Anas : des actes jugés insignifiants, considérés comme des péchés destructeurs
Sahih al-Boukhari · Rapporté par Al-Bûkhârî
- Référence
- Rapporté par Al-Bûkhârî
- رواه البخاري
- Authenticité
- Authentique
- صحيح وهو موقوف هلى أنس بن مالك
- Jugement tel que fourni par HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
Classement
Provenance
- Texte arabe : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
- Traduction française : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits, traducteur non indiqué par la source.
- Texte et traduction : HadeethEnc.com — fiche d'origine, avec explication et enseignements.
Ces textes sont reproduits sans modification. Notre méthode.
Dans le même recueil
La patience se manifeste lors du premier choc.
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) passa près d’une femme en pleurs au pied d’une tombe. Il lui dit : « Crains Allah et fais preuve de patience ! - Laisse-moi ! lui répondit-elle sans le reconnaître, tu n’as pas été atteint par mon malheur ! Tu ne sais pas ce que c’est ! » Il fût dit à cette femme qu'il s'agissait du Prophète (sur lui la paix et le salut). Elle se rendit donc chez lui (sur lui la paix et le salut) et ne trouva aucun portier devant la porte. Elle dit alors : « Je ne t’avais pas reconnu ! ». Il répondit : « La patience se manifeste lors du premier choc. » Dans une version, il est ajouté : « Elle pleurait l'un de ses enfants. »
« Vous subirez après moi le népotisme, alors, patientez »
Usayd ibn Ḥuḍayr et Anas ibn Mâlik (qu'Allah les agrée) relatent : « Un homme des Anṣârs dit : « Ô, Messager d'Allah ! Ne m'emploieras-tu pas, comme tu l'as fait avec untel ? » [Le Prophète lui] dit alors : « Vous subirez après moi le népotisme, alors, patientez jusqu'à ce que vous me retrouviez au bassin ».
Ton père ne souffrira plus après ce jour !
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque l’état de santé du Prophète (sur lui la paix et le salut) se dégrada, la souffrance commença à lui faire perdre connaissance. Fâṭimah (qu’Allah l’agrée) dit : « Ah ! Comme mon père souffre ! » Il lui répondit : « Ton père ne souffrira plus après ce jour ! » Et lorsqu’il mourut, elle dit : « Ô père ! Il a répondu à l’appel de son Seigneur ! Ô père ! Le Paradis (« Al-Firdaws ») est ton refuge ! Ô père ! Nous annonçons ta mort à Jibrîl ! » Puis, lorsqu’on l’enterra, elle s’exclama : « Comment avez-vous pu jeter de la terre sur le Messager d’Allah ?! »
« À Allah appartient ce qu'Il a repris » : le petit-fils mourant du Prophète ﷺ
Usâmah ibn Zayd ibn Al-Ḥârithah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « La fille du Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya quelqu'un dire à celui-ci : mon fils est sur le point de mourir, viens nous voir ! Le Prophète envoya quelqu'un pour lui transmettre son salut et lui dire : Certes à Allah appartient ce qu’Il a repris et c’est à Lui aussi qu’appartient ce qu’Il a donné, et chaque chose pour Lui a un terme fixé à l’avance. Qu'elle se résigne donc et espère la récompense d'Allah. Elle envoya alors quelqu'un pour dire qu'elle jurait qu'il viendrait. Il se leva alors, accompagné de Sa'd ibn 'Ubâdah, Mu'âdh ibn Jabal, Ubayy ibn Ka'b, Zayd ibn Thâbit ainsi que d'autres hommes. On lui tendit le bébé, qu'il assit sur son giron ; il suffoquait. Le Prophète se mit à pleurer et Sa'd lui dit : « Ô, Messager d'Allah ! Qu'est-ce donc ? - Il dit : C'est une miséricorde qu'Allah a mise dans les cœurs de ses serviteurs. » Dans une version : « …dans les cœurs de ceux qu'Il veut parmi Ses serviteurs et Allah ne fait miséricorde qu'à ceux de Ses serviteurs qui sont miséricordieux. »
Sur le même thème : Le cœur et la spiritualité
Le châtiment hâté ici-bas pour le serviteur dont Allah veut le bien
Anas (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsqu’Allah veut le bien pour Son serviteur, Il lui hâte son châtiment dans ce bas monde. Par contre, s’Il lui veut le mal, Il retarde [son châtiment et le laisse avec] son péché afin de l’en rétribuer au Jour de la Résurrection. »
« Ce que je redoute plus pour vous que le Faux Messie » : le polythéisme caché
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Vous informerai-je de ce que je redoute plus pour vous que le Faux-Messie ? » Ils répondirent : « Bien sûr, ô Messager d’Allah ! » Il dit : « Le polythéisme caché : l’homme se tient debout, prie et embellit sa prière, parce qu’il sait que quelqu’un le regarde. »
« Je suis Celui qui Se passe le plus qu'on Lui donne des associés »
Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : "Allah, Béni et Exalté soit-Il, a dit : "Je suis Celui qui Se passe le plus qu'on Lui donne des associés ! Quiconque accomplit une action dans laquelle il M’associe qui ou quoi que ce soit, Je l’abandonne lui et son son association !"
Abou Idris Al-Khawlani et le jeune homme de la mosquée de Damas
Abû Idrîs Al-Khûlânî (qu'Allah lui accorde Sa miséricorde) a dit : « [Un jour], j’entrai dans la mosquée de Damas et j’aperçus un jeune homme aux dents d’un blanc éclatant, entouré de monde. Lorsque les gens divergeaient sur un sujet, ils le questionnaient et changeaient d’avis pour adopter le sien. Je demandai qui il était et on me répondit : Mu’âdh ibn Jabal (qu’Allah l’agrée). Le lendemain, je sortis tôt et constatai qu’il était sorti encore plus tôt que moi ; je le trouvai en train de prier. J’attendis qu’il finît sa prière, puis je vins en face de lui, le saluai et lui dis : Par Allah ! Je t’aime en Allah. - Par Allah ? dit-il. – Oui, répondis-je, par Allah ! - Vraiment ? dit-il encore, par Allah ? - Oui, vraiment, redis-je, par Allah ! Il me saisit alors par l’extrémité de mon vêtement, me tira vers lui, et dit : « Réjouis-toi ! Car j’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Allah, Exalté soit-Il, a dit : Mon amour s’impose pour deux personnes qui s’aiment en Moi, qui restent ensemble pour Moi, qui se rendent visite pour Moi, et qui s’entraident pour Moi. »