Les mérites des compagnons — page 2
Livre 44 de Sahih Mouslim (« The Book of the Merits of the Companions » dans l'édition de référence). 31 fiches publiées sur le site.
Le Prophète ne m'a jamais refusé la permission d'entrer chez lui
D'après Jarir Ibn 'Abdillah Al Bajali (qu'Allah les agrée lui et son père) : Depuis que je suis entré dans l'Islam, le Prophète ne m'a jamais refusé la permission d'entrer chez lui et il ne m'a jamais vu sans qu'il ne m'ait souri. Je me suis plaint auprès de lui du fait que je n'arrivais pas à tenir sur un cheval. Alors il a tapé avec sa main sur mon torse et a dit: « Ô Allah! Affermis-le et fais de lui une personne qui guide et qui est guidée ».
L'entrée en Islam de la mère d'Abou Houreira
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée) : J’appelais ma mère à l'Islam alors qu'elle était associatrice. Un jour je l'ai appelé à l'Islam et elle m'a fait entendre sur le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) ce que je déteste. Je me suis rendu auprès du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) alors que je pleurais. J'ai dit : Ô Messager d'Allah ! J'appelle ma mère à l'Islam mais elle refuse. Aujourd'hui je l'y ait invité et alors elle m'a fait entendre te concernant ce que je déteste. Ainsi invoque Allah pour qu'il guide la mère de Abou Houreira. Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Ô Allah! Guide la mère de Abou Houreira! ». Alors je suis sortit heureux suite à l'invocation du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) et une fois arrivé à la porte je l'ai trouvé fermée. Ma mère a entendu le bruit de mes pas et elle a dit : Reste à ta place ô Abou Houreira ! J'ai entendu le bruit que fais l'eau. Elle a fait le ghousl, a mis sa robe et a oublié de mettre son voile et a ouvert la porte puis a dit : Ô Abou Houreira ! J'atteste de La ilaha illa Allah et j'atteste que Mohamed est le serviteur d'Allah et son Messager. Alors je suis retourné auprès du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) en pleurant de joie et j'ai dit : Ô Messager d'Allah ! Reçois la bonne nouvelle, certes Allah a exaucé ton invocation et a guidé la mère de Abou Houreira! Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a loué Allah, lui a fait des éloges et a prononcé des paroles de bien. J'ai dit : Ô Messager d'Allah! Invoque Allah pour que ses serviteurs croyants nous aiment moi et ma mère et pour que nous les aimions également. Alors le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Ô Allah! Fais que ton serviteur ci et sa mère soient aimés par tes serviteurs croyants et que eux aiment les croyants également ». Ainsi il n'y a pas un croyant qui a été crée et a entendu parlé de moi ou m'a vu sans qu'il ne m'aime.
Tu as menti ! Il n'y entrera pas...
D'après Jabir Ibn 'Abdillah (qu'Allah les agrée lui et son père) : Un serviteur de Hatib (qu'Allah l'agrée) est venu vers le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) pour se plaindre de Hatib (qu'Allah l'agrée). Il a dit : Ô Messager d'Allah ! Certes Hatib (qu'Allah l'agrée) va rentrer dans le feu. Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Tu as menti ! Il n'y entrera pas car certes il a assisté à Badr (1) et à Al Houdeybiya (2) ».
Qui sont les gens les plus aptes à exercer le pouvoir ?
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Vous verrez que les gens les plus aptes à exercer le pouvoir sont ceux qui détestent le plus avoir à l'exercer ».
Si l'un d'entre vous dépensait l'équivalent en or de la montagne de Ouhoud...
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « N'insultez pas mes compagnons ! N'insultez pas mes compagnons! (1) Car je jure par Celui qui détient mon âme dans Sa main ! Si l'un d'entre vous dépensait l'équivalent en or de la montagne de Ouhoud (2), ceci ne serait pas équivalent à l'aumône de l'un d'entre eux d'une poignée ni même sa moitié ». (3)
Le meilleur des tabi'ins est un homme de la tribu de Qaran que l'on appelle Ouways
D'après Ouseyr Ibn Jabir : Lorsque les compagnies militaires venant du Yémen arrivaient vers 'Omar Ibn Al Khattab (qu'Allah l'agrée), il disait : Y a t-il parmi vous Ouways Ibn 'Amir ? Puis, lorsqu'il trouva Ouways, il dit : Tu es Ouways Ibn 'Amir ? (1) Ouways a dit : Oui. 'Omar (qu'Allah l'agrée) a dit : De la tribu de Qaran ? Ouways a dit : Oui. 'Omar (qu'Allah l'agrée) a dit : Tu étais malade de la peste puis tu as guéri sauf l'espace équivalent à un dihram ? (2) Ouways a dit : Oui. 'Omar (qu'Allah l'agrée) a dit : Ta mère est vivante ? Ouways a dit : Oui. 'Omar (qu'Allah l'agrée) a dit : J'ai entendu le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) dire : « Il y a un homme dont le nom est Ouways Ibn 'Amir qui va venir vers vous avec les compagnies militaires des gens du Yémen. Il est de la tribu de Qaran. Il était malade de la peste et en a guéri sauf l'espace équivalent à un dihram. Il a une mère avec laquelle il a un très bon comportement. Si cet homme jurait qu'Allah allait faire une chose, Allah l'aurait rendu véridique. (3) Si tu peux faire en sorte qu'il demande le pardon en ta faveur alors fais-le ! ». 'Omar (qu'Allah l'agrée) a dit : Ainsi demande le pardon en ma faveur ! Et Ouways a demandé le pardon en sa faveur...
La rareté des gens pieux
D'après 'Abdallah Ibn 'Omar (qu'Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes les gens ne sont que comme les chameaux, sur cent tu n'es pas loin de n'en trouver aucun qui convient pour le voyage (*) ».