise, ensuite qu’il prononce l’entrée dans les rites du Pèlerinage et fasse un sacrifice. Celui qui ne trouve pas de sacrifice [à immoler], devra jeûner trois jours pendant le Pèlerinage et sept jours lorsqu’il sera revenu chez les siens. » Par la suite, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) accomplit la circumambulation (« Aṭ-Ṭawâf ») en arrivant à la Mecque. Il commença par toucher le coin [yéménite], avant de marcher à pas rapides pendant trois tours puis normalement pendant les quatre autres. Après avoir tourné autour de la Maison, il accomplit deux unités de prière au niveau de la station [d’Abraham], avant d’aller à Ṣafâ. Là, il fit ensuite sept va-et-vient (« As-Sa’yî ») entre Ṣafâ et Marwah. Ensuite, il ne s’autorisa rien de ce qu’il s’était interdit jusqu’à ce qu’il eut terminé d’accomplir le Pèlerinage. Il sacrifia son offrande le jour du sacrifice, puis il déferla et tourna autour de la Maison. A la fin, il s’autorisa ce qu’il s’était interdit. Ceux qui avaient amené leurs sacrifices [avec eux] firent la même chose que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). « Une fois arrivé à la Mecque, je vis le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui commençait la circumambulation en touchant le « coin noir » et durant les trois premiers tours, il marchait à pas rapides. »
« Ô Abou Dharr, je pense que tu es faible » : ne pas prendre le commandement
Abû Dharr (qu’Allah l’agrée) dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) m’a dit : « Ô Abâ Dharr ! Je pense que tu es faible, et j’aime pour toi ce que j’aime pour moi-même. Ne prends pas le commandement de deux personnes, et ne te charge pas de la tutelle des biens de l’orphelin ! »
Levez-vous, afin que je prie avec vous.
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que sa grand-mère, Mulaykah, invita le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à un repas qu'elle lui concocta. Ce dernier mangea donc, puis dit : « Levez-vous, afin que je prie avec vous ! » Anas dit : « Je saisis alors et aspergeai d'eau un tapis de nattes qui nous appartenait et que l'on utilisait depuis si longtemps qu'il avait noirci. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se tint debout, moi et l'orphelin formâmes un rang derrière lui et la grand-mère se tint derrière nous. Il nous dirigea dans deux unités de prière, avant de s'en aller ». Dans une version de Muslim, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pria avec lui et sa mère ; [il dit] : « Il me plaça à sa droite et la femme derrière nous. »
La femme qui demande à aller à la mosquée : « qu'il ne l'en empêche pas »
ʽAbdullah ibn ʽUmar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque la femme de l’un d’entre vous demande l’autorisation de se rendre à la mosquée, qu’il ne l’empêche pas de s’y rendre. » Il a dit : Bilâl ibn ʽAbdillah a alors dit : « Par Allah ! Nous leur interdirons ! » ‘Abdullah se tourna vers lui et l’invectiva violemment en l’insultant, comme jamais je n’avais pu l’entendre, et lui a dit : « Je t’informe que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit cela et tu me dis : « Par Allah ! Nous leur interdirons ?! » Et dans une [autre] expression, il est dit : « N’interdisez pas aux servantes d’Allah de se rendre dans les mosquées d'Allah. »
La prière commencée par « Louange à Allah, Seigneur des mondes »
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut), Abû Bakr et ‘Umar (qu’Allah soit satisfait d’eux) débutaient la prière par : {( Louange à Allah, le Seigneur des Mondes…)} Et dans une version : « J’ai prié avec Abû Bakr, ‘Umar et ‘Uhtmân et je n’ai entendu aucun d’entre eux dire : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. » Et dans une version de Muslim : « J’ai prié derrière le Prophète (sur lui la paix et le salut), Abû Bakr, ‘Umar et ‘Uthmân, tous débutaient la prière par : {( Louange à Allah, le Seigneur des Mondes…)} et ne ils disaient pas : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. », ni au début de la récitation, ni à la fin. »
Celui qui divulgue le secret de ses rapports avec sa femme
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, au Jour de la Résurrection, parmi les personnes qui occuperont le pire rang auprès d’Allah, il y aura l’homme ayant eu des rapports sexuels avec sa femme, puis qui aura divulgué son secret. »
« Allah a ployé la terre pour moi » : l'orient, l'occident et les deux trésors
Thawbân (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah a certes ployé la terre pour moi et j’ai ainsi vu l’orient et l’occident. Le royaume de ma communauté atteindra tout ce qu’on a ployé pour moi et on m’a octroyé les deux trésors : le rouge et le blanc. J’ai demandé à mon Seigneur de ne pas faire périr ma communauté par une famine générale et de ne pas envoyer contre elle un ennemi extérieur qui l’exterminera. Mon Seigneur a répondu : « Ô Muḥammad ! Certes, lorsque Je décrète une chose, elle ne peut être repoussée et Je t’accorde de ne pas décimer ta communauté par une famine générale ni d’envoyer contre elle un ennemi extérieur qui l’exterminera, même si tous les gens des continents - ou tous les gens d’entre les continents - se liguaient contre elle, jusqu’à ce que certains d’entre eux en fassent périr d’autres et que certains en capturent d’autres. » Al-Barqânî (qu’Allah lui fasse miséricorde) a rapporté dans son recueil authentique la version suivante : « Je crains pour ma communauté les imams qui égarent, et lorsque l’épée sera levée sur ma communauté, elle ne sera posée qu'au Jour de la Résurrection. Quant à l’Heure, celle-ci n’aura pas lieu avant que des tribus de ma communauté ne rejoignent les polythéistes, et que des tribus de ma communauté adorent les idoles. De plus, il y aura parmi ma communauté trente menteurs, ils prétendront tous être des prophètes, mais je suis le sceau des Prophètes, nul Prophète après moi. En outre, un groupe de ma communauté ne cessera d’être sur la vérité et secouru, leurs détracteurs ne les feront pas dévier [de la vérité] jusqu’à ce qu’arrive le décret d’Allah, Béni et Exalté soit-Il. »
« Allah n'a pas honte de la vérité » : Oumm Soulaym et le rêve de la femme
Umm Salamah (qu’Allah l’agrée) relate : « Umm Sulaym, la femme d’Abû Ṭalḥah, est venue questionner le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : « Ô Messager d’Allah ! Certes Allah n’a pas honte de la vérité ! La femme doit elle se purifier lorsqu’elle fait un rêve érotique ? – Oui, répondit le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), si elle voit le liquide. »
L'ornement du croyant atteindra ce qu'atteint l'eau des ablutions.
Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le Jour de la Résurrection, les gens de ma communauté seront appelés ; leur visage ainsi que leurs membres seront blancs sous l’effet des ablutions. Ainsi, que celui qui peut étendre la blancheur de son visage, le fasse ! » Dans la version de Muslim: « Je vis Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée) faire ses ablutions ; il se lava le visage et les mains jusqu'à presque atteindre les épaules. Il se lava ensuite les pieds et monta jusqu'aux tibias, puis il dit: « J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire: « Le Jour de la Résurrection, les gens de ma communauté seront appelés ; leur visage ainsi que leurs membres seront blancs sous l’effet des ablutions. » Que celui d'entre vous qui le peut, étende la blancheur de son visage et de ses membres ! » Et dans une autre version de Muslim: « J'ai entendu mon bien-aimé dire : L'ornement du croyant atteindra ce qu'atteint l'eau des ablutions. »
« Où sont ceux qui s'aimaient en Ma Majesté ? »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Au Jour de la Résurrection, Allah - Exalté soit-Il - demandera : Où sont ceux qui s’aimaient en Ma Majesté ? Aujourd’hui, Je les ombrage de Mon ombre, en ce Jour où il n’y a d’ombre que la Mienne. »
La femme de Jouhayna enceinte d'un adultère : « Inflige-moi la sentence »
Abû Nujayd ‘Imrân ibn Ḥuṣayn Al-Khuzâ’î (qu’Allah l’agrée) relate qu’une femme de Juhaynah, enceinte d’un adultère, vint dire au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : « Ô Messager d’Allah ! J’ai commis un acte qui mérite une sentence, inflige-la-moi ! » Le Prophète d’Allah (sur lui la paix et le salut) convoqua son tuteur et lui dit : « Prend soin d’elle et amène-la-moi lorsqu’elle aura accouché ! » Ce que l’homme fit. Alors, le Prophète d’Allah (sur lui la paix et le salut) ordonna de bien attacher ses vêtements sur elle, ensuite il ordonna qu’on la lapide. Puis, il pria sur sa dépouille. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) lui demanda : « Ô Messager d’Allah ! Tu pries sur elle alors qu’elle a commis l’adultère ? » Il répondit : « Elle s’est repenti d’un repentir tel que s’il était réparti entre soixante-dix des habitants de Médine, il leur suffirait. As-tu vu un meilleur repentir que d’offrir sa vie à Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur ? »
Le rabbin et les cieux posés sur un doigt : le rire du Messager d'Allah ﷺ
Ibn Mas`ûd (qu'Allah l'agrée) relate : « Un rabbin vint voir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et lui dit : « Ô, Muḥammad ! Nous pouvons lire qu'Allah mettra les cieux sur un doigt, les Terres sur un doigt, les arbres sur un doigt, l'eau sur un doigt, le sol sur un doigt et le reste de la création sur un doigt, avant de dire : « Je suis le Roi ». Le Prophète (sur lui la paix et le salut) rit alors, jusqu'à laisser paraître ses molaires, confirmant ainsi les mots du rabbin, puis il récita : « {( Ils n'ont pas estimé Allah à Sa juste valeur, alors qu'au jour de la Résurrection, Il fera de la terre entière une poignée et que les cieux seront pliés dans Sa Main droite [qui ne ressemble à celle d'aucune de Ses créatures] )} [Coran : 39/67]. Dans une version de Muslim : « ...et les montagnes et les arbres sur un doigt, puis Il les secouera et dira : « Je suis le Roi, je suis Allah ! ». Dans une version d'al-Bukhâri : « Il mettra les cieux sur un doigt, l'eau et le sol sur un doigt et le reste de la création sur un doigt ».
'Aïcha lavait les traces sur le vêtement du Messager d'Allah ﷺ
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Je lavais les traces de liquide séminal qui se trouvaient sur les vêtements du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut); il sortait ensuite pour la prière alors que l'on pouvait encore voir les tâches d'eau sur son vêtement. » Dans une version de Muslim : « ...je le frottais vivement sur le vêtement du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui priait ensuite en le portant ».
« Lève ta tête et parle, tu seras entendu » : l'intercession
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur la paix et le salut) informa du fait qu'il viendra [au Jour du jugement], qu'il se prosternera devant son Seigneur et Le glorifiera (il ne commencera pas par l’intercession). Puis il lui sera dit : « Lève ta tête et parle, tu seras entendu. Demande et on te donnera ! Intercède et ton intercession sera acceptée ! ».
Sa'id ibn Joubayr, la piqûre de scorpion et l'exorcisme
Ḥuṣayn ibn 'Abdirraḥmân a dit : « J'étais chez Sa'îd ibn Jubayr quand il demanda : « Qui a vu, parmi vous, l'étoile tomber hier ? - Je répondis : Moi ! Puis, j'ai dit : Toutefois, je n'étais pas en train de prier, mais j'avais été piqué [par un scorpion] - Qu'as-tu fait alors ? demanda-t-il. - J'ai demandé qu'on m'exorcise, répondis-je. - Qu'est-ce qui t'a poussé à faire cela ? ajouta-t-il. - Je répliquai : Un hadith que nous a rapporté Ash-Sha'bî. - Et que vous a-t-il rapporté ? demanda-t-il. - J’ai dit : Il nous a rapporté que Buraydah ibn Al-Ḥuṣayb [Al-Aslamî] a dit : « Point d'exorcisme sauf en cas de mauvais œil ou de poison ! » [Sa'îd] ajouta : A bien agi quiconque s’est arrêté à ce qu'il a entendu ! Mais, Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) nous a rapporté que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Les communautés m'ont été présentées. J'ai vu un Prophète qui n'avait avec lui qu'un petit groupe, un autre avec un ou deux hommes, et un troisième qui n’avait personne avec lui. C'est alors que j’ai aperçu une masse noire de gens et j'ai cru qu'il s'agissait de ma communauté, mais on m'a dit : « C'est Moïse (sur lui la paix) et son peuple. [Regarde plutôt vers l'horizon !] » J'ai alors regardé et j'ai vu une masse [encore plus] noire de gens. On m'a alors dit : [« Regarde l'autre côté de l'horizon ! » Et il y avait également une masse noire de gens.] – « Voici ta communauté ! Et parmi eux, il y en aura soixante-dix mille qui entreront au Paradis sans jugement, ni châtiment. » Il se leva ensuite et regagna sa maison. Les gens polémiquèrent au sujet de ceux qui entreront au Paradis sans jugement, ni châtiment. Certains dirent : « Peut-être s'agit-il de ceux qui ont tenu compagnie au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). » D'autres supposèrent : « Peut-être s'agit-il de ceux qui sont nés dans l'islam et n'ont donné aucun associé à Allah. » Et ils mentionnèrent d'autres choses [encore]. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sortit alors à leur rencontre et demanda : « A quel sujet polémiquez-vous ? » Ils l'en informèrent, alors il déclara : « Ce sont ceux qui ne demandent pas qu'on pratique l’exorcisme sur eux, qui ne se cautérisent pas, qui ne consultent pas les augures et qui placent entièrement leur confiance en leur Seigneur. » 'Ukâshah ibn Miḥṣan se leva alors et dit : « Invoque Allah pour qu'Il me compte parmi eux ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) affirma : « Tu es l'un d'entre eux ! » Un autre homme se leva et demanda : « Invoque Allah pour qu'Il me compte parmi eux ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit alors : « 'Ukâshah t'a devancé. »
« Qui jure en Mon nom que Je ne pardonnerai pas à untel ? »
Jundub ibn ‘Abdillah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un jour, un homme dit : « Par Allah ! Allah ne pardonnera jamais à untel ! » Allah dit alors : « Qui est donc celui qui jure en Mon nom et prétend que Je ne pardonnerai jamais à untel ? Certes, Je lui ai pardonné, et J’ai annulé tes œuvres ! » Dans le hadith d’Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée), il est dit que l’homme en question était un dévot. « Il a prononcé une parole, dit Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée), qui a ruiné sa vie sur terre et sa vie future. »
La prière en groupe vingt-cinq fois supérieure
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La prière que l'homme effectue en groupe est vingt-cinq fois supérieure à celle qu'il fait chez lui ou au marché. En effet, quand il fait ses ablutions correctement puis se rend à la mosquée dans le seul but d'accomplir la prière, on l'élèvera, pour chaque pas qu'il fera, d'un degré et on lui effacera un péché. Quand il aura prié, les anges ne cesseront de prier pour lui, tant qu'il sera à l'endroit où il aura prié, disant : « Ô Allah ! Pardonne-lui ! Ô Allah ! Fais-lui miséricorde ! » Et il sera en prière aussi longtemps qu'il attendra la prière. »
'Omar cherche Ouways ibn 'Amir parmi les renforts du Yémen
Usayr ibn ‘Amr ou Usayr ibn Jâbir (qu’Allah l’agrée) a dit : « Lorsque ‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) recevait les renforts du Yémen, il leur demandait : « Uways Ibn ‘Âmir est-il parmi vous ? » Et cela, jusqu’à ce qu’il trouve Uways. [Une fois trouvé] Il lui demanda : « Es-tu Uways Ibn ‘Âmir ? - Oui, répondit Uways. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) poursuivit : De Murâd puis de Qaran ? - Oui, acquiesça Uways. Alors, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) lui demanda : Tu souffrais de la lèpre, puis tu en as été guéri à l’exception d’une tache de la taille d’un dirham ? - Oui, confirma-t-il. - Ta mère est encore vivante, n’est-ce pas ?, continua ‘Umar (qu’Allah l’agrée). Uways répondit : Oui. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) poursuivit : J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Uways Ibn ‘Âmir viendra à vous parmi les renforts du Yémen. Il est de Murâd puis de Qaran. Il souffrait de la lèpre, puis en a été guéri à l’exception d’une tache de la taille d'un dirham. Il a une mère envers laquelle il se montre bienfaisant. S’il jure par Allah, Il exaucera son serment. Donc, si tu peux faire en sorte qu’il implore pardon pour toi, alors fais-le ! » [‘Umar demanda :] Implore donc Allah de me pardonner ! Alors, Uways implora le pardon en sa faveur. Ensuite, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) lui demanda : Où veux-tu aller ? Il répondit : Al-Kûfah ! - Souhaites-tu que j’écrive à son gouverneur ? lui proposa ‘Umar (qu’Allah l’agrée). Mais, il lui répondit : Être parmi les personnes indigentes m’est préférable ! » L’année suivante, un des notables de Al-Kûfah accomplit le Pèlerinage. Il rencontra ‘Umar (qu’Allah l’agrée) qui s’enquit de Uways. L’homme l’informa : « Lorsque je l’ai laissé, sa maison était délabrée et il ne possédait que peu de choses. » ‘Umar (qu’Allah l’agrée) lui a alors dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Uways ibn ‘Âmir viendra à vous parmi les renforts du Yémen. Il est de Murâd, puis de Qaran. Il souffrait de la lèpre, puis en a été guéri à l’exception d’une tache de la taille d’un dirham. Il a une mère envers laquelle il se montre bienfaisant. S’il jure par Allah, Il exaucera son serment. Si tu peux faire en sorte qu’il implore pardon pour toi, alors fais-le ! » L’homme se rendit chez Uways et demanda : « Implore pardon pour moi ! » Uways répliqua : « Tu viens à peine de rentrer d’un pieux voyage, c’est plutôt à toi d’implorer pardon en ma faveur ! » L’homme réitéra : « Implore pardon pour moi ! » Mais, Uways répondit à nouveau : « Tu viens à peine de rentrer d’un pieux voyage, c’est plutôt à toi d’implorer pardon en ma faveur ! » Alors, Uways demanda : « As-tu rencontré ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ? - Oui ! répondit l’homme. Finalement, Uways implora alors pardon pour lui. A la suite de cela, les gens réalisèrent qui il était, mais il quitta le pays. » Et dans une [autre] version, d’après Usayr ibn Jâbir (qu’Allah l’agrée) : « Une délégation des gens de Al-Kûfah se rendit chez ‘Umar (qu’Allah l’agrée). Il y avait parmi eux un homme qui se moquait d’Uways. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) demanda : « Y-a-t-il ici quelqu’un parmi les gens de Qaran ? » L’homme concerné se présenta et ‘Umar (qu’Allah l’agrée) déclara : « Certes, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme du Yémen, du nom de Uways, viendra à vous. Il ne laissera au Yémen rien d’autre que sa mère. Il était atteint de la lèpre, mais il invoqua Allah qui l’en débarrassa, à l’exception d’une tache de la taille d’un dinar ou d’un dirham. Que celui d’entre vous qui le rencontre lui demande d’implorer le pardon pour vous ! » Et dans une autre version : ‘Umar (qu’Allah l'agrée) a dit : « J’ai certes entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Le meilleur des successeurs (« At-Tâbi’în ») est un homme du nom d’Uways. Il a sa mère et il souffrait de la lèpre. Ordonnez-lui de demander pardon pour vous ! »
La demeure de roseau au Paradis annoncée à Khadija
Abdullah ibn Abî Awfâ (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a annoncé à Khadîjah (qu'Allah l'agrée) qu'au Paradis, elle aurait une demeure en roseau où il n'y a ni tumulte ni fatigue.
La prière en groupe est supérieure à la prière individuelle de vingt-sept degrés.
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La prière en groupe est supérieure à la prière individuelle de vingt-sept degrés. »
Le Prophète ﷺ se rendait à Qouba' à pied ou monté et y priait deux unités
ʽAbdullah ibn ʽUmar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se rendait à Qubâ` à pied ou à dos de monture, et il y priait deux unités de prière. » Dans une [autre] version : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se rendait à la mosquée de Qubâ` tous les samedis, à pied ou à dos de monture. Ibn ‘Umar faisait de même. »
Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) versait l’eau sur sa tête trois fois.
Abû Ja’far Muḥammad ibn ‘Alî ibn Al-Ḥusayn ibn ‘Alî ibn Abî Ṭâlib (qu’Allah les agrée) nous informe que lui et son père se trouvaient chez Jâbir ibn ‘Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père). D'autres personnes se trouvaient chez lui. Ces derniers l’interrogèrent sur le lavage rituel. Il dit : « un « Ṣâ’ » te suffit ! - Cela ne me suffit pas ! rétorqua quelqu'un. - Cela suffisait, répliqua Jâbir, à celui qui avait plus de cheveux que toi et qui était meilleur que toi ! » Il parlait du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Ensuite, il nous dirigea en prière, dans un seul vêtement. Et dans une autre version : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) versait l’eau sur sa tête trois fois.»