Les ventes — page 2
Livre 34 de Sahih al-Boukhari (« Sales and Trade » dans l'édition de référence). 149 fiches publiées sur le site.
« Qu'Allah fasse miséricorde à un homme bienveillant lorsqu'il vend et achète »
Jâbir (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : " Qu'Allah fasse miséricorde à un homme bienveillant lorsqu’il vend, conciliant lorsqu’il achète et lorsqu’il réclame son dû !"
L'homme qui accordait un délai au débiteur dans la gêne : les anges et son âme
D'après Rib'y ben Hirâch, Hudhayfa (r) dit: «Le Prophète (ç) a dit: "Les anges avaient reçu l'âme d'un homme de ceux qui étaient avant vous et lui avaient dit: As-tu fait quelque chose de bien?- Je donnais l'ordre à mes serviteurs, avait-il répondu, de retarder le délai du débiteur se trouvant en gêne et de ne pas demander de compte à celui qui est aisé. Alors, les anges ne l'avaient pas gêné."»
Le commerçant qui ne réclamait pas son dû au débiteur dans la gêne
D'après az-Zuhry, 'Ubayd Allâh ben 'Abd Allâh [rapporte] avoir entendu Abu Hurayra dire que le Prophète (ç) avait dit: «Il y avait un commerçant qui faisait des prêts aux gens. En voyant quelqu'un dans la gêne, il disait à ses serviteurs: "Ne lui demandez pas de compte! il se pourrait que Dieu ne nous demandera pas de compte." En effet, Dieu ne lui demanda pas de compte.»
Celui qui accorde un délai de paiement à la personne dans la gêne
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il y a avait un commerçant qui faisait crédit aux gens. Lorsqu'il voyant une personne en difficulté il disait à son employé: -Efface sa dette-, ainsi peut-être que Allah passera sur nos péchés. Alors Allah lui pardonna ses péchés ».
Vendeur et acheteur sincères : leur transaction est bénie
Rapporté par Hakim bin Hizam : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Le vendeur et l’acheteur ont le droit de garder ou de rendre la marchandise tant qu’ils ne se sont pas séparés ; et si les deux disent la vérité et décrivent les défauts et les qualités de la marchandise, ils seront bénis dans leur transaction. Mais s’ils mentent ou cachent quelque chose, la bénédiction de leur transaction sera perdue
« Il n'est pas permis d'échanger deux Sâ' contre un Sâ' »
Rapporté par Abu Sa`id : On nous donnait des dattes mélangées (du butin) et nous échangions deux Sâs de ces dattes contre un Sâ de bonnes dattes. Le Prophète (ﷺ) nous a dit : Il n’est pas permis d’échanger deux Sâs contre un Sâ, ni deux dirhams contre un dirham, car cela est une forme d’usure
Abou Chou'ayb invite le Prophète ﷺ et quatre personnes, et un sixième les suit
Rapporté par Abu Mas`ud : Un homme Ansari, appelé Abu Shu'aib, est venu dire à son esclave boucher : Prépare un repas pour cinq personnes, car je veux inviter le Prophète (ﷺ) avec quatre autres personnes, car j’ai vu des signes de faim sur son visage. Abu Shu'aib les a invités et une autre personne est venue avec eux. Le Prophète (ﷺ) a dit à Abu Shu'aib : Cet homme nous a suivis, donc si tu l’acceptes, il se joindra à nous, et si tu veux qu’il reparte, il repartira. Abu Shu'aib a dit : Non, je l’accepte (c’est-à-dire qu’il est aussi le bienvenu au repas)
Parmi les règles des ventes
D'après Hakim Ibn Hizam (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Le vendeur et l'acheteur ont le choix tant qu'ils ne se sont pas séparés (1). S'ils sont véridiques et exposent les défauts (2) leur vente est bénite par contre s'ils cachent et mentent la bénédiction sera retirée de leur vente ».
« Il viendra un temps où les gens ne se soucieront plus d'où vient leur argent »
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il viendra certes un temps où les gens n'accorderont aucune importance au fait de savoir si leur salaire provient d'une source licite ou illicite ». (*)
Le rêve du Prophète ﷺ : la rivière de sang et l'homme aux pierres
Rapporté par Samura bin Jundab : Le Prophète (ﷺ) a dit : Cette nuit, j’ai rêvé que deux hommes sont venus et m’ont emmené dans une Terre Sainte, puis nous avons continué jusqu’à ce que nous arrivions à une rivière de sang. Un homme s’y tenait, et sur la rive, un autre homme avait des pierres dans les mains. L’homme au milieu de la rivière essayait de sortir, mais l’autre lui lançait une pierre dans la bouche et le forçait à retourner à sa place. Chaque fois qu’il essayait de sortir, l’autre lui jetait une pierre dans la bouche et le renvoyait à sa place. J’ai demandé : Qui est-ce ? On m’a répondu : C’est la personne qui pratiquait l’usure
L'interdiction du prix du chien, du sang, du tatouage et de l'usure
D'après Abou Jouhayfa (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a interdit l'argent que l'on gagne en vendant du sang ou en vendant un chien.
Le serment du vendeur prive la marchandise de bénédiction
Rapporté par Abu Huraira : J’ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : Le fait de jurer (par le vendeur) peut convaincre l’acheteur d’acheter la marchandise, mais cela sera privé de la bénédiction d’Allah
Il a juré sur Allah qu'il avait acheté sa marchandise à tel prix
D'après 'Abdallah Ibn Abi Awfa (qu'Allah les agrée lui et son père) : Alors qu'un homme était au marché, il a posé une marchandise et a juré sur Allah qu'il l'avait acheté à un prix alors que ceci n'était pas vrai afin de pousser un homme parmi les musulmans à l’acheter. C'est à ce moment qu'a été révélé le verset : -Ceux qui vendent à vil prix leur engagement avec Allah ainsi que leurs serments- (*).
La Mecque, sanctuaire sacré : « Il n'a jamais été permis à personne avant moi »
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Allah a fait de La Mecque un sanctuaire, et il n’a jamais été permis à personne avant moi, et il ne sera permis à personne après moi (d’y combattre). Et il m’a été permis d’y combattre seulement quelques heures d’un jour. Personne n’a le droit d’arracher ses plantes épineuses, de couper ses arbres, de chasser son gibier ou de ramasser ce qui est tombé à terre, sauf celui qui l’annonce publiquement. `Abbas bin `Abdul-Muttalib a demandé au Prophète : Sauf l’Al-Idhkhir, pour nos orfèvres et pour les toits de nos maisons. Le Prophète (ﷺ) a dit : Sauf l’Al-Idhkhir. `Ikrima a dit : Sais-tu ce que signifie chasser son gibier ? C’est le faire sortir de l’ombre et s’asseoir à sa place. Khalid a dit : (`Abbas a dit : l’Al-Idhkhir) pour nos orfèvres et nos tombes
Le forgeron et la dette d'Al-'As ibn Wa'il : la révélation du verset
Rapporté par Khabbab : J’étais forgeron à l’époque préislamique, et ‘Asi bin Wail me devait de l’argent, alors je suis allé le voir pour le réclamer. Il m’a dit : Je ne te paierai pas tant que tu ne renieras pas Muhammad. J’ai dit : Je ne renierai pas jusqu’à ce qu’Allah te fasse mourir et que tu sois ressuscité. Il a dit : Laisse-moi jusqu’à ce que je meure et que je sois ressuscité, alors on me donnera de l’argent et des enfants et je te paierai ta dette. À cette occasion, il a été révélé au Prophète : As-tu vu celui qui ne croit pas à Nos signes et dit : On me donnera sûrement des biens et des enfants ? Connaît-il l’inconnu, ou a-t-il pris un engagement auprès du Miséricordieux (Allah) ?
Le tailleur qui invita le Prophète ﷺ : la courge dans le plat
Rapporté par 'Is-haq bin `Abdullah bin Abu Talha : J’ai entendu Anas bin Malik dire : Un tailleur a invité le Messager d'Allah (ﷺ) à un repas qu’il avait préparé. Anas bin Malik a dit : J’ai accompagné le Messager d'Allah (ﷺ) à ce repas. Il a servi au Prophète (ﷺ) du pain et un bouillon avec de la courge et de la viande séchée. J’ai vu le Prophète (ﷺ) prendre des morceaux de courge dans le plat. Anas a ajouté : Depuis ce jour, j’aime la courge
La femme qui offrit au Prophète ﷺ une burda tissée de ses mains
D'après Sahl Ibn Sa'd Al Sa'idi (qu'Allah l'agrée) : Une femme est venue avec un manteau et elle a dit : Ô Messager d'Allah ! J'ai fait ce manteau de mes propres mains afin que tu le portes. Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui), qui avait besoin d'un manteau, l'a pris. Il est sorti vers nous alors qu'il portait ce manteau comme izar. (1) Un homme qui était présent avec les gens a dit : Ô Messager d'Allah ! Donne-le moi ! Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Oui ». Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) s'est assis dans l'assemblée puis il est retourné chez lui. Il a plié le manteau puis l'a fait envoyer à l'homme. Les gens ont dit à l'homme : Tu as mal agi ! Tu lui as demandé le manteau alors que tu sais certes qu'il ne repousse pas celui qui lui demande quelque chose. L'homme a dit : Je jure par Allah ! Je ne le lui ai demandé que pour qu'il soit mon linceul (2) le jour où je vais mourir. Sahl (qu'Allah l'agrée) a dit : Et ce manteau a été son linceul.
La chaire fabriquée par l'esclave charpentier et le tronc de palmier
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Une femme des Ansar a dit au Messager d'Allah (ﷺ) : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Veux-tu que je te fabrique quelque chose pour t'asseoir, car j'ai un esclave charpentier ? » Il a répondu : « Si tu veux. » Elle lui a donc fait fabriquer une chaire. Le vendredi, le Prophète (ﷺ) s'est assis sur cette chaire. Le tronc de palmier près duquel le Prophète (ﷺ) faisait habituellement ses sermons s'est mis à pleurer au point qu'il allait se fendre. Le Prophète (ﷺ) est descendu de la chaire, a pris le tronc dans ses bras, et il s'est mis à gémir comme un enfant qu'on essaie de calmer, puis il s'est arrêté de pleurer. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il a pleuré parce qu'il n'entendait plus ce qu'il avait l'habitude d'entendre des connaissances religieuses. »
Le Prophète ﷺ achète des grains à crédit en mettant son armure en gage
Rapporté par `Aisha : Le Messager d'Allah (ﷺ) a acheté des grains à un Juif à crédit et a mis son armure en gage chez lui
Jabir et son chameau fatigué pendant l'expédition
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : J'étais avec le Prophète (ﷺ) lors d'une expédition et mon chameau était lent et fatigué. Le Prophète est venu vers moi et a dit : « Ô Jabir. » J'ai répondu : « Oui ? » Il a demandé : « Qu'est-ce qui t'arrive ? » J'ai dit : « Mon chameau est lent et fatigué, alors je reste en arrière. » Il est alors descendu, a touché le chameau avec son bâton et m'a dit de monter. J'ai monté le chameau et il est devenu si rapide que j'ai dû le retenir pour qu'il ne dépasse pas le Messager d'Allah (ﷺ). Ensuite, il m'a demandé : « Es-tu marié ? » J'ai répondu oui. Il a demandé : « Avec une vierge ou une femme déjà mariée ? » J'ai répondu : « Avec une femme déjà mariée. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Pourquoi n'as-tu pas épousé une vierge, pour que tu puisses jouer avec elle et qu'elle joue avec toi ? » J'ai répondu : « J'ai des sœurs (jeunes) alors j'ai préféré épouser une femme déjà mariée qui pourrait les rassembler, peigner leurs cheveux et s'occuper d'elles. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tu vas arriver, alors quand tu seras chez toi, je te conseille d'être proche de ta femme (afin que tu aies un fils intelligent). » Puis il m'a demandé : « Veux-tu vendre ton chameau ? » J'ai répondu oui et le Prophète (ﷺ) l'a acheté pour une uqiya d'or. Le Messager d'Allah (ﷺ) est arrivé avant moi et moi je suis arrivé le matin. Quand je suis allé à la mosquée, je l'ai trouvé à la porte. Il m'a demandé : « Tu viens d'arriver ? » J'ai répondu oui. Il a dit : « Laisse ton chameau et entre dans la mosquée pour prier deux rak`at. » Je suis entré et j'ai prié. Il a dit à Bilal de me peser une uqiya d'or, ce que Bilal a fait justement, puis je suis parti. Le Prophète (ﷺ) m'a fait appeler et j'ai cru qu'il allait me rendre mon chameau, que je n'aimais pas du tout. Mais le Prophète (ﷺ) m'a dit : « Prends ton chameau ainsi que son prix. »
Jabir et son chameau fatigué au retour de bataille
D'après Jabir Ibn 'Abdillah (qu'Allah les agrée lui et son père) : Je suis sorti avec le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) lors d'une bataille. Mon chameau a ralenti et s'est fatigué et ainsi le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) est arrivé avant moi et je suis arrivé au matin. Je suis allé à la mosquée et je l'ai trouvé devant la porte. Il m'a dit: « C'est maintenant que tu arrives ? ». J'ai dit : Oui. Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Alors laisse ton chameau, rentre et prie deux unités de prière ». Je suis donc rentré, j'ai prié puis je suis revenu.
Les marchés de 'Oukaz, Majanna et Dhoul-Majaz et le commerce pendant le Hajj
Rapporté par Ibn `Abbas : `Ukaz, Majanna et Dhul-Majaz étaient des marchés à l'époque préislamique. Quand les gens sont devenus musulmans, ils ont pensé qu'il était interdit d'y commercer. Alors ce verset sacré a été révélé : « Il n'y a pas de mal pour vous à rechercher la grâce de votre Seigneur (Allah) pendant la saison du Hajj. » (2.198) Ibn `Abbas l'a récité ainsi
Ibn 'Omar et les chameaux de Nawwas atteints d'une soif inextinguible
Rapporté par `Amr : Ici (à La Mecque), il y avait un homme appelé Nawwas qui avait des chameaux atteints d'une maladie de soif excessive et inextinguible. Ibn `Umar est allé voir le partenaire de Nawwas et a acheté ces chameaux. L'homme est retourné voir Nawwas et lui a dit qu'il avait vendu les chameaux. Nawwas a demandé : « À qui les as-tu vendus ? » Il a répondu : « À tel cheikh. » Nawwas a dit : « Malheur à toi ; par Allah, ce cheikh était Ibn `Umar. » Nawwas est alors allé voir Ibn `Umar et lui a dit : « Mon associé t'a vendu des chameaux malades de soif excessive sans savoir qui tu étais. » Ibn `Umar lui a dit de les reprendre. Quand Nawwas est venu les récupérer, Ibn `Umar lui a dit : « Laisse-les ici, car je suis satisfait de la décision du Messager d'Allah (ﷺ) selon laquelle il n'y a pas d'injustice. »
L'armure reçue à Hounayn vendue pour acheter un jardin
Rapporté par Abu Qatada : Nous sommes partis avec le Messager d'Allah (ﷺ) l'année de Hunain, (le Prophète (ﷺ) m'a donné une armure). J'ai vendu cette armure et j'ai acheté un jardin dans la région de la tribu de Bani Salama, et c'est le premier bien que j'ai eu après avoir embrassé l'islam