Sahih Mouslim — page 86
صحيح مسلم
Compilé par Mouslim ibn al-Hajjâj. 2 623 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
« Quiconque me voit en rêve me verra à l'état d'éveil »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque me voit en rêve me verra à l’état d'éveil - ou : c’est comme s’il m’avait vu à l’état d’éveil - car le diable ne prend pas mes traits. »
La révélation intensifiée à l'approche de la mort du Prophète ﷺ
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate au sujet du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : « Certes Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, intensifia la fréquence de la Révélation sur le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à l’approche de sa mort et jusqu’à ce qu’il décède. Lors de ce laps de temps, elle fut plus soutenue qu’à l’ordinaire. »
Ibn 'Omar pendant la disette : « N'en mangez pas deux à la fois »
Jabalah ibn Suḥaym a dit : « Nous fûmes éprouvés par une année de disette sous le califat d'ibn Zubayr. Alors que nous reçûmes des dattes, 'Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l’agrée, lui et son père) passa près de nous et dit en nous voyant manger : « N'en mangez pas deux à la fois ! Car le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit cette pratique ! » Puis, il ajouta : « Sauf si l'homme demande la permission à son frère. »
Le lait coupé d'eau : le bédouin à droite, Abou Bakr à gauche
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l'agrée) relate qu’on apporta au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) du lait coupé avec de l’eau. Il y avait un bédouin à sa droite et Abû Bakr à sa gauche (qu’Allah les agrées tous les deux). Après avoir fini de boire, le Prophète (sur lui la paix et le salut) donna le récipient au bédouin en disant : « Celui à droite, puis celui à droite. »
Le Prophète ﷺ entre à La Mecque coiffé d'un turban noir
Jâbir (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) entra coiffé d'un turban noir, le jour de la conquête de la Mecque. Abu Sa'îd 'Amr ibn Ḥurayth (qu'Allah l'agrée) a dit : « C’est comme si je voyais encore le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sur le minbar, coiffé d'un turban noir dont il avait laissé pendre les deux extrémités entre ses épaules. » Et dans une autre version : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) donna un sermon aux gens en étant coiffé d'un turban noir. »
Quel excellent homme est 'Abdullah ! Si seulement il priait la nuit !
Sâlim ibn 'Abdillah ibn 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah les agrée) relate d'après son père que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quel excellent homme que 'Abdullah ibn 'Umar ! Si seulement il priait la nuit ! » Sâlim ibn 'Abdillah (qu'Allah les agrée) a dit : « Par la suite, 'Abdullah (qu'Allah l'agrée) ne dormait que très peu la nuit. »
Voici Jibrîl qui te salue !
ʽ‘ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) m’a dit : « Voici Jibrîl qui te salue ! » Elle dit : « J’ai dit : « Que le salut et la miséricorde d’Allah ainsi que Ses bénédictions lui soient accordés ! » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Dans certaines versions d’Al-Bukhârî et de Muslim, les termes : « Ses bénédictions » ont été cités alors que dans d’autres, ils n’y figurent pas. L’ajout de la part d’un rapporteur de confiance est accepté.
Le Messager d'Allah ﷺ reprenait son souffle trois fois en buvant
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait l'habitude, lorsqu’il buvait, de reprendre son souffle à trois reprises.
Les péchés du combattant tué dans le sentier d'Allah seront-ils expiés ?
Abu Qatâdah Al-Ḥârith ibn Ribʽî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se mit debout parmi eux et leur dit : « Le combat dans le sentier d'Allah et la foi en Allah sont les meilleures œuvres ». Un homme se leva et demanda : « Ô Messager d'Allah ! Vois-tu si je suis tué en combattant dans le sentier d'Allah, mes péchés seront-ils expiés ? » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui répondit : « Oui, si tu fais preuve de patience, que tu espères la récompense et que tu fais front sans tourner le dos ». Puis le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ajouta : « Comment as-tu dit ? » L'homme reprit : « Vois-tu si je suis tué en combattant dans le sentier d'Allah, mes péchés seront-ils expiés ? » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui dit : « Oui, si tu fais preuve de patience, que tu espères la récompense et que tu fais front sans tourner le dos. À l'exception de la dette. Et c’est certes Jibrîl (sur lui la paix) qui m’a dit cela. »
Le Prophète ﷺ délaissait une œuvre qu'il aimait, de crainte qu'elle devienne obligatoire
La mère des croyants, ʽ‘ishah (qu’Allah l’agrée), relate qu’il arrivait que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) délaisse une œuvre, alors qu’il aimait la pratiquer, de crainte que les gens ne la pratiquent à leur tour et qu’elle devienne obligatoire pour eux.
Le Prophète ﷺ achète un chameau à Jabir et ajoute au poids
Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui acheta un chameau, il le pesa pour lui et ajouta à son poids.
J’en suis plus digne que toi ! Soyez indulgents envers Mon serviteur !
Ḥudhayfah (qu’Allah l’agrée) a dit : « On présenta à Allah, Exalté soit-Il, l’un de Ses serviteurs à qui Il avait accordé la richesse et Il lui demanda : « Qu’as-tu fait sur terre ? ». Il dit : {(Et ils ne sauront cacher à Allah aucune parole.)} [Coran : 4/42] L'homme répondra : « Ô Seigneur ! Tu m’as accordé de Ta richesse, je vendais aux gens et l’indulgence faisait partie de mes habitudes. Ainsi, j’accordais des facilités au débiteur aisé et un délai à celui qui était en difficulté. » Allah, Exalté soit-Il, dit alors : « J’en suis plus digne que toi ! Soyez indulgents envers Mon serviteur ! » ʽUqbah ibn ʽÂmir et Abû Masʽûd Al-Anṣârî (qu’Allah les agrée) dirent : « C’est ainsi que nous l’avons entendu de la bouche du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! »
Ce feu est votre ennemi. Lorsque vous dormez, éteignez-le.
Abû Mûsâ Al-Ash'arî (qu'Allah l'agrée) relate : « Une nuit, à Médine, une maison brûla avec ses habitants. Lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) en fut informé, il dit : « Ce feu est votre ennemi. Lorsque vous dormez, éteignez-le ! »
Ne porte de la soie que celui qui n’a aucune part !
‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ne portez pas de soie ! Car celui qui en porte ici-bas n'en portera pas dans l'au-delà. » Et dans une autre version : « Ne porte de la soie que celui qui n’a aucune part ! » Et dans une version de al-Bukhârî : « ... celui qui n’a aucune part dans l’au-delà ! »
Khaybar : l'homme vu en Enfer avec un manteau dérobé du butin
Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) relate : « Le jour de Khaybar, certains Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut) se mirent à annoncer : « Untel est martyr ! Untel est martyr ! » jusqu’à ce qu'ils passent près d'un homme dont ils dirent : « Untel est martyr ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répliqua : « Que non ! Je l'ai vu en Enfer portant un manteau - ou une cape - qu'il avait dérobé du butin ! »
À la mort du Prophète ﷺ, un peu d'orge sur l'étagère de 'Aïcha
ʽ‘ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) mourut alors que sur mon étagère il n’y avait rien qui puisse être consommé par un être vivant, si ce n’est un peu d’orge sur une étagère. J’en mangeais au point de commencer à trouver le temps long. Puis je l’ai pesé, et il s’épuisa. »
Les aumônes portées sur le dos et ceux qui les dénigraient
Abû Masʽûd ‘Uqbah ibn ‘Amr al-Anṣârî al-Badrî (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque le verset sur l’aumône a été révélé, nous amenâmes les aumônes sur notre dos. Un homme amena une très grande aumône, ils dirent alors : " C’est un faux dévot ! " Puis un autre amena un boisseau en aumône, ils dirent alors : " Allah n’a que faire du boisseau de cet homme ! " Il fut alors révélé le verset : {(Certains d’entre eux dénigrent et raillent aussi bien les croyants qui font bénévolement de généreuses aumônes que ceux qui n’en font que selon leurs faibles moyens.)} [Coran : 9/79]. »
Le Prophète ﷺ dormait au début de la nuit et priait à la fin
ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) dormait au début de la nuit et se levait à la fin de celle-ci pour prier.
Le plus privilégié des gens de l'Enfer plongé une fois dans le Feu
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « On amènera la personne ayant été la plus privilégiée sur terre, parmi les gens de l'Enfer, au Jour de la Résurrection, et on l’introduira une fois dans le feu. Ensuite, il lui sera dit : « Ô fils d’Adam ! As-tu connu le moindre bien ? As-tu connu le moindre bienfait ? » Il répondra : « Je jure par Allah que non, ô Seigneur ! » Et on amènera la personne ayant connu le plus de malheurs sur terre, parmi les gens du Paradis, puis on l’introduira une fois dans le Paradis. Ensuite, il sera dit : « Ô fils d'Adam ! As-tu connu le moindre malheur ? As-tu connu la moindre difficulté ? » Il répondra : « Je jure par Allah que non, ô Seigneur ! Je n'ai jamais connu de misère et je n'ai jamais rencontré la moindre difficulté ! »
La prière allégée en entendant les pleurs d'un enfant
Abû Qatâdah et Anas ibn Mâlik (qu’Allah les agrées) relatent que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : «Certes, j’entame la prière en désirant la prolonger, puis j’entends les pleurs d’un enfant, alors je l’allège car il m’est détestable de causer des difficultés à sa mère. »
Les bédouins : « Embrassez-vous vos enfants ? »
ʽ‘ishah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Un groupe de bédouins vint chez le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et ils lui demandèrent : " Embrassez-vous vos enfants ? - Il répondit : Oui ! - Ils dirent : Par contre nous, je jure par Allah que nous ne les embrassons jamais ! " Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Que puis-je faire si Allah a retiré la miséricorde de vos cœurs ? " »
« Quelle aumône est la mieux rétribuée ? » : en bonne santé, avare, craignant la pauvreté
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate qu’un homme vint questionner le Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Quelle aumône est la mieux rétribuée ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « C’est l’aumône que tu fais lorsque tu es en bonne santé, avare, que tu crains la pauvreté et souhaites la richesse, et sans attendre que le moment où l’âme remonte à la gorge au cours de son dernier souffle pour dire : " Donnez tant à untel, tant à tel autre, et que cela revienne à untel ! " »
Abou Talha et son jardin Bayraha', son bien le plus précieux
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate qu’Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) possédait des biens en palmiers plus que tout autre Anṣâr à Médine. Son bien le plus précieux était « Bayraḥâ‘ » située en face de la mosquée. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’y rendait et buvait de son eau douce. Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) ajouta : « Lorsque ce verset fut révélé : {(Vous n’atteindrez la bonté que lorsque vous dépenserez ce que vous aimez.)} [Coran : 3/92] Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) se leva et se dirigea vers le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) en disant : « Ô Messager d’Allah ! Certes, Allah, Exalté soit-Il, t’a révélé : {(Vous n’atteindrez la bonté que lorsque vous dépenserez ce que vous aimez.)} et mon bien le plus précieux est « Bayraḥâ‘ ». Je la donne en aumône pour Allah, Exalté soit-Il, et j’en espère le bien et la récompense auprès de Lui. Disposes-en comme tu le souhaites, ô Messager d’Allah ! » Il lui dit alors : « Félicitations ! Voilà une richesse prospère ! Voilà une richesse prospère ! J’ai bien entendu ce que tu as dit. Cependant, je vois que tu devrais plutôt le dépenser au profit de tes proches.». Alors, Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je la partagerai entre eux, ô Messager d’Allah ! » Et c’est ainsi qu’Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) répartit cette palmeraie entre ses proches et ses cousins paternels.
Allah a réparti la miséricorde en cent parties
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate une parole qu'il a attribuée au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et qui dit : « Allah a réparti la miséricorde en cent parties. Il en conserva quatre-vingt-dix-neuf auprès de Lui et en fit descendre une seule sur terre. C'est grâce à cette partie que les créatures font preuve de miséricorde les unes envers les autres, au point que la bête soulève sa patte de peur d'écraser son petit. » Dans une autre version : « Allah détient cent miséricordes. Il a fait descendre une miséricorde parmi les djinns, les humains, les bêtes, les reptiles et les insectes. C'est grâce à elle qu'ils font preuve d'affection et de miséricorde les uns envers les autres. C'est grâce à elle aussi que la bête sauvage éprouve de la compassion pour son petit. Mais Allah a réservé quatre-vingt-dix-neuf miséricordes avec lesquelles Il fera miséricorde à Ses serviteurs au Jour de la Résurrection. » Salmân Al-Fârissî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, Allah possède cent miséricordes. Parmi elles, il y en a une grâce à laquelle les créatures font preuve de miséricorde les unes envers les autres et quatre-vingt-dix-neuf sont réservées pour le Jour de la Résurrection. » Et dans une autre version : « Le jour où Allah créa les cieux et la terre, Il créa cent miséricordes. Chaque miséricorde emplit l'espace entre les cieux et la terre. Il en plaça une sur terre et c'est grâce à elle que la mère éprouve de la tendresse envers son enfant, ainsi que les bêtes sauvages et les oiseaux les uns envers les autres. Quand viendra le Jour de la Résurrection, Il complètera (la centaine) avec cette miséricorde. »