Sahih al-Boukhari — page 150
صحيح البخاري
Compilé par Muhammad ibn Ismâ'îl al-Boukhârî. 4 125 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Le rêve du croyant, une des quarante-six parts de la prophétie
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque la fin des temps approchera, le rêve du croyant ne mentira presque plus. Ainsi, le rêve du croyant est l’une des quarante-six parts de la Prophétie. » Et dans une autre version : « Ceux d’entre vous dont les rêves sont les plus véridiques sont ceux dont le parler est le plus véridique. »
Lève-toi et prie « Al-Witr », ô ʽÂ'ishah !
ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) accomplissait sa prière nocturne tandis qu’elle était allongée devant lui. Lorsqu’il ne lui restait plus que sa dernière prière impaire (« Al-Witr ») à accomplir, il la réveillait et elle l’accomplissait. Dans une autre version : « Lorsqu’il ne lui restait plus que sa dernière prière impaire (« Al-Witr ») [à accomplir], le Prophète (sur lui la paix et le salut) disait à ʽÂ'ishah’ : « Lève-toi et prie « Al-Witr », ô ʽÂ'ishah ! »
Il a bien peu œuvré et fut grandement récompensé !
Al-Barâ' (qu’Allah l’agrée) relate : « Un homme vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) le visage bardé de fer et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Dois-je combattre ou dois-je d'abord entrer en Islam ? » Il répondit : « entre d’abord en Islam, ensuite seulement combats ! » L’homme entra donc en Islam, puis combattit et fut tué. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Il a bien peu œuvré et fut grandement récompensé ! »
J’ai beaucoup insisté auprès de vous concernant l’usage du « siwâk ».
Anas (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix e le salut) a dit : « J’ai beaucoup insisté auprès de vous concernant l’usage du « siwâk ».
Le bien est attaché au toupet des chevaux jusqu’au Jour de la Résurrection.
Ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le bien est attaché au toupet des chevaux jusqu’au Jour de la Résurrection. » ‘Urwah Al-Bariqî (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le bien est attaché au toupet des chevaux jusqu’au Jour de la Résurrection : la récompense et le butin. »
Ô Allah ! Pardonne à mon peuple car ils ne savent pas !
Abû ‘Abd ar-Rahmân ʽAbdullah ibn Masʽûd (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je revois encore le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous raconter [l’histoire d’] un Prophète parmi les Prophètes (que la paix soit sur eux tous). Son peuple l’avait frappé au point de le faire saigner et, en essuyant le sang de son visage, il disait : « Ô Allah ! Pardonne à mon peuple car ils ne savent pas ! »
Les soixante-dix lecteurs du Coran envoyés à des gens qui les demandaient
Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Des gens vinrent trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dirent : « Envoie-nous des hommes afin qu’ils nous enseignent le Coran et la Tradition ! » Il leur envoya alors soixante-dix hommes parmi les Anṣâr appelés : « Les lecteurs du Coran » (« Al-Qurrâ’ »). Parmi eux se trouvait mon oncle maternel Ḥarâm (qu’Allah l’agrée). La nuit, ils lisaient et étudiaient le Coran ensemble ; le jour, ils apportaient de l’eau qu’ils déposaient dans la mosquée et ramassaient du bois qu’ils vendaient afin d’acheter de la nourriture pour les Gens d’Aṣ-Ṣuffah et les pauvres. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) les envoya donc chez eux mais ces derniers leur barrèrent la route et les tuèrent avant même qu’ils n’arrivent à destination. Avant de mourir, ils prononcèrent l’invocation suivante : « Ô Allah ! Fais savoir à notre Prophète que nous T’avons rencontré et que nous sommes satisfaits de Toi et que Tu es Satisfait de nous ! » Un homme attaqua Ḥarâm, l’oncle d’Anas (qu’Allah les agrée), par derrière et le transperça de sa lance. Ḥarâm (qu’Allah l’agrée) s’exclama alors : « J’ai triomphé par le Seigneur de la Ka’bah ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) annonça aux Compagnons qui étaient avec lui [à Médine] : « Vos frères ont été tués et ils ont dit [avant de mourir] : « Ô Allah ! Fais savoir à notre Prophète que nous T’avons rencontré, que nous sommes satisfaits de Toi et que Tu es Satisfait de nous ! »
« Ô Allah ! C'est à Toi que je me soumets, en Toi que je crois »
Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah -paix et salut sur lui- disait : « Ô Allah ! C’est à Toi que je me soumets, c'est en Toi que je crois, à Toi que je m’en remets (en qui je place ma confiance), à Toi que je me repens et en Ton Nom que je dispute ! Ô Allah ! Je me réfugie auprès de Ta puissance, il n’y a aucune divinité - digne d’adoration - en dehors de Toi, afin que Tu ne m’égares pas ! Tu es le Vivant, Celui qui ne meurt pas, alors que les djinns et les hommes, eux, meurent. »
Maymouna affranchit une esclave : « Si tu l'avais plutôt donnée à tes oncles maternels »
On rapporte au sujet de la mère des croyants, Maymûnah bint Al-Ḥârith (qu'Allah l'agrée), qu’elle affranchit un jour une esclave, sans en demander la permission au Prophète (sur lui la paix et le salut). Quand vint le jour où il se consacrait à elle, elle lui dit : « Ô Messager d’Allah ! As-tu remarqué que j’ai affranchi mon esclave ? - Il demanda : Vraiment ? - Oui, répondit-elle. - Si tu l’avais plutôt donnée à tes oncles maternels, lui dit alors le Messager (sur lui la paix et salut), ta récompense en aurait été plus grande. »
Allah m’a ordonné de te réciter la sourate : « Al-Bayyinah » (la Preuve Évidente).
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit [un jour] à Ubayy ibn Ka’b (qu’Allah l’agrée) : « Allah m’a ordonné de te réciter la sourate : « Al-Bayyinah » (la Preuve Évidente). - Il m'a nommé ?, demanda Ubayy. - Oui, dit l'Envoyé. Alors, Ubayy pleura. Et dans une autre expression du hadith : « Ubayy se mit alors à pleurer.
L'esclave sincère envers son maître a une double récompense
Ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l’esclave sert sincèrement son maître et adore vertueusement Allah, il a une double récompense. » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Abû Mûsâ Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L’esclave qui adore vertueusement son Seigneur, s’acquitte du droit de son maître, le conseille sincèrement et lui obéit aura une double récompense. »
Une parole prononcée sans y prêter attention, qui élève ou qui fait chuter
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le serviteur peut certes, sans y prêter attention, prononcer une parole lui valant la satisfaction d'Allah et grâce à laquelle Allah l'élèvera de plusieurs degrés. Il se peut également qu'il prononce, sans y prêter attention, une parole provoquant la colère d'Allah, laquelle parole le précipitera en Enfer. » Abû 'Abdiraḥmân Bilâl ibn Al-Ḥârith Al-Muzanî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L'homme peut certes prononcer, sans en mesurer véritablement l'impact, une parole agréée d'Allah, Exalté soit-Il, pour laquelle Il lui accordera Sa satisfaction jusqu'au Jour où il Le rencontrera. Et l'homme peut aussi prononcer, sans en mesurer véritablement l'impact, une parole qui met en colère Allah, laquelle parole lui vaudra Sa colère jusqu'au Jour où il Le rencontrera. »
Les cent degrés du Paradis préparés pour les combattants dans la voie d'Allah
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, le Paradis comporte cent degrés qu’Allah a préparés pour les combattants dans la voie d’Allah. Entre chaque degré, il y a un écart équivalent à la distance entre le ciel et la Terre. »
« Les meilleurs d'entre vous sont ceux qui remboursent leurs dettes » au mieux
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme vint réclamer au Prophète (sur lui la paix et le salut) ce qu'il lui devait et fit preuve de rudesse à son égard. Ses Compagnons (qu’Allah les agrée) furent sur le point de s'en prendre à lui lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : « Laissez-le ! Celui qui est dans son droit a le droit de parole ! » Il dit ensuite : « Donnez-lui une bête du même âge que la sienne. - Ils dirent : Ô, Messager d'Allah ! Nous ne trouvons que des bêtes d'un âge meilleur que la sienne ! - Il dit : Donnez-lui ! Car les meilleurs d'entre vous sont ceux qui remboursent leurs dettes de la meilleure façon. »
Parmi les plus grands mensonges : s'affilier à un autre père ou mentir sur un rêve
Wâthilah ibn Al-Asqa’ (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « S’attribuer et s’affilier à un père autre que le sien, prétendre avoir vu en rêve ce que l’on n’a pas vu ou attribuer au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) des paroles qu’il n’a pas dites, font partie des pires mensonges. »
Le détachement des Gens d’Aṣ-Ṣuffah et des Compagnons en général vis à vis de ce bas-monde
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai pu voir soixante-dix des Gens d’Aṣ-Ṣuffah et aucun d’entre eux ne portait de cape. Chacun d’eux portait, soit un pagne, soit un grand morceau de tissu. Ils attachaient ce morceau de tissu à leur cou et celui-ci leur arrivait soit à mi- mollet, soit à la cheville et ils le retenaient avec leurs mains de crainte que l’on aperçoive leurs parties intimes. »
« Lequel d'entre vous préfère les biens de son héritier à ses propres biens ? »
Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lequel d’entre vous préfère les biens de son héritier à ses propres biens ? » Les gens répondirent : « Ô Messager d’Allah ! Personne d’entre nous ne préfère les biens de son héritier ! » Il leur dit : « Ses biens sont certes ceux qu’il a dépensés, et ceux de son héritier sont ceux qu’il a mis de côté ! »
L'homme qui avait embrassé une femme : « les bonnes actions effacent les mauvaises »
Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate : « Un homme avait embrassé une femme et vint voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) pour l’informer de son acte. Allah, Exalté soit-Il, révéla alors : {( Accomplis la prière aux extrémités du jour et au début de la nuit, certes, les bonnes actions effacent les mauvaises. )} [Coran : 11/114]. L’homme demanda alors : « Est-ce uniquement valable pour moi, ô Messager d’Allah ? » Mais, ce dernier répondit : « Pour l’ensemble de toute ma communauté. »
« Laissez-le entrer ! Quel mauvais frère de tribu ! »
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme demanda la permission d’entrer auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) celui-ci dit alors : « Laissez-le entrer ! Quel mauvais frère de tribu ! »
Trois personnes ont une double récompense
Abû Mûsâ Al-Ash'arî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Trois genres de personnes ont une double récompense : Un homme parmi les gens du Livre, qui a cru en son Prophète, puis a cru en Muḥammad ; un esclave qui s’est acquitté du droit d’Allah ainsi que du droit de ses maîtres ; un homme qui possédait une esclave, l’a éduquée et instruite de la meilleure des manières, puis lui a rendu sa liberté et l’a épousée ; [à chacun d'entre eux, donc,] une double récompense. »
'Abd ar-Rahman ibn 'Awf se souvient du linceul de Mous'ab ibn 'Oumayr
Ibrâhim ibn ‘Abd ar-Raḥmân ibn ‘Awf relate qu'on apporta à manger à son père, ‘Abd ar- Raḥmân ibn ‘Awf (qu’Allah les agrée), alors qu’il jeûnait. Il dit : « Mus’ab ibn ‘Umayr (qu’Allah l’agrée) a été tué et il était meilleur que moi. On ne lui trouva pour linceul qu’un manteau ; lorsqu’on lui couvrait la tête, ses pieds restaient découverts et lorsqu’on lui couvrait les pieds, sa tête restait découverte. Puis, cette vie d’ici-bas nous a été accordée avec largesse comme elle l’a été - Ou, il a dit : On nous donna des biens de ce bas-monde ce qu’on nous donna - Nous avons alors craint que le salaire de nos bonnes actions ne nous fut donné en avance. Puis, il se mit à pleurer jusqu’à renoncer à manger. »
L'expédition des pieds bandés : six pour un seul chameau
Abû Mûsâ Al-Ashʽarî (qu’Allah l’agrée) a dit : « Nous partîmes en expédition avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et nous étions six pour un seul chameau, sur lequel nous nous relayions. Nos pieds furent fortement abîmés et mes ongles finirent par tomber. Nous dûmes bander nos pieds avec des morceaux de tissu et c’est pourquoi cette bataille fut appelée : « La Bataille des Bandages. » Abû Burdah a dit : « Abû Mûsâ a rapporté ce hadith, puis il a regretté. Il disait : « Qu’est-ce qui m’a pris de raconter cela ! » Comme s'il avait craint d’avoir divulgué et propagé l’une de ses [bonnes] actions.
Les Banou Salama voulaient déménager près de la mosquée
Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate : « Les Banî Salamah envisagèrent de déménager près de la mosquée. Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) apprit cela, il leur dit : " J’ai entendu dire que vous vouliez emménager près de la mosquée ? Ils répondirent : Effectivement, ô Messager d’Allah ! Il dit alors : Ô Banî Salamah ! Restez dans vos demeures ! Vos traces seront inscrites ! Restez dans vos demeures ! Vos traces seront inscrites ! " Et dans une autre version : " Pour chaque pas, un degré ! " »
Lequel d’entre vous jure par Allah de ne pas faire le bien ?
ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) entendit une fois deux personnes se disputant à voix haute devant sa porte. Or, voici que l’un deux sollicitait l’autre de renoncer à une partie de sa dette et de lui faire des facilités pour le reste. Mais, l’autre disait : « Par Allah ! Je n’en ferai rien ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) sortit alors vers eux et leur dit : « Lequel d’entre vous jure par Allah de ne pas faire le bien ? » La personne concernée répondit alors : « C’est moi, ô Messager d’Allah ! Et maintenant, j’accepte la solution qui lui convient. »