Sahih Mouslim — page 99
صحيح مسلم
Compilé par Mouslim ibn al-Hajjâj. 2 623 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
« Ô Allah, fais miséricorde à ceux qui se rasent les cheveux ! »
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit : « Ô Allah, fais miséricorde à ceux qui se rasent les cheveux ! - Ils demandèrent : Et ceux qui se les coupent, ô envoyé d’Allah ? - Il dit alors : Ô Allah, fais miséricorde à ceux qui se rasent les cheveux ! - Ils demandèrent : Et ceux qui se les coupent, ô envoyé d’Allah ? - Il dit à nouveau : Ô Allah, fais miséricorde à ceux qui se rasent les cheveux ! - Ils demandèrent : Et ceux qui se les coupent, ô envoyé d’Allah ? - Il répondit : Et à ceux qui se les coupent ! »
Le maghrib et l'icha regroupés, sans prière entre les deux
Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l’agrée, lui et son père) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a regroupé la prière du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib») et celle du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`»), en appelant pour annoncer le début de l'accomplissement de chacune d’entre elles, sans faire d'autres prières entre les deux, ni après. »
La prière de la crainte : un groupe avec lui, l'autre face à l'ennemi
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Un jour, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous dirigea dans la prière de la crainte (« ṣalâtu-l-khawf »). Un groupe se tint debout avec lui tandis qu’un autre groupe faisait face à l’ennemi. Il accomplit un cycle de prière avec ceux qui étaient avec lui, puis ils partirent. Ensuite, les autres vinrent et accomplirent un cycle avec lui. Et chacun des deux groupes rattrapa un cycle. »
Faire sortir les jeunes femmes et les femmes indisposées aux deux fêtes
Umm ʽAṭiyyah Nusaybah al-Anṣâriyyah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous a ordonné de faire sortir, à l'occasion des deux fêtes, les jeunes femmes ainsi que celles qui ne se montrent pas. Et il a ordonné aux femmes ayant leurs règles de s’éloigner du lieu de prière des musulmans. » Et dans une autre version : « Il nous était ordonné de sortir le jour de la fête. Au point que nous fassions sortir la fille vierge de chez elle, ainsi que la femme réglée. Ceci afin qu’elles puissent proclamer la grandeur d’Allah, être avec les gens et invoquer avec eux ; espérant bénéficier de la bénédiction de ce jour et de sa pureté. »
Qu’aucun d’entre vous ne prie dans un seul habit, sans rien sur ses épaules.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu’aucun d’entre vous ne prie dans un seul habit, sans rien sur ses épaules. »
'Abdallah ibn Sarjis : « Qu'Allah te pardonne ! - Ainsi qu'à toi ! »
Âṣim al-Aḥwal relate que 'Abdullah ibn Sarjis (qu'Allah l'agrée) a dit : « Un jour, je dis au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) : " Ô, Messager d'Allah ! Qu'Allah te pardonne ! - Ainsi qu'à toi ! " Dit-il. » 'Âṣim dit : « Je dis : " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a-t-il imploré le pardon en ta faveur ? - Oui, et pour toi aussi ! " dit-il, avant de réciter ce verset : {(Et implore le pardon pour tes péchés, ainsi que pour les croyants et les croyantes)}. [Coran : 47/19]. »
Les anges créés de lumière, les djinns d'un feu, Adam de ce qui vous a été décrit
ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Les Anges ont été créés de lumière, les Djinns d'un feu aux flammes noirâtres intenses, et Adam a été créé de ce qui vous a été décrit. »
Al-'Abbas aux côtés du Messager d'Allah ﷺ le jour de Hounayn
Abû Al-Faḍl Al-ʽAbbâs ibn ʽAbd Al-Muṭṭalib (qu'Allah l'agrée) dit : « J'étais présent avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le jour de Ḥunayn. Abû Sufyân ibn Al-Ḥârith ibn 'Abd Al-Muṭṭalib et moi tînmes compagnie au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sans le quitter. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) était sur une mule blanche. Lorsque les musulmans et les mécréants se rencontrèrent, les musulmans battirent en retraite. Alors, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se mit à faire courir sa mule vers les mécréants. Je tenais la bride de la mule du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pour l'empêcher de courir. Quant à Abû Sufyân, il tenait son étrier. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) enjoignit : " Ô 'Abbâs ! Appelle les compagnons du mimosa ! " » Al-‘Abbâs - qui était un homme à la voix retentissante - dit : « J’ai alors crié de toutes mes forces : " Où sont les compagnons du mimosa ? " Par Allah ! En entendant ma voix, ils rebroussèrent chemin comme les vaches qui reviennent vers leurs petits qui la réclament, répondant : " Nous voilà ! Nous voilà ! " Ils combattirent alors les mécréants tandis que les Anṣâr s'interpellaient : " Ô les Anṣâr ! Ô les Anṣâr : " Finalement, on appela la tribu des Banî Al-Ḥârith ibn Al Khazraj : " Ô les Banî Al-Ḥârith ibn Al-Khazraj ! Ô les Banî Al-Ḥârith ibn Al Khazraj ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui était sur sa mule, tendait le cou pour les regarder combattre et, à ce moment-là, il dit : " Maintenant, la bataille fait rage ! " Puis, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ramassa quelques cailloux et les jeta aux visages des mécréants en disant : " Ils sont vaincus, par le Seigneur de Muḥammad ! " Je me mis à regarder et constatai que, selon toute apparence, la bataille en était toujours au même point. Alors, par Allah, à peine leur avait-il lancé les cailloux que je vis qu'ils commencèrent à faiblir et à battre en retraite. " »
Sayḥân, Jayḥân, l’Euphrate et le Nil font tous partie des fleuves du Paradis.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Sayḥân, Jayḥân, l’Euphrate et le Nil font tous partie des fleuves du Paradis. »
Des Hadiths concernant le mérite des assises du rappel.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, Allah dépêche des Anges qui vont par les chemins en quête des gens qui évoquent Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur. Lorsqu’ils en trouvent, ils s’interpellent réciproquement : " Venez ! Ce que vous cherchez est là ! " C’est alors qu’ils les couvrent de leurs ailes jusqu’au ciel le plus bas et leur Seigneur leur demande alors, bien qu’Il le sache mieux [que quiconque] : " Que disent Mes serviteurs ? - Ils répondent : Seigneur ! Ils Te glorifient, Te vénèrent, Te louent et font Tes éloges. - Il demande : M’ont-ils vu ? - Ils répondent : Non ! Par Allah ! Ils ne T’ont jamais vu. - Il demande : Qu’auraient-ils fait s’ils M’avaient vu ? - Ils répondent : S’ils T’avaient vu, ils auraient été plus fervents dans Ton adoration, plus assidus dans Tes louanges et plus ardents dans Ta glorification. - Il demande : Que demandent-ils ? - Ils répondent : Ils Te demandent le Paradis. - Il demande : L’ont-ils déjà vu ? - Ils répondent : Non, par Allah ! Ils ne l’ont jamais vu. - Il demande : Qu’en serait-il s’ils l’avaient vu ? - Ils répondent : S’ils l’avaient vu, ils y tiendraient encore plus, le demanderaient avec plus de force et le désireraient avec plus d’ardeur. - Il demande : Contre quoi demandent-ils Ma protection ? - Ils répondent : Contre l’Enfer. - Il demande : L’ont-ils déjà vu ? - Ils répondent : Non, par Allah ! Ils ne l’ont jamais vu. - Il demande : Qu’en serait-il donc s’ils l’avaient vu ? - Ils répondent : S’ils l’avaient vu, ils le fuiraient encore plus et le craindraient davantage. - Alors, Il dit : Je vous prends à témoins que Je les ai pardonnés ! - L’un des Anges dit : Il y a parmi eux untel qui ne fait pas partie de leur cercle. Il y est seulement venu pour une affaire le concernant. - Il dit : Ils représentent les gens d’une assise dont quiconque leur tient compagnie ne saurait être malheureux. » Et dans une autre version, Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, Allah a des Anges itinérants de très grand mérite. Ils vivent à la recherche des cercles d’évocation d’Allah. Dès qu’ils trouvent une réunion où l’on évoque Allah, ils s’y assoient. Ils se couvrent les uns les autres de leurs ailes jusqu’à remplir l’espace entre eux et le ciel inférieur. Une fois que le cercle se disperse, ces Anges remontent au ciel. Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, leur demande (bien qu’Il le sache mieux qu'eux) : " D’où venez-vous ? - Ils répondent : De la terre où se trouvent quelques-uns de Tes honorables serviteurs qui proclament Ta gloire, Ta grandeur, Ton Unicité et Ta louange et qui T’adressent leurs demandes. - Il dit : Et que Me demandent-ils ? - Ils répondent : Ils Te demandent Ton Paradis. - Il dit : Ont-ils déjà vu Mon Paradis ? - Ils répondent : Non, ô notre Seigneur ! - Il demande : Qu’en serait-il donc s’ils avaient vu Mon Paradis ? - Ils disent : Et ils se mettent sous Ta protection. - Il demande : Contre quoi ? - Ils répondent : Contre Ton Enfer, ô notre Seigneur ! - Il demande : Ont-ils déjà vu Mon Enfer ? - Ils répondent : Non ! Il demande : Que feraient-ils s’ils avaient vu Mon Enfer ? - Ils disent : Et ils Te demandent de les pardonner. - Il dit alors : Je les ai effectivement pardonnés, Je leur ai donné ce qu’ils demandent et Je les ai protégés contre ce qu’ils craignent. - Ils disent : Seigneur ! Il y a parmi eux Untel, un grand fauteur. Il était simplement de passage et s’est assis parmi eux. - Il dit : Je l’ai également absous, car ce sont les membres d’une assise dont quiconque s’assoit avec eux ne saurait être malheureux. " »
« J'ai dirigé mon visage vers Celui qui a créé les cieux et la terre »
Alî ibn Abî Ṭâlib (qu’Allah l’agrée) relate que lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se levait pour prier, il disait : « J’ai dirigé, en tant que monothéiste, mon visage vers Celui qui a créé les Cieux et la Terre et je ne suis pas du nombre des polythéistes ! Ma prière, mes rites, ma vie et ma mort sont voués à Allah, le Seigneur de l’Univers, sans rien Lui associer ! Voilà ce qui m’a été ordonné et je suis du nombre des soumis. Ô Allah ! Tu es le Souverain ! Il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] en dehors de Toi ! Tu es mon Seigneur et je suis Ton serviteur ! J’ai été injuste envers moi-même et je reconnais mes péchés, alors pardonne-moi tous mes péchés, car Toi seul pardonnes les péchés ! Guide-moi vers les meilleurs caractères, car Toi seul guides vers les meilleurs caractères ! Débarrasse-moi des mauvais caractères, car Toi seul débarrasses des mauvais caractères ! J’accoure vers Toi ! Tout le bien est entre Tes mains et le mal ne vient pas de Toi ! Je vais par Toi et vers Toi ! Béni et Éxalté sois-Tu ! J’implore Ton pardon et je me repens à Toi ! » Et lorsqu’il était incliné, il disait : « Ô Allah ! C’est pour Toi que je m’incline, c’est en Toi que je crois et c’est à Toi que je me soumets ! Mon ouïe, ma vue, ma chair, mes os et mes nerfs se recueillent devant Toi ! » En se relevant, il disait : « Ô Allah ! Notre Seigneur ! Loué sois-Tu, autant que pour remplir les Cieux, pour remplir la Terre, pour remplir ce qui se trouve entre les deux et pour remplir tout ce que Tu veux d’autre ! » Et lorsqu’il était prosterné, il disait : « Ô Allah ! C’est pour Toi que je me prosterne, c’est en Toi que je crois, c’est à Toi que je me soumets ! Mon visage s’est prosterné devant Celui qui l’a créé, qui lui a donné forme et qui en a sorti l’ouïe et la vue ! Béni soit Allah, le Meilleur des Créateurs ! » Enfin, entre les éloges et les salutations, l'une des dernières choses qu’il disait était : « Ô Allah ! Pardonne-moi pour ce que j’ai accompli et ce que j’accomplirai, pour ce que j’ai accompli en privé et ce que j’ai accompli en public, pour mes excès et pour ce que tu connais mieux que moi ! Tu es Celui qui avance les choses et Celui qui les recule ! Il n’y a aucune divinité, digne d’adoration, en dehors de Toi ! »
Le lien familial et la promesse d'Allah de garder un lien avec celui qui le garde
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah créa la création et quand Il eut fini, le lien familial s'est dressé et a saisi la taille du Miséricordieux. Allah lui dit : " Doucement ! - Il dit : Voici la place de celui qui se réfugie auprès de Toi contre la rupture ! - Il dit : Ne te convient-il pas que Je garde un lien avec celui qui te garde et que Je rompe avec celui qui te rompt ? - Il dit : Si, Seigneur ! - Il dit : Eh bien ! Il en est ainsi ! " ». Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Lisez, si vous voulez : {(Si vous vous détournez, irez-vous donc semer la corruption sur terre et rompre vos liens familiaux ?)} ». [Coran : 47/22]
L'ouverture de la prière de nuit : « Ô Allah, notre Seigneur ! Loué sois-Tu ! »
Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) se levait pour prier la nuit, il disait [en ouverture de sa prière nocturne] : " Ô Allah, notre Seigneur ! Loué sois-Tu ! Tu es le gardien des Cieux et de la Terre. Loué sois-Tu ! Tu es le Maître des Cieux, de la Terre et de leurs habitants. Loué sois-Tu ! Tu es la Lumière des Cieux, de la Terre et de leurs habitants. Tu es la vérité, Ta Parole est la vérité, Ta promesse est la vérité, Ta rencontre est la vérité, le Paradis est une vérité, l’Enfer est une vérité, l’Heure est une vérité. Ô Allah ! C’est à Toi que je me suis soumis, c’est en Toi que j’ai cru, c’est en Toi que je place ma confiance, c’est par Toi que j’argumente contre autrui et c’est Toi que je prends pour juge. Pardonne-moi donc ce que j’ai fait et ce que je ferai, ce que j’ai fait en privé et ce que j’ai fait en public, et ce que Tu connais mieux que moi. Il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] en dehors de Toi ! »
Il n’est pas un jour où Allah affranchit autant de gens de l’Enfer que le jour de ’Arafah.
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il n’est pas un jour où Allah affranchit autant de gens de l’Enfer que le jour de ’Arafah. Ce jour-là, Il s’approche et les vante auprès des Anges. Puis, Il leur demande : " Que désirent donc ces gens ? " »
« Notre Seigneur découvrira Sa jambe »
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Notre Seigneur découvrira Sa jambe, tout croyant et toute croyante se prosterneront alors devant Lui. Il ne restera que ceux qui se prosternaient par ostentation et pour la renommée en ce bas monde. Lorsque l’un d’entre eux voudra se prosterner, son dos deviendra telle une plaque. »
« Lorsque Mon serviteur avance d'un empan vers Moi »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, Allah a dit : " Lorsque Mon serviteur avance d’un empan vers Moi, J’avance d’une coudée vers lui. Lorsqu’il avance d’une coudée vers Moi, J’avance d’une brasse vers lui. Et lorsqu’il avance d’une brasse vers Moi, J’avance vers lui plus rapidement encore. " »
La jalousie de Sa'd ibn 'Oubada
Al-Mughîra ibn Shu'bah (qu’Allah l’agrée) relate : « Sa'd ibn 'Ubâdah (qu’Allah l’agrée) dit un jour : " S'il m'arrivait de voir un homme avec ma femme, je lui mettrai un coup de sabre, et pas avec sa largeur ! " Cela arriva aux oreilles du Prophète (sur lui la paix et le salut) qui dit : " Vous étonnez-vous de la jalousie de Sa'd ? Par Allah ! Je suis plus jaloux que lui et Allah est plus jaloux que moi ! C'est parce qu'Allah est jaloux qu'Il a interdit les turpitudes, qu'elles soient apparentes ou cachées. Personne n'est plus jaloux qu'Allah et personne n'aime plus qu'Allah les excuses. C'est pour cette raison qu'Il a envoyé les Messagers, annonciateurs et avertisseurs. Personne n'aime plus les éloges qu'Allah et c'est pourquoi Il a promis le Paradis. " »
« Ô Allah ! Délivre 'Ayyach ibn Abi Rabi'a ! »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) disait, en relevant la tête, lors la dernière unité de prière de l’aube : « Ô Allah ! Délivre ‘Ayâsh ibn Abî Rabi’ah ! Ô Allah ! Délivre Salamah ibn Hishâm ! Ô Allah ! Délivre Al-Walîd ibn Al-Walîd ! Ô Allah ! Délivre les faibles opprimés parmi les croyants ! Ô Allah ! Durcis Ton châtiment contre la tribu de Muḍar et fais-leur subir des années de famine semblables à celles qui ont sévi à l’époque [du Prophète] Yûsuf ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a encore dit : « Quant à la tribu de Ghifâr, qu’Allah lui pardonne ! Et la tribu d’Aslam, qu’Allah lui accorde la paix ! » Ibn Abî Az-Zinâd ajouta, d’après son père, que le Prophète (sur lui la paix et le salut) adressait ces invocations lors de la prière de l’aube.
La lune fendue en deux à l'époque du Messager d'Allah ﷺ
‘Abdullah ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate : « A l’époque du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), la lune s’est fendue en deux parties : une partie était cachée par la montagne et l’autre était au-dessus de la montagne. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : " Ô Allah ! Sois témoin ! " »
Personne n'est plus patient qu'Allah face à ce qui Lui déplaît
Abû Mûsâ (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Personne – ou rien – n’est plus patient, à l’écoute de ce qui lui déplait, qu’Allah : ils lui attribuent un enfant, et Lui, Il leur accorde la santé et assure leur subsistance. »
Allah a dit vrai et le ventre de ton frère ment ! Fais-lui boire du miel !
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate : « Un homme vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) et dit : " Mon frère souffre du ventre. - Il lui répondit : Fais-lui boire du miel ! " Lorsqu’il revint, il lui répéta à nouveau : " Fais-lui boire du miel ! " et lorsqu’il revint une troisième fois, il lui répéta encore : " Fais-lui boire du miel ! " La quatrième fois, l’homme rétorqua : " Je l’ai fait ! " Alors, il dit : " Allah a dit vrai et le ventre de ton frère ment ! Fais-lui boire du miel ! " Il lui fit donc encore boire du miel et son frère guérit. »
« Verrons-nous notre Seigneur au Jour de la Résurrection ? »
Abû Saʽîd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate : « Nous dîmes : " Ô Messager d'Allah ! Verrons-nous notre Seigneur au Jour de la Résurrection ? - Il répondit : Éprouvez des difficultés à voir le soleil ou la lune, lorsque le ciel est clair ? - Non ! répondîmes-nous. - Il dit alors : Ce jour-là, vous verrez votre Seigneur sans éprouver plus de difficultés que vous n’en avez à voir le soleil et la lune ! Ensuite, il dit : Un héraut appellera : " Que les gens de chaque groupe rejoignent ce qu'ils adoraient ! " Les adeptes de la croix rejoindront donc la croix, les adeptes des idoles rejoindront les idoles et les adeptes des différents dieux rejoindront leurs dieux, jusqu'à ce qu'il ne reste que ceux qui adoraient Allah, pieux et pécheurs, ainsi que quelques rares rescapés des gens du livre. On amènera l'Enfer et on l'exposera, tel un nuage. On demandera aux juifs : Qu'adoriez-vous ? Ils diront : Nous adorions 'Uzayr, le fils d'Allah ! Il leur sera alors dit : Vous avez menti ! Allah n'a ni épouse, ni enfant ! Que voulez-vous donc ? - Ils diront : Nous voulons que tu nous donnes à boire ! - Il leur sera alors dit : Buvez ! Et c'est alors qu'ils tomberont les uns après les autres en Enfer. Ensuite, il sera demandé aux chrétiens : Qu'adoriez-vous ? - Ils diront : Nous adorions le messie, fils d'Allah ! Il leur sera alors dit : Vous avez menti ! Allah n'a ni épouse, ni enfant ! Que voulez-vous donc ? - Ils diront : Nous voulons que tu nous donnes à boire ! Il leur sera dit : Buvez ! Et c'est alors qu'ils tomberont les uns après les autres en Enfer. Il ne restera alors que ceux qui adoraient Allah, pieux et pécheurs. Il leur sera demandé : Qu'est-ce qui vous retient, alors que les gens sont partis ? - Ils diront : Nous nous sommes séparés d'eux alors que nous avions davantage besoin d'eux qu'aujourd'hui ! Nous avons entendu un héraut appeler : " Que les gens de chaque groupe rejoignent ce qu'ils adoraient ! " et nous ne faisons qu'attendre notre Seigneur ! Al-Jabbâr [qui est l’un des Noms d’Allah] viendra alors à eux, sous un aspect différent que celui sous lequel ils l'ont vu la première fois et dira : " Je suis votre Seigneur ! - Ils diront : Tu es notre Seigneur ! " Et seuls les Prophètes s'adresseront à lui. Il dira : " Y'a t-il, entre vous et lui, un signe par lequel vous pouvez le reconnaître ? - Ils diront : La jambe ! " C'est alors qu'Il dévoilera Sa jambe et tout croyant se prosternera, à l'exception de celui qui se prosternait par ostentation. Quand il voudra se prosterner, son dos deviendra tel une seule vertèbre. Puis on amènera le pont, que l'on dressera au milieu de l'Enfer. Nous dîmes : " Ô, Messager d'Allah ! Qu'est-ce que le pont ? - Il dit : Un endroit glissant, doté de crochets et d'une grande épine crochue, que l'on trouve au Najd, qui s'appelle As-Sa'dân. Le croyant y passera comme un clin d'œil, comme l'éclair, comme le vent, comme les chevaux pur-sang et comme l'homme sur sa monture. L'un s'en sortira sain et sauf, l'autre s'en sortira blessé et l'autre encore sera renversé dans le feu de l'Enfer. Le dernier d'entre eux sera littéralement traîné. Le croyant, ce jour-là, insistera auprès d'Allah en faveur de ses frères, plus que vous ne le faîtes avec moi lorsque vous êtes sûrs d'être dans votre droit, et ce, quand ils se rendront compte qu'ils ont été sauvés. Ils diront : Notre Seigneur ! Nos frères ! Ils priaient avec nous, jeûnaient avec nous et œuvraient avec nous ! - Allah dira : Allez donc ! Celui que vous trouverez et qui porte dans son cœur le poids d'une pièce de foi, faites-le sortir ! Allah préservera leur aspect du feu. Quand ils se rendront auprès d'eux, certains auront baigné dans le feu jusqu'aux pieds, d'autres jusqu'à la moitié de leurs jambes. Ils en sortiront ceux qu'ils reconnaîtront avant de revenir. Il leur dira : Allez donc ! Celui que vous trouverez et qui porte dans son cœur le poids d'une demi-pièce de foi, faites-le sortir ! Ils en sortiront donc ceux qu'ils reconnaîtront, avant de revenir. Il leur dira : Allez donc ! Celui que vous trouverez et qui porte dans son cœur le poids d'une minuscule fourmi de foi, faites-le sortir ! Ils en sortiront donc ceux qu'ils reconnaîtront. » Abû Sa'îd (qu’Allah l’agrée) dit : « Si vous ne me croyez pas, lisez : {( Certes Allah ne lèse (personne), fût-ce du poids d'une minuscule fourmi ; Il multiplie la bonne action, et accorde une énorme récompense. )}. [Coran : 4/40] Les Prophètes, les Anges et les croyants intercéderont et Al-Jabbâr dira : " Il reste mon intercession ! " Il saisira une poignée en Enfer et en fera sortir des gens déjà carbonisés. Ils seront jetés dans une rivière, située au bord du Paradis appelée : " l'eau de la vie ", et ils repousseront sur ses bords comme un grain pousse dans l'écume d'un torrent. Vous pouvez les voir du côté de l'arbre et du côté du rocher. La face tournée vers le soleil est verte et celle tournée vers l'ombre est blanche. Ils sortiront comme des perles et l'on mettra des colliers gravés à leurs cous. Ils entreront au Paradis et ses habitants diront : " Ce sont les affranchis du Miséricordieux, il les a fait entrer au Paradis sans qu'il n'aient fait aucune œuvre, ni aucun bien ! " On leur dira : " Vous avez ce que vous avez vu et l'équivalent en plus ! " »
L'histoire de Moïse (sur lui la paix) avec Al-Khaḍir
Sa῾îd ibn Jubayr dit : « J'ai dit à Ibn ῾Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) : Nawf Al-Bakâlî prétend que Moïse (Moïse, le compagnon d’Al-Khaḍir) n’est pas celui des Banî Isrâ’îl, mais un autre Moïse. » ‘Abdullah ibn ῾Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) répliqua : « Il a menti, l’ennemi d’Allah ! » Puis, il poursuivit en disant : « Ubay ibn Kaʽb nous a relaté que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " Moïse, le Prophète, se leva pour prononcer un discours aux Banî Isrâ’îl, et quelqu’un l’interrogea : Qui est le plus savant des gens ? - C’est moi le plus savant ! répondit-il. " Allah lui reprocha de ne pas Lui avoir attribué le savoir et Il lui révéla : " Certes, l'un de Mes serviteurs, au confluent des deux mers, est plus savant que toi ! - Seigneur, demanda Moïse, comment pourrais-je le rencontrer ? - Prends un poisson dans un panier, et là où tu perdras le poisson, tu le trouveras ! " Moïse se mit alors en route, accompagné de son disciple Yûshaʽ ibn Nûn (Josué), avec un poisson dans le panier. Arrivés près d’un rocher, Moïse et son compagnon y posèrent la tête et s’endormirent. Le poisson se faufila hors du panier et prit son chemin dans la mer ! Ce fut un phénomène merveilleux pour Moïse et son compagnon [plus tard, lorsqu'ils s’en aperçurent]. Ils poursuivirent leur route durant ce jour et la nuit suivante. Au matin, Moïse dit à son compagnon : " Sers-nous notre déjeuner, ce voyage nous a bien fatigués ! " Moïse ne sentit la fatigue que lorsqu’il eut dépassé l’endroit désigné. " Vois-tu, dit son disciple, lorsque nous avons cherché abri auprès du rocher, j’ai oublié de surveiller le poisson ! -C’est bien cela que nous cherchions ! " dit Moïse. Et ils revinrent sur leurs pas. Arrivés au rocher, ils trouvèrent un homme couvert de son vêtement. " Que la paix soit sur toi ! lui dit Moïse. - Et comment se trouverait-il sur ta terre de la paix ? demanda Al-Khaḍir. - Je suis Moïse, s’annonça-t-il. - Le Moïse des Banî Isrâ’îl ? - Oui ! répondit-il. Me permets-tu de te suivre afin de m’initier à cette sagesse que tu tiens d’Allah ? - Tu ne pourras jamais être patient en ma compagnie, répondit l’homme. Ô Moïse ! J’ai acquis un savoir de la part d’Allah que tu ignores, et tu as un savoir de la part d’Allah que j’ignore ! - Moïse dit : Tu me verras, s’il plaît à Allah, bien constant et soumis à tes ordres. " Ils firent route ensemble au bord de la mer mais ils ne disposaient pas de barque. Une barque vint à passer. Ils demandèrent aux marins de les prendre. Ayant reconnu Al-Khaḍir, ils les embarquèrent gratuitement. Un oiseau se posa sur le bord de la barque, plongea le bec une ou deux fois dans la mer, alors Al-Khaḍir dit à Moïse : " Nous n'avons pris, toi et moi, du savoir d’Allah que ce que cet oiseau vient de prélever de la mer par son bec ! " C’est alors qu’Al-Khaḍir arracha, à dessein, une planche de l’embarcation ! " Comment te conduis-tu ainsi ? Des gens qui nous ont transportés bénévolement et tu endommages leur barque pour les noyer ? dit Moïse. - Ne t’ai-je pas prévenu que tu perdrais vite patience en ma compagnie ? - Ne me tiens pas rigueur de mon oubli ! " dit Moïse. Ce fut la première omission de Moïse. Sur ce, ils reprirent leur chemin. Al-Khaḍir surprit un enfant qui jouait avec ses camarades. Il le prit par la tête et la lui arracha ! Moïse s’exclama : " Tu as tué un enfant innocent qui n’a pas commis de meurtre ? - Ne t’ai-je pas dit que tu perdrais vite patience à mes côtés ? " Ce fut là un avertissement plus sévère de la part d’Al-Khaḍir à Moïse, dit Ibn ῾Uyaynah. Ils poursuivirent leur chemin et parvinrent à un village. Ils demandèrent l’hospitalité à ses habitants. Mais, ceux-ci refusèrent de les accueillir. Ils trouvèrent dans ce village un mur qui menaçait de s’écrouler ! D'un geste de la main Al-Khaḍir le remit en bon état ! Moïse lui demanda : " Pourquoi ne réclames-tu pas un salaire pour ton travail ? - Cela suffit maintenant ! Nous sommes arrivés à un point où nous devons nous séparer ! " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse ! Comme nous aurions aimé que Moïse patiente afin qu’il nous raconte leurs évènements ! " »
L'Enfer demandera : « Y en a-t-il encore ? »
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « L’Enfer ne cessera de demander : " Y’en a-t-il encore ? " jusqu’à ce que le Seigneur de la Puissance y pose Son Pied. Puis, l’Enfer dira : " Assez ! Assez ! Par Ta Puissance ! " et sera replié une partie sur l’autre. »