Le cœur et la spiritualité — page 2
Hadiths sur les œuvres du cœur, la sincérité et la purification de l'âme.
207 hadiths dans ce thème.
La pudeur n'apporte que du bien.
‘Imrân ibn Ḥusayn (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La pudeur n’apporte que du bien. » Et dans une autre version, il est dit : « La pudeur est entièrement un bien. »
L’homme est avec ceux qu'il a aimés.
Abû Mûsâ Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L’homme est avec ceux qu'il a aimés. » Et dans une version : « On demanda au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Qu’en est-il de l’homme qui aime des gens sans être au même niveau qu’eux ? » Il répondit : « L'homme est avec ceux qu'il a aimés. » ‘Abdullah ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate qu'un homme vint au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et demanda : « Ô Messager d’Allah ! Que dis-tu d’un homme qui aime des gens mais n’a pas atteint leur niveau ? » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : « L’homme est avec ceux qu'il a aimés. »
« N'est pas des nôtres » celui qui n'est pas miséricordieux envers nos jeunes
ʽAbdullah ibn ʽAmr ibn Al-ʽÂṣ (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah a dit : « N’est pas des nôtres celui qui ne fait pas preuve de miséricorde envers nos jeunes et n’honore pas nos anciens. »
L'homme qui rendit visite à son frère pour Allah et l'ange envoyé sur son chemin
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme alla visiter l’un de ses frères dans un autre village. Allah, Exalté soit-Il, envoya alors un ange sur son chemin afin de l’observer. Lorsque ce dernier arriva à l’homme, il lui demanda : « Où vas-tu ? - Je souhaite rendre visite à un de mes frères dans ce village, répondit l’homme. - Lui as-tu fait une faveur pour laquelle tu espères une récompense ? demanda l’ange. – Non, répondit l’homme, c’est uniquement parce que je l’aime pour Allah, Exalté soit-Il. » L’ange dit : « Dans ce cas, [sache] que je suis un Messager qui t’a été envoyé par Allah, afin de t’annoncer qu’Il t’aime tout comme tu as aimé ce frère pour Lui ! »
« Le véritable indigent est celui qui s'abstient »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur la paix et le salut) a dit : « Le véritable indigent n’est pas celui qui se contente d’une datte ou deux, ou d’une bouchée ou deux ; le véritable indigent, c’est celui qui s’abstient.
Anas : des actes jugés insignifiants, considérés comme des péchés destructeurs
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) a dit : « Vous commettez des actes que vous considérez aussi insignifiants qu’un cheveu, alors que nous les considérions, à l’époque du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), comme des péchés destructeurs. »
Le châtiment hâté ici-bas pour le serviteur dont Allah veut le bien
Anas (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsqu’Allah veut le bien pour Son serviteur, Il lui hâte son châtiment dans ce bas monde. Par contre, s’Il lui veut le mal, Il retarde [son châtiment et le laisse avec] son péché afin de l’en rétribuer au Jour de la Résurrection. »
« Ce que je redoute plus pour vous que le Faux Messie » : le polythéisme caché
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Vous informerai-je de ce que je redoute plus pour vous que le Faux-Messie ? » Ils répondirent : « Bien sûr, ô Messager d’Allah ! » Il dit : « Le polythéisme caché : l’homme se tient debout, prie et embellit sa prière, parce qu’il sait que quelqu’un le regarde. »
« Je suis Celui qui Se passe le plus qu'on Lui donne des associés »
Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : "Allah, Béni et Exalté soit-Il, a dit : "Je suis Celui qui Se passe le plus qu'on Lui donne des associés ! Quiconque accomplit une action dans laquelle il M’associe qui ou quoi que ce soit, Je l’abandonne lui et son son association !"
Abou Idris Al-Khawlani et le jeune homme de la mosquée de Damas
Abû Idrîs Al-Khûlânî (qu'Allah lui accorde Sa miséricorde) a dit : « [Un jour], j’entrai dans la mosquée de Damas et j’aperçus un jeune homme aux dents d’un blanc éclatant, entouré de monde. Lorsque les gens divergeaient sur un sujet, ils le questionnaient et changeaient d’avis pour adopter le sien. Je demandai qui il était et on me répondit : Mu’âdh ibn Jabal (qu’Allah l’agrée). Le lendemain, je sortis tôt et constatai qu’il était sorti encore plus tôt que moi ; je le trouvai en train de prier. J’attendis qu’il finît sa prière, puis je vins en face de lui, le saluai et lui dis : Par Allah ! Je t’aime en Allah. - Par Allah ? dit-il. – Oui, répondis-je, par Allah ! - Vraiment ? dit-il encore, par Allah ? - Oui, vraiment, redis-je, par Allah ! Il me saisit alors par l’extrémité de mon vêtement, me tira vers lui, et dit : « Réjouis-toi ! Car j’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Allah, Exalté soit-Il, a dit : Mon amour s’impose pour deux personnes qui s’aiment en Moi, qui restent ensemble pour Moi, qui se rendent visite pour Moi, et qui s’entraident pour Moi. »
Ceux qui s'aiment en la majesté d'Allah auront des chaires de lumière
Mu'âdh ibn Jabal (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, a dit : « Ceux qui s'aiment en Ma majesté auront des chaires de lumière, que leur envieront les Prophètes et les martyrs. »
Le détachement des Gens d’Aṣ-Ṣuffah et des Compagnons en général vis à vis de ce bas-monde
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai pu voir soixante-dix des Gens d’Aṣ-Ṣuffah et aucun d’entre eux ne portait de cape. Chacun d’eux portait, soit un pagne, soit un grand morceau de tissu. Ils attachaient ce morceau de tissu à leur cou et celui-ci leur arrivait soit à mi- mollet, soit à la cheville et ils le retenaient avec leurs mains de crainte que l’on aperçoive leurs parties intimes. »
L'homme qui avait embrassé une femme : « les bonnes actions effacent les mauvaises »
Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate : « Un homme avait embrassé une femme et vint voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) pour l’informer de son acte. Allah, Exalté soit-Il, révéla alors : {( Accomplis la prière aux extrémités du jour et au début de la nuit, certes, les bonnes actions effacent les mauvaises. )} [Coran : 11/114]. L’homme demanda alors : « Est-ce uniquement valable pour moi, ô Messager d’Allah ? » Mais, ce dernier répondit : « Pour l’ensemble de toute ma communauté. »
'Abd ar-Rahman ibn 'Awf se souvient du linceul de Mous'ab ibn 'Oumayr
Ibrâhim ibn ‘Abd ar-Raḥmân ibn ‘Awf relate qu'on apporta à manger à son père, ‘Abd ar- Raḥmân ibn ‘Awf (qu’Allah les agrée), alors qu’il jeûnait. Il dit : « Mus’ab ibn ‘Umayr (qu’Allah l’agrée) a été tué et il était meilleur que moi. On ne lui trouva pour linceul qu’un manteau ; lorsqu’on lui couvrait la tête, ses pieds restaient découverts et lorsqu’on lui couvrait les pieds, sa tête restait découverte. Puis, cette vie d’ici-bas nous a été accordée avec largesse comme elle l’a été - Ou, il a dit : On nous donna des biens de ce bas-monde ce qu’on nous donna - Nous avons alors craint que le salaire de nos bonnes actions ne nous fut donné en avance. Puis, il se mit à pleurer jusqu’à renoncer à manger. »
'Amr ibn Taghlib et le partage du butin : ceux qui reçurent et ceux qui furent privés
‘Amr ibn Taghlib (qu’Allah l’agrée) relate qu’on apporta un butin - ou des captifs [doute du rapporteur] - au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui le partagea, en donnant à certains et en privant d’autres. Il (sur lui la paix et le salut) apprit que ceux qui n’avaient rien reçu s’en plaignirent. Alors, il loua Allah, Le glorifia puis dit : « Ceci dit : Par Allah ! Je donne parfois à un homme et je prive un autre, or celui que je prive est plus cher à mes yeux que celui à qui je donne. En effet, je ne donne à certains qu’à cause de l’angoisse et de l’inquiétude que je devine dans leurs cœurs, tandis que d’autres je les confie à ce qu’Allah a placé dans leurs cœurs comme richesse d’âme et bonté. Et parmi ces gens-là, il y a ‘Amr ibn Taghlib. » ‘Amr (qu’Allah l’agrée) ajouta : « Par Allah ! Je n’échangerais en rien ces paroles du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), pas même contre des chamelles brunes. »
À chaque communauté sa tentation et la tentation de ma communauté sera l’argent.
Ka'b ibn 'Iyâḍ (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " À chaque communauté sa tentation et la tentation de ma communauté sera l’argent." »
Abou 'Oubayda revient de Bahreïn avec la jizya
Amr ibn ‘Awf Al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) envoya Abû ‘Ubaydah ibn Al-Jarrâḥ (qu’Allah l’agrée) au Baḥreïn afin d'y collecter l’impôt de capitation (« Al-Jizyah »). Lorsque les Ansârs apprirent son retour, avec des biens du Baḥreïn, ils prirent part à la prière de l’aube (« Al-Fajr ») avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Après la prière, il (sur lui la paix et le salut) voulut partir mais les Anṣârs allèrent à sa rencontre et firent allusion [au retour d’Abû ‘Ubaydah]. En les voyant arriver, il sourit (sur lui la paix et le salut) et leur dit : « Je crois que vous avez entendu dire qu’Abû ‘Ubaydah a rapporté certaines choses du Baḥreïn ? » Ils répondirent : « Oui, ô Messager d’Allah ! » alors, il leur dit : « Réjouissez-vous, car vous allez obtenir ce que vous souhaitez. Par Allah ! Ce n’est pas la pauvreté que je crains désormais pour vous mais je crains plutôt que les richesses de ce monde vous soient offertes comme elles le furent à ceux qui vous ont précédés, que vous rivalisiez les uns avec les autres pour les obtenir comme ils l’ont fait et qu’elles causent votre perte comme elles ont provoqué la leur. »
La montagne d'Ouhoud en or : n'en rien garder au-delà de trois jours
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si je possédais l’équivalent de la montagne d'Uḥud en or, je serais certes heureux de ne pas laisser passer trois jours alors que j’en garde encore quelque chose, si ce n’est de quoi rembourser une dette. »
Ce bas monde comparé à l'au-delà : ce que retire un doigt plongé dans l'océan
Al-Mustawrid ibn Shaddâd (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La valeur de ce bas monde en comparaison de l’au-delà est semblable à ce que l’un d’entre vous retire de l’océan lorsqu’il y plonge son doigt : qu’il regarde donc ce qu’il en retire ! »
Ce dernier est meilleur que la terre entière peuplée d'hommes comme le premier !
Sahl ibn Sa'd As-Sa'idî (qu'Allah l'agrée) relate qu’un homme passa devant le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui demanda à son compagnon, assis à côté de lui : « Que penses-tu de cet homme ? » Il répondit : « C’est un homme qui fait partie des notables. Je jure par Allah qu'il est digne d'être marié à la femme dont il demande la main ainsi que d'être accepté comme intercesseur ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne dit rien. Après un moment, un autre homme passa, et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) demanda de nouveau à son compagnon : « Que penses-tu de celui-là ? » Il répondit : « C'est un homme qui fait partie des pauvres de la communauté musulmane. Il ne mérite ni d'être marié à la femme dont il demande la main, ni d'être accepté comme intercesseur, ni d'être écouté s'il prend la parole. » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Ce dernier est meilleur que la terre entière peuplée d'hommes comme le premier ! »
Le chevreau mort au marché : ce bas-monde auprès d'Allah
Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) passa par le marché, entouré de ses Compagnons, et tomba sur le cadavre d’un chevreau aux petites oreilles. Il le prit, saisit son oreille puis il demanda : « Lequel d’entre vous voudrait l’avoir pour un dirham ? » Ils répondirent : « Pour rien au monde on n’aimerait l’avoir ! Qu’en ferait-on ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) poursuivit : « Aimeriez-vous l’avoir ? » Ils dirent : « Par Allah ! Même s’il était vivant, il aurait un défaut car il a de petites oreilles. Que dire maintenant qu’il est mort ? » Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) déclara : « Par Allah ! Ce bas-monde est bien plus insignifiant auprès d'Allah que ceci ne l’est pour vous ! »
Qui me garantit qu’il ne demandera rien aux gens et, moi, je lui garantis le Paradis ?
D'après Thawban (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui me garantit qu'il ne demandera rien aux gens je lui garantit le paradis ». J'ai dit: Moi. Après cela il ne demandait rien à personne.
La cabane réparée et le Prophète ﷺ qui passe
Abdullah ibn 'Amr ibn Al-'Âṣ (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) passa devant nous alors que nous réparions l’une de nos cabanes. Il nous dit alors : « Que faites-vous donc ? » Nous répondîmes : « Elle est sur le point de s'effondrer et nous la réparons. » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) reprit alors : « Je pense que l’affaire arrive plus rapidement que le temps qu’il faut pour cela. »
Lorsque deux musulmans s'affrontent avec leurs sabres, le tueur et le tué sont en Enfer
Aboû Bakrah (qu'Allah l'agrée) relate qu'il a entendu le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) dire : "Lorsque deux musulmans s'affrontent avec leurs sabres, le tueur et le tué sont en Enfer." - J’ai alors dit : "Ô Messager d’Allah ! C'est clair concernant le tueur, mais qu’en est-il du tué ?" - Il répliqua : "Il essayait certes de tuer son compagnon."