Sahih Mouslim — page 100
صحيح مسلم
Compilé par Mouslim ibn al-Hajjâj. 2 623 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
La polémique entre le Paradis et l'Enfer
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le Paradis et l’Enfer ont polémiqué. L’Enfer a dit : " J’ai le privilège de recevoir les orgueilleux et les tyrans ! " Le Paradis a dit : " Et pourquoi, moi, je n’accueille que les gens faibles et les insignifiants ? " Allah dit au Paradis : " Tu n’es rien d’autre que Ma miséricorde par laquelle Je fais miséricorde à qui Je veux parmi Mes sujets ! " Puis, Il dit à l’Enfer : " Toi, tu n’es rien d’autre que Mon châtiment par lequel Je châtie qui Je veux parmi Mes sujets et chacun d’entre vous sera rempli ! " L’Enfer ne sera rempli que lorsqu’Allah, Béni et Exalté soit-Il, y posera Son pied et l’Enfer dira alors : " Assez ! Assez ! Assez ! " A ce moment-là, il sera rempli et se repliera sur lui-même. Et Allah n’est injuste envers aucune de Ses créatures. Quant au Paradis, Allah créera pour lui de nouvelles créatures. " »
La mauvaise action envisagée n'est inscrite que si elle est commise
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah dit : " Lorsque Mon serviteur envisage de commettre une mauvaise action, ne la lui inscrivez pas tant qu'il ne l'a pas commise. S’il la commet, inscrivez-la telle qu’elle. Et s'il la délaisse pour Moi, inscrivez-la-lui comme une bonne action. Si Mon serviteur envisage d’accomplir une bonne action et qu'il ne l'accomplit pas, inscrivez-la-lui comme une bonne action. Et s'il l'accomplit, inscrivez-la lui décuplée et majorée jusqu’à sept cent fois et plus encore ! " »
Les deux jardins d'argent et les deux jardins d'or
Abû Mûsâ Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il y a deux jardins dont les récipients et leur contenu sont en argent, et deux jardins dont les récipients et leur contenu sont en or. Entre les gens et la vue de leur Seigneur, il n’y a que le voile de l’orgueil sur Son Visage, dans le jardin d’Éden. »
Les gens du Paradis verront les occupants des appartements au-dessus d'eux
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Les gens du Paradis verront les occupants des appartements au-dessus d’eux, eu égard au mérite des uns sur les autres, de la même manière que vous voyez l’étoile brillante qui disparaît à l’horizon à l’est ou à l’ouest. » Les Compagnons s’exclamèrent : « Ô Messager d’Allah ! Ce sont là les rangs des Prophètes que nul autre qu’eux n’atteindra ! - Il répondit : Non ! Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main ! Ce sont des hommes qui ont cru en Allah et déclaré véridique les Envoyés ! »
Les demeures du Paradis vues comme les étoiles dans le ciel
Sahl ibn Saʽd (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Les gens du Paradis pourront apercevoir les demeures du Paradis, comme vous pouvez apercevoir les étoiles dans le ciel. »
Le grand lavage avec le reste de l'eau de Maymouna
Abdallah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) faisait son ablution majeure avec le reste de l’eau de Maymûnah (qu’Allah l’agrée).
La halte de fin de nuit en voyage : réveillés par la chaleur du soleil
Imrân ibn Ḥuṣayn (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « En voyage avec le Prophète (sur lui la paix et le salut), nous avançâmes de nuit et, vers la fin de celle-ci, nous fîmes une halte des plus douces qui soient pour le voyageur. Seule la chaleur du soleil nous sortit de notre sommeil, les premiers à se réveiller étant untel, puis untel, puis untel, puis 'Umar ibn al Khaṭṭâb. Quant au Prophète (sur lui la paix et le salut), on ne le réveillait jamais. On le laissait se réveiller de lui-même car on ne savait pas ce qui pouvait se passer pendant son sommeil. Quand 'Umar se réveilla et vit la situation, lui qui était un homme rude, il se mit à prononcer le takbîr [le fait de dire : « Allâhu Akbar ! » et qui signifie : « Allâh est plus Grand [que tout] à voix haute. Il continua de dire le takbîr et d'élever la voix jusqu'à réveiller le Prophète (sur lui la paix et le salut). Quand il se réveilla, les gens se plaignirent de ce qui était arrivé, mais il dit : « Ce n'est pas grave, prenez la route ! » Il reprit la route et, non loin de là, il fit halte, demanda de l'eau et fit les ablutions. On appela à la prière et les gens firent la prière. Quand il termina la prière, il aperçut un homme qui se tenait à l'écart et n'avait pas prié avec les autres. Il lui dit : « Qu'est-ce qui t'a empêché de prier avec les gens ? » Il dit : « Je suis en état de grande impureté et nous n'avons pas d'eau. » Il dit : « Aie recours à la terre, cela te suffira. » Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mît en route et lorsque les gens se plaignirent de la soif, il fit halte et appela 'Ali ainsi qu’une autre personne à qui il dit : « Allez chercher de l'eau ! » Ils partirent donc et croisèrent une femme assise entre deux grandes outres de cuir sur son chameau. Ils lui demandèrent : « Où se trouve l'eau ? - Elle dit : J’ai quitté l'eau hier à la même heure, nos hommes sont à l’arrière. - Ils dirent : Viens donc ! - Elle dit : Où donc ? - Ils dirent : Voir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). - Elle dit : Celui que l'on appelle le sabéen ? - Ils dirent : C'est bien celui dont tu parles, alors viens ! » Ils revinrent donc au Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui rapportèrent les informations. Il dit : « Faites-la descendre de son chameau ! » Il demanda qu'on lui apporte un récipient, dans lequel il posa le trou des deux outres, qu'il fit pencher et dont il défit les liens afin de faire couler l'eau. On appela les gens : « Buvez et prenez de l'eau ! » Ceux qui le voulaient burent et ceux qui le voulaient prirent de l'eau. A la fin, il donna un récipient d'eau à celui qui était en état d'impureté et lui dit : « Prends ceci et verse-le sur toi ! » Pendant ce temps, la femme était là, debout, à regarder ce que l'on faisait de son eau. Par Allah ! Quand il eut fini, nous eûmes l'impression qu'elles étaient encore plus remplies que lorsqu'il avait commencé ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Rassemblez quelque chose pour elle ! » Ils rassemblèrent alors diverses choses, des dattes noires, de la farine et de la farine torréfiée, jusqu'à rassembler une certaine quantité de nourriture, qu'ils mirent dans un vêtement et placèrent devant elle sur son chameau. Il lui dit : tu vois bien, nous n'avons rien pris de ton eau, mais c'est Allah qui nous a abreuvés. Elle rentra chez les siens, après s'être attardée. Ils dirent : « Qu'est-ce qui t'a retenue, ô, unetelle ? - Elle dit : Quelque chose d'incroyable ! J'ai croisé deux hommes qui m'ont amené à cet homme qu'on appelle le sabéen, qui a fait ceci et cela... Par Allah, soit c'est l'homme le plus sorcier qui soit entre lui et elle - elle fit signe de l'index et du majeur vers le ciel, elle voulait dire : entre le ciel et la terre - soit il est bel et bien le Messager d'Allah ! » Après cela, les musulmans assaillirent les polythéistes qui vivaient autour d'elle mais ne s'attaquèrent pas au petit groupe auquel elle appartenait. Un jour, elle dit aux siens : « Je ne pense pas que ces gens-là vous épargnent sans raison, alors que diriez-vous d'embrasser l'Islam ? » Ils lui obéirent alors et embrassèrent l'Islam. »
« Non » : garder de l'alcool pour en faire du vinaigre
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « On demanda au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) si l'on pouvait posséder de l'alcool afin d'en faire du vinaigre. Il répondit : " Non " ».
Comment laver le sang des règles sur un vêtement
Asmâ' bint Abî Bakr (qu'Allah l'agrée, elle et son père) a dit : « Une femme vint voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui demanda : " Si l'une d'entre nous a un vêtement taché du sang des menstrues, que doit-elle faire ? - Il répondit : Elle doit le gratter à sec, puis le frotter du bout des doigts avec de l'eau, puis l'asperger [d'eau] et ensuite elle peut prier avec ce vêtement. " »
Les ablutions : passer les mains sur le toupet, le turban et les chaussons
Al-Mughîrah ibn Shu’bah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) fit ses ablutions ; il essuya le toupet de ses cheveux, son turban, ainsi que ses chaussons.
Les Compagnons attendaient la prière de l'icha jusqu'à dodeliner de la tête
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate : « A l’époque du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), les Compagnons avaient l’habitude d’attendre la prière du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`») jusqu’à dodeliner de la tête. Ensuite, ils accomplissaient la prière sans renouveler leurs ablutions. »
Les ablutions après la viande de mouton et de chameau
Jâbir ibn Samurah (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme demanda à l’envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’il devait refaire les ablutions après avoir mangé de la viande de mouton. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : " Si tu le souhaites fais-le, sinon, ne le fais pas. " L’homme demanda ensuite s’il devait refaire les ablutions après avoir mangé de la viande de chameau ? Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : " Oui, fais tes ablutions si tu manges de la viande de chameau ! - Il demanda : Puis-je prier dans l’enclos à moutons ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : Oui ! - Il demanda : Puis-je prier dans l’enclos à chameaux ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : Non ! " »
La fièvre provient de l’ardeur de l’Enfer. Par conséquent, refroidissez-la avec de l’eau.
ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « La fièvre provient de l’ardeur de l’Enfer. Par conséquent, refroidissez-la avec de l’eau. »
La prière pour les morts d'Ouhoud huit ans après
Uqbah ibn 'Âmir (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sortit et accomplit la prière mortuaire pour les hommes tués à Uḥud, huit ans après leur mort, comme celui qui fait ses adieux aux vivants et aux morts. Ensuite, il se dirigea vers le minbar et déclara : " Je serai votre devancier et votre témoin, et notre rendez-vous est au Bassin (« Al-Ḥawḍ »). Certes, je le vois de ma place-ci ! Et je ne crains pas pour vous que vous tombiez dans le polythéisme ; je crains plutôt ce bas monde et que vous entriez en concurrence pour lui." » [Uqbah ibn 'Âmir (qu'Allah l'agrée)] dit alors : « Ce fut la dernière fois que je vis le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). » Et dans une [autre] version : " Je crains plutôt ce bas monde, que vous vous concurrenciez pour lui, que vous vous entretuiez et que vous périssiez comme ont péri ceux qui vous ont précédés. " » Uqbah (qu'Allah l'agrée) dit alors : « Ce fut la dernière fois que je vis le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sur le minbar. » Et [encore] dans une [autre] version : " Je serai votre devancier et votre témoin. Par Allah ! Je vois à l'instant même mon Bassin. Et on m'a octroyé les clés des trésors de la Terre ou les clés de la Terre. Par Allah ! Certes, je ne crains pas pour vous que vous tombiez dans le polythéisme après moi ; je crains plutôt que vous n'entriez en concurrence pour ce bas monde." »
Le long sermon du Messager d'Allah ﷺ après la prière de l'aube
Abû Zayd ‘Amr ibn Akhṭab al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous guida dans la prière de l'aube (« ṣalâtu-l-fajr »), puis il monta sur le minbar et nous fit un sermon jusqu’à l’heure de la prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr »). Il descendit et pria, puis remonta sur le minbar et nous fit un sermon jusqu’à l’heure de la prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr »). Ensuite, il descendit et pria, puis remonta sur le minbar et nous fit un sermon jusqu’à ce que le soleil se couche. Il nous informa de ce qui s’est passé et de ce qui se produira. Le plus savant d’entre nous est celui qui a le mieux mémorisé. »
L'ordre de tuer les geckos qui soufflaient sur le feu d'Abraham
Umm Sharîk (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a ordonné de tuer les geckos et a dit : " Ils soufflaient sur le feu d’Ibrâhîm (sur lui la paix). " »
Tuer le lézard du premier coup
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui tue un lézard du premier coup a tant et tant de bonnes actions ; et celui qui le tue du deuxième coup a tant et tant de bonnes actions, mais moins que du premier ; et celui qui le tue du troisième coup a tant et tant de bonnes actions. » Dans une version, il est dit : « Celui qui tue un lézard du premier coup a cent bonnes actions, s’il le tue du deuxième coup il aura moins que cela, et s’il le tue du troisième coup, encore moins. »
L'homme qui fit l'aumône à un voleur, puis à une fornicatrice
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme a dit : "Je vais certes faire une aumône ! " Il sortit avec son aumône et en fit don à un voleur. Au matin, les gens disaient : " On a fait une aumône à un voleur ! " Il dit alors : " Ô Allah ! Loué sois-Tu ! Je vais certes faire une aumône ! " Il sortit avec son aumône et en fit don à une fornicatrice. Au matin, les gens disaient : " Cette nuit, on a fait une aumône à une fornicatrice ! " Il dit alors : " Ô Allah ! Loué sois-Tu ! Je vais certes faire une aumône ! " Il sortit avec son aumône et en fit don à un riche. Le matin, les gens disaient : " On a fait une aumône à un riche ! " Il dit alors : " Ô Allah ! Loué sois-Tu ! Un voleur, une fornicatrice et un riche ! " On vint alors lui dire : " Pour ce qui est de l’aumône que tu as donnée au voleur, peut-être qu’elle le fera arrêter de voler. Quant à la fornicatrice, peut-être s’abstiendra-t-elle de forniquer. Et en ce qui concerne le riche, peut-être en tirera-t-il une leçon et dépensera de ce qu’Allah lui a donné ! " »
'Abdallah ibn Ja'far monté derrière le Prophète ﷺ et le secret gardé
Abû Ja’far ‘Abdullah ibn Ja'far (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Un jour [au cours d’un voyage], le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m’installa derrière lui et me fit part d'un secret que je ne divulguai à personne. Les endroits préférés par le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pour faire ses besoins étaient les palmeraies, c’est-à-dire : derrière les palmiers. Un jour, il entra dans la palmeraie d'un homme des Anṣâr, et un chameau se trouvait là. Lorsque le chameau vit le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), il se mit à gémir et ses yeux versèrent des larmes. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se rendit auprès de lui et le caressa du dos à la tête, ce qui l'apaisa. Il dit alors : " Qui est le propriétaire de ce chameau ? À qui appartient ce chameau ? " C'est alors qu’un jeune homme des Anṣâr vint et dit : " Il m'appartient, ô Messager d'Allah ! " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Ne crains-tu pas Allah au sujet de cette bête qu'Allah t'a confié ? En effet, celle-ci vient de se plaindre auprès de moi que tu l'affamais et l'épuisais ! »
Baqi' al-Gharqad : chacun a déjà sa place écrite au Paradis ou en Enfer
`Ali ( qu'Allah l'agrée ) relate : " Alors que nous assistions à un enterrement à Baqî` Al-Gharqad, le messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) vint et s'assit. Nous nous assîmes autour de lui et, alors qu'il tenait un bâton, il baissa la tête et se mit à taper le sol avec son extrémité, avant de dire : " Il n'en est pas un d'entre vous qui n'ait dores et déjà sa place écrite, au Paradis ou en Enfer ! - Ils dirent : Ô, messager d'Allah ! Ne devrions-nous pas nous reposer sur ce qui est écrit ? - Il dit : Œuvrez donc ! Chacun sera mené vers ce pour quoi il fut créé...", puis il évoqua le reste du Hadith.
« Accorde-nous un jour » : la femme qui demande un enseignement pour les femmes
Abû Saʽîd Al-Khudri (qu'Allah l'agrée) relate : « Une femme vint au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et dit : " Ô, Messager d'Allah ! Les hommes sont seuls à profiter de tes paroles. Accorde-nous donc un jour de ta personne, lors duquel nous viendrons à toi et tu nous apprendras de ce qu'Allah t'a appris - Il dit : Réunissez-vous tel jour ! » Elles se réunirent donc et vinrent au Prophète (sur lui la paix et le salut), qui leur apprit de ce qu'Allah lui avait appris. Il dit ensuite : « Il n'est pas une femme parmi vous qui perde trois de ses enfants [littéralement : qui les avance (pour l'au-delà)] sans qu'ils ne soient pour elle un rempart contre l'Enfer ! » Une femme dit alors : « Et deux ? » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : « Et deux ! »
Le musulman qui a perdu trois de ses enfants
Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il n'est pas un musulman ayant perdu trois de ses enfants qui sera touché par l'Enfer, sauf dans la mesure de l'accomplissement de la promesse. »
« Il lui est garanti ! » : les convois funèbres loués et blâmés
Anas (qu'Allah l'agrée) relate : « Des gens passèrent devant un convoi funèbre et firent les éloges du défunt. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Il lui est garanti ! " Ils passèrent ensuite devant un autre convoi et blâmèrent le défunt. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Il lui est garanti ! " 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) dit alors : " Que signifie : ' Il lui est garanti ! ' ? " Il dit : " Celui-ci, vous avez fait ses éloges, le Paradis lui est donc garanti ; et celui-là, vous l'avez blâmé, l'Enfer lui est donc garanti. Vous êtes les témoins d'Allah sur terre ! " »
Lorsque l'homme dit : « Les gens sont perdus ! », il est le plus perdu d'entre eux !
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l'homme dit : " Les gens sont perdus ! ", il est le plus perdu d'entre eux ! »