Sahih al-Boukhari — page 148
صحيح البخاري
Compilé par Muhammad ibn Ismâ'îl al-Boukhârî. 4 125 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
« À Allah appartient ce qu'Il a repris » : le petit-fils mourant du Prophète ﷺ
Usâmah ibn Zayd ibn Al-Ḥârithah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « La fille du Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya quelqu'un dire à celui-ci : mon fils est sur le point de mourir, viens nous voir ! Le Prophète envoya quelqu'un pour lui transmettre son salut et lui dire : Certes à Allah appartient ce qu’Il a repris et c’est à Lui aussi qu’appartient ce qu’Il a donné, et chaque chose pour Lui a un terme fixé à l’avance. Qu'elle se résigne donc et espère la récompense d'Allah. Elle envoya alors quelqu'un pour dire qu'elle jurait qu'il viendrait. Il se leva alors, accompagné de Sa'd ibn 'Ubâdah, Mu'âdh ibn Jabal, Ubayy ibn Ka'b, Zayd ibn Thâbit ainsi que d'autres hommes. On lui tendit le bébé, qu'il assit sur son giron ; il suffoquait. Le Prophète se mit à pleurer et Sa'd lui dit : « Ô, Messager d'Allah ! Qu'est-ce donc ? - Il dit : C'est une miséricorde qu'Allah a mise dans les cœurs de ses serviteurs. » Dans une version : « …dans les cœurs de ceux qu'Il veut parmi Ses serviteurs et Allah ne fait miséricorde qu'à ceux de Ses serviteurs qui sont miséricordieux. »
La patience se manifeste lors du premier choc.
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) passa près d’une femme en pleurs au pied d’une tombe. Il lui dit : « Crains Allah et fais preuve de patience ! - Laisse-moi ! lui répondit-elle sans le reconnaître, tu n’as pas été atteint par mon malheur ! Tu ne sais pas ce que c’est ! » Il fût dit à cette femme qu'il s'agissait du Prophète (sur lui la paix et le salut). Elle se rendit donc chez lui (sur lui la paix et le salut) et ne trouva aucun portier devant la porte. Elle dit alors : « Je ne t’avais pas reconnu ! ». Il répondit : « La patience se manifeste lors du premier choc. » Dans une version, il est ajouté : « Elle pleurait l'un de ses enfants. »
Anas : des actes jugés insignifiants, considérés comme des péchés destructeurs
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) a dit : « Vous commettez des actes que vous considérez aussi insignifiants qu’un cheveu, alors que nous les considérions, à l’époque du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), comme des péchés destructeurs. »
« Vous subirez après moi le népotisme, alors, patientez »
Usayd ibn Ḥuḍayr et Anas ibn Mâlik (qu'Allah les agrée) relatent : « Un homme des Anṣârs dit : « Ô, Messager d'Allah ! Ne m'emploieras-tu pas, comme tu l'as fait avec untel ? » [Le Prophète lui] dit alors : « Vous subirez après moi le népotisme, alors, patientez jusqu'à ce que vous me retrouviez au bassin ».
Ton père ne souffrira plus après ce jour !
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque l’état de santé du Prophète (sur lui la paix et le salut) se dégrada, la souffrance commença à lui faire perdre connaissance. Fâṭimah (qu’Allah l’agrée) dit : « Ah ! Comme mon père souffre ! » Il lui répondit : « Ton père ne souffrira plus après ce jour ! » Et lorsqu’il mourut, elle dit : « Ô père ! Il a répondu à l’appel de son Seigneur ! Ô père ! Le Paradis (« Al-Firdaws ») est ton refuge ! Ô père ! Nous annonçons ta mort à Jibrîl ! » Puis, lorsqu’on l’enterra, elle s’exclama : « Comment avez-vous pu jeter de la terre sur le Messager d’Allah ?! »
Bilal reçoit l'ordre de dire l'adhan deux fois et l'iqama une fois
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate qu’on ordonna à Bilâl de dire deux fois l’appel à la prière (« Al-Adhân ») et une seule fois l’appel qui annonce le début de la prière (« Al-Iqâmah »).
Le Pèlerinage d'adieu : la 'oumra suivie du Pèlerinage et les offrandes de Dhoul-Houlayfa
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate : « Lors du Pélerinage d'adieu, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) accompli la ‘Umrah suivie du Pèlerinage et fit des offrandes. Il sacrifia donc les bêtes qu’il avait amenées avec lui depuis Dhûl Ḥulayfah. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) commença en prononçant la formule d’entrée dans les rites de la ‘Umrah puis prononça celle d’entrée dans les rites du Pèlerinage. Les gens firent donc la même chose que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ; ils prononcèrent la formule d’entrée dans les rites de la ‘Umrah puis du Pèlerinage. Certains amenèrent des sacrifices depuis Dhûl Ḥulayfah, d’autres n’en avaient pas. En arrivant, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit aux gens : « Celui parmi vous qui a amené ses sacrifices [avec lui], alors rien de ce qu’il s’est interdit ne lui sera permis jusqu’à ce qu’il ait accompli le Pèlerinage. Quant à celui qui n’a pas amené de sacrifice, qu’il tourne autour de la demeure [sacrée] et [accomplisse les va-et-vient] entre Ṣafâ et Marwah, puis qu’il se raccourcisse les cheveux et se désacralise, ensuite qu’il prononce l’entrée dans les rites du Pèlerinage et fasse un sacrifice. Celui qui ne trouve pas de sacrifice [à immoler], devra jeûner trois jours pendant le Pèlerinage et sept jours lorsqu’il sera revenu chez les siens. » Par la suite, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) accomplit la circumambulation (« Aṭ-Ṭawâf ») en arrivant à la Mecque. Il commença par toucher le coin [yéménite], avant de marcher à pas rapides pendant trois tours puis normalement pendant les quatre autres. Après avoir tourné autour de la Maison, il accomplit deux unités de prière au niveau de la station [d’Abraham], avant d’aller à Ṣafâ. Là, il fit ensuite sept va-et-vient (« As-Sa’yî ») entre Ṣafâ et Marwah. Ensuite, il ne s’autorisa rien de ce qu’il s’était interdit jusqu’à ce qu’il eut terminé d’accomplir le Pèlerinage. Il sacrifia son offrande le jour du sacrifice, puis il déferla et tourna autour de la Maison. A la fin, il s’autorisa ce qu’il s’était interdit. Ceux qui avaient amené leurs sacrifices [avec eux] firent la même chose que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). « Une fois arrivé à la Mecque, je vis le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui commençait la circumambulation en touchant le « coin noir » et durant les trois premiers tours, il marchait à pas rapides. »
'Aïcha décrit le grand lavage du Messager d'Allah ﷺ
D'après 'Aïcha, la mère des croyants (qu’Allah l’agrée), qui a dit : « Lorsque le Messager d'Allah ﷺ se lavait suite à un état d'impureté majeure, il commençait par se laver les mains, ensuite il effectuait ses petites ablutions comme pour la prière, puis il se lavait , ensuite il se frictionnait les cheveux avec ses deux mains jusqu'à s'assurer que le cuir chevelu soit bien trempé. À ce moment-là, il versait de l'eau sur lui par trois fois. Ensuite, il se lavait le reste du corps. Et 'Aïcha a dit : « Je me lavais, moi et le Messager d'Allah ﷺ, d'un même récipient et nous y puisions tous les deux ensemble.
Levez-vous, afin que je prie avec vous.
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que sa grand-mère, Mulaykah, invita le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à un repas qu'elle lui concocta. Ce dernier mangea donc, puis dit : « Levez-vous, afin que je prie avec vous ! » Anas dit : « Je saisis alors et aspergeai d'eau un tapis de nattes qui nous appartenait et que l'on utilisait depuis si longtemps qu'il avait noirci. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se tint debout, moi et l'orphelin formâmes un rang derrière lui et la grand-mère se tint derrière nous. Il nous dirigea dans deux unités de prière, avant de s'en aller ». Dans une version de Muslim, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pria avec lui et sa mère ; [il dit] : « Il me plaça à sa droite et la femme derrière nous. »
La femme qui demande à aller à la mosquée : « qu'il ne l'en empêche pas »
ʽAbdullah ibn ʽUmar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque la femme de l’un d’entre vous demande l’autorisation de se rendre à la mosquée, qu’il ne l’empêche pas de s’y rendre. » Il a dit : Bilâl ibn ʽAbdillah a alors dit : « Par Allah ! Nous leur interdirons ! » ‘Abdullah se tourna vers lui et l’invectiva violemment en l’insultant, comme jamais je n’avais pu l’entendre, et lui a dit : « Je t’informe que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit cela et tu me dis : « Par Allah ! Nous leur interdirons ?! » Et dans une [autre] expression, il est dit : « N’interdisez pas aux servantes d’Allah de se rendre dans les mosquées d'Allah. »
La prière commencée par « Louange à Allah, Seigneur des mondes »
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut), Abû Bakr et ‘Umar (qu’Allah soit satisfait d’eux) débutaient la prière par : {( Louange à Allah, le Seigneur des Mondes…)} Et dans une version : « J’ai prié avec Abû Bakr, ‘Umar et ‘Uhtmân et je n’ai entendu aucun d’entre eux dire : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. » Et dans une version de Muslim : « J’ai prié derrière le Prophète (sur lui la paix et le salut), Abû Bakr, ‘Umar et ‘Uthmân, tous débutaient la prière par : {( Louange à Allah, le Seigneur des Mondes…)} et ne ils disaient pas : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. », ni au début de la récitation, ni à la fin. »
'Ali : « Parlez aux gens de ce qu'ils peuvent comprendre »
Alî ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée) a dit : « Parlez aux gens de ce qu’ils peuvent comprendre, voulez-vous que l'on démente Allah et Son Prophète ? »
« Allah n'a pas honte de la vérité » : Oumm Soulaym et le rêve de la femme
Umm Salamah (qu’Allah l’agrée) relate : « Umm Sulaym, la femme d’Abû Ṭalḥah, est venue questionner le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : « Ô Messager d’Allah ! Certes Allah n’a pas honte de la vérité ! La femme doit elle se purifier lorsqu’elle fait un rêve érotique ? – Oui, répondit le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), si elle voit le liquide. »
L'ornement du croyant atteindra ce qu'atteint l'eau des ablutions.
Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le Jour de la Résurrection, les gens de ma communauté seront appelés ; leur visage ainsi que leurs membres seront blancs sous l’effet des ablutions. Ainsi, que celui qui peut étendre la blancheur de son visage, le fasse ! » Dans la version de Muslim: « Je vis Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée) faire ses ablutions ; il se lava le visage et les mains jusqu'à presque atteindre les épaules. Il se lava ensuite les pieds et monta jusqu'aux tibias, puis il dit: « J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire: « Le Jour de la Résurrection, les gens de ma communauté seront appelés ; leur visage ainsi que leurs membres seront blancs sous l’effet des ablutions. » Que celui d'entre vous qui le peut, étende la blancheur de son visage et de ses membres ! » Et dans une autre version de Muslim: « J'ai entendu mon bien-aimé dire : L'ornement du croyant atteindra ce qu'atteint l'eau des ablutions. »
'Omar fait siéger le jeune Ibn 'Abbas avec les anciens de Badr
‘Abdullah ibn ‘Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : ‘Umar (qu’Allah l’agrée) me faisait participer aux réunions avec les anciens de la bataille de Badr. C'est comme si certains d'entre-eux étaient atteints du fait de m'y voir, ils objectèrent : « Pourquoi fait-il siéger ce jeune garçon avec nous, alors que nous avons des enfants de son âge ? » ‘Umar (qu’Allah l’agrée) répondit : « Pour ce que vous savez ! » Un jour, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) les réunit tous, ainsi que moi-même, afin de leur prouver mes compétences. Une fois tous présents, il leur demanda : « Que dites-vous au sujet de l’interprétation de la parole d’Allah : {( Lorsque vient le secours d’Allah ainsi que la victoire… )} ? » [Coran : 110/1]. Certains répondirent : « Allah nous ordonne de Le louer et de Lui demander pardon lorsqu’Il nous secoure et nous accorde la victoire. » Les autres restèrent silencieux. Alors, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) me demanda : « Est-ce aussi ton point de vue, ô Ibn ‘Abbâs ? » Je répondis : « Non ! » Alors, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) me demanda : « Quelle serait donc ton interprétation ? » Je répondis : « C’est l’annonce du terme de la vie du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Allah le lui a annoncé en disant : {( Lorsque vient le secours d’Allah ainsi que la victoire… )}, cela sera ton terme, ainsi donc par la louange : {… célèbre la gloire de ton Seigneur et implore Son pardon. Car, certes, c’est Lui le grand Accueillant au repentir. )}. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) dit alors : « Je ne connais pas d’autre interprétation de cette sourate que ce que tu dis ! »
Le rabbin et les cieux posés sur un doigt : le rire du Messager d'Allah ﷺ
Ibn Mas`ûd (qu'Allah l'agrée) relate : « Un rabbin vint voir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et lui dit : « Ô, Muḥammad ! Nous pouvons lire qu'Allah mettra les cieux sur un doigt, les Terres sur un doigt, les arbres sur un doigt, l'eau sur un doigt, le sol sur un doigt et le reste de la création sur un doigt, avant de dire : « Je suis le Roi ». Le Prophète (sur lui la paix et le salut) rit alors, jusqu'à laisser paraître ses molaires, confirmant ainsi les mots du rabbin, puis il récita : « {( Ils n'ont pas estimé Allah à Sa juste valeur, alors qu'au jour de la Résurrection, Il fera de la terre entière une poignée et que les cieux seront pliés dans Sa Main droite [qui ne ressemble à celle d'aucune de Ses créatures] )} [Coran : 39/67]. Dans une version de Muslim : « ...et les montagnes et les arbres sur un doigt, puis Il les secouera et dira : « Je suis le Roi, je suis Allah ! ». Dans une version d'al-Bukhâri : « Il mettra les cieux sur un doigt, l'eau et le sol sur un doigt et le reste de la création sur un doigt ».
'Aïcha lavait les traces sur le vêtement du Messager d'Allah ﷺ
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Je lavais les traces de liquide séminal qui se trouvaient sur les vêtements du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut); il sortait ensuite pour la prière alors que l'on pouvait encore voir les tâches d'eau sur son vêtement. » Dans une version de Muslim : « ...je le frottais vivement sur le vêtement du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui priait ensuite en le portant ».
« Lève ta tête et parle, tu seras entendu » : l'intercession
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur la paix et le salut) informa du fait qu'il viendra [au Jour du jugement], qu'il se prosternera devant son Seigneur et Le glorifiera (il ne commencera pas par l’intercession). Puis il lui sera dit : « Lève ta tête et parle, tu seras entendu. Demande et on te donnera ! Intercède et ton intercession sera acceptée ! ».
Sa'id ibn Joubayr, la piqûre de scorpion et l'exorcisme
Ḥuṣayn ibn 'Abdirraḥmân a dit : « J'étais chez Sa'îd ibn Jubayr quand il demanda : « Qui a vu, parmi vous, l'étoile tomber hier ? - Je répondis : Moi ! Puis, j'ai dit : Toutefois, je n'étais pas en train de prier, mais j'avais été piqué [par un scorpion] - Qu'as-tu fait alors ? demanda-t-il. - J'ai demandé qu'on m'exorcise, répondis-je. - Qu'est-ce qui t'a poussé à faire cela ? ajouta-t-il. - Je répliquai : Un hadith que nous a rapporté Ash-Sha'bî. - Et que vous a-t-il rapporté ? demanda-t-il. - J’ai dit : Il nous a rapporté que Buraydah ibn Al-Ḥuṣayb [Al-Aslamî] a dit : « Point d'exorcisme sauf en cas de mauvais œil ou de poison ! » [Sa'îd] ajouta : A bien agi quiconque s’est arrêté à ce qu'il a entendu ! Mais, Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) nous a rapporté que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Les communautés m'ont été présentées. J'ai vu un Prophète qui n'avait avec lui qu'un petit groupe, un autre avec un ou deux hommes, et un troisième qui n’avait personne avec lui. C'est alors que j’ai aperçu une masse noire de gens et j'ai cru qu'il s'agissait de ma communauté, mais on m'a dit : « C'est Moïse (sur lui la paix) et son peuple. [Regarde plutôt vers l'horizon !] » J'ai alors regardé et j'ai vu une masse [encore plus] noire de gens. On m'a alors dit : [« Regarde l'autre côté de l'horizon ! » Et il y avait également une masse noire de gens.] – « Voici ta communauté ! Et parmi eux, il y en aura soixante-dix mille qui entreront au Paradis sans jugement, ni châtiment. » Il se leva ensuite et regagna sa maison. Les gens polémiquèrent au sujet de ceux qui entreront au Paradis sans jugement, ni châtiment. Certains dirent : « Peut-être s'agit-il de ceux qui ont tenu compagnie au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). » D'autres supposèrent : « Peut-être s'agit-il de ceux qui sont nés dans l'islam et n'ont donné aucun associé à Allah. » Et ils mentionnèrent d'autres choses [encore]. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sortit alors à leur rencontre et demanda : « A quel sujet polémiquez-vous ? » Ils l'en informèrent, alors il déclara : « Ce sont ceux qui ne demandent pas qu'on pratique l’exorcisme sur eux, qui ne se cautérisent pas, qui ne consultent pas les augures et qui placent entièrement leur confiance en leur Seigneur. » 'Ukâshah ibn Miḥṣan se leva alors et dit : « Invoque Allah pour qu'Il me compte parmi eux ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) affirma : « Tu es l'un d'entre eux ! » Un autre homme se leva et demanda : « Invoque Allah pour qu'Il me compte parmi eux ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit alors : « 'Ukâshah t'a devancé. »
Wadd, Souwa', Yaghouth, Ya'ouq et Nasr : des hommes pieux du peuple de Noé
Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit, au sujet de la parole d'Allah, Exalté soit-Il : {( et ils ont dit : « N’abandonnez jamais vos divinités, n’abandonnez jamais Wadd, Suwa', Yaghuth, Ya'uq et Nasr » )} [Coran : 71/23] : « Il s'agit de noms d'hommes pieux du peuple de Noé (sur lui la paix). Après leur décès, Satan souffla à leur peuple : « Érigez des édifices sur les lieux qu'ils avaient l'habitude de fréquenter et donnez à ces édifices les noms de ces personnes ! » Les gens s'exécutèrent sans pour autant adorer ces édifices. C'est lorsque cette génération disparut et que la science fut oubliée, qu'ils furent adorés. »
Celui qui éternue : « La louange est à Allah », et la réponse de son frère
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l'un d'entre vous éternue, qu'il dise : « La louange est à Allah ! » et que son frère lui dise : « Qu'Allah te fasse miséricorde ! » Et lorsqu'il lui dit : « Qu'Allah te fasse miséricorde ! » qu'il réponde alors : « Qu'Allah vous guide et améliore votre situation. »
La prière en groupe vingt-cinq fois supérieure
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La prière que l'homme effectue en groupe est vingt-cinq fois supérieure à celle qu'il fait chez lui ou au marché. En effet, quand il fait ses ablutions correctement puis se rend à la mosquée dans le seul but d'accomplir la prière, on l'élèvera, pour chaque pas qu'il fera, d'un degré et on lui effacera un péché. Quand il aura prié, les anges ne cesseront de prier pour lui, tant qu'il sera à l'endroit où il aura prié, disant : « Ô Allah ! Pardonne-lui ! Ô Allah ! Fais-lui miséricorde ! » Et il sera en prière aussi longtemps qu'il attendra la prière. »
La demeure de roseau au Paradis annoncée à Khadija
Abdullah ibn Abî Awfâ (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a annoncé à Khadîjah (qu'Allah l'agrée) qu'au Paradis, elle aurait une demeure en roseau où il n'y a ni tumulte ni fatigue.
La prière en groupe est supérieure à la prière individuelle de vingt-sept degrés.
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La prière en groupe est supérieure à la prière individuelle de vingt-sept degrés. »