« Lève ta tête et parle, tu seras entendu » : l'intercession
Sahih al-Boukhari · Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim
- Référence
- Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim
- متفق عليه
- Authenticité
- Authentique
- صحيح
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Classement
Provenance
- Texte arabe : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
- Traduction française : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits, traducteur non indiqué par la source.
- Texte et traduction : HadeethEnc.com — fiche d'origine, avec explication et enseignements.
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Dans le même recueil
Mou'adh envoyé au Yémen : d'abord appeler à l'attestation de foi
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : Le Messager d’Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit à Mou'âdh ibn Jabal (qu'Allah l'agrée), lorsqu'il l'a envoyé au Yémen : « Tu vas certes te rendre chez des gens du Livre, lorsque tu arriveras auprès d'eux, invite-les à attester qu’il n’est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah, et que Mouḥammad est le Messager d'Allah ; s’ils t'obéissent en cela, informe les qu’Allah leur a rendu obligatoire d'accomplir cinq prières, chaque jour et nuit ; s’ils t'obéissent en cela, informe les qu’Allah leur a rendu obligatoire une aumône prise de leurs riches et redistribuée à leurs pauvres ; s’ils t'obéissent en cela, garde toi de prendre leurs biens les plus précieux ; et redoute l’invocation de l’opprimé, car il n’y a pas de voile entre elle et Allah.
'Aïcha lavait les traces sur le vêtement du Messager d'Allah ﷺ
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Je lavais les traces de liquide séminal qui se trouvaient sur les vêtements du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut); il sortait ensuite pour la prière alors que l'on pouvait encore voir les tâches d'eau sur son vêtement. » Dans une version de Muslim : « ...je le frottais vivement sur le vêtement du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui priait ensuite en le portant ».
Sa'id ibn Joubayr, la piqûre de scorpion et l'exorcisme
Ḥuṣayn ibn 'Abdirraḥmân a dit : « J'étais chez Sa'îd ibn Jubayr quand il demanda : « Qui a vu, parmi vous, l'étoile tomber hier ? - Je répondis : Moi ! Puis, j'ai dit : Toutefois, je n'étais pas en train de prier, mais j'avais été piqué [par un scorpion] - Qu'as-tu fait alors ? demanda-t-il. - J'ai demandé qu'on m'exorcise, répondis-je. - Qu'est-ce qui t'a poussé à faire cela ? ajouta-t-il. - Je répliquai : Un hadith que nous a rapporté Ash-Sha'bî. - Et que vous a-t-il rapporté ? demanda-t-il. - J’ai dit : Il nous a rapporté que Buraydah ibn Al-Ḥuṣayb [Al-Aslamî] a dit : « Point d'exorcisme sauf en cas de mauvais œil ou de poison ! » [Sa'îd] ajouta : A bien agi quiconque s’est arrêté à ce qu'il a entendu ! Mais, Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) nous a rapporté que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Les communautés m'ont été présentées. J'ai vu un Prophète qui n'avait avec lui qu'un petit groupe, un autre avec un ou deux hommes, et un troisième qui n’avait personne avec lui. C'est alors que j’ai aperçu une masse noire de gens et j'ai cru qu'il s'agissait de ma communauté, mais on m'a dit : « C'est Moïse (sur lui la paix) et son peuple. [Regarde plutôt vers l'horizon !] » J'ai alors regardé et j'ai vu une masse [encore plus] noire de gens. On m'a alors dit : [« Regarde l'autre côté de l'horizon ! » Et il y avait également une masse noire de gens.] – « Voici ta communauté ! Et parmi eux, il y en aura soixante-dix mille qui entreront au Paradis sans jugement, ni châtiment. » Il se leva ensuite et regagna sa maison. Les gens polémiquèrent au sujet de ceux qui entreront au Paradis sans jugement, ni châtiment. Certains dirent : « Peut-être s'agit-il de ceux qui ont tenu compagnie au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). » D'autres supposèrent : « Peut-être s'agit-il de ceux qui sont nés dans l'islam et n'ont donné aucun associé à Allah. » Et ils mentionnèrent d'autres choses [encore]. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sortit alors à leur rencontre et demanda : « A quel sujet polémiquez-vous ? » Ils l'en informèrent, alors il déclara : « Ce sont ceux qui ne demandent pas qu'on pratique l’exorcisme sur eux, qui ne se cautérisent pas, qui ne consultent pas les augures et qui placent entièrement leur confiance en leur Seigneur. » 'Ukâshah ibn Miḥṣan se leva alors et dit : « Invoque Allah pour qu'Il me compte parmi eux ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) affirma : « Tu es l'un d'entre eux ! » Un autre homme se leva et demanda : « Invoque Allah pour qu'Il me compte parmi eux ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit alors : « 'Ukâshah t'a devancé. »
Le rabbin et les cieux posés sur un doigt : le rire du Messager d'Allah ﷺ
Ibn Mas`ûd (qu'Allah l'agrée) relate : « Un rabbin vint voir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et lui dit : « Ô, Muḥammad ! Nous pouvons lire qu'Allah mettra les cieux sur un doigt, les Terres sur un doigt, les arbres sur un doigt, l'eau sur un doigt, le sol sur un doigt et le reste de la création sur un doigt, avant de dire : « Je suis le Roi ». Le Prophète (sur lui la paix et le salut) rit alors, jusqu'à laisser paraître ses molaires, confirmant ainsi les mots du rabbin, puis il récita : « {( Ils n'ont pas estimé Allah à Sa juste valeur, alors qu'au jour de la Résurrection, Il fera de la terre entière une poignée et que les cieux seront pliés dans Sa Main droite [qui ne ressemble à celle d'aucune de Ses créatures] )} [Coran : 39/67]. Dans une version de Muslim : « ...et les montagnes et les arbres sur un doigt, puis Il les secouera et dira : « Je suis le Roi, je suis Allah ! ». Dans une version d'al-Bukhâri : « Il mettra les cieux sur un doigt, l'eau et le sol sur un doigt et le reste de la création sur un doigt ».
Sur le même thème : Le Prophète ﷺ
« Le Maître est Allah ! » : la délégation des Banou 'Amir
ʽAbdouLlâh ibn Ach-Chikhkhîr (qu'Allah l'agrée) relate : « Je suis allé au sein d'une délégation [de la tribu] des Banu 'Âmir pour rencontrer le Messager d'Allah ﷺ. Nous lui avons alors dit : « Tu es notre Maître ! » Il a alors dit : Le Maître est Allah ! » Nous dîmes alors : « Tu es de loin le plus émérite parmi nous et le plus majestueux ! » - Il répondit : « Dites ce que vous voulez dire, ou une partie de ce que vous voulez dire, mais que Satan ne vous pousse pas [à prononcer de mauvaises paroles] ! »
Le Prophète ﷺ se rendait à Qouba' à pied ou monté et y priait deux unités
ʽAbdullah ibn ʽUmar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se rendait à Qubâ` à pied ou à dos de monture, et il y priait deux unités de prière. » Dans une [autre] version : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se rendait à la mosquée de Qubâ` tous les samedis, à pied ou à dos de monture. Ibn ‘Umar faisait de même. »
'Omar propose Hafsa en mariage à 'Othman
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que lorsque Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) devint veuve, son père ‘Umar (qu’Allah l’agrée) rencontra ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée) et lui proposa sa fille en mariage. Il lui a dit : « Si tu le souhaites, je te marie à Ḥafṣah bint ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ? » Celui-ci répondit : « Je vais y réfléchir. » Quelques jours passèrent, puis ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée) me rencontra de nouveau et me dit : « Actuellement, je ne suis pas prêt pour me remarier. » Je rencontrai ensuite Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) et lui dit : « Si tu le souhaites, je te marie à Ḥafṣah bint ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ? » Il resta muet et ne me donna aucune réponse ! Je lui en voulus plus qu’à ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée). Quelques jours après, le Prophète (sur lui la paix et le salut) me demanda la main de Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) et je la lui accordai. Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) me rencontra et me dit : « Tu as probablement dû m’en vouloir lorsque tu m’as proposé ta fille Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) en mariage et que je ne t’ai pas donné de réponse ? » Je répondis : « Oui ! » Il répliqua : « Eh bien, sache que je ne t’ai pas répondu parce que j’avais appris que le Prophète (sur lui la paix et le salut) l’avait évoquée et que je n'étais pas disposé à divulguer le secret du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ; et si le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'avait laissée, je l’aurais acceptée. »
La veille d'Ouhoud : le père de Jabir pressent qu'il sera parmi les premiers tués
Jabir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « La veille de la bataille d'Uḥud, mon père m'appela de nuit et me dit : « Je crois que je serais parmi les premiers des Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut) à se faire tuer à la bataille qui se prépare, et je ne laisse derrière moi personne de plus cher, après le Prophète (sur lui la paix et le salut), que toi. J'ai quelques dettes, règle-les, et prend bien soin de tes sœurs. » Le matin, il fut le premier tué. On l'enterra dans la même fosse qu'un autre Compagnon. Par la suite, il me déplu de le laisser dans la même fosse qu'un autre ; six mois après, je l'exhumai. Exceptée une légère altération à l'oreille, il était intact comme le jour où je l'ai enterré. Je le mis dans une tombe tout seul. »