Tu as eu en partie raison et tu as eu en partie tort.
Sahih al-Boukhari · Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim
- Référence
- Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim
- متفق عليه
- Authenticité
- Authentique
- صحيح
- Jugement tel que fourni par HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
Classement
Provenance
- Texte arabe : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
- Traduction française : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits, traducteur non indiqué par la source.
- Texte et traduction : HadeethEnc.com — fiche d'origine, avec explication et enseignements.
Ces textes sont reproduits sans modification. Notre méthode.
Dans le même recueil
« Qu'il est mauvais de dire : J'ai oublié tel verset »
D'après 'Abdullah ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée), le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu'il est mauvais pour l'un d'entre-vous de dire : "J'ai oublié tel et tel verset ! ", on le lui a plutôt fait oublier. Remémorez-vous donc le Coran car il est plus prompt à s’échapper de la poitrine des hommes que les chameaux [de leur enclos]. " »
Ya'la demande à voir le Prophète ﷺ au moment où il reçoit la révélation
Ṣafwân ibn Ya’lâ relate : « Ya’lâ a dit à ‘Umar (qu'Allah l'agrée) : " Montre-moi le Prophète (sur lui la paix et le salut) au moment où il reçoit la Révélation. " Il a dit : " Pendant que le Prophète (sur lui la paix et le salut) était à Ji’irrânah avec un groupe de ses Compagnons, un homme vint à lui et demanda : ‘Ô Messager d’Allah ! Que dis-tu d’une personne qui s’est sacralisé en vue d’une ‘Umrah et est maculé de parfum ?’ Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) resta silencieux un moment puis la Révélation lui vint. ‘Umar (qu'Allah l'agrée) fit alors un geste à Ya’lâ [afin qu’il vienne] et ce dernier vint. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait sur lui un vêtement qui l’ombrageait, il entra donc sa tête et [vit] le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), le visage rouge, qui respirait fortement. Ensuite, on lui ôta le vêtement et il demanda : ‘Où est celui qui a interrogé à propos de la ‘Umrah ?’ On amena la personne et il [lui] dit alors : ‘Lave trois fois le parfum sur toi et ôte la tunique que tu portes. Ensuite, accomplis lors de ta ‘Umrah ce que tu accomplis lors de ton Pèlerinage.’ J’ai demandé à ‘Aṭâ’ : ‘Signifiait-il par-là le nettoyage lorsqu’il lui a ordonné de le laver trois fois ? - Il a répondu : Oui !’ " »
Réciter le Coran tant que les cœurs sont en accord
Jundub ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Récitez le Coran tant que vos cœurs sont en accord. Et lorsque vous êtes en désaccord, alors levez-vous ! »
« Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation »
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit au sujet de la Parole du Très-Haut : {( Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation ! )} [Coran : 75/16] : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) éprouvait beaucoup de peine lors de la Révélation. Il remuait les lèvres. » Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) m'a alors dit : « Je les remuerai pour toi comme le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) les remuait ! » et il remua ses lèvres. Sa'îd dit alors : « Je les remue comme Ibn 'Abbâs les remuait ! » Ainsi remua-t-il les lèvres. Allah, Élevé et Exalté soit-Il, révéla alors : {( Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation ! C'est à Nous qu'il incombe de le rassembler [dans ta poitrine] et de te le faire réciter. )} [Coran : 75/16-17]. Il a dit : « Le rassembler dans ta poitrine, puis que tu le récites ! » {( Et donc, lorsque Nous le récitons, suis sa récitation. )} [Coran : 75/18]. Il a dit : « Écoute attentivement et observe le silence ! Puis, c'est à Nous qu'il incombe de te le faire réciter ! » Il a continué : « Dès lors, lorsque Jibrîl (sur lui la paix) venait, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) l'écoutait ; et à son départ, le Prophète (sur lui la paix et le salut) le récitait comme Jibrîl [paix sur lui] le lui avait récité. »
Sur le même thème : Les rêves
Prétendre avoir vu ce que ses yeux n'ont pas vu
Ibn ʽUmar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le plus mensonger de mensonges est qu'un homme prétende avoir vu ce que ses yeux n'ont pas vu. »
« L'un d'entre vous a-t-il fait un rêve ? » : le long rêve du Prophète ﷺ
Samurah ibn Jundub (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) demandait souvent à ses Compagnons : “ L’un d’entre vous a-t-il fait un rêve ? ” Alors, quiconque en avait fait un lui racontait ce qu’il y avait vu. Un matin, il nous a dit : “ Cette nuit, deux personnes sont venues à moi et m’ont dit : “ Pars ! ” Je suis donc parti avec eux deux et nous sommes arrivés près d’un homme allongé et sur lequel un autre homme se tenait debout. Ce dernier fracassait la tête du premier avec une grosse pierre. À chaque fois, il allait récupérer la pierre qui roulait çà et là. À peine était-il revenu, que la tête avait retrouvé sa forme initiale. Il recommençait alors ce qu’il avait accompli [comme supplice] la première fois. J’ai dit à mes deux Compagnons : “ Gloire à Allah ! Qui sont ces deux-là ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes et nous arrivâmes près d’un homme allongé sur le dos. Un autre se tenait debout sur lui, un crochet en fer à la main, et lui lacérait un côté du visage, de la commissure des lèvres à la nuque, puis du nez à la nuque et enfin de l’œil à la nuque. Il procédait alors de même sur l’autre côté du visage. À peine en avait-il fini avec un côté du visage, que l’autre côté avait repris sa forme initiale puis il recommençait ce qu’il avait accompli [comme supplice] la première fois. J’ai dit : “ Gloire et Pureté à Allah ! Qui sont ces deux-là ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes et nous arrivâmes devant une sorte de four. (Le narrateur pense que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a ajouté : “ On y entendait des bruits confus et des clameurs. ”) Nous avons regardé dans le four et nous avons aperçu des hommes nus et des femmes nues. Lorsque les flammes les atteignaient d’en dessous, ils hurlaient. J’ai demandé : “ Qui sont ces gens ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes jusqu’à arriver à un fleuve (Le narrateur pense qu’il (sur lui la paix et le salut) a précisé : “ rouge comme le sang ”) où un homme était en train de nager alors qu’un autre, sur la berge, avait réuni un grand nombre de pierres. Après avoir ainsi nagé, ce nageur arrivait vers celui qui avait réuni les pierres et ouvrait la bouche une fois devant lui. Ce dernier y introduisait alors une pierre puis l’autre repartait nager. Chaque fois qu’il revenait vers la berge, il se voyait introduire une pierre dans la bouche. Je leur ai dit : “ Qui sont ces deux-là ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes donc jusqu’à arriver près d’un homme à l’aspect répugnant, ou à l’aspect le plus répugnant que l’on n’ait jamais vu, qui attisait un feu autour duquel il s'activait. Je leur demandai : “ Qui est-ce ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes jusqu’à arriver près d’un jardin à la végétation dense et verte, possédant toutes les couleurs du printemps et au milieu duquel se trouvait un homme si grand que je pouvais à peine voir sa tête dans le ciel. Autour de lui se trouvaient plus d’enfants que je n’en avais jamais vus auparavant. Je demandai : “ Qui est-ce ? ” Ils [les deux hommes] me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes donc jusqu’à arriver [finalement] près d’un arbre si immense et si beau que je n’en avais jamais vu ainsi jusque-là. Ils me dirent : “ Grimpe dessus ! ” Nous grimpâmes dessus jusqu’à atteindre une ville construite en briques d’or et d’argent. Arrivés devant la porte de la ville, nous demandâmes qu’on nous ouvre la porte, ce qui fut fait. Nous y entrâmes [et une fois à l’intérieur], nous rencontrâmes des hommes dont une moitié du corps était de la plus belle apparence qu’on pouvait voir tandis que l’autre moitié (du corps) était du plus vil aspect qui soit. Mes deux Compagnons ordonnèrent [à ces hommes] : “ Allez-vous immerger dans ce fleuve ! ” Il y avait en effet un fleuve qui traversait la ville et dont l’eau était blanche comme le lait. Ils s’y rendirent et plongèrent dedans. Lorsqu’ils revinrent vers nous, la partie abjecte de leur corps avait disparu et ils étaient devenus les plus beaux qui soient. Mes deux Compagnons me dirent : “ Ceci est le Jardin d’Éden [le Paradis] et cela ta position. ” Je levai mon regard et j’aperçus un palais semblable à un nuage blanc. Ils me dirent : “ Ceci est ta demeure ! ” Je répondis : “ Qu’Allah vous bénisse ! Laissez-moi y entrer ! ” Ils répondirent : “ Le moment n’est pas encore venu, mais tu y entreras bientôt. ” Je leur ai dit : “ Au cours de cette nuit, j’ai vu des choses étranges. De quoi s’agit-il ? ” Ils me dirent : “ Nous allons t’informer [de ce que tu as vu] : le premier homme que tu as rencontré et dont la tête était fracassée à coups de pierre est un homme qui a délaissé le Coran après l’avoir appris et qui ne se réveillait pas pour accomplir les prières obligatoires. Quant à celui que tu as rencontré ensuite et dont on lacérait le visage, de la bouche à la nuque, puis du nez à la nuque et enfin de l’œil à la nuque, il s’agit de celui qui sortait le matin de chez lui pour proférer des mensonges qui étaient ensuite colportés ici et là jusqu’à atteindre l’horizon. Concernant les hommes nus et les femmes nues qui se trouvaient dans ce qui ressemble à la construction d’un four, alors ce sont les fornicateurs et les fornicatrices. Quant à l’homme auprès de qui tu t’es rendu [et que tu as vu qui était] en train de nager dans le fleuve et à qui l’on faisait avaler des pierres, il s’agit d’un homme qui consommait l’intérêt usuraire (« ar-Ribâ »). À propos de l’homme à l’aspect répugnant qui attisait un feu autour duquel il tournait en courant, c’est Mâlik, le gardien de l’Enfer. Quant à l’homme très grand qui se trouvait dans un jardin, c’est Abraham (Ibrâhîm) - sur lui la paix -et les enfants autour de lui sont les nouveau-nés qui sont morts sur la nature originelle (« Al-Fiṭra », [c’est-à-dire : l’Islam]). Dans la version d’Al-Barqânî : “ … qui sont nés selon la nature originelle. ” [Le narrateur ajouta] Certains musulmans ont alors dit [au Prophète (sur lui la paix et le salut)] : “ Ô Messager d’Allah ! Qu'en est-il des enfants des polythéistes ? ” Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : “ Les enfants des polythéistes en font partie. ” [Les deux hommes ajoutèrent :] “ Quant aux personnes dont la moitié du corps était de la plus belle apparence et l’autre du pire aspect, ce sont des personnes qui mélangeaient à la fois des bonnes œuvres et des mauvaises actions mais à qui Allah a passé outre [et a pardonné]. ” D’après une autre version [d’Al-Bukhârî], le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : “ Cette nuit, j'ai vu deux hommes qui m’ont conduit vers une terre sainte. ” Il cita alors le reste du hadith avec ces ajouts : “ Nous partîmes jusqu'à arriver près d’un trou creusé dans un mur, ressemblant à un four, dont la partie supérieure était étroite, le fond large, et sous lequel brûlait un feu. Chaque fois que les flammes montaient, les hommes nus et les femmes nues qui s’y trouvaient s’élevaient si haut qu’ils étaient sur le point d’en sortir. Lorsque le feu s’apaisait, ils y retombaient. ” Dans cette version, il a aussi dit : “ Jusqu’à arriver à un fleuve rouge comme le sang (cette fois, le narrateur n’a aucun doute) au milieu duquel un homme se tenait debout alors qu’un autre se trouvait sur la berge, avec devant lui des pierres. Le premier se dirigea alors vers la berge pour sortir du fleuve mais au moment où il voulut en sortir, le second introduisit une pierre dans sa bouche, le renvoyant ainsi là où il était (dans l’eau). Chaque fois qu’il tentait de sortir, il l’en empêchait en lui introduisant une pierre dans la bouche et ainsi il revenait là où il était. ” Il ajouta également : “ Ils me firent monter sur l’arbre et entrer dans une demeure si belle que je n’en avais jamais vu de semblable jusqu’à là. Et il s’y trouvait des vieillards et des jeunes hommes. ” Il a aussi dit : “ Quant à celui dont on lacérait la joue, c’est un menteur qui proférait des mensonges qui étaient ensuite colportés ici et là jusqu’à atteindre l’horizon. Il subit le châtiment que tu as vu et cela jusqu’au Jour de la Résurrection. ” On trouve aussi dans cette version : “ Celui que tu as vu dont la tête était fracassée à coups de pierre, c’est un homme à qui Allah lui avait permis d’apprendre le Coran, mais qui dormait la nuit en le négligeant et ne l’appliquait pas le jour. Il subira ce châtiment jusqu’au Jour de la Résurrection. La première demeure dans laquelle tu es entré est celle du commun des croyants, quant à celle-ci, c’est la demeure des martyrs. Quant à moi, je suis [l’Ange] Gabriel (« Jibrîl ») et voici [l’Ange] Michaël (« Mîkâ’îl »), lève donc la tête ! ” Je levai ma tête et, au-dessus de moi, je vis comme un nuage. Ils m’ont alors dit : “ Voilà ta demeure ! ” J’ai demandé : “ Laissez-moi y entrer ! ” Mais ils me répondirent : “ Il te reste un certain temps à vivre que tu n’as pas encore achevé. Lorsque tu l’auras achevé, tu pourras venir chez toi. ” »
« Quiconque me voit en rêve me verra à l'état d'éveil »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque me voit en rêve me verra à l’état d'éveil - ou : c’est comme s’il m’avait vu à l’état d’éveil - car le diable ne prend pas mes traits. »
Il ne subsiste de la Prophétie que " les annonciatrices de bonnes nouvelles "
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « J'ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Il ne subsiste de la Prophétie que " les annonciatrices de bonnes nouvelles " - En quoi consistent-elles ? demandèrent les Compagnons. - Elles consistent, dit le Prophète (sur lui la paix et le salut), en des visions pieuses et véridiques ! ».