Le Prophète ﷺ — page 15
Hadiths relatant la vie, le caractère et les particularités du Prophète ﷺ.
403 hadiths dans ce thème.
Le pire acte des polythéistes envers le Prophète ﷺ : 'Ouqba ibn Abi Mou'ayt
Urwah ibn Az-Zubayr a dit : « J'ai interrogé 'Abdullah ibn 'Amr sur le pire acte que commirent les polythéistes à l'égard du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), il me répondit : "J'ai vu 'Uqbah ibn Abî Mu'ayṭ venir vers le Prophète (sur lui la paix et le salut) pendant qu'il accomplissait la prière, il mit alors son vêtement autour du cou du Prophète et l'étrangla fortement. Abû Bakr vint aussitôt, repoussa 'Uqbah et s'exclama : {( Allez-vous tuer un homme parce qu'il proclame : mon Seigneur est Allah ! Et qu’il est venu à vous muni de preuves [évidentes] de la part de votre Seigneur ? )} [Coran : 40/28].
Ô Allah ! Certes, je l’aime ! Aime-le, et aime ceux qui l’aiment !
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « J’étais avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dans l'un des marchés de Médine. Il s’en alla et je m’en allai également. Il dit : "Où est bébé ?", trois fois. Puis : "Appelle Al-Ḥassan ibn ‘Alî !" Alors, Al-Ḥassan ibn ‘Alî se leva, il avait un collier autour du cou. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) fit ainsi avec ses mains et Al-Ḥassan fit de même. Il le serra contre lui et dit : "Ô Allah ! Certes, je l’aime ! Aime-le, et aime ceux qui l’aiment !" » Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) dit : « Dès lors, personne ne m'était plus cher qu’Al-Ḥassan ibn ‘Alî, après que le Messager d’Allah ait dit ce qu’il avait dit ! »
'Aïcha n'a jalousé aucune épouse autant que Khadija
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Je n’ai jamais jalousé l’une des femmes du Prophète (sur lui la paix et le salut), à l’exception de Khadîjah, que je n’ai pourtant pas connue ! » Elle précisa : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) sacrifiait un mouton, il disait : "Envoyez-en aux amies de Khadîjah !" » Elle poursuivit : « Un jour, alors que je le mis en colère, j’ai dit : "Khadîjah !" Alors, il a dit : "Le fait de l’aimer m’a été octroyé." »
Le Prophète ﷺ n'a épousé que Khadija jusqu'à sa mort
ʽA’ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) n’épousa pas d’autres femmes que Khadîjah, jusqu'à ce qu’elle ne meurt. »
« Ô 'Aïch ! Voici Gabriel qui te transmet le salut ! »
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Un jour, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Ô ʽÂ'ish ! Voici Jibrîl qui te transmet le salut !" Alors, j'ai dit : "Et sur lui la paix et la miséricorde d'Allah ainsi que Ses bénédictions ! Tu vois ce que je ne vois pas." » Elle signifiait par-là le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut).
Asiya, Marie et la supériorité de 'Aïcha comme celle du tharid
Abû Mûsâ (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Beaucoup d’hommes ont atteint la complétude, mais parmi les femmes seules Âssiah, la femme de Pharaon, et Marie, la fille de 'Imrân l’ont atteinte. Et le mérite de ʽÂ'ishah par rapport aux autres femmes est comme le mérite du " tharîd " par rapport au reste des autres mets. »
Certes, je sais lorsque tu es satisfaite de moi et lorsque tu es en colère contre moi.
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui a dit : "Certes, je sais lorsque tu es satisfaite de moi et lorsque tu es en colère contre moi." » Elle a dit : « J'ai rétorqué : "Et d'où sais-tu cela ? - Il a répondu : Lorsque tu es satisfaite de moi, tu dis : 'Non, par le Seigneur de Muḥammad !' Et lorsque tu es en colère contre moi, tu dis : 'Non, par le Seigneur d'Abraham !' » Elle a dit : « J'ai alors dit : "En effet ! Par Allah, ô Messager d'Allah, je ne délaisse que ton nom !" »
Le plus miséricordieux envers les enfants : Ibrahim allaité dans la banlieue de Médine
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je n’ai jamais vu quelqu'un qui soit plus miséricordieux envers les enfants que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). » Il a dit : « Il faisait allaiter Ibrâhîm dans la banlieue de Médine. Nous l’accompagnions lorsqu’il partait et entrait dans la maison, qui était pleine de fumée, car celui qui le gardait était forgeron. Il le prenait, l’embrassait, puis repartait ». ‘Amr a dit : « Lorsqu’Ibrâhîm mourut, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Ibrâhîm est mon fils et il est mort alors qu’il tétait encore ! Il a deux nourrices qui parachèvent son allaitement au Paradis." »
Ibrahim, le fils du Prophète ﷺ : « Il a une nourrice au Paradis »
Al-Barâ’ (qu'Allah l'agrée) relate : « Quand Ibrâhîm (sur lui la paix) décéda, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Certes, il a une nourrice au Paradis !" »
Ouhoud : le Prophète ﷺ monte sur le rocher grâce à Talha, « Talha a gagné ! »
Az-Zubayr ibn Al-‘Awwâm (qu’Allah l’agrée) relate : « Le jour de Uḥud, le Prophète (sur lui la paix et le salut) portait deux cottes de mailles. Lorsqu’il se dressa vers le rocher, il ne put le surmonter. Il fit donc asseoir Ṭalḥah en-dessous de lui et monta jusqu’à se tenir sur le rocher. J’ai alors entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : "Ṭalḥah a gagné !" »
Certes, chaque Prophète a un apôtre et le mien est Az-Zubayr !
Jâbir ibn ‘Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit, le jour de la Bataille des Coalisés : "Qui pourrait me ramener des nouvelles des gens ? - Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) répondit : Moi ! - Puis, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a de nouveau demandé : Qui pourrait me ramener des nouvelles de ces gens ? - Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) répondit de nouveau : Moi ! - Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : Certes, chaque Prophète a un apôtre et le mien est Az-Zubayr !" »
Compte six choses avant que ne survienne l’Heure
‘Awf ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Je vins auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) lors de la bataille de Tabûk alors qu’il était sous une tente faite de peau. Il me dit : "Compte six choses avant que ne survienne l’Heure : ma mort, puis la conquête de Jérusalem, puis la mort se répandra parmi vous comme la variole chez le mouton, puis une profusion d’argent, à tel point que l’homme recevant cent pièces d’or sera mécontent, puis une épreuve à laquelle aucune maison arabe n'échappera, puis une trêve entre vous et les Byzantins. Mais ils vous trahiront et vous attaqueront à la tête de quatre-vingt étendards, chaque étendard sera composé de douze mille hommes." »
Comment était la prière du Messager de Dieu ﷺ pendant ramadân?
Abû Salamah ibn 'Abd Ar-Raḥmân (qu'Allah l'agrée) informe du fait qu'il a demandé à ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) comment était la prière du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pendant le mois de Ramadan. Elle répondit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) n'a jamais accompli plus de onze unités, ni pendant, ni en dehors du mois de Ramadan. Il accomplissait quatre unités de prière, et ne me demande pas de te décrire leur perfection et leur longueur. Ensuite, il accomplissait quatre unités de prière, et ne me demande pas de te décrire leur perfection et leur longueur. Puis, il accomplissait trois unités de prière. » ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « J’ai demandé : "Ô Messager d'Allah ! Dors-tu avant d'accomplir la prière du Witr ?" Il m’a répondu : "Ô ʽÂ'ishah ! Certes, mes yeux dorment, mais mon cœur ne dort pas !" »
Délaisser une œuvre aimée de crainte qu'elle devienne obligatoire
ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Il arrivait que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) délaisse une œuvre, alors qu’il aimait la pratiquer, de crainte que les gens ne la pratiquent à leur tour et qu’elle devienne obligatoire pour eux. Je n'ai jamais vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) faire la prière surérogatoire de la matinée, alors que moi, je l'accomplissais. »
'Aïcha raconte la maladie du Messager d'Allah ﷺ : « Les gens ont-ils prié ? »
Ubaydullâh ibn 'Abdillâh ibn 'Utbah relate : « Je suis entré chez ʽÂ'ishah et j'ai demandé : "Pourrais-tu m'évoquer le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), lorsqu'il tomba malade ? - Oui, dit-elle : Alors qu'il était devenu très faible, le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : "Les gens ont-ils prié ? - Nous dîmes : Non, ils t'attendent ! - Il dit : Mettez-moi de l'eau dans la bassine !" » Elle dit : « Nous le fîmes donc et il se lava. Essayant ensuite de se relever, il s'évanouit, puis reprit connaissance et demanda : " Les gens ont-ils prié ? - Nous dîmes : Non, ils t'attendent ô, Messager d'Allah ! - Il dit : Mettez-moi de l'eau dans la bassine !" » Elle dit : « Il s'assit alors et se lava. Essayant de se relever, il s'évanouit puis reprit connaissance et demanda : "Les gens ont-ils prié ? - Nous dîmes : Non, ils t'attendent, ô Messager d'Allah ! - Il dit : Mettez-moi de l'eau dans la bassine !" » Elle dit : « Il s'assit alors et se lava. Essayant de se relever, il s'évanouit, puis reprit connaissance et demanda : "Les gens ont-ils prié ? - Nous dîmes : Non, ils t'attendent, ô, Messager d'Allah !" Les gens étaient dans la mosquée, à attendre le Prophète (sur lui la paix et le salut) pour la prière du crépuscule. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya alors quelqu'un pour dire à Abû Bakr de diriger la prière. Lorsque l'envoyé en question arriva à lui, il dit : "Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'ordonne de diriger la prière !" Abu Bakr, qui était un homme sensible, dit alors : "Ô, 'Umar ! Dirige la prière !" Mais 'Umar lui répondit : "Tu en es plus digne ! " Abu Bakr dirigea donc la prière pendant plusieurs jours, puis, se sentant mieux, le Prophète (sur lui la paix et le salut) sortit pour la prière du midi, soutenu par deux hommes - dont l'un était Al-'Abbâs - alors qu'Abû Bakr était en train de diriger la prière. A sa vue, Abû Bakr voulut reculer, mais le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui fit signe de ne pas reculer et dit : "Asseyez-moi à côté de lui !" Ils l'asséyèrent donc à côté d'Abû Bakr. » Il dit : « Abu Bakr se mit à prier en suivant la prière du Prophète (sur lui la paix et le salut), et les gens suivaient la prière d'Abû Bakr, alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) était assis." » 'Ubaydullâh dit : « J'entrai ensuite chez Ibn 'Abbâs et dis : "Veux-tu que je t'expose ce que ʽÂ'ishah m'a relaté à propos du Prophète (sur lui la paix et le salut) lorsqu'il était malade ? - Il dit : Raconte !" - Je lui rapportai donc ce qu'elle m'avait relaté. Il n'en démentit rien, mais me demanda simplement : "T'a-t-elle donné le nom de l'homme qui était avec Al-'Abbâs ? - Non, répondis-je. - Il dit : Il s'agit de ʽAli ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée)." »
Le mariage temporaire autorisé trois jours l'année d'Awtas, puis interdit
Iyâs ibn Salamah relate de son père qu'il a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) autorisa, l'année de [la bataille] d'Awṭâss, le mariage temporaire pendant trois jours, puis il l'interdit. »
Le Prophète ﷺ faisait le tour de ses épouses en ne faisant qu'un seul lavage
Anas (qu'Allah l'agrée) relate : « Certes, le Prophète (sur lui la paix et le salut) faisait le tour de ses épouses en n'effectuant qu'un seul lavage [rituel]. »
Le repas de mariage de deux mesures d'orge
Ṣafiyyah bint Shaybah (qu'Allah l'agrée) a dit : « A l'occasion de son mariage avec l'une de ses épouses, le Prophète (sur lui la paix et le salut) donna un repas composé de deux mesures d'orges équivalentes chacune à l'anse de deux mains accolées. »
Le mariage avec Safiyya entre Khaybar et Médine : le repas sans pain ni viande
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) séjourna trois jours entre Khaybar et Médine, on lui monta une tente afin qu'il consomme son mariage avec Ṣafiyyah. J'ai invité les musulmans à son repas de noces auquel il n'y avait ni pain, ni viande. Il ordonna à Bilâl d'étaler uniquement des tapis de peaux sur lesquels furent servis des dattes, du fromage fait de lait aigre et du beurre rance. Les musulmans dirent alors : "Cela concerne soit l'une des mères des croyants, soit l'une de ses esclaves concubines." Puis, ils dirent : "S'il lui a mis un voile, c'est l'une des mères des croyants ; mais s'il ne lui a pas mis de voile, c'est une esclave concubine !" Lorsqu'on se remit en marche, il l'installa derrière lui et étendit le voile. »
Oumm Salama : « Il n'y a rien chez toi qui serait un motif de mépris pour moi »
Umm Salamah (qu'Allah l'agrée) relate que lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) l'a épousée, il séjourna trois jours chez elle et lui a dit : « Il n'y a rien chez toi qui serait un motif de mépris pour moi. Si tu le souhaites, je resterais sept nuits avec toi, mais si je le fais avec toi, il faudra que je le fasse avec chacune de mes épouses ! »
Le Messager d'Allah ﷺ aimait le sucré et le miel
ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) affectionnait particulièrement le sucré et le miel. Quand il avait prié la prière du milieu de l'après-midi (Al-‘aṣr), il passait voir ses épouses et flirtait avec elles. Il entra chez Ḥafṣah et s'attarda plus que de coutume. Je m'enquis de ce retard et j'appris qu'une proche de Ḥafṣah lui avait offert une outre de miel et qu'elle en fit boire une gorgée au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Je dis alors : "Par Allah ! Nous allons user d'astuces avec lui !" J'en parlai à Sawdah et lui dis : "Quand il viendra te voir et qu'il s'approchera de toi, dis-lui : 'Ô Messager d'Allah ! Aurais-tu mangé des maghâfîr ? - Il te répondra : Non ! - Demande-lui alors : Quelle est cette odeur alors ? [Il était connu que le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne supportait pas qu'on sente de lui une mauvaise odeur] - Il te dira : Ḥafṣah m'a donné une gorgée de miel. - ce à quoi tu répondras : Ses abeilles ont butiné le ʽUrfuṭ !'. Je lui tiendrai le même discours et toi Ṣafiyyah, fais-en de même !" Quand le Prophète (sur lui la paix et le salut) entra chez Sawdah, celle-ci me dit : "Par Celui en dehors Duquel il n'y a pas de divinité ! Par peur de tes reproches, j'ai failli lui en parler alors qu'il n'était qu'à la porte !" Lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'approcha, elle lui demanda : "Ô Messager d'Allah ! Aurais-tu mangé des maghâfîr ? - Non ! répondit-il. Elle demanda ensuite : Quelle est cette odeur alors ? - Il dit : Ḥafṣah m'a donné une gorgée de miel. - Ce à quoi elle répliqua : Ses abeilles ont butiné le ʽUrfuṭ !" Quand le Prophète (sur lui la paix et le salut) entra chez moi, je lui dis la même chose, et Ṣafiyyah fit de même lorsqu'il lui rendit visite. Lorsqu'il arriva chez Ḥafṣah, elle demanda : "Ô Messager d'Allah ! Veux-tu que je t'en serve ? - Il répondit : Non, je n'en ai pas besoin !" » ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) ajouta : « Sawdah s'écria : "Gloire et Pureté à Allah ! Par Allah, nous l'en avons privé ! - Tais-toi !" lui dis-je. »
« Chez qui serai-je demain ? » : la dernière maladie du Messager d'Allah ﷺ
ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) relate qu'il arrivait au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) de demander, lors de la maladie qui entraîna sa mort : « Chez qui serai-je demain ? Chez qui serai-je demain ? », visant en cela le jour de ʽÂ`ishah (qu’Allah l’agrée). Ses épouses l'autorisèrent alors à aller chez celle qu'il voulait. Il choisit donc de rester chez ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) et y demeura jusqu'à sa mort. ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) dit : « Il mourut dans ma maison, le jour qui correspondait à mon tour. Allah lui prit son âme, sa tête [posée] entre mon cou et mes poumons, et sa salive mélangée à la mienne. » Puis elle dit : « ʽAbduraḥmân le fils de Abû Bakr entra en se frottant les dents avec [un bâton] de siwâk, et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le suivit du regard. Je lui dis alors : "Donne-moi ce siwâk ʽAbdaraḥmân !". Il me le remit, j'en enlevai le bout, le mâchai, puis je le tendis au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ; il se frotta les dents avec, tout en étant adossé à ma poitrine. »
Le tirage au sort des épouses avant le voyage
ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) dit : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) voulait voyager, il tirait au sort entre ses épouses et prenait avec lui celle qui était désignée. Lors d'une expédition militaire, il tira au sort entre nous ; je fus désignée et je pus ainsi l'accompagner. Ceci se déroula après l'instauration de l'obligation du voile. »
Les captives d'Awtas : pas de rapport avant l'accouchement ou un cycle
Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit au sujet des captives de la bataille de Awṭâs : « Pas de rapport intime avec celle qui est enceinte, jusqu'à ce qu'elle accouche ; ni avec celle qui n'est pas enceinte, jusqu'à ce qu'elle ait une période de règles. »