La science et sa transmission — page 3
Hadiths sur la science religieuse, son mérite, sa transmission et l'appel à l'Islam.
230 hadiths dans ce thème.
La chatte qui boit l'eau des ablutions : « Elle n'est pas impure »
Kabshah, la fille de Ka’b ibn Mâlik, qui était mariée au fils d’Abû Qatâdah, relate qu’Abû Qatâdah entra chez elle et qu’elle lui versa de l’eau pour ses ablutions. C’est alors qu’une chatte vint et but dans le récipient, il souleva un côté du récipient pour l’aider à boire. Kabshah dit : « Il vit que je le regardais et m’a dit : " Es-tu étonnée, ô fille de mon frère ? - Oui ! répondis-je ! - Il m’a alors dit : Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : ' Elle n’est pas impure, elle fait simplement partie de ceux et celles qui viennent et se mêlent à vous ! ' " »
Le long sermon du Messager d'Allah ﷺ après la prière de l'aube
Abû Zayd ‘Amr ibn Akhṭab al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous guida dans la prière de l'aube (« ṣalâtu-l-fajr »), puis il monta sur le minbar et nous fit un sermon jusqu’à l’heure de la prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr »). Il descendit et pria, puis remonta sur le minbar et nous fit un sermon jusqu’à l’heure de la prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr »). Ensuite, il descendit et pria, puis remonta sur le minbar et nous fit un sermon jusqu’à ce que le soleil se couche. Il nous informa de ce qui s’est passé et de ce qui se produira. Le plus savant d’entre nous est celui qui a le mieux mémorisé. »
'Abdallah ibn Ja'far monté derrière le Prophète ﷺ et le secret gardé
Abû Ja’far ‘Abdullah ibn Ja'far (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Un jour [au cours d’un voyage], le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m’installa derrière lui et me fit part d'un secret que je ne divulguai à personne. Les endroits préférés par le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pour faire ses besoins étaient les palmeraies, c’est-à-dire : derrière les palmiers. Un jour, il entra dans la palmeraie d'un homme des Anṣâr, et un chameau se trouvait là. Lorsque le chameau vit le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), il se mit à gémir et ses yeux versèrent des larmes. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se rendit auprès de lui et le caressa du dos à la tête, ce qui l'apaisa. Il dit alors : " Qui est le propriétaire de ce chameau ? À qui appartient ce chameau ? " C'est alors qu’un jeune homme des Anṣâr vint et dit : " Il m'appartient, ô Messager d'Allah ! " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Ne crains-tu pas Allah au sujet de cette bête qu'Allah t'a confié ? En effet, celle-ci vient de se plaindre auprès de moi que tu l'affamais et l'épuisais ! »
L'interdiction d'attacher les animaux pour leur tirer dessus
Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit d'attacher les animaux afin de leur tirer dessus. »
L'âne marqué au visage
Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) vit un âne marqué au visage, et il réprouva cela. Il dit alors : " Par Allah ! Je ne le marquerai que sur l’endroit le plus éloigné du visage ! " Puis, il ordonna que l’on marque son âne sur les fesses et il fut le premier à marquer une bête sur les fesses. »
« Qu'Allah maudisse celui qui l'a marqué ! » : l'âne marqué à la face
Ibn ‘Abbas (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu’un âne ayant été marqué à la face passa devant le Prophète (sur lui la paix et le salut). Il dit alors : « Qu’Allah maudisse celui qui l’a marqué ! » Rapporté par Muslim. Et dans une autre version de Muslim : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de frapper la face ainsi que de la marquer. »
Les enfants de Mouqarrin et l'esclave giflée : l'ordre de l'affranchir
Abû ‘Alî Suwayd ibn Muqarrin (qu'Allah l'agrée) relate : « Nous étions sept parmi les enfants de Muqarrin et nous n’avions qu’une seule esclave. Lorsque le plus jeune d’entre nous la gifla, le Prophète (sur lui la paix et le salut) nous ordonna de la libérer. » Dans une version : « Nous étions sept frères. »
Ibn Mas'oud : « Que celui qui ne connaît pas dise : Allah sait mieux »
Masrûq a dit : « Nous entrâmes auprès de ’Abdullah ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) qui nous dit : " Ô gens ! Que celui d’entre vous qui connaît une chose parle de ce qu’il connaît ! Quant à celui qui ne connaît pas, qu’il dise : 'Allah sait mieux !' En effet, cela fait partie du savoir de dire : 'Allah sait mieux !' pour ce que tu ignores. Allah, Exalté soit-Il, a dit à Son Prophète (sur lui la paix et le salut) : {( Dis : « Pour cela, je ne vous demande aucun salaire et je ne fais pas partie des imposteurs. » )} [Coran : 38/86]." »
L'homme qui abreuva le chien assoiffé et fut pardonné
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Pendant qu’un homme parcourait un chemin, il eut une grande soif. Il trouva un puits et y descendit pour se désaltérer. Ensuite, il remonta et c’est alors qu’il vit un chien haleter en léchant le sable humide à cause de sa soif intense. L’homme s’est alors dit : " Ce chien a aussi soif que moi ! " Il redescendit donc dans le puits, remplit sa chaussure d’eau, la saisit entre ses dents, puis donna à boire au chien. Allah lui en sut gré et lui pardonna ses péchés. Les Compagnons demandèrent : " Ô Messager d’Allah ! Serons-nous [aussi] rétribués pour les bienfaits dispensés aux animaux ? " Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur répondit : " Oui ! Tout bienfait dispensé à un être vivant sera récompensé. " » Dans une autre version : « Allah lui en sut gré, Il lui pardonna ses péchés et ensuite Il le fit entrer au Paradis. » Et dans une autre version encore : « Un chien qui était sur le point de mourir de soif tournait autour d’un point d’eau. C’est alors que l'une des prostituées du peuple des enfants d’Israël le vit, elle décida de prendre son chausson afin de le remplir d’eau puis elle l’abreuva. Allah lui pardonna ses péchés grâce à son geste. »
Allah enlèvera le savoir en enlevant les savants
‘Abdullah ibn ‘Amr ibn Al-‘Âṣ a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : "Allah n’enlèvera pas le savoir en l’arrachant aux gens, mais il enlèvera le savoir en enlevant les savants, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus un seul ! Alors, les gens prendront pour guides des ignorants ; ils seront questionnés et donneront des avis juridiques sans aucun savoir ; ils s’égareront et égareront les autres." »
« N'écrivez rien de moi, sauf le Coran »
Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « N'écrivez rien de moi ! Et quiconque a écrit de moi autre chose que le Coran, alors qu'il l'efface ! Et rapportez de moi et nul grief ! Et quiconque ment sur mon compte - Ḥammâm a dit : " Je pense qu'il a dit : délibérément " -, alors qu'il prépare sa place en Enfer ! »
Khalid ibn Al-Walid puis 'Ali envoyés appeler les habitants du Yémen à l'Islam
Al-Barâ‘ (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya Khâlid ibn Al-Walîd (qu'Allah l'agrée) aux habitants du Yémen afin de les appeler à accepter l'Islam, mais ils ne répondirent pas à son appel. Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya 'Ali ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée) remplacer Khâlid et ses hommes, sauf un seul d'entre eux, afin qu'il puisse retourner avec lui chez les habitants. Al-Barâ‘ (qu'Allah l'agrée) a dit : "Je faisais partie des gens qui retournèrent avec 'Alî (qu'Allah l'agrée), et lorsque nous nous approchâmes du peuple, ils sortirent à notre rencontre. 'Alî (qu'Allah l'agrée) nous aligna en une seule rangée et dirigea notre prière en se mettant devant nous et en lisant le Livre d'Allah. Lorsqu'ils entendirent la Parole d'Allah, la tribu toute entière de Hamdân accepta l'Islam. 'Alî ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée) adressa une missive au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) l'informant qu'ils avaient accepté l'Islam. Après avoir lu le message, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) tomba prosterné, puis releva sa tête et déclara : "Que la paix soit sur Hamdân ! Que la paix soit sur Hamdân !" »
'Amr ibn Salama et les nouvelles du Prophète ﷺ apprises au point d'eau
Ayyûb relate, d'après Abû Qilâbah, d'après 'Amr ibn Salamah : « Abu Qilâbah m'a dit : "Ne vas-tu pas à sa rencontre pour l'interroger ?" - C'est à dire : interroger 'Amr ibn Salamah - J'allai donc à sa rencontre et l'interrogeai. Il me dit alors : "Nous vivions près d'un point d'eau, par lequel les gens avaient l'habitude de passer. Ils passaient par chez nous sur leurs montures et nous leur demandions : 'Qu'est-ce qui arrive aux gens ? Qu'est-ce qui arrive aux gens ? Qui est cet homme ?' Et ils nous répondaient : 'Il prétend qu'Allah l'a envoyé, qu'Allah lui a accordé la Révélation !', ou : 'Allah a révélé telle et telle chose !' C'est alors que je mémorisais ces paroles, qui semblaient s'encrer dans ma poitrine. Aussi, les Arabes tardaient à accepter l'Islam, guettant la victoire. Ils se disaient : 'Laissez-le, lui et les siens. S'il prend le dessus sur eux, c'est qu'il est un Prophète véridique !' Quand eut lieu la victoire, donc, chaque groupe s'empressa d'accepter l'Islam. Mon père fut le premier de mon clan à devenir musulman et, quand il revint, il dit : 'Par Allah ! Je vous reviens assurément de chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) ! Et il a dit : 'Faites telle prière à tel moment et telle prière à tel moment ! Et quand vient le moment de la prière, que l'un d'entre vous fasse l'appel [à la prière] et que celui qui connaît la plus grande partie du Coran vous dirige [dans la prière] !' Quand ils regardèrent, ils trouvèrent que personne ne connaissait une plus grande partie du Coran que moi, car j'apprenais auprès des voyageurs. Ils me placèrent donc devant eux, alors que j'avais six ou sept ans. J'étais couvert d'un manteau qui devenait trop court quand je me prosternais, au point où une femme de la tribu dit : 'N'allez -vous pas cacher de nous le derrière de votre récitateur ?!' Ils achetèrent de quoi me découper une robe, qui me rendit heureux comme jamais !" »
Si l'un d'entre vous frappe son frère, qu'il évite le visage.
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si l'un d'entre vous frappe son frère, qu'il évite le visage. »
Ibn 'Omar et les garçons de Qouraych qui avaient pris un oiseau pour cible
Sa'îd ibn Jubayr a dit : « Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) passa près de deux jeunes garçons de Quraych qui avaient fait d'un oiseau leur cible et sur lequel ils tiraient. Et ils s'étaient accordés sur le fait de donner au propriétaire de l'oiseau toute flèche qui n'atteidrait pas sa cible. Lorsqu'ils virent Ibn 'Umar, ils se séparèrent. Ibn 'Umar demanda : « Quiconque a fait cela, qu'Allah le maudisse ! Qui a fait cela ? Certes, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a maudit quiconque prend pour cible quoi que ce soit ayant une âme ! »
L'interdiction de tuer une bête attachée en la prenant pour cible
Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de tuer une bête quelconque en l'attachant et en la prenant pour cible. »
« Entre nous et vous, il y a le Livre d'Allah ! » : l'homme accoudé
Al-Miqdâm ibn Ma'dîkarib (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « N'est-ce pas qu'il se peut qu'un homme reçoive un récit provenant de moi, alors qu'il est accoudé sur son lit, et qu'il dise alors : "Entre nous et vous, il y a le Livre d'Allah !. Ce que nous y trouvons de licite, nous le déclarons licite et ce que nous y trouvons d'illicite, nous le déclarons illicite." Et pourtant ce que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloge et le préserve), a interdit est comme ce qu'Allah a interdit. »
Les signes avant-coureurs de l'Heure : la science ôtée et l'ignorance qui augmente
Anas (qu'Allah l'agrée) a dit : « Je vais certes vous relater un récit que j'ai entendu du Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) et personne d'autre que moi ne vous le relatera ! J'ai entendu le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) dire : "Fait certes partie des signes avant-coureurs de l'Heure que la science soit ôtée, que l'ignorance augmente, que la fornication augmente, que la consommation d'alcool augmente, que le nombre des hommes diminue et que le nombre des femmes augmente à tel point que pour cinquante femmes il n'y aura qu'un seul soutient." »
Je suis Dimâm ibn Tha’labah, le frère des Banî Sa’d ibn Bakr !"
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Pendant que nous étions assis avec le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) dans la mosquée, un homme entra à dos de chameau. Il fit s’agenouiller son chameau dans la mosquée, lui attacha la patte avant, ensuite il demanda aux gens : "Lequel d’entre vous est Mouḥammad ?" tandis que le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) était accoudé parmi eux. Nous avons alors répondu : "Cet homme blanc qui est accoudé !" Alors, l’homme s’adressa à lui : "Ô Fils de ’Abd Al-Mouṭṭalib ! - Le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) lui dit : C'est comme si je t'avais déjà répondu ! - L’homme poursuivit et dit au Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) : Je vais t’interroger et je serai dur avec toi dans le questionnement. Ainsi donc, ne m'en tiens pas rigueur ! - Le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a dit : Demande ce que bon te semble ! - L’homme dit : Je te demande par ton Seigneur et le Seigneur de quiconque était avant toi : Allah t’a-t-Il envoyé à tous les hommes ? - Il répondit : Ô Allah, Oui ! - L'homme continua : Je te conjure par Allah ! Allah t’a-t-Il ordonné d’accomplir cinq prières, de jour comme de nuit ? - Il répondit : Ô Allah, Oui ! - L'homme poursuivit : Je te conjure par Allah ! Allah t’a-t-il ordonné que nous jeûnions durant ce mois de l’année [le mois de Ramadan] ? - Il répondit : Ô Allah, Oui ! L’homme demanda encore : Je te conjure par Allah ! Allah t’a-t-il ordonné de prendre cette aumône de nos riches et de la distribuer parmi nos pauvres ? - Le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) répondit : Ô Allah, Oui ! - Alors, l’homme dit : J’ai cru en tout ce avec quoi tu es venu ! Et je suis un émissaire envoyé par mon peuple qui est derrière moi. Je suis Dimâm ibn Tha’labah, le frère des Banî Sa’d ibn Bakr !" »
Ziyad ibn Labid : « Comment la science disparaîtra-t-elle ? »
Ziyâd ibn Labîd (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) mentionna une chose, et il a alors dit : "Ceci aura lieu lors des prémices de la disparition de la science. - J'ai demandé : Ô Messager d'Allah ! Comment la science disparaîtra-t-elle alors que nous récitons le Coran, que nous l'enseignons à nos enfants et que nos enfants eux-mêmes l'enseigneront à leurs enfants jusqu'au Jour de la Résurrection ? - Il répondit : Que ta mère te perde ô Ziyâd ! Je te considérais certes parmi les hommes dotés de la meilleure compréhension [de la religion] à Médine ! N'est-ce pas que ces juifs et ces chrétiens qui lisent la Torah et l’Évangile n'accomplissent rien de ce que contiennent leurs livres !? "
Ne pas apprendre la science pour se pavaner devant les savants
Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a dit : « N'apprenez pas la science pour vous en pavaner auprès des savants, ni pour vous disputer avec les ignorants, ni pour vous en servir afin de choisir la meilleure place dans les assises. Quiconque fait cela, alors le Feu ! Le Feu ! »
Al-'Irbad ibn Sariya : l'exhortation éloquente et la recommandation de la sunna
D'après Al 'Irbâd Ibn Sâriyah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : " Un jour, le Messager d'Allah ﷺ s'est tenu parmi nous et il nous a exhortés d'une exhortation éloquente qui fit frémir les cœurs et les yeux en pleurèrent. Alors on a dit : " Ô Messager d'Allah ! Tu nous as exhortés d'une exhortation d'adieu, alors prends de nous un engagement. " Il a alors dit : " Attachez-vous à la crainte d'Allah, l'écoute et l'obéissance même si c'est un serviteur abyssinien [qui vous dirige]. Et, après moi, vous verrez de profondes divergences, attachez-vous alors à ma Tradition et à la Tradition des califes orthodoxes bien-guidés . Accrochez-vous-y avec les molaires et faites attention aux affaires innovées. En effet, toute innovation est un égarement. "
Les Compagnons apprenaient dix versets avec leur science et leur pratique
Aboû 'Abd Ar-Rraḥmân As-Soulamî (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Ceux des Compagnons du Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) qui nous enseignaient le Coran nous ont relaté qu'ils apprenaient dix versets du Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) et ne passaient pas aux dix versets suivants avant d'en avoir appris la science qu'ils contiennent et comment la mettre en pratique. Ils ont dit : "Ainsi, nous avons appris la science et la mise en pratique." »
« Ô père d'Al-Moundhir ! Quel verset du Livre d'Allah est le plus considérable ? »
Oubayy ibn Ka'b (qu'Allah l'agrée) relate que Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a dit : « Ô père d'Al-Moundhir ! Sais-tu quel verset du Livre d'Allah que tu portes est le plus considérable ? » - Il dit : « J'ai répondu : "Allah et Son Messager savent mieux ! - Il répéta : Ô père d'Al-Moundhir ! Sais-tu quel verset du Livre d'Allah que tu portes est le plus considérable ?" » - Il dit : « J'ai répondu : { Allah, il n’est de divinité digne d’adoration que Lui ! Le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même et par Lequel tout subsiste... } » [Sourate Al-Baqarah (La Vache) : 2/255]. Il dit : « Il tapa alors sur mon torse et dit : "Par Allah ! La Science te sera une félicité, ô père d'Al-Moundhir !" »