Sahih al-Boukhari — page 149
صحيح البخاري
Compilé par Muhammad ibn Ismâ'îl al-Boukhârî. 4 125 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Le Prophète ﷺ se rendait à Qouba' à pied ou monté et y priait deux unités
ʽAbdullah ibn ʽUmar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se rendait à Qubâ` à pied ou à dos de monture, et il y priait deux unités de prière. » Dans une [autre] version : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se rendait à la mosquée de Qubâ` tous les samedis, à pied ou à dos de monture. Ibn ‘Umar faisait de même. »
'Omar propose Hafsa en mariage à 'Othman
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que lorsque Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) devint veuve, son père ‘Umar (qu’Allah l’agrée) rencontra ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée) et lui proposa sa fille en mariage. Il lui a dit : « Si tu le souhaites, je te marie à Ḥafṣah bint ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ? » Celui-ci répondit : « Je vais y réfléchir. » Quelques jours passèrent, puis ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée) me rencontra de nouveau et me dit : « Actuellement, je ne suis pas prêt pour me remarier. » Je rencontrai ensuite Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) et lui dit : « Si tu le souhaites, je te marie à Ḥafṣah bint ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ? » Il resta muet et ne me donna aucune réponse ! Je lui en voulus plus qu’à ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée). Quelques jours après, le Prophète (sur lui la paix et le salut) me demanda la main de Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) et je la lui accordai. Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) me rencontra et me dit : « Tu as probablement dû m’en vouloir lorsque tu m’as proposé ta fille Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) en mariage et que je ne t’ai pas donné de réponse ? » Je répondis : « Oui ! » Il répliqua : « Eh bien, sache que je ne t’ai pas répondu parce que j’avais appris que le Prophète (sur lui la paix et le salut) l’avait évoquée et que je n'étais pas disposé à divulguer le secret du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ; et si le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'avait laissée, je l’aurais acceptée. »
Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) versait l’eau sur sa tête trois fois.
Abû Ja’far Muḥammad ibn ‘Alî ibn Al-Ḥusayn ibn ‘Alî ibn Abî Ṭâlib (qu’Allah les agrée) nous informe que lui et son père se trouvaient chez Jâbir ibn ‘Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père). D'autres personnes se trouvaient chez lui. Ces derniers l’interrogèrent sur le lavage rituel. Il dit : « un « Ṣâ’ » te suffit ! - Cela ne me suffit pas ! rétorqua quelqu'un. - Cela suffisait, répliqua Jâbir, à celui qui avait plus de cheveux que toi et qui était meilleur que toi ! » Il parlait du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Ensuite, il nous dirigea en prière, dans un seul vêtement. Et dans une autre version : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) versait l’eau sur sa tête trois fois.»
Abou Moussa voit le Prophète ﷺ se curer les dents avec un siwak
Abû Mûsâ Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) dit : « Je vins voir le Prophète (sur lui paix et le salut) alors qu’il se curait les dents à l’aide d’un bâton de siwâk tendre. Tandis que le siwâk était dans sa bouche et l’extrémité du bâton sur sa langue, il émit des sons qui donnaient l'impression qu’il était en train de vomir. »
La veille d'Ouhoud : le père de Jabir pressent qu'il sera parmi les premiers tués
Jabir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « La veille de la bataille d'Uḥud, mon père m'appela de nuit et me dit : « Je crois que je serais parmi les premiers des Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut) à se faire tuer à la bataille qui se prépare, et je ne laisse derrière moi personne de plus cher, après le Prophète (sur lui la paix et le salut), que toi. J'ai quelques dettes, règle-les, et prend bien soin de tes sœurs. » Le matin, il fut le premier tué. On l'enterra dans la même fosse qu'un autre Compagnon. Par la suite, il me déplu de le laisser dans la même fosse qu'un autre ; six mois après, je l'exhumai. Exceptée une légère altération à l'oreille, il était intact comme le jour où je l'ai enterré. Je le mis dans une tombe tout seul. »
Ibn 'Omar : égorger le chameau debout et attaché, selon la tradition de Muhammad ﷺ
Ziyâd ibn Jubayr relate : « J’ai vu Ibn ‘Umar venir à la rencontre d’un homme qui avait agenouillé son chameau et qui l'égorgea. Il lui dit alors : « Laisse-le debout et attache-le ! C'est la tradition de Muḥammad (sur lui la paix et le salut). »
Ibn 'Omar : ce qu'Omar pensait d'une chose se réalisait
Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Je n'ai jamais entendu 'Umar (qu'Allah l'agrée) dire de quelque chose : " Je pense ceci de telle chose ", sans que ce ne fût comme il l'avait dit. »
Le Messager d'Allah ﷺ récitait le Coran, couché sur le giron de 'Aïcha indisposée
ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se couchait sur mon giron et récitait le Coran tandis que j’étais indisposée. »
Une parole prononcée sans mesurer sa gravité, qui plonge en Enfer
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il arrive que le serviteur prononce une parole, sans se rendre compte de sa gravité, qui le plonge en Enfer à une profondeur plus grande que la distance entre l'Orient et l'Occident. »
Le Prophète ﷺ se lève en hâte après la prière de l'après-midi
Uqbah ibn Al-Ḥârith relate : « J'ai prié la prière de l'après-midi derrière le Prophète (sur lui la paix et le salut) à Médine. Après avoir prononcé le salut final, il se leva avec empressement et passa entre les gens afin d'entrer dans les appartements de l'une de ses épouses. Les gens furent stupéfaits par sa précipitation. Quand il sortit et vit leur étonnement à l'égard de sa précipitation, il dit : « Je me suis rappelé qu'une certaine quantité d'un métal précieux se trouvait chez nous et, craignant qu'elle ne me retienne, j'ai ordonné qu'on la distribue. » Et dans une autre version : « J'avais laissé une certaine quantité d'un métal précieux issu de l'aumône et il me déplut qu'il passât la nuit chez moi. »
Le siwak de 'Abd ar-Rahman, fils d'Abou Bakr, aux derniers instants du Prophète ﷺ
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « 'Abdurrahman, le fils d'Abu Bakr Aṣ-Ṣiddîq (qu'Allah les agrée), entra chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui était appuyé contre ma poitrine. 'Abdurrahman tenait un bâton avec lequel il se nettoyait les dents et que le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mit à fixer du regard. Je pris le bâton et le rongeai pour l'accommoder, puis le donnai au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui se nettoya la bouche avec. D'ailleurs, je n'ai jamais vu le Prophète (sur lui la paix et le salut) se nettoyer la bouche mieux que cette fois-ci. A peine eut il terminé, qu'il leva la main -ou le doigt - au ciel et dit : avec la plus haute compagnie, avant de rendre l'âme ». Elle disait : « Il est mort entre ma poitrine et mon menton ».
Hafsa : « Pourquoi ne t'es-tu pas désacralisé de ta 'oumra ? »
Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée), l’épouse du Prophète (sur lui la paix et le salut), a dit : « Ô Messager d’Allah ! comment se fait-il que les gens se soient désacralisés de leur ‘Umrah, et pas toi ? » Il répondit : « Je me suis enduit la tête et j’ai orné le cou de mes offrandes, alors je ne me désacraliserai qu’après avoir effectué mon sacrifice ! »
Anas envoyé en commission par le Messager d'Allah ﷺ : le secret gardé
Thâbit relate qu’Anas ibn Mâlik (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) vint vers moi tandis que je jouais avec d'autres enfants. Il nous salua et m’envoya faire une commission. Je tardai, par conséquent, à revenir chez ma mère. A mon retour, elle me demanda : « Qu’est-ce qui t’a retenu ? - Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) m’a confié une tâche, répondis-je. - De quoi avait-il besoin ? demanda-t-elle. - C’est un secret ! répliquai-je. - Ne raconte à personne le secret du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! me dit-elle alors. - Par Allah ! reprit Anas (qu’Allah l’agrée), si je devais le raconter à quelqu’un, ce serait à toi ô Thâbit ! »
Jabir décrit les horaires de prière du Messager d'Allah ﷺ
Jâbir ibn ʽAbdillah Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait l'habitude de prier la prière du midi au moment où il faisait le plus chaud, celle de l'après-midi quand le soleil était bien brillant et celle du couchant dès que le soleil disparaissait. Quant à la prière de la nuit, parfois il la retardait et parfois il la hâtait. S'il les voyait [c'est à dire : ses Compagnons] réunis, il la hâtait et s'il voyait qu'ils tardaient à venir, il la retardait. Et pour ce qui est de la prière de l'aube, le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'accomplissait quand il faisait encore sombre. »
Ne pas confier le commandement à celui qui le demande
Abû Mûsâ Al-Ashʽarî (qu'Allah l'agrée) relate : « J'entrai chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) avec deux de mes cousins. L'un d'eux dit : « Ô, Messager d'Allah ! Place-moi à la tête d'une partie de ce dont Allah t'a donné le commandement ! l'autre dit la même chose - Par Allah ! répondit le Prophète (sur lui la paix et le salut), jamais nous ne confions cette tâche à quelqu'un qui la demande ou qui y aspire. »
Abou Jouhayfa à La Mecque : la tente rouge et l'eau des ablutions
Abû Juḥayfah Wahb ibn ʽAbdillah As-Suwâ'î (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'allai trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) à la Mecque ; il était sous une tente en cuir rouge. Bilâl (qu'Allah l'agrée) sortit avec l'eau de ses ablutions ; certains en recueillirent et d'autres en furent arrosés. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) sortit vêtu d'une tunique rouge. Il me semble encore voir la blancheur de ses tibias. Il fit ses ablutions et Bilâl (qu'Allah l'agrée) appela à la prière. Je me mis à suivre sa bouche de-ci, de-là, il dit à droite et à gauche : « Accourez à la prière ! Accourez à la réussite ! » Puis, on planta une pique à l'intention du Prophète (sur lui la paix et le salut) qui s'avança et fit la prière du midi (« Ṣalât Aẓ-Ẓuhr ») en deux cycles de prière (« rak'ah »). Il n'eut de cesse de faire la prière en deux rak'ah jusqu'à son retour à Médine. »
Malheur aux talons qui seront en Enfer !
Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée), ʽAbdullah ibn ʽAmr (qu'Allah l'agrée) et ʽÂ'ishâh (qu'Allah l'agrée) relatent que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Malheur aux talons qui seront en Enfer ! »
La prière de l'icha retardée : « Les femmes et les enfants se sont endormis »
ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait repoussé la prière du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ’ ») jusque tard dans la nuit, ‘Umar sortit le voir et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Les femmes et les enfants se sont endormis. » Le Prophète sortit alors, sa tête ruisselait d’eau puis il dit : « Si je ne redoutais pas d’alourdir la charge de ma communauté, ou des gens, je lui aurai ordonné de prier à cette heure-ci. »
« Ils nous ont détournés de la prière intermédiaire jusqu'au coucher du soleil »
‘Alî ibn Abî Ṭâlib (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu’Allah remplisse de feu leurs maisons et leurs tombes tout comme ils nous ont détournés de la prière intermédiaire jusqu’à ce que le soleil se couche ! » Et dans une version de Muslim : « Ils nous ont détournés de la prière intermédiaire, la prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») ! Il l'effectua ensuite entre les prières du coucher et du crépuscule. Muslim rapporte aussi d’après ‘Abdullah ibn Mas’ûd : « Les polythéistes empêchèrent le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) d’accomplir la prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») jusqu’à ce que le soleil palisse. Ce dernier dit alors : « Ils nous ont détournés de la prière intermédiaire (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») ! Qu’Allah remplisse de feu leurs entrailles et leurs tombes ! »
Les croyantes assistaient à la prière de l'aube, enveloppées dans leurs vêtements
ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée) dit : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et la paix) priait la prière de l'aube (« ṣalât al-fajr »), des femmes parmi les croyantes assistaient [à la prière] avec lui. Elles étaient enveloppées dans leurs vêtements et rentraient ensuite chez elles. L’obscurité faisait qu’on ne les reconnaissait pas. »
Adam salue les anges : la salutation de sa descendance
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quand Allah créa Adam (sur lui la paix et le salut), Il [lui] dit : " Va saluer ce groupe - il s'agissait d'un groupe d'Anges assis - et écoute quelle sera leur réponse ! Ce sera ta salutation et celle de ta descendance. - Adam dit : " Que le salut soit sur vous !" Ils répondirent : " Que le salut et la miséricorde d'Allah soient sur toi !" Ils ajoutèrent donc : " et la miséricorde d'Allah". »
Quarante bonnes œuvres, et la chèvre laitière prêtée les surpasse toutes
Abu Muḥammad ibn 'Amr ibn Al-’Aṣ (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il y a quarante bonnes œuvres, donner une chèvre laitière en usufruit les surpasse toutes ! Quiconque accomplit l'une [de ces bonnes œuvres], espérant la récompense divine et confiant en la promesse d'Allah, sera admis au Paradis par la cause de celle-ci. »
Tirez, ô fils d'Ismâ'îl ! Votre aïeul était certes un archer !
Salamah ibn Al-Akwa' (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) passa près d'un groupe qui concourrait au tir à l'arc et leur dit : « Tirez, ô fils d'Ismâ'îl ! Votre aïeul était certes un archer ! »
« Intercédez et vous en serez récompensés »
Abû Mûsâ Al-Ashʽarî (qu’Allah l’agrée) a dit : « Quand une personne venait au Prophète (sur lui la paix et le salut) pour une requête, celui-ci se tournait vers ceux qui étaient assis avec lui et leur disait : « Intercédez et vous en serez récompensés. Allah décrète ce qu’il aime par la bouche de Son prophète. » Et dans une autre version : « Ce qu’Il veut. »