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Abou Jouhayfa à La Mecque : la tente rouge et l'eau des ablutions
Abû Juḥayfah Wahb ibn ʽAbdillah As-Suwâ'î (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'allai trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) à la Mecque ; il était sous une tente en cuir rouge. Bilâl (qu'Allah l'agrée) sortit avec l'eau de ses ablutions ; certains en recueillirent et d'autres en furent arrosés. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) sortit vêtu d'une tunique rouge. Il me semble encore voir la blancheur de ses tibias. Il fit ses ablutions et Bilâl (qu'Allah l'agrée) appela à la prière. Je me mis à suivre sa bouche de-ci, de-là, il dit à droite et à gauche : « Accourez à la prière ! Accourez à la réussite ! » Puis, on planta une pique à l'intention du Prophète (sur lui la paix et le salut) qui s'avança et fit la prière du midi (« Ṣalât Aẓ-Ẓuhr ») en deux cycles de prière (« rak'ah »). Il n'eut de cesse de faire la prière en deux rak'ah jusqu'à son retour à Médine. »
L'armée qui marchera sur la Ka'ba et sera engloutie à Al-Bayda'
ʽA’ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Une armée marchera sur la Ka’bah. Arrivée à « Al-Baydâ` » [un désert entre Médine et la Mecque], [ceux qui la constituent] seront engloutis du premier au dernier. » ʽA’ishah, la mère des croyants, (qu’Allah l’agrée) a dit : « Ô Messager d’Allah ! Comment les premiers et les derniers de cette armée seront-ils engloutis alors qu’il y aura parmi eux des marchands et autres ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Les premiers et les derniers de cette armée seront engloutis, puis on ressuscitera [et on jugera] chacun d’entre eux selon son intention. »
L'Israélite qui emprunta mille dinars : « Allah suffit comme témoin »
Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) évoqua un homme des fils d'Isrâ`îl qui demanda à l’un de ses concitoyens de lui prêter mille dinars. Ce dernier lui dit : « Apporte-moi des témoins pour le prêt ! » Il lui répondit : « Allah suffit comme témoin ! » Il lui dit : « Apporte-moi un garant ! » Il lui répondit : « Allah suffit comme garant ! » Il lui dit alors : « Tu as raison. » Il lui donna donc l'argent pour un terme fixé. L'homme partit ensuite en mer et réalisa ses affaires. Une fois le délai arrivé à son terme, Il voulut revenir dans son pays afin de régler sa dette, mais ne trouva pas de bateau. Il prit donc un tronc, y fit un trou et y mit les mille dinars ainsi qu’un message pour son créancier. Il mit le tronc dans l'eau et invoqua Allah en ces termes : « Ô Allah ! Tu sais que j'ai emprunté mille dinars à untel. Il m'a demandé un garant et j'ai répondu qu'Allah suffisait comme garant. Et il T'a accepté comme garant. Il m'a demandé un témoin et j'ai répondu qu'Allah suffisait comme témoin. Et il t'a accepté comme témoin. J'ai fait mon possible pour trouver un bateau et lui ramener son dû, mais je n'ai pas trouvé ce que je cherchais. Je Te confie donc ce tronc et ce qu'il contient. » Il jeta le tronc en mer et s'en alla à la recherche d’un autre bateau. Pendant ce temps, son créancier se rendit au port dans l'espoir qu'un bateau lui ramène son argent. Il ne vit pas de bateau, mais vit le tronc que l'homme avait envoyé avec l'argent et le message. Il le ramena chez lui avec l’intention d'en faire du bois combustible. Mais une fois qu'il le coupa, il découvrit l’argent et le message. Peu après, l’homme à qu'il prêta mille dinars revint de son voyage. Il apporta les mille dinars et lui dit : « Par Allah ! J'ai fait tout mon possible pour trouver un bateau afin de t'apporter ton dû mais je n'ai trouvé que ce bateau qui vient d'amarrer au quai. » Son prêteur lui dit : « Est-ce tu m'as envoyé quelque chose ? » Il dit : « Je viens de t'informer que je n'ai trouvé aucun bateau avant celui-ci ! » Il poursuivit : « Sache qu'Allah a transmis ce que tu as envoyé dans le tronc, retourne chez toi avec les mille dinars accompagné de la guidée. »
'Aïcha a ses règles à Sarif pendant le Pèlerinage
ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Nous sortîmes en compagnie du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sans autre intention que le Pèlerinage. Quand nous fûmes à Sarif, j'eus mes règles. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) entra auprès de moi tandis que je pleurais. Il me demanda : " Qu'as-tu à pleurer ? - Je répondis : Par Allah ! J'aurais souhaité ne pas être sortie cette année-ci ! - Il demanda : Que t'arrive- t-il ? Se peut-il que tu sois indisposée ? - Oui, dis-je. - Il ajouta : C'est quelque chose qu'Allah a décrété pour les filles d'Adam. Accomplis ce qu'accompli le pèlerin, sauf que tu ne feras les circumambulations autour de la Maison qu'une fois purifiée. " Lorsque j'arrivai à la Mecque, le Messager d'Allah (qu'Allah l'agrée) dit à ses Compagnons : " Faites-en une 'Umrah ! " Tout le monde se sacralisa à l'exception de ceux qui avaient avec eux des offrandes telles que le Prophète (sur lui la paix et le salut), Abu Bakr, 'Umar et les riches (qu'Allah les agrée). Puis ils se sacralisèrent lorsqu'ils voulurent partir. Le jour du sacrifice, je fus en état de pureté. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m'ordonna alors de partir pour accomplir le Ṭawaf du Pèlerinage. On nous apporta de la viande de bœuf et je demandais : " Qu'est-ce-que c'est ? -On répondit : Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a sacrifié un bœuf pour ses épouses. " La nuit du campement à al-Ḥaṣbah, je dis : " Ô Messager d'Allah ! Tout le monde retourne avec un Pèlerinage et une 'Umrah et moi avec seulement un Pèlerinage !? " Il donna aussitôt l'ordre à 'Abdarraḥmân ibn Abî Bakr (qu'Allah l'agrée) de me prendre en croupe sur son chameau. Je me rappelle, j'étais encore très jeune. Je somnolais et l'arrière du bât du chameau heurtait mon visage. Quand nous arrivâmes à Tan'im, je me sacralisais pour la 'Umrah, en compensation de celle que les gens avaient accomplie. »
Les œuvres sont de six types et les gens de quatre
Khouraym ibn Fâtik (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a dit : « Les œuvres sont de six [types] et les gens de quatre : deux [types d'œuvres] qui impliquent l'obligation, deux qui sont égales à elles-mêmes, une bonne action entraînant dix fois plus de récompense et une bonne action entraînant une récompense de sept cents. Concernant les deux qui impliquent l'obligation, c'est que quiconque meurt sans rien associer à Allah entrera au Paradis, et que quiconque meurt en associant qui ou quoi que ce soit à Allah entrera en Enfer. Quant aux deux qui vont avec leur égal, c’est que quiconque a l’intention d’accomplir une bonne action, au point que son cœur la ressente et qu'Allah sache cela de lui, elle lui est alors écrite comme une bonne action ; et que quiconque commet une mauvaise action, elle lui est alors écrite comme une mauvaise action. Quiconque accomplit une bonne action, aura dix fois plus en récompense. Quiconque effectue une dépense dans le sentier d’Allah, la bonne action sera multipliée par sept cents. [Concernant les types de gens,] c’est une personne aisée ici-bas et à l’étroit dans l’au-delà ; une à l’étroit ici-bas et à l’aise dans l’au-delà ; une à l’étroit ici-bas et dans l’au-delà ; et enfin une à l’aise ici-bas et dans l’au-delà. »
Il n'y a aucun serviteur qui pense se lever une partie de la nuit pour prier ...
D'après Abou Darda (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il n'y a aucun serviteur qui pense se lever une partie de la nuit pour prier puis dort durant ce moment sans que son sommeil ne soit une aumône que Allah lui a accordé et il lui est inscrit la récompense de ce qu'il avait l'intention de faire ».
Celui qui est dans la mosquée alors qu'il y a l'adhan puis sort
D'après 'Othman Ibn 'Affan (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui est dans la mosquée alors qu'il y a l'adhan (*) puis sort sans raison et n'a pas l'intention de revenir est un hypocrite ».
L'indulgence envers les enfants
D'après Anas Ibn Malik (qu'Allah l'agrée) : Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) faisait partie des gens qui avaient le meilleur comportement. Un jour il m'a envoyé pour faire quelque chose (1) alors j'ai dit : Par Allah ! Je n'y vais pas et j'avais en moi l'intention d'aller faire la chose que le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) m'avait ordonné (2). Je suis donc sorti jusqu'à passer vers les enfants qui jouaient dans le marché. Alors le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a attrapé ma nuque par derrière moi. Je l'ai regardé, il riait et m'a dit : « Ô petit Anas ! Es-tu allé faire ce que je t'ai ordonné ? ». J'ai dit : Oui, j'y vais ô Messager d'Allah !
Tu t'endettes alors que tu n'as pas de quoi rembourser ?
D'après 'Abdallah Ibn 'Otba : Maymouna, la femme du Prophète (qu'Allah l'agrée), s'est endettée. On lui a dit : Ô Mère des croyants ! Tu t'endettes alors que tu n'as pas de quoi rembourser ? Elle a dit : J'ai certes entendu le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) dire : « Celui qui contracte une dette et a l'intention de la rembourser, Allah l'aide ».
Les piliers du jeûne 9/19
D'après 'Omar Ibn Al Khattab (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Les actions n'ont lieu que par les intentions et la personne obtient ce qu'elle a eu comme intention ».
« Celui qui prend l'argent des gens avec l'intention de le rembourser »
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui prend les biens des gens (1) et à l'intention de leur rendre, Allah les rend pour lui (2). Et celui qui prend les biens des gens et veut les détruire (3), Allah le détruit (4) ».
L'empathie du Messager d'Allah
D'après Anas Ibn Malik (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes il m'arrive d'entrer en prière avec l'intention de la faire longue. Alors, j'entends les pleurs d'un enfant et donc je raccourcis ma prière car je sais la grande peine que causent les pleurs de l'enfant à sa mère ».
Tu dois faire des réserves de ces paroles
D'après Chaddad Ibn Aws (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Ô Chaddad Ibn Aws ! Lorsque tu verras les gens faire des réserves d'or et d'argent, tu dois faire des réserves de ces paroles : - Ô Allah ! Je Te demande l'affermissement dans toute chose (1) et la ferme intention vers la droiture. Je Te demande de m'accorder ce qui va me permettre d'obtenir Ta miséricorde et d'atteindre Ton pardon. Je Te demande de m'accorder le remerciement de Tes bienfaits et de t'adorer de la meilleure manière. Je Te demande un coeur sain et une langue véridique. Je Te demande le bien dont Tu as connaissance, de me protéger contre le mal dont Tu as connaissance et de me pardonner ce dont Tu as connaissance. Tu es certes le connaisseur de l'invisible ». (2)
L'importance de la bonne intention dans l'apprentissage de la science religieuse
D'après Ka'b Ibn Malik (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Celui qui apprend la science (*) pour débattre avec les savants, pour polémiquer avec les ignorants ou pour attirer sur lui le regard des gens, Allah le fait entrer dans le feu ».