Les rêves
Hadiths sur les rêves et leur bienséance.
Ce thème regroupe 22 hadiths publiés sur le site, tirés notamment de Sahih al-Boukhari (13), Sahih Mouslim (5) et As-Silsila as-Sahiha (4).
Un grand rêve du Messager d'Allah (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui)
D'après Samoura Ibn Joundoub (qu'Allah l'agrée), lorsque le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) terminait sa prière il se tournait en face de nous et il disait : « Lequel d'entre vous a fait un rêve cette nuit ? ». Si l'un d'entre nous avait fait un rêve alors il le racontait et le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) disait : « Comme le veut Allah ». Un jour il nous a demandé : « Lequel d'entre vous a fait un rêve cette nuit ? ». Nous avons dit : Non, personne n'a fait de rêve. Alors le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Cette nuit j'ai certes vu en rêve deux hommes qui sont venus à moi et ont pris mes deux mains et ils m'ont emmené jusqu'à la terre sainte. Il y a avait un homme assis et un homme debout qui avait dans sa main un crochet en fer qu'il enfonçait dans la joue de l'autre jusqu'à atteindre sa nuque puis il faisait la même chose avec son autre joue et la première joue reprenait sa forme initiale et lui recommençait. J'ai dit : Qu'est ce que ceci ? Ils ont dit : Viens. Alors nous sommes partis jusqu'à arriver vers un homme couché sur le dos et il y avait un homme debout près de sa tête qui tenait une pierre et lui fracassait la tête avec. Lorsqu'il le frappait il allait ensuite ramasser la pierre et avant qu'il ne soit revenu la tête de l'homme couché reprenait sa forme initiale et alors il le frappait de nouveau. J'ai dit : Qu'est ce que ceci ? Ils ont dit : Viens. Alors nous sommes partis jusqu'à arriver vers une anfractuosité qui ressemblait à un four à pain, sa partie supérieure était serrée et sa partie inférieure était large et il y avait un feu qui était attisé en dessous. Quand le feu se ravivait, la cavité gonflait et allait presque déborder et lorsqu'il se calmait elle reprenait sa place. À l'intérieur il y avait des hommes nus et des femmes nues. J'ai dit : Qui sont ces gens ? Ils ont dit : Viens. Alors nous sommes partis jusqu'à arriver vers un fleuve de sang au milieu duquel il y avait un homme et sur la rive il y avait un homme debout qui tenait des pierres dans ses mains. Celui qui était dans le fleuve se mettait en face de lui et lorsqu'il voulait sortir, l'autre homme lui tirait une pierre dans la bouche qui la ramenait à l'endroit où il était. Et à chaque fois qu'il voulait sortir il lui tirait une pierre dans la bouche qui la ramenait à l'endroit où il était. J'ai dit : Qui est-ce ? Ils ont dit : Viens. Alors nous sommes partis jusqu'à arriver vers un jardin vert dans lequel il y avait un arbre immense au pied duquel il y avait un vieil homme et des enfants. Il y avait également un homme proche de l'arbre qui avait devant lui un feu qu'il alimentait. Les deux hommes qui m'accompagnaient m'ont fait monter dans l'arbre et m'ont fait rentrer dans une maison. Je n'avais jamais vu de maison plus belle. Dans cette maison il y avait des hommes âgés, des jeunes, des femmes et des enfants. Ensuite les deux hommes qui m'accompagnaient m'ont fait monter dans l'arbre et m'ont fait rentrer dans une maison qui était encore meilleure et plus belle. Il y avait dedans des vielles personnes et des jeunes. J'ai dit : Vous m'avez fait voyager cette nuit, informez moi sur ce que j'ai vu ! Ils ont dit : Oui, celui que tu as vu avec la joue déchirée était un grand menteur, il mentait et son mensonge se propageait jusqu'à l'horizon. Il lui sera fait cela jusqu'au jour de la résurrection. Celui que tu as vu se faire fracasser la tête est un homme à qui Allah a enseigné le Coran et qui dormait la nuit pour lui et ne le mettait pas en pratique le jour. Il lui sera fait cela jusqu'au jour de la résurrection. Ceux que tu as vu dans l'anfractuosité sont ceux qui commettent la fornication, celui que tu as vu dans le fleuve est celui qui mange l'usure. Le vieil homme auprès de l'arbre était Ibrahim (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) et les enfants qui étaient autour de lui sont les enfants des gens. Celui qui attisait le feu était Malik, le gardien du feu. La première maison dans laquelle tu es rentré était la maison de la plupart des croyants. Cette seconde maison est la maison des martyrs et je suis Jibril et voilà Mikail. Lève ta tête. Alors j'ai levé ma tête et il y avait au dessus de moi comme un nuage. Ils m'ont dit : Ceci est ta demeure. J'ai dit : Laissez moi rentrer dans ma demeure. Ils ont dit : Il te reste une partie de ta vie à vivre, si tu l'avais complétée tu serais entré dans ta demeure.
L’utilisation du nom du Prophète
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Vous pouvez vous appeler par mon nom mais ne prenez pas ma kounia (*). Celui qui me voit en rêve m'a certes vu car le Chaytan ne prend pas mon apparence. Et celui qui ment volontairement sur moi qu'il prépare sa place dans le feu ».
Le rêve du croyant
D'après Abou Razin Al 'Ouqayli (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Le rêve du croyant est une partie des 46 parties de la prophétie, il est comme accroché à la patte d'un oiseau tant qu'il n'est pas divulgué et s'il est divulgué il se réalise ».
Le rêve du croyant, une des quarante-six parts de la prophétie
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque la fin des temps approchera, le rêve du croyant ne mentira presque plus. Ainsi, le rêve du croyant est l’une des quarante-six parts de la Prophétie. » Et dans une autre version : « Ceux d’entre vous dont les rêves sont les plus véridiques sont ceux dont le parler est le plus véridique. »
Parmi les plus grands mensonges : s'affilier à un autre père ou mentir sur un rêve
Wâthilah ibn Al-Asqa’ (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « S’attribuer et s’affilier à un père autre que le sien, prétendre avoir vu en rêve ce que l’on n’a pas vu ou attribuer au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) des paroles qu’il n’a pas dites, font partie des pires mensonges. »
Il ne subsiste de la Prophétie que " les annonciatrices de bonnes nouvelles "
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « J'ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Il ne subsiste de la Prophétie que " les annonciatrices de bonnes nouvelles " - En quoi consistent-elles ? demandèrent les Compagnons. - Elles consistent, dit le Prophète (sur lui la paix et le salut), en des visions pieuses et véridiques ! ».
« Quiconque me voit en rêve me verra à l'état d'éveil »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque me voit en rêve me verra à l’état d'éveil - ou : c’est comme s’il m’avait vu à l’état d’éveil - car le diable ne prend pas mes traits. »
« L'un d'entre vous a-t-il fait un rêve ? » : le long rêve du Prophète ﷺ
Samurah ibn Jundub (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) demandait souvent à ses Compagnons : “ L’un d’entre vous a-t-il fait un rêve ? ” Alors, quiconque en avait fait un lui racontait ce qu’il y avait vu. Un matin, il nous a dit : “ Cette nuit, deux personnes sont venues à moi et m’ont dit : “ Pars ! ” Je suis donc parti avec eux deux et nous sommes arrivés près d’un homme allongé et sur lequel un autre homme se tenait debout. Ce dernier fracassait la tête du premier avec une grosse pierre. À chaque fois, il allait récupérer la pierre qui roulait çà et là. À peine était-il revenu, que la tête avait retrouvé sa forme initiale. Il recommençait alors ce qu’il avait accompli [comme supplice] la première fois. J’ai dit à mes deux Compagnons : “ Gloire à Allah ! Qui sont ces deux-là ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes et nous arrivâmes près d’un homme allongé sur le dos. Un autre se tenait debout sur lui, un crochet en fer à la main, et lui lacérait un côté du visage, de la commissure des lèvres à la nuque, puis du nez à la nuque et enfin de l’œil à la nuque. Il procédait alors de même sur l’autre côté du visage. À peine en avait-il fini avec un côté du visage, que l’autre côté avait repris sa forme initiale puis il recommençait ce qu’il avait accompli [comme supplice] la première fois. J’ai dit : “ Gloire et Pureté à Allah ! Qui sont ces deux-là ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes et nous arrivâmes devant une sorte de four. (Le narrateur pense que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a ajouté : “ On y entendait des bruits confus et des clameurs. ”) Nous avons regardé dans le four et nous avons aperçu des hommes nus et des femmes nues. Lorsque les flammes les atteignaient d’en dessous, ils hurlaient. J’ai demandé : “ Qui sont ces gens ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes jusqu’à arriver à un fleuve (Le narrateur pense qu’il (sur lui la paix et le salut) a précisé : “ rouge comme le sang ”) où un homme était en train de nager alors qu’un autre, sur la berge, avait réuni un grand nombre de pierres. Après avoir ainsi nagé, ce nageur arrivait vers celui qui avait réuni les pierres et ouvrait la bouche une fois devant lui. Ce dernier y introduisait alors une pierre puis l’autre repartait nager. Chaque fois qu’il revenait vers la berge, il se voyait introduire une pierre dans la bouche. Je leur ai dit : “ Qui sont ces deux-là ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes donc jusqu’à arriver près d’un homme à l’aspect répugnant, ou à l’aspect le plus répugnant que l’on n’ait jamais vu, qui attisait un feu autour duquel il s'activait. Je leur demandai : “ Qui est-ce ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes jusqu’à arriver près d’un jardin à la végétation dense et verte, possédant toutes les couleurs du printemps et au milieu duquel se trouvait un homme si grand que je pouvais à peine voir sa tête dans le ciel. Autour de lui se trouvaient plus d’enfants que je n’en avais jamais vus auparavant. Je demandai : “ Qui est-ce ? ” Ils [les deux hommes] me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes donc jusqu’à arriver [finalement] près d’un arbre si immense et si beau que je n’en avais jamais vu ainsi jusque-là. Ils me dirent : “ Grimpe dessus ! ” Nous grimpâmes dessus jusqu’à atteindre une ville construite en briques d’or et d’argent. Arrivés devant la porte de la ville, nous demandâmes qu’on nous ouvre la porte, ce qui fut fait. Nous y entrâmes [et une fois à l’intérieur], nous rencontrâmes des hommes dont une moitié du corps était de la plus belle apparence qu’on pouvait voir tandis que l’autre moitié (du corps) était du plus vil aspect qui soit. Mes deux Compagnons ordonnèrent [à ces hommes] : “ Allez-vous immerger dans ce fleuve ! ” Il y avait en effet un fleuve qui traversait la ville et dont l’eau était blanche comme le lait. Ils s’y rendirent et plongèrent dedans. Lorsqu’ils revinrent vers nous, la partie abjecte de leur corps avait disparu et ils étaient devenus les plus beaux qui soient. Mes deux Compagnons me dirent : “ Ceci est le Jardin d’Éden [le Paradis] et cela ta position. ” Je levai mon regard et j’aperçus un palais semblable à un nuage blanc. Ils me dirent : “ Ceci est ta demeure ! ” Je répondis : “ Qu’Allah vous bénisse ! Laissez-moi y entrer ! ” Ils répondirent : “ Le moment n’est pas encore venu, mais tu y entreras bientôt. ” Je leur ai dit : “ Au cours de cette nuit, j’ai vu des choses étranges. De quoi s’agit-il ? ” Ils me dirent : “ Nous allons t’informer [de ce que tu as vu] : le premier homme que tu as rencontré et dont la tête était fracassée à coups de pierre est un homme qui a délaissé le Coran après l’avoir appris et qui ne se réveillait pas pour accomplir les prières obligatoires. Quant à celui que tu as rencontré ensuite et dont on lacérait le visage, de la bouche à la nuque, puis du nez à la nuque et enfin de l’œil à la nuque, il s’agit de celui qui sortait le matin de chez lui pour proférer des mensonges qui étaient ensuite colportés ici et là jusqu’à atteindre l’horizon. Concernant les hommes nus et les femmes nues qui se trouvaient dans ce qui ressemble à la construction d’un four, alors ce sont les fornicateurs et les fornicatrices. Quant à l’homme auprès de qui tu t’es rendu [et que tu as vu qui était] en train de nager dans le fleuve et à qui l’on faisait avaler des pierres, il s’agit d’un homme qui consommait l’intérêt usuraire (« ar-Ribâ »). À propos de l’homme à l’aspect répugnant qui attisait un feu autour duquel il tournait en courant, c’est Mâlik, le gardien de l’Enfer. Quant à l’homme très grand qui se trouvait dans un jardin, c’est Abraham (Ibrâhîm) - sur lui la paix -et les enfants autour de lui sont les nouveau-nés qui sont morts sur la nature originelle (« Al-Fiṭra », [c’est-à-dire : l’Islam]). Dans la version d’Al-Barqânî : “ … qui sont nés selon la nature originelle. ” [Le narrateur ajouta] Certains musulmans ont alors dit [au Prophète (sur lui la paix et le salut)] : “ Ô Messager d’Allah ! Qu'en est-il des enfants des polythéistes ? ” Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : “ Les enfants des polythéistes en font partie. ” [Les deux hommes ajoutèrent :] “ Quant aux personnes dont la moitié du corps était de la plus belle apparence et l’autre du pire aspect, ce sont des personnes qui mélangeaient à la fois des bonnes œuvres et des mauvaises actions mais à qui Allah a passé outre [et a pardonné]. ” D’après une autre version [d’Al-Bukhârî], le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : “ Cette nuit, j'ai vu deux hommes qui m’ont conduit vers une terre sainte. ” Il cita alors le reste du hadith avec ces ajouts : “ Nous partîmes jusqu'à arriver près d’un trou creusé dans un mur, ressemblant à un four, dont la partie supérieure était étroite, le fond large, et sous lequel brûlait un feu. Chaque fois que les flammes montaient, les hommes nus et les femmes nues qui s’y trouvaient s’élevaient si haut qu’ils étaient sur le point d’en sortir. Lorsque le feu s’apaisait, ils y retombaient. ” Dans cette version, il a aussi dit : “ Jusqu’à arriver à un fleuve rouge comme le sang (cette fois, le narrateur n’a aucun doute) au milieu duquel un homme se tenait debout alors qu’un autre se trouvait sur la berge, avec devant lui des pierres. Le premier se dirigea alors vers la berge pour sortir du fleuve mais au moment où il voulut en sortir, le second introduisit une pierre dans sa bouche, le renvoyant ainsi là où il était (dans l’eau). Chaque fois qu’il tentait de sortir, il l’en empêchait en lui introduisant une pierre dans la bouche et ainsi il revenait là où il était. ” Il ajouta également : “ Ils me firent monter sur l’arbre et entrer dans une demeure si belle que je n’en avais jamais vu de semblable jusqu’à là. Et il s’y trouvait des vieillards et des jeunes hommes. ” Il a aussi dit : “ Quant à celui dont on lacérait la joue, c’est un menteur qui proférait des mensonges qui étaient ensuite colportés ici et là jusqu’à atteindre l’horizon. Il subit le châtiment que tu as vu et cela jusqu’au Jour de la Résurrection. ” On trouve aussi dans cette version : “ Celui que tu as vu dont la tête était fracassée à coups de pierre, c’est un homme à qui Allah lui avait permis d’apprendre le Coran, mais qui dormait la nuit en le négligeant et ne l’appliquait pas le jour. Il subira ce châtiment jusqu’au Jour de la Résurrection. La première demeure dans laquelle tu es entré est celle du commun des croyants, quant à celle-ci, c’est la demeure des martyrs. Quant à moi, je suis [l’Ange] Gabriel (« Jibrîl ») et voici [l’Ange] Michaël (« Mîkâ’îl »), lève donc la tête ! ” Je levai ma tête et, au-dessus de moi, je vis comme un nuage. Ils m’ont alors dit : “ Voilà ta demeure ! ” J’ai demandé : “ Laissez-moi y entrer ! ” Mais ils me répondirent : “ Il te reste un certain temps à vivre que tu n’as pas encore achevé. Lorsque tu l’auras achevé, tu pourras venir chez toi. ” »
Prétendre avoir vu ce que ses yeux n'ont pas vu
Ibn ʽUmar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le plus mensonger de mensonges est qu'un homme prétende avoir vu ce que ses yeux n'ont pas vu. »
Tu as eu en partie raison et tu as eu en partie tort.
Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Un homme vint au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et lui dit : " Cette nuit, j’ai vu en songe un nuage qui laissait tomber en gouttes du beurre et du miel et les gens se sont précipités pour les recueillir dans leurs paumes, certains en prirent beaucoup tandis que d’autres en prirent peu. Lorsque tout à coup une corde lia le ciel à la Terre et je te vis saisir cette corde et t’élever [dans les airs]. Ensuite, un autre homme vint et s’est [aussi] saisi de la corde et s’éleva également. Puis, un autre homme vint encore qui s’est [aussi] saisi de la corde et s’éleva grâce à elle. Enfin, un troisième homme vint, il s’est saisi de la corde mais celle-ci s’est rompue puis elle s’est de nouveau liée [et il put finalement s’élever dans les airs.] Abû Bakr dit alors : " Ô Messager d’Allah ! Toi pour qui je sacrifierai mon père, par Allah, laisse-moi donner l’interprétation de ce songe ! - Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : Interprète-le ! - Il a dit : Le nuage c'est l’Islam ; le miel et le beurre qui en tombent, c’est le Coran et sa douce saveur qui tombent ; certains en prennent beaucoup, tandis que d’autres peu. Quant à la corde liant le ciel à la Terre, c’est la Vérité sur laquelle tu es [et que tu nous as apportée] et en t’y attachant, Allah t’a élevé. Après toi, un homme viendra et se saisira de cette corde [de la Vérité] et grâce à elle, il s’élèvera [lui aussi]. Un autre homme viendra ensuite, s’en saisira et s’élèvera [lui aussi]. Enfin, un autre homme viendra, il se saisira de la corde mais celle-ci se rompra puis se liera de nouveau et alors l’homme s’élèvera. Ô Messager d’Allah ! Toi pour qui je sacrifierai mon père, informe-moi si j’ai eu raison ou si j’ai eu tort ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a alors dit : Tu as eu en partie raison et tu as eu en partie tort ! - Il [Abû Bakr] dit : Par Allah ! Ô Messager d’Allah, je t’en prie, dis-moi en quoi je me suis trompé. - Il [lui] répondit : Ne jure pas ! " »
Certes le rêve se réalise en fonction de comment il a été interprété
D'après Anas (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes le rêve se réalise en fonction de comment il a été interprété, l'exemple de cela est celui d'un homme qui lève son pied et attend le moment où il va le poser. Ainsi lorsque l'un de vous voit un rêve qu'il n'en informe qu'un homme de bon conseil ou un savant ».
Parmi les plus grandes impostures : prétendre descendre d'un autre ancêtre
D'après Wathila Ibn Al Achqa' (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes fait partie des plus grands mensonges qu'un homme prétende descendre d'un autre que son père, qu'il dise avoir vu en rêve ce qu'il n'a pas vu ou qu'il impute au Messager d'Allah ce qu'il n'a pas dit ».
J'ai certes vu en rêve les anges...
D'après 'Abdallah Ibn 'Omar (qu'Allah les agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « J'ai certes vu en rêve les anges prendre le pilier du livre (1) et le poser sur le Cham (2). Lorsque les troubles apparaitront la foi sera certes dans le Cham ».
Ne racontes pas comment Shaytan s'est amusé avec toi dans le rêve
D'après Jabir Ibn 'Abdillah (qu'Allah les agrée), un bédouin s'est rendu vers le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) et a dit: J'ai rêvé que je portais ma tête qui avait été coupée et que je la suivais. Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) l'a réprimandé et lui a dit: « Ne racontes pas comment Shaytan s'est amusé avec toi dans le rêve ».
Lorsque l'un de vous voit un rêve qu'il aime ou qu'il déteste
D'après Abou Sa'id Al Khoudri (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Lorsque l'un de vous fait un rêve qu'il aime, alors ce rêve vient certes d'Allah. Qu'il loue Allah pour ce rêve et qu'il le divulgue (1). Par contre s'il rêve d'autre chose que cela parmi ce qu'il déteste, alors ce rêve vient certes de Shaytan. Qu'il demande protection à Allah contre son mal (2) et qu'il ne le divulgue à personne ainsi il ne lui nuira pas ».
Lorsque l'un d'entre vous fait un rêve qui lui plait
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Lorsque l'un d'entre vous fait un rêve qui lui plait qu'il le mentionne et en cherche l'explication. Et lorsque l'un d'entre vous fait un rêve qui lui déplait qu'il ne le mentionne pas et n'en cherche pas l'explication ».
Que doit-on faire lorsqu'on fait un mauvais rêve ?
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « À l'approche de l'Heure, le rêve du croyant sera presque toujours véridique et celui d'entre vous qui est le plus véridique en rêve est celui qui est le plus véridique dans ses propos. Le rêve du musulman est une partie des quarante cinq parties de la prophétie. Le rêve est de trois catégories : - le rêve pieux qui vient d'Allah - le rêve qui attriste qui provient de Chaytan - le rêve qui provient de ce à quoi la personne pense Si l'un d'entre vous voit ce qu'il déteste, qu'il se lève et prie et qu'il ne raconte pas ce rêve aux gens ».
J'ai vu en rêve qu'une balance descendait du ciel
D'après Abou Bakra (qu'Allah l'agrée) : Un jour le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Qui d'entre vous a fait un rêve ? ». Un homme a dit : Moi. J'ai vu en rêve qu'une balance descendait du ciel et vous avez été pesés toi et Abou Bakr (1) et c'est toi qui a été le plus lourd (2). Puis Abou Bakr a été pesé avec 'Omar et c'est Abou Bakr qui a été le plus lourd. Puis 'Omar a été pesé avec 'Othman et c'est 'Omar qui a été le plus lourd. Ensuite la balance a été élevée. Alors nous avons vu sur son visage que le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a détesté cela (3).
Il n'y a pas de messager ni de prophète après moi
D'après Anas Ibn Malik (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes le message et la prophétie sont coupés il n'y a pas de messager ni de prophète après moi (1) ». Ces paroles ont été difficiles pour les gens alors le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Mais il reste les bonnes annonces ». Ils ont dit : Ô Messager d'Allah ! Quelles sont les bonnes annonces ? Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Le rêve du croyant qui est une des parties de la prophétie (2) ».
Cette nuit deux personnes sont venues à moi...
D'après Samoura Ibn Joundoub (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Cette nuit deux personnes sont venues à moi (1), m'ont réveillé et m'ont emmené jusqu'à une ville construite avec des briques d'or et des briques d'argent. Nous avons alors rencontré des hommes dont la moitié de leur corps était semblable à ce que l'on peut voir de plus beau et l'autre moitié était semblable à ce que l'on peut voir de plus laid. Les deux personnes qui m'ont emmenés leur ont dit : Partez et rentrez dans ce fleuve. Ils sont donc rentrés dedans puis sont revenus vers nous et cette laideur avait disparu de leurs corps et ils avaient maintenant la plus belle des apparences. Ils m'ont dit : Ceci est le jardin d'Eden (2) et ceci est ton degré (3) et les gens que tu as vu avec la moitié de leur corps belle et l'autre moitié laide sont ceux qui avaient mélangé des bonnes actions avec des mauvaises et Allah est passé sur leur péchés (4) ».
Ce sont les 'Ajam qui vont s'associer à vous dans votre religion et dans vos lignées
D'après 'Abdallah Ibn 'Omar (qu'Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « J'ai vu en rêve un grand troupeau de bêtes de couleur noire qui était mélangé avec un grand troupeau de bêtes de couleur blanche ». Ils ont dit: Comment as-tu interprété ce rêve ô Messager d'Allah ? Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Ce sont les 'Ajam (1) qui vont s'associer à vous dans votre religion (2) et dans vos lignées ». (3) Ils ont dit: Les 'Ajam ô Messager d'Allah ? Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Même si la foi était accrochée à la Thouraya (4), certes des hommes parmi les 'Ajam l'auraient attrapé et ceci va réjouir les gens ».
Ne racontes pas ton rêve
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Ne racontez les rêves qu'à un savant ou à un homme de bon conseil ».