La zakat
Livre 12 de Sahih Mouslim (« The Book of Zakat » dans l'édition de référence). 113 fiches publiées sur le site.
Pour moins de cinq uqiyya d'argent, il n'y a pas d'aumône
Rapporté par Jabir b. 'Abdullah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’y a pas de Sadaqa à payer pour moins de cinq uqiyyas d’argent, moins de cinq chameaux, ou moins de cinq wasqs de dattes. »
Le dixième de la récolte arrosée par la pluie, le vingtième par irrigation
Rapporté par Jabir b. Abdullah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « On doit donner le dixième de la récolte arrosée par les rivières ou la pluie, et le vingtième de celle arrosée par des chameaux. »
Le musulman ne doit pas verser une aumône légale, ni pour son cheval, ni pour son esclave
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Un musulman n’a pas à donner la Sadaqa pour son esclave ou son cheval. »
Acquittement de l'aumône légale ou abstention de la payer
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé Omar pour collecter la Sadaqa (zakat), et il a été dit qu’Ibn Jamil, Khalid b. Walid et ‘Abbas, l’oncle du Messager d’Allah ﷺ, ont refusé de la payer. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Ibn Jamil se venge seulement parce qu’il était pauvre et qu’Allah l’a enrichi. Quant à Khalid, vous êtes injustes envers lui, car il a réservé ses armures et ses armes pour la cause d’Allah. Pour ‘Abbas, j’en prends la responsabilité ainsi que d’un montant équivalent. » Il a ajouté : « Omar, retiens bien ceci : l’oncle d’une personne est comme son père. »
Zakat Al Fitr, aumône de la rupture du jeûne
D'après Abdallah Ibn Omar (qu'Allah les agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a imposé l'aumône de la rupture du jeûne un sa' de dattes, ou un sa' d'orge pour le serviteur et l'homme libre, pour les hommes et les femmes, pour les vieux et les jeunes parmi les musulmans. et il a ordonné qu'elle soit donnée avant la sortie des gens pour la prière.
La zakat al-fitr : un sâ' de dattes ou d'orge pour chaque musulman
Rapporté par Ibn Umar : Le Messager d’Allah ﷺ a prescrit la Zakat-ul-Fitr de Ramadan : un sa‘ de dattes ou un sa‘ d’orge pour chaque personne parmi les musulmans, qu’elle soit homme libre ou esclave, homme ou femme, jeune ou âgé
L'aumône légale de la rupture du jeûne (Zakâ al-fitr)
Rapporté par Sa’d b. Abu Sarh : Abu Sa’id al-Khudri disait : « Nous sortions comme Zakat de Fitr un sa‘ de blé, ou un sa‘ d’orge, ou un sa‘ de dattes, ou un sa‘ de fromage, ou un sa‘ de raisins secs. »
Obligation de s'acquitter de Zakâ al-Fitr avant la prière
D'après Ibn 'Omar (que Dieu agrée le père et le fils), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) ordonna de s'acquitter de l'aumône légale de la rupture du jeûne (Zakâ al-fitr) avant que les fidèles ne se rendissent à la prière (de fête).
Le péché commis par celui qui ne s'acquitte pas de l'aumône légale (Az-Zakâ)
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un possède de l’or ou de l’argent et ne paie pas ce qu’il doit, au Jour de la Résurrection, des plaques de feu seront préparées pour lui ; elles seront chauffées dans le Feu de l’Enfer, puis ses flancs, son front et son dos seront marqués avec. Quand elles refroidiront, cela recommencera, pendant un jour qui durera cinquante mille ans, jusqu’à ce qu’Allah rende son jugement entre les serviteurs, et il verra si son chemin le mène au Paradis ou à l’Enfer. » On demanda : « Ô Messager d’Allah, qu’en est-il du chameau ? » Il répondit : « Si quelqu’un possède des chameaux et ne paie pas ce qu’il doit, dont une partie consiste à traire la chamelle le jour où elle descend à l’abreuvoir, alors au Jour de la Résurrection, une plaine sablonneuse lui sera préparée, aussi vaste que possible, et il n’en manquera aucun ; ils le piétineront de leurs sabots et le mordront de leurs bouches. À chaque fois que le premier d’entre eux passera, le dernier sera ramené, pendant un jour qui durera cinquante mille ans, jusqu’à ce qu’Allah rende son jugement entre les serviteurs, et il verra si son chemin le mène au Paradis ou à l’Enfer. » On demanda encore : « Ô Messager d’Allah, qu’en est-il des vaches et des moutons ? » Il répondit : « Si quelqu’un possède du bétail ou des moutons et ne paie pas ce qu’il doit, au Jour de la Résurrection, une plaine sablonneuse leur sera préparée, il n’en manquera aucun, qu’ils aient des cornes tordues, pas de cornes ou des cornes cassées, et ils le frapperont de leurs cornes et le piétineront de leurs sabots. À chaque fois que le premier d’entre eux passera, le dernier sera ramené, pendant un jour qui durera cinquante mille ans, jusqu’à ce qu’Allah rende son jugement entre les serviteurs, et il verra le chemin qui le mènera au Paradis ou à l’Enfer. » On demanda : « Ô Messager d’Allah, qu’en est-il du cheval ? » Il répondit : « Les chevaux sont de trois sortes : pour l’un, c’est un fardeau ; pour un autre, une protection ; pour un autre encore, une source de récompense. Celui pour qui c’est un fardeau est celui qui les élève pour se vanter, par orgueil ou pour rivaliser avec les musulmans ; pour lui, ce sont un fardeau. Celui pour qui c’est une protection est celui qui les élève pour la cause d’Allah, sans oublier le droit d’Allah sur leur dos et leur cou ; pour lui, ce sont une protection. Quant à ceux qui apportent une récompense, cela concerne celui qui les élève pour la cause d’Allah, pour être utilisés par les musulmans, et il les met dans un pré ou un champ. Tout ce qu’ils mangent de ce pré ou de ce champ sera inscrit comme bonne action pour lui, ainsi que la quantité de leur fumier et de leur urine. S’ils cassent leur longe et galopent un ou deux tours, la trace de leurs sabots et leur fumier seront inscrits comme bonnes actions pour lui. S’il les fait passer près d’une rivière et qu’ils boivent, même s’il ne voulait pas étancher leur soif, Allah inscrira pour lui la quantité qu’ils boivent comme bonnes actions. » On demanda : « Ô Messager d’Allah, qu’en est-il des ânes ? » Il répondit : « Rien ne m’a été révélé à leur sujet, sauf ce verset général : “Quiconque fait le poids d’un atome de bien le verra, et quiconque fait le poids d’un atome de mal le verra.” (sourate 99, verset 7) »
Le propriétaire du chameau et les droits du chameau
Rapporté par Jabir ibn Abdullah al-Ansari رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le propriétaire d’un chameau qui ne donne pas ce qui est dû sera puni ainsi : au Jour de la Résurrection, de nombreux chameaux viendront avec lui, et il sera assis sur un sol sablonneux, puis ils le piétineront de leurs pieds et de leurs sabots. Aucun propriétaire de bétail qui ne donne pas ce qui est dû ne sera épargné : au Jour de la Résurrection, de nombreux animaux viendront, il sera assis sur un sol sablonneux, et ils le frapperont de leurs cornes et le piétineront. Aucun propriétaire de chèvres ou de moutons qui ne donne pas ce qui est dû ne sera épargné : au Jour de la Résurrection, de nombreux animaux viendront, il sera assis sur un sol sablonneux, ils le frapperont de leurs cornes et le piétineront de leurs sabots. Il y aura même des bêtes sans cornes ou avec des cornes cassées. Aucun propriétaire de trésor qui ne donne pas ce qui est dû ne sera épargné : son trésor viendra au Jour de la Résurrection sous la forme d’un serpent chauve qui le poursuivra la gueule ouverte. Lorsqu’il s’en approchera, il s’enfuira, mais on lui dira : “Prends ton trésor que tu cachais, car je n’en ai pas besoin.” Quand il n’aura plus d’issue, il mettra sa main dans la gueule du serpent, et celui-ci la mordra comme un chameau mâle. » Abu Zubair a dit : Nous avons entendu Ubaid ibn Umair dire cela. Nous avons alors interrogé Jabir ibn Abdullah à ce sujet, et il a confirmé les propos d’Ubaid ibn Umair. Abu Zubair a dit : J’ai entendu Ubaid ibn Umair dire : Un homme a demandé : « Messager d’Allah, qu’est-ce qui est dû pour les chameaux ? » Il a répondu : « Les traire près de l’eau, prêter le seau pour puiser l’eau, prêter le mâle pour la reproduction, et les utiliser comme monture dans le sentier d’Allah. »
« Satisfaites vos collecteurs » : les bédouins se plaignent des collecteurs de sadaqa
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Des gens parmi les Bédouins vinrent voir le Messager d’Allah ﷺ et dirent : « Les collecteurs de sadaqa viennent chez nous et nous traitent injustement. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Satisfaites vos collecteurs. » Jarir a dit : « Depuis que j’ai entendu cela du Messager d’Allah ﷺ, aucun collecteur n’est reparti sans être satisfait de moi. »
La montagne d'Ouhoud en or : ne garder qu'un dinar pour une dette
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Rien ne me réjouirait plus que d’avoir la montagne d’Uhud en or pour moi, et qu’il ne me reste aucun dinar de cette richesse après trois nuits, sauf un dinar que je garderais pour rembourser une dette. »
Ceux qui thésaurisent des fortunes et la dureté de leur châtiment
D'après Abou Dharr (que Dieu l'agrée) : Al-'Ahnaf Ibn Qays a dit : Je gagnai Médine et alors que j'étais assis parmi un groupe de Qoraychites, arriva un homme grossier de traits, d'aspect et de vêtements. Il s'adressa à eux en disant : "Annonce aux thésauriseurs (des biens et des fortunes qui ne s'acquittent pas de l'aumône légale) qu'on fera rougir dans le feu de la Géhenne pour les punir des pierres qu'on appliquera sur le mamelon de chacun d'eux, qu'on laissera là jusqu'à ce qu'elle pénètre la clavicule de son épaule; et qu'on posera ensuite sur sa clavicule jusqu'à ce qu'elle pénètre son mamelon; ce qui le fera trembler". Ceci dit, les gens inclinèrent leur tête sans souffler mot. Quant à l'homme, il s'en alla et moi, de le suivre. Il s'installa auprès d'un pilier. Je lui dis : "Je crois que ces gens ont pris en horreur ce que tu leur avais dit". - "Ceux-ci ne comprennent rien. Mon ami, Abou Al-Qâsim (paix et bénédiction de Dieu sur lui) m'appela un jour et me dit : "Vois-tu le mont 'Uhud ?". Alors, je regardai le soleil (pour savoir l'heure), car je pensai qu'il (paix et bénédiction de Dieu sur lui) voulait me charger de quelque mission, et je répondis : "Oui, je le vois". - "Ah! reprit-il, je ne serais pas heureux de posséder une quantité d'or égale à la montagne de 'Uhud, sinon que pour la dépenser toute en aumône et n'en conserver que trois dinars. Et voilà que ces gens-là, ajouta Abou Dharr, s'acharnent à amasser les biens de l'ici-bas sans penser". Je lui dis alors : "Pourquoi ne demandes-tu pas de l'argent à tes coreligionnaires Qoraychites?". - "Non, par Dieu! Je ne leur demanderai jamais des biens temporels ni ne leur expliquerai leur religion jusqu'à ce que j'aille rejoindre Dieu et Son Envoyé".
« Annoncez la mauvaise nouvelle à ceux qui accumulent des richesses »
Rapporté par Ahnaf ibn Qais رضي الله عنه : Je suis venu à Médine et, alors que j’étais avec les notables de Quraysh, un homme au corps robuste, au visage rude et vêtu de vêtements grossiers est arrivé. Il s’est levé devant eux et a dit : « Annoncez la mauvaise nouvelle à ceux qui accumulent des richesses : des pierres seront chauffées dans le Feu de l’Enfer, puis posées sur leur poitrine jusqu’à ce qu’elles ressortent par l’omoplate, et posées sur l’omoplate jusqu’à ce qu’elles ressortent par la poitrine, et cela continuera ainsi. » Les gens ont baissé la tête, et je n’ai vu personne lui répondre. Il est parti, et je l’ai suivi jusqu’à ce qu’il s’asseye près d’une colonne. Je lui ai dit : « J’ai vu que ces gens n’ont pas aimé ce que tu leur as dit et qu’ils ne comprennent rien. » Mon ami Abu al-Qasim (Muhammad) ﷺ m’a appelé, et j’ai répondu. Il m’a dit : « Vois-tu Uhud ? » Le soleil brillait sur moi, et je pensais qu’il allait m’envoyer faire une course. J’ai dit : « Je le vois. » Il a dit : « Rien ne me réjouirait plus que d’avoir autant d’or que la montagne d’Uhud et de le dépenser tout, sauf trois dinars. (Quel malheur) qu’ils amassent des richesses terrestres alors qu’ils ne savent rien. » J’ai dit : « Et toi et tes frères Quraysh ? Tu ne vas jamais les voir pour demander quelque chose, ni pour la religion ni pour autre chose. » Il a répondu : « Par Allah, je ne leur demande rien des biens de ce monde, ni rien pour la religion, jusqu’à ce que je rencontre mon Allah et Son Messager. »
Allah a dit : "Dépense, ô Fils d'Adam ! Je dépenserai pour toi."
Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Allah a dit : "Dépense, ô Fils d'Adam ! Je dépenserai pour toi." »
Dépense et je dépenserai pour toi
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Allah a dit: dépense et je dépenserai pour toi ».
Le meilleur dinar que l'homme dépense
Rapporté par Thauban رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le meilleur dinar est celui qu’une personne dépense pour sa famille, puis celui qu’il dépense pour sa monture dans le sentier d’Allah, et celui qu’il dépense pour ses compagnons dans le sentier d’Allah. » Abu Qilaba (un des rapporteurs) a dit : Il a commencé par la famille, puis il a ajouté : « Qui a une plus grande récompense que celui qui dépense pour les jeunes de sa famille, les préservant du besoin, et par cela Allah leur accorde la richesse et les rend prospères ? »
Celui de ces dinars qui a la plus grande récompense...
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Un dinar que tu as dépensé dans le sentier d'Allah. Un dinar que tu as dépensé pour libérer un esclave. Un dinar que tu as donné en aumône à un pauvre. Et un dinar que tu as dépensé pour ta famille. (1) Celui de ces dinars qui a la plus grande récompense est certes celui que tu as dépensé pour ta famille ». (2)
Donner de la nourriture
Rapporté par Khaithama رضي الله عنه : Alors que nous étions assis en compagnie de ‘Abdullah ibn ‘Umar, son intendant est entré. Ibn ‘Umar lui a demandé : « As-tu donné la nourriture aux esclaves ? » Il a répondu : « Non. » Ibn ‘Umar a dit : « Va leur donner, car le Messager d’Allah ﷺ a dit : “C’est déjà un grave péché pour un homme de priver de subsistance ceux dont il a la charge.” »
Tu dois commencer par ta propre personne
D'après Jabir Ibn 'Abdillah (qu'Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Tu dois commencer par ta propre personne en lui faisant une aumône. (1) S'il te reste quelque chose alors donne à ta famille. S'il te reste quelque chose après avoir donné à ta famille alors donne à tes proches. Et s'il te reste quelque chose après avoir donné à tes proches alors comme cela et cela ». (2)
Vous n'atteindrez la (vraie) piété que si vous faites largesse de ce que vous chérissez
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Abu Talha était l’un des Ansar de Médine qui possédait le plus de biens, et parmi ses biens, il appréciait le plus son jardin appelé Bairaha’, situé en face de la mosquée. Le Messager d’Allah ﷺ y allait souvent et buvait de son eau douce. Quand ce verset a été révélé : « Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous donnerez de ce que vous aimez » (III, 91), Abu Talha s’est levé, est allé voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Allah dit dans Son Livre : “Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous donnerez de ce que vous aimez”, et ce que j’aime le plus parmi mes biens, c’est Bairaha’. Je l’offre en sadaqa à Allah, en espérant la récompense et le trésor auprès d’Allah. Dépense-le, Messager d’Allah, comme tu le juges bon. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Bravo ! C’est un bon investissement, c’est un bon investissement. J’ai entendu ce que tu as dit, mais je pense que tu devrais le donner à tes proches. » Abu Talha l’a donc distribué à ses proches et à ses cousins du côté paternel
Vous n'atteindrez la véritable piété que lorsque vous dépenserez de ce que vous aimez
D'après Anas Ibn Malik (qu'Allah l'agrée) : Abou Talha (qu'Allah l'agrée) était celui des Ansars (1) qui possédait le plus de dattiers et son bien qui lui était le plus cher était Bayrouha (2). Cette palmeraie était devant la mosquée et le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) rentrait dedans et y buvait de l'eau qui s'y trouvait. Lorsque ce verset a été révélé : -Vous n'atteindrez la véritable piété que lorsque vous dépenserez de ce que vous aimez- (3) , Abou Talha (qu'Allah l'agrée) est allé auprès du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) et a dit : Ô Messager d'Allah ! Certes Allah a dit : -Vous n'atteindrez la véritable piété que lorsque vous dépenserez de ce que vous aimez- et certes celui de mes biens que j'aime le plus est Bayrouha. Elle est donc une aumône pour Allah de laquelle j'espère la piété et sa récompense auprès d'Allah. Ô Messager d'Allah ! Place la là où Allah te l'aura montré (4). Alors le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Bakh ! (5) Ceci est un bien qui rapporte du bénéfice, ceci est un bien qui rapporte du bénéfice ! J'ai certes entendu ce que tu as dit et je vois certes que tu dois la donner à tes proches ». Abou Talha (qu'Allah l'agrée) a dit : Je le fais ô Messager d'Allah ! Alors il l'a partagé entre ses proches et les fils de son oncle.
Donner à ses proches
Rapporté par Maymouna bint Harith رضي الله عنها : Elle a affranchi une esclave du vivant du Messager d’Allah ﷺ et en a parlé au Messager d’Allah ﷺ. Il lui a dit : « Si tu l’avais donnée à tes oncles maternels, tu aurais eu une plus grande récompense. »
Femmes ! Faites l'aumône, même avec vos bijoux
Rapporté par Zaynab, l’épouse de ‘Abdullah (ibn Mas’ud) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ô femmes, donnez la sadaqa, même si ce n’est qu’un bijou. » Elle est rentrée voir ‘Abdullah et lui a dit : « Tu es pauvre, alors que le Messager d’Allah ﷺ nous a ordonné de donner la sadaqa. Va lui demander si cela suffit pour moi, sinon je la donnerai à quelqu’un d’autre. » ‘Abdullah lui a dit : « Vas-y toi-même. » Elle est donc allée, et une autre femme des Ansar était à la porte du Messager d’Allah ﷺ pour la même raison. Comme le Messager d’Allah ﷺ imposait le respect, elles n’ont pas osé frapper. Bilal est sorti, et elles lui ont dit : « Va informer le Messager d’Allah ﷺ qu’il y a deux femmes à la porte qui veulent savoir si elles peuvent donner la sadaqa à leurs maris et aux orphelins dont elles s’occupent, mais ne lui dis pas qui nous sommes. » Bilal est allé demander au Messager d’Allah ﷺ ce que les femmes lui avaient demandé. Le Messager d’Allah ﷺ a demandé qui étaient ces femmes. Il a répondu : « Des femmes des Ansar et Zaynab. » Le Messager d’Allah ﷺ a demandé : « Laquelle des Zaynab ? » Il a répondu : « L’épouse de ‘Abdullah. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Elles auront deux récompenses : la récompense du lien de parenté et la récompense de la sadaqa. »