'Aïcha a ses règles à Sarif pendant le Pèlerinage
Sahih Mouslim · Rapporté par Muslim
- Référence
- Rapporté par Muslim
- رواه مسلم
- Authenticité
- Authentique
- صحيح
- Jugement tel que fourni par HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
Classement
Provenance
- Texte arabe : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
- Traduction française : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits, traducteur non indiqué par la source.
- Texte et traduction : HadeethEnc.com — fiche d'origine, avec explication et enseignements.
Ces textes sont reproduits sans modification. Notre méthode.
Dans le même recueil
Les juifs et les femmes en menstrues : le verset révélé
Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « Les juifs, lorsque leurs femmes étaient en période de menstrues, ne mangeaient pas avec elles et ne restaient pas en leur compagnie à la maison. Les Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut) questionnèrent le Prophète (sur lui la paix et le salut) à ce propos, alors Allah, Exalté soit-Il, révéla : {( Et ils t’interrogent sur les menstrues. Réponds-leur : « C’est une souillure ! Tenez-vous à l’écart de vos femmes durant cette période…)} jusqu’à la fin du verset [Coran : 2/222]. Ensuite, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Faites tout, sauf la pénétration ! » Lorsque cela parvint aux Juifs, ils dirent : « Cet homme ne laissera rien de ce que nous faisons, sans le faire différemment ! » Usayd ibn Ḥuḍayr et ‘Abbâd ibn Bishr dirent alors au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Ô Messager d’Allah ! Les Juifs disent telle et telle chose ! Pourquoi ne pas avoir [aussi] des rapports avec nos femmes ? » Alors, le visage du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) changea à tel point que l’on pensait qu’il était en colère contre nous. Pendant qu’ils s’en allaient, ils croisèrent quelqu’un avec du lait en cadeau, destiné au Prophète (sur lui la paix et le salut). Le Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya les chercher, et leur en donna. De cette façon, ils surent que le Prophète (sur lui la paix et le salut) n’était pas en colère contre eux. »
S'obstiner à respecter un serment qui nuit à sa famille
Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Que l’un d’entre vous s'obstine à respecter son serment, en nuisant à sa famille, est, auprès d’Allah, un péché plus grand que [de rompre ce serment] et de l'expier en donnant ce qu’Allah a imposé [comme expiation]. »
Oumm Habiba bint Jahch et l'écoulement de sang
D'après 'Aïcha, la mère des croyants (qu’Allah l’agrée), qui a dit : Certes, Umm Habîbah bint Jahch qui était sous la responsabilité d'Abd ar-Rahman ibn 'Awf s'est plainte au Messager d'Allah ﷺ d’un problème [d'écoulement] de sang, alors il lui a dit : « Considère-toi [en période de menstrues] aussi longtemps que tes règles te retenaient, ensuite lave-toi. » Elle se lavait alors pour chaque prière.
« N'insulte pas la fièvre ! » : Oumm as-Sa'ib
Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) entra chez Umm As-Sâ’ib, ou Umm Al-Mussayab, et demanda : " Que t’arrive-t-il, ô Umm As-Sâ’ib - ou ô Umm Al-Mussayab - pour que tu trembles ainsi ? - Elle répondit : C’est la fièvre ! Qu’Allah ne la bénisse pas ! - Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit : N’insulte pas la fièvre ! Car elle élimine les péchés des fils d’Adam comme le soufflet élimine les impuretés du fer ! " »
Sur le même thème : Le pèlerinage
« Le temps a tourné comme le jour où Allah a créé les cieux et la terre »
Abû Bakrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le temps a tourné comme le jour où Allah a créé les cieux et la terre. L'année compte douze mois, dont quatre sacrés, trois qui se suivent : Dhul Qa'dah, Dhul Ḥijjah, Al-Muḥarram et Rajab, le mois de Muḍar, qui se trouve entre Jumâdâ et Sha'bân. » Puis il demanda : « Quel mois sommes-nous ? » Nous répondîmes : « Allah et Son Messager savent mieux ! » Il se tut tant que nous pensâmes qu'il allait le désigner par un autre nom. Il dit : « N'est-ce pas Dhul Ḥijjah ? - Mais si ! répondîmes-nous. - Il demanda : Quel est ce pays ? - Nous répondîmes : Allah et Son Messager savent mieux ! » Il se tut tant que nous pensâmes qu'il allait le désigner par un autre nom. Il dit : « N'est-ce pas la Cité ? - Nous répliquâmes : Mais si ! - Il poursuivit : Quel jour sommes-nous ? - Nous répondîmes : Allah et Son Messager savent mieux ! » Il se tut tant que nous pensâmes qu'il allait le désigner par un autre nom. Il s'exclama : « N'est-ce pas le jour du sacrifice ? - Nous répondîmes : Mais si, ô Messager d'Allah ! - Il continua : Certes, votre sang, vos biens et votre honneur vous sont interdits au même titre qu'est sacré votre jour-ci, dans votre pays-ci, en votre mois-ci. Vous rencontrerez votre Seigneur et Il vous interrogera sur vos œuvres. Ne redevenez donc pas mécréants ou égarés après moi en vous entretuant ! Que le présent transmette à l'absent ! Car il se peut que certains à qui on le transmet comprennent mieux que certains qui l'ont entendu ! » Puis, il demanda : « Ai-je transmis ? - Nous répondîmes : Oui ! - Il dit alors : Ô Allah ! Sois en témoin ! »
Jabir accueille Mouhammad ibn 'Ali ibn Houssayn : « Demande ce que tu veux ! »
Ja'far ibn Muḥammad relate d'après son père, qui dit : « Nous vînmes voir Jâbir ibn 'Abdillah, qui s'enquérait des visiteurs, jusqu'à ce que vint mon tour. Je dis : " Je me nomme Muḥammad ibn 'Alî ibn Ḥusayn. " Il posa sa main sur ma tête, puis déboutonna le bouton supérieur puis l'inférieur et mis sa main sur ma poitrine, alors que je n'étais qu'un jeune enfant à cette époque. Il dit : " Sois le bienvenu, ô fils de mon frère ! Demande ce que tu veux ! " Je le questionnais, alors qu'il était aveugle, lorsque l'heure de la prière sonna. Il se leva enveloppé d'un tricot. A chaque fois qu'il le mettait sur son épaule, il retroussait son extrémité vers lui à cause de sa petitesse. Sa cape se trouvait à ses côtés sur un piquet. Il dirigea notre prière. Puis je lui dis : " Enseigne-moi le Pèlerinage du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ! " Il montra sa main, dont il replia neuf doigts et dit : " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) est resté neuf ans sans faire le Pèlerinage puis, la dixième année, il informa les gens qu'il allait faire le Pèlerinage. Beaucoup de gens vinrent à Médine dans l'espoir de suivre et de copier le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Nous partîmes avec lui et lorsque que nous arrivâmes à Dhul Ḥulayfah, Asmâ' bint 'Umays Muḥammad ibn Abû Bakr accoucha. Elle envoya une personne questionner le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) [afin de savoir] comment elle devait agir. Il répondit : " Fais les grandes ablutions, protège tes parties de l'écoulement de sang et mets-toi en état de sacralisation ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pria dans la mosquée puis monta et s'en alla sur sa chamelle Al-Qaṣwâ', jusqu'à ce qu'elle eut atteint Al-Baydâ'. J'observais alors des marcheurs et des cavaliers à perte de vue, devant lui, à sa droite, à sa gauche et derrière lui. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) était parmi nous alors que le Coran lui était révélé, et il connaissait sa signification. Il n'a point fait une chose sans que nous ayons fait de même. Il prononça à voix haute le témoignage de l'Unicité en disant : " Je réponds à ton appel, Ô Allah ! Je réponds à ton appel ! Je réponds à ton appel ! Tu n'as pas d'associés ! Toutes les louanges et tous les bienfaits te reviennent, ainsi que la Royauté. Tu n'as pas d'associé ! ". Les gens prononcèrent quant à eux, la formule d'unicité qu'ils avaient coutume de dire, sans que le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne dise quoi que ce soit. Quant à lui, il continua de prononcer sa formule. Jâbir dit : "Nous fîmes la sacralisation pour le Pèlerinage, car nous ne connaissions pas la 'Umrah". Lorsque nous arrivâmes à la Ka'bah avec lui, Il toucha le coin où se trouvait la pierre noire puis marcha rapidement trois tours et quatre tours à une allure ordinaire. Puis, il s'en alla vers le lieu où se trouvaient les empreintes d'Ibrahim (sur lui la paix) et récita : {( Adoptez donc pour lieu de prière, ce lieu où Abraham se tint debout )} [Coran : 2/125]. Il laissa le lieu où se trouvaient les empruntes entre lui et la qiblah et pria deux unités de prière. Puis mon père dit - et je ne crois pas qu'il ait évoqué autre que le Messager d'Allah - : " Il récita dans les deux unités de prière : {( Dis : « Il est Allah, Unique...)} [Coran : 112] et {( Dis : « Ô vous les infidèles...)} [Coran : 109], puis il revint vers le coin de la pierre noire, qu'il toucha, puis sortit par la porte donnant sur le mont Aṣ-Ṣafâ. Lorsqu'il s'en approcha, il récita : {( Aṣ-Ṣafā et Al-Marwah sont vraiment parmi les lieux sacrés d’Allah )} [Coran : 2/158)} et dit : "Je commence là où Allah a commencé ! ". Il commença par le mont Aṣ-Ṣafâ, qu'il escalada jusqu'à voir la Ka'bah. Il se mit en sa direction, proclama l'Unicité d'Allah, dit : "Allah est plus grand [que tout] ! " et : " Il n'est de divinité digne d'adoration excepté Allah, Seul, sans associé, à Lui la Seigneurie et les Louanges et Il est certes capable de toute chose. Il n'est de divinité digne d'adoration excepté Allah, Seul, Il a tenu Son engagement, Il a donné victoire à Son serviteur et mit en déroute les coalisés à Lui Seul !" Il répéta cela trois fois, en prenant soin d'invoquer entre chaque. Puis il descendit en direction du mont Al-Marwah et lorsqu'il atteint le creux de la vallée, il accéléra jusqu'à remonter, puis marcha normalement. Lorsqu'il arriva au mont Al-Marwah, il agit tout comme il fit au mont Aṣ-Ṣafâ. Il répéta ceci jusqu'à finir son dernier tour au mont Al-Marwah. Il dit alors : " Si je pouvais revenir dans le passé, je n'aurais pas apporté la bête de sacrifice avec moi et j'aurais converti mon Pèlerinage en 'Umrah. Celui d'entre vous qui n'a pas apporté sa bête de sacrifice, qu'il se désacralise et commue son Pèlerinage en 'Umrah". Surâqah ibn Mâlik ibn Jash'am se leva alors et dit : " Ô Messager d'Allah, cette pratique est-elle spécifique à cette année ou pour tout le temps ? " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) entrecroisa ses doigts et répéta deux fois : " J'ai fait entrer la 'Umarah dans le Pèlerinage " et il dit : " Pour tout le temps ! " 'Alî arriva du Yémen avec les bêtes de sacrifice du Prophète (sur lui la paix et le salut) et vit Fâṭimah (qu'Allah l'agrée) en état de désacralisation, vêtue d'un habit coloré et avec du kohl dans les yeux. Il lui reprocha cela. Elle lui répondit : " Mon père m'a ordonné d'agir ainsi ! " Il dit : " 'Alî a dit alors qu'il était en Irak : "Je partis voir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) me plaindre des agissements de Fâṭimah et afin de le questionner sur la véracité des propos qu'elle lui avait attribués. Je l'informais que je luis avais reproché ses agissements, ce à quoi il répondit : " Elle a dit vrai ! Elle a dit vrai ! Quel type de rite as-tu prononcé lors de ta sacralisation ? - Il dit : J'ai dit : Ô Allah, je choisis le rite choisi par Ton Messager. - Il dit : J'ai apporté mes bêtes de sacrifice, reste donc en état de sacralisation ! "Il dit : " 'Alî apporta avec lui du Yémen cent bêtes pour le Prophète (sur lui la paix et le salut)." Il dit : " Les gens se désacralisèrent et coupèrent leurs cheveux, excepté le Prophète (sur lui la paix et le salut) ainsi que tous ceux qui avaient apporté leur bête de sacrifice. Le jour où l'on fait les réserves d'eau (« Yawmu-t-tarwiyah »), les pèlerins partirent en direction de Minâ et se mirent en état de sacralisation pour le Pèlerinage. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) monta sa chamelle et pria à Minâ la prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr »), du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr »), du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib »), du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`») et de l'aube (« ṣalâtu-l-fajr »). Il resta un peu de temps, jusqu'au lever du soleil, et ordonna qu'on lui prépare une tente faite de poils de chameaux à Namirah. Lorsqu'il se mit en route, les Quraysh étaient persuadés qu'il s'arrêterait au lieu sacré, comme ils faisaient à l'ère préislamique. Or, il poursuivit son chemin (sur lui la paix et le salut) jusqu'à 'Arafah. Il trouva la tente prête à Namirah et y demeura jusqu'à ce que le soleil descende son zénith. Il ordonna qu'on lui prépare sa chamelle Al-Qaṣwâ' et s'en alla jusqu'au creux de la vallée, où il prêcha les gens et dit : " Votre sang et vos biens sont interdits les uns aux autres, autant que votre jour-ci, votre mois-ci et votre lieu ci sont interdits..." (والباقي للترجمة)
Ya'la demande à voir le Prophète ﷺ au moment où il reçoit la révélation
Ṣafwân ibn Ya’lâ relate : « Ya’lâ a dit à ‘Umar (qu'Allah l'agrée) : " Montre-moi le Prophète (sur lui la paix et le salut) au moment où il reçoit la Révélation. " Il a dit : " Pendant que le Prophète (sur lui la paix et le salut) était à Ji’irrânah avec un groupe de ses Compagnons, un homme vint à lui et demanda : ‘Ô Messager d’Allah ! Que dis-tu d’une personne qui s’est sacralisé en vue d’une ‘Umrah et est maculé de parfum ?’ Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) resta silencieux un moment puis la Révélation lui vint. ‘Umar (qu'Allah l'agrée) fit alors un geste à Ya’lâ [afin qu’il vienne] et ce dernier vint. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait sur lui un vêtement qui l’ombrageait, il entra donc sa tête et [vit] le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), le visage rouge, qui respirait fortement. Ensuite, on lui ôta le vêtement et il demanda : ‘Où est celui qui a interrogé à propos de la ‘Umrah ?’ On amena la personne et il [lui] dit alors : ‘Lave trois fois le parfum sur toi et ôte la tunique que tu portes. Ensuite, accomplis lors de ta ‘Umrah ce que tu accomplis lors de ton Pèlerinage.’ J’ai demandé à ‘Aṭâ’ : ‘Signifiait-il par-là le nettoyage lorsqu’il lui a ordonné de le laver trois fois ? - Il a répondu : Oui !’ " »
Il n’est pas un jour où Allah affranchit autant de gens de l’Enfer que le jour de ’Arafah.
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il n’est pas un jour où Allah affranchit autant de gens de l’Enfer que le jour de ’Arafah. Ce jour-là, Il s’approche et les vante auprès des Anges. Puis, Il leur demande : " Que désirent donc ces gens ? " »