La science et sa transmission — page 2
Hadiths sur la science religieuse, son mérite, sa transmission et l'appel à l'Islam.
230 hadiths dans ce thème.
Partir à la mosquée pour apprendre un bien ou l'enseigner
D'après Abou Oumama Al Bahili (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Celui qui part à la mosquée, en ne voulant qu'apprendre un bien ou l'enseigner, a la récompense du pèlerin qui a complété son pèlerinage ».
Allah vous a pardonné et a changé vos péchés en bonnes actions
D'après Sahl Ibn Al Handhaliya (qu'Allah les agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Il n'y a aucun groupe qui s'est assis pour une assise dans laquelle ils mentionnent Allah puis se lèvent sans qu'il ne leur soit dit: Levez vous, Allah vous a pardonné et a changé vos péchés en bonnes actions ».
J'ai vu des hommes à qui on coupait les lèvres avec des cisailles de feu
D'après Anas Ibn Malik (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Lors de la nuit durant laquelle on m'a fait faire l'ascension, j'ai vu des hommes à qui on coupait les lèvres avec des cisailles de feu. J'ai dit: Qui sont ceux-là ô Djibril ? Il a dit: Ce sont ceux qui font les sermons dans ta communauté, qui ordonne la piété aux gens et oublient leurs propres personnes alors qu'ils lisent le Livre (*), ne raisonnent-ils pas ?».
Différents types d'aumône
D'après Abou Dhar Al Ghifari (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Le fait que tu fasses un sourire en face de ton frère est une aumône; le fait que tu ordonnes le bien et que tu interdises le mal est une aumône ; que tu guides une personne dans un endroit où il est perdu est pour toi une aumône; que tu enlèves du chemin ce qui gêne, une épine, un os est pour toi une aumône; que tu verses de ton seau vers le seau de ton frère est pour toi une aumône; et guider le mal-voyant est pour toi une aumône ».
Le Mérite de la science
D'après Abou Sa'id Al Khoudri (qu'Allah l'agrée) : « Lorsque les compagnons du Prophète (qu'Allah les agrée) s'asseyaient, ils parlaient de fiqh (*) sauf si l'un d'entre eux lisait une sourate ou ordonnait à un homme d'en lire une ».
Le véritable trésor est la science
D'après Sa'id Ibn Joubeyr, 'Abdallah Ibn 'Abbas (qu'Allah les agrée lui et son père) a dit à propos de la parole d'Allah -Il y avait dessous un trésor leur appartenant- : « Il ne s'agissait pas d'or ni d'argent mais il s'agissait de feuillets de science ».
Les trois hommes arrivés à la mosquée : deux s'assoient, le troisième s'en va
Abû Wâqid Al-Ḥârith ibn ʽAwf (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était assis à la mosquée entouré de personnes lorsque trois hommes apparurent. Deux d’entre eux se dirigèrent vers le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et l’autre s’en alla. Lorsque les deux se rapprochèrent du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), l’un d’entre eux aperçut un espace vide dans le cercle et s’y assit. Le deuxième s’assit derrière eux. Quant au troisième, il tourna le dos et s’en alla. Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) eut fini, il dit : « Ne vous informerai-je pas à propos de ces trois hommes ? Le premier d’entre eux se réfugia auprès d’Allah, alors Allah lui accorda refuge auprès de Lui. Le deuxième fit preuve de pudeur, alors Allah fit preuve de pudeur envers lui. Quant au dernier, il se détourna, alors Allah se détourna de lui. »
Ibn Mas'ud (qu'Allah l'agrée) avait l’habitude de nous faire un rappel tous les jeudis.
Shaqîq ibn Salamah (qu'Allah l'agrée) relate : « Ibn Mas'ud (qu'Allah l'agrée) avait l’habitude de nous faire un rappel tous les jeudis. Un homme lui dit : " Ô Abâ 'Abdirrahmân ! J’aimerai bien que tu nous exhortes tous les jours ! - Ce qui m'empêche de le faire, répondit Ibn Mas'ud, c’est la crainte de vous lasser. Je vous réserve des jours particuliers d'exhortation comme le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le faisait pour nous par crainte de nous lasser. " »
Samoura ibn Joundoub, jeune garçon, se taisait devant les plus âgés
Samurah ibn Jundub (qu'Allah l'agrée) relate : « A l'époque du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), j'étais un jeune garçon et j'apprenais ce qu'il disait. Rien ne m'empêchait de parler, si ce n'est la présence d'hommes plus âgés que moi. »
« Que vous ordonne-t-il ? » : Abou Soufyan répond à Héraclius
Abû Sufyân Sakhr ibn Ḥarb (qu’Allah l’agrée) relate qu’Héraclius a dit : « Que vous ordonne-t-il ? » - C’est-à-dire : le Prophète (sur lui la paix et le salut). Abû Sufyân dit : « J’ai répondu : « Il dit : « Adorez Allah, Seul, ne Lui associez rien et délaissez ce que disent vos pères ! » Il nous ordonne la prière, la véridicité, la chasteté ainsi que le maintien des liens de parenté. »
'Ali : « Parlez aux gens de ce qu'ils peuvent comprendre »
Alî ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée) a dit : « Parlez aux gens de ce qu’ils peuvent comprendre, voulez-vous que l'on démente Allah et Son Prophète ? »
La mort d'Abou Talib : « Ô mon oncle ! Dis : Il n'y a de divinité qu'Allah »
D'après Sa'ïd ibn Al Musayyab, d'après son père qui a dit : « Lorsqu'Abu Ṭâlib fut sur le point de décéder, le Messager d'Allah ﷺ lui rendit visite et trouva chez lui Abû Jahl et 'AbdaLlah ibn Ubay ibn Umayyah ibn Al Mughîrah. Il ﷺ lui a alors dit : « Ô mon oncle ! dis : « Il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah » Une parole avec laquelle je pourrai plaider ta cause auprès d'Allah. Alors, Abû Jahl et AbduLlah ibn Ubay Umayyah dirent : " Vas-tu abandonner la religion d'Abd Al Muttalib ? " Le Prophète ﷺ ne cessa de réitérer sa requête et eux deux [Abû Jahl et 'AbduLlah ibn Ubay ibn Umayyah] répétèrent leur propos. La dernière phrase qu'Abû Tâlib prononça fut : " Sur la religion de 'Abd Al Muttalib. " Il refusa de dire : « Il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah. " Le Messager d'Allah ﷺ a alors dit : « Par Allah ! J'implorerai certainement le pardon d'Allah en ta faveur tant qu'Il ne me l'interdira pas. » Alors, Allah révéla le verset suivant : {Il n’appartient pas au Prophète et à ceux qui ont cru d’implorer le pardon en faveur des polythéistes...} [Le Repentir, 9 : 113]. Et concernant Abû Tâlib, Allah révéla aussi le verset suivant : {Certes, tu ne guides pas qui tu aimes [ô Muḥammad !], mais c’est Allah qui guide qui Il souhaite.} [Le Récit, 28 : 56].
Parmi les plus grands mensonges : s'affilier à un autre père ou mentir sur un rêve
Wâthilah ibn Al-Asqa’ (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « S’attribuer et s’affilier à un père autre que le sien, prétendre avoir vu en rêve ce que l’on n’a pas vu ou attribuer au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) des paroles qu’il n’a pas dites, font partie des pires mensonges. »
« Transmettez de moi ne serait-ce qu'un verset »
'Abdoullah ibn 'Amr (qu'Allah l'agrée, lui et son père relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : " Transmettez de moi ne serait-ce qu'un verset et rapportez des Fils d'Israël, il n'y a pas de mal. Quant à celui qui ment volontairement à mon sujet, qu'il prépare sa place en Enfer !"
Le bédouin qui demanda une œuvre menant au Paradis
D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) : Un bédouin vint demander au Prophète ﷺ : « Indique-moi une œuvre qui si je l'accomplis, j’entrerai au Paradis ! » Il a répondu : « Adore Allah sans rien Lui associer, accomplis les prières prescrites, acquitte-toi de l’aumône obligatoire et jeûne le mois de Ramadan. » Il (le bédouin) a dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main ! Je n’ajouterai rien à cela ! » Lorsqu’il s’en alla, le Prophète ﷺ a dit : « Que celui qui souhaite voir un homme des habitants du Paradis, qu'il regarde alors celui-là ! »
Celui qui sort à la recherche du savoir est dans le sentier d'Allah
Anas (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui sort à la recherche du savoir est dans le sentier d'Allah jusqu'à ce qu'il revienne. »
Celui qui soulage un croyant d'un souci, Allah le soulage d'un souci au Jour du jugement
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui soulage un croyant d'un soucis parmi les soucis de l'ici-bas Allah le soulage d'un soucis parmi les soucis du jour du jugement. Celui qui accorde une facilité à son débiteur (1), Allah lui facilite dans l'ici-bas et dans l'au-delà. Celui qui couvre un croyant (2), Allah le couvre dans l'ici-bas et dans l'au-delà. Allah aide le serviteur tant que le serviteur aide son frère. Celui qui emprunte un chemin par lequel il recherche une science, Allah lui facilite par cela un chemin vers le paradis. Et aucun groupe ne se rassemble dans une maison parmi les maisons d'Allah (3) afin de lire le Coran et de l'enseigner entre eux sans que la quiétude ne descende sur eux, sans que la miséricorde ne les englobe, sans que les anges ne les entourent et sans qu'Allah ne les mentionne auprès de ceux qui sont auprès de lui. Et celui dont ses oeuvres l'ont retardé ne sera pas avancé par sa lignée ».
Ka'b ibn 'Oujra : comment prier sur le Prophète ﷺ
D'après 'Abd ar-Rahmân ibn Abî Laylâ qui a dit : Ka’b ibn ‘Ujrah me rencontra et me demanda : « Ne t’offrirais-je pas un cadeau ? Certes, un jour, le Prophète ﷺ vint nous voir et nous lui demandâmes : " Ô Messager d'Allah ! Il nous a été enseigné comment te saluer, mais comment devons-nous prier sur toi ? " Il a répondu : " Dites : Ô Allah ! Prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu as prié sur Ibrâhîm et sur la famille d'Ibrahîm. Certes, Tu es Digne de louanges, Majestueux. Ô Allah ! Bénis Muhammad et la famille de Muhammad, comme Tu as béni Ibrâhîm et la famille d'Ibrâhîm. Certes, Tu es Digne de louanges, Majestueux. »
Celui à qui Allah veut du bien, Il lui fait comprendre la Religion
Mou'âwiyyah (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai entendu le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) dire : "Celui à qui Allah veut du bien, Il lui fait comprendre la Religion ; quant à moi, je ne suis que celui qui répartit, c'est Allah qui donne ; et cette communauté ne cessera de se tenir sur l'ordre d'Allah, sans que ne leur porte préjudice ceux qui divergent avec eux, jusqu'à ce que ne vienne l'ordre d'Allah." »
Salman et Abou Ad-Darda' : « Ton Seigneur a un droit sur toi »
Abou Jouḥayfah Wahb ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a établi des liens de fraternité entre Salmân et Abû Ad-Dardâ’ (qu’Allah les agrée). Un jour, Salmân (qu’Allah l’agrée) visita Abû Ad-Dardâ’ (qu’Allah l’agrée) et trouva sa femme (qu’Allah l’agrée) négligée. Il lui demanda alors : « Pourquoi te négliges-tu donc ainsi ? » Elle lui répondit : « Ton frère Abû Ad-Dardâ’ (qu’Allah l’agrée) n’éprouve aucun désir pour ce bas monde ! » Juste à ce moment arriva Abû Ad-Dardâ’ (qu’Allah l’agrée) qui lui prépara quelque chose à manger et lui dit : « Mange seul car je jeûne ! » Mais, Salmân objecta : « Je ne mangerai pas tant que tu ne mangeras pas avec moi ! » Alors, il mangea avec lui. Quand la nuit tomba, Abû Ad-Dardâ’ s’apprêta à prier mais Salmân l’interpella en lui disant : « Dors ! » Il s’endormit puis il se releva pour prier. Il lui dit encore une fois : « Dors ! » et il se recoucha. Quand vinrent les dernières heures de la nuit Salmân (qu’Allah l’agrée) lui dit alors : « Maintenant, lève-toi pour prier ! » Ils prièrent ensemble puis Salmân (qu’Allah l’agrée) lui dit : « Ton Seigneur a un droit sur toi, ta personne a un droit sur toi et ta famille a un droit sur toi ! Rend donc à chaque ayant-droit ce qui lui est dû. » Abû Ad-Dardâ’ (qu’Allah l’agrée) alla raconter au Prophète (sur lui la paix et le salut) ce qui venait de se passer, et ce dernier lui répondit : « Salmân a dit vrai ! »
« Craignez Allah vis-à-vis de ces bêtes qui ne peuvent pas parler ! »
Sahl ibn 'Amr (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) passa à côté d’un chameau extrêmement amaigri. Il dit alors : " Craignez Allah vis-à-vis de ces bêtes qui ne peuvent pas parler ! Utilisez-les comme montures de manière convenable et mangez la viande de celles qui conviennent. " »
Celui qui emprunte une voie à la recherche d'un savoir
Abû Ad-Dardâ' (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque emprunte une voie à la recherche d'un savoir, Allah lui facilitera une voie vers le Paradis. Certes, les Anges recouvrent de leurs ailes celui qui recherche le savoir en signe de satisfaction pour ce qu'il fait. Ceux qui se trouvent dans les cieux et sur la Terre, jusqu'aux poissons dans l'eau, implorent le pardon en faveur du savant. Et le mérite du savant sur le dévot est comparable au mérite de la lune par rapport aux autres astres. Les savants sont les héritiers des Prophètes. Or, les Prophètes n'ont laissé en héritage ni dinar, ni dirham, ils n'ont légué que le savoir. Quiconque s'empare de cet héritage a certes recueilli une part de bien considérable. »
Celui qui dissimule un savoir sera bridé d'une bride de feu
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque est questionné à propos d'un savoir et le dissimule sera bridé, au Jour de la Résurrection, d'une bride de feu. »
« Les gens sont des minerais comme l'argent et l'or »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui paix et le salut) a dit : « Les gens sont des minerais comme l'argent et l'or. Les meilleurs d'entre eux dans la période préislamique (« Al-Jâhiliyyah ») sont les meilleurs en islam, s'ils s'instruisent. Et les âmes sont des soldats mobilisés. Celles qui se reconnaissent s'accordent et celles qui se renient se séparent. » Et Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui paix et le salut) a dit : « Vous trouverez les gens comme des minerais. Les meilleurs d'entre eux dans la période préislamique (« Al-Jâhiliyyah ») sont les meilleurs en Islam s'ils s'instruisent. Et vous trouverez que les meilleurs des gens à propos de cette affaire [c'est à dire : l'exercice de pouvoir] sont ceux qui y répugnent le plus. Et vous trouverez que les plus mauvais des gens sont ceux à double visage : ils se présentent à ceux-ci avec l’un et à ceux-là avec l’autre. »