Sahih al-Boukhari — page 164
صحيح البخاري
Compilé par Muhammad ibn Ismâ'îl al-Boukhârî. 4 125 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Le lien familial et la promesse d'Allah de garder un lien avec celui qui le garde
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah créa la création et quand Il eut fini, le lien familial s'est dressé et a saisi la taille du Miséricordieux. Allah lui dit : " Doucement ! - Il dit : Voici la place de celui qui se réfugie auprès de Toi contre la rupture ! - Il dit : Ne te convient-il pas que Je garde un lien avec celui qui te garde et que Je rompe avec celui qui te rompt ? - Il dit : Si, Seigneur ! - Il dit : Eh bien ! Il en est ainsi ! " ». Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Lisez, si vous voulez : {(Si vous vous détournez, irez-vous donc semer la corruption sur terre et rompre vos liens familiaux ?)} ». [Coran : 47/22]
L'ouverture de la prière de nuit : « Ô Allah, notre Seigneur ! Loué sois-Tu ! »
Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) se levait pour prier la nuit, il disait [en ouverture de sa prière nocturne] : " Ô Allah, notre Seigneur ! Loué sois-Tu ! Tu es le gardien des Cieux et de la Terre. Loué sois-Tu ! Tu es le Maître des Cieux, de la Terre et de leurs habitants. Loué sois-Tu ! Tu es la Lumière des Cieux, de la Terre et de leurs habitants. Tu es la vérité, Ta Parole est la vérité, Ta promesse est la vérité, Ta rencontre est la vérité, le Paradis est une vérité, l’Enfer est une vérité, l’Heure est une vérité. Ô Allah ! C’est à Toi que je me suis soumis, c’est en Toi que j’ai cru, c’est en Toi que je place ma confiance, c’est par Toi que j’argumente contre autrui et c’est Toi que je prends pour juge. Pardonne-moi donc ce que j’ai fait et ce que je ferai, ce que j’ai fait en privé et ce que j’ai fait en public, et ce que Tu connais mieux que moi. Il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] en dehors de Toi ! »
« Notre Seigneur découvrira Sa jambe »
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Notre Seigneur découvrira Sa jambe, tout croyant et toute croyante se prosterneront alors devant Lui. Il ne restera que ceux qui se prosternaient par ostentation et pour la renommée en ce bas monde. Lorsque l’un d’entre eux voudra se prosterner, son dos deviendra telle une plaque. »
Khawla se plaint de son mari : Celui dont l'ouïe s'étend à tous les sons
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) a dit : « La louange revient à Allah, Celui dont l’ouïe s'étend à tous les sons ! Lorsque Khawlah est venue se plaindre de son mari au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), je ne pouvais pas l’entendre et pourtant Allah, Exalté soit-Il a révélé : {(Certes, Allah a entendu les paroles de celle qui débattait avec toi au sujet de son époux et qui se plaignait à Allah ; et Allah entendait votre dialogue.)} [Coran : 58 /1]. »
La jalousie de Sa'd ibn 'Oubada
Al-Mughîra ibn Shu'bah (qu’Allah l’agrée) relate : « Sa'd ibn 'Ubâdah (qu’Allah l’agrée) dit un jour : " S'il m'arrivait de voir un homme avec ma femme, je lui mettrai un coup de sabre, et pas avec sa largeur ! " Cela arriva aux oreilles du Prophète (sur lui la paix et le salut) qui dit : " Vous étonnez-vous de la jalousie de Sa'd ? Par Allah ! Je suis plus jaloux que lui et Allah est plus jaloux que moi ! C'est parce qu'Allah est jaloux qu'Il a interdit les turpitudes, qu'elles soient apparentes ou cachées. Personne n'est plus jaloux qu'Allah et personne n'aime plus qu'Allah les excuses. C'est pour cette raison qu'Il a envoyé les Messagers, annonciateurs et avertisseurs. Personne n'aime plus les éloges qu'Allah et c'est pourquoi Il a promis le Paradis. " »
« Ô Allah ! Délivre 'Ayyach ibn Abi Rabi'a ! »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) disait, en relevant la tête, lors la dernière unité de prière de l’aube : « Ô Allah ! Délivre ‘Ayâsh ibn Abî Rabi’ah ! Ô Allah ! Délivre Salamah ibn Hishâm ! Ô Allah ! Délivre Al-Walîd ibn Al-Walîd ! Ô Allah ! Délivre les faibles opprimés parmi les croyants ! Ô Allah ! Durcis Ton châtiment contre la tribu de Muḍar et fais-leur subir des années de famine semblables à celles qui ont sévi à l’époque [du Prophète] Yûsuf ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a encore dit : « Quant à la tribu de Ghifâr, qu’Allah lui pardonne ! Et la tribu d’Aslam, qu’Allah lui accorde la paix ! » Ibn Abî Az-Zinâd ajouta, d’après son père, que le Prophète (sur lui la paix et le salut) adressait ces invocations lors de la prière de l’aube.
La lune fendue en deux à l'époque du Messager d'Allah ﷺ
‘Abdullah ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate : « A l’époque du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), la lune s’est fendue en deux parties : une partie était cachée par la montagne et l’autre était au-dessus de la montagne. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : " Ô Allah ! Sois témoin ! " »
Personne n'est plus patient qu'Allah face à ce qui Lui déplaît
Abû Mûsâ (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Personne – ou rien – n’est plus patient, à l’écoute de ce qui lui déplait, qu’Allah : ils lui attribuent un enfant, et Lui, Il leur accorde la santé et assure leur subsistance. »
Allah a dit vrai et le ventre de ton frère ment ! Fais-lui boire du miel !
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate : « Un homme vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) et dit : " Mon frère souffre du ventre. - Il lui répondit : Fais-lui boire du miel ! " Lorsqu’il revint, il lui répéta à nouveau : " Fais-lui boire du miel ! " et lorsqu’il revint une troisième fois, il lui répéta encore : " Fais-lui boire du miel ! " La quatrième fois, l’homme rétorqua : " Je l’ai fait ! " Alors, il dit : " Allah a dit vrai et le ventre de ton frère ment ! Fais-lui boire du miel ! " Il lui fit donc encore boire du miel et son frère guérit. »
« Verrons-nous notre Seigneur au Jour de la Résurrection ? »
Abû Saʽîd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate : « Nous dîmes : " Ô Messager d'Allah ! Verrons-nous notre Seigneur au Jour de la Résurrection ? - Il répondit : Éprouvez des difficultés à voir le soleil ou la lune, lorsque le ciel est clair ? - Non ! répondîmes-nous. - Il dit alors : Ce jour-là, vous verrez votre Seigneur sans éprouver plus de difficultés que vous n’en avez à voir le soleil et la lune ! Ensuite, il dit : Un héraut appellera : " Que les gens de chaque groupe rejoignent ce qu'ils adoraient ! " Les adeptes de la croix rejoindront donc la croix, les adeptes des idoles rejoindront les idoles et les adeptes des différents dieux rejoindront leurs dieux, jusqu'à ce qu'il ne reste que ceux qui adoraient Allah, pieux et pécheurs, ainsi que quelques rares rescapés des gens du livre. On amènera l'Enfer et on l'exposera, tel un nuage. On demandera aux juifs : Qu'adoriez-vous ? Ils diront : Nous adorions 'Uzayr, le fils d'Allah ! Il leur sera alors dit : Vous avez menti ! Allah n'a ni épouse, ni enfant ! Que voulez-vous donc ? - Ils diront : Nous voulons que tu nous donnes à boire ! - Il leur sera alors dit : Buvez ! Et c'est alors qu'ils tomberont les uns après les autres en Enfer. Ensuite, il sera demandé aux chrétiens : Qu'adoriez-vous ? - Ils diront : Nous adorions le messie, fils d'Allah ! Il leur sera alors dit : Vous avez menti ! Allah n'a ni épouse, ni enfant ! Que voulez-vous donc ? - Ils diront : Nous voulons que tu nous donnes à boire ! Il leur sera dit : Buvez ! Et c'est alors qu'ils tomberont les uns après les autres en Enfer. Il ne restera alors que ceux qui adoraient Allah, pieux et pécheurs. Il leur sera demandé : Qu'est-ce qui vous retient, alors que les gens sont partis ? - Ils diront : Nous nous sommes séparés d'eux alors que nous avions davantage besoin d'eux qu'aujourd'hui ! Nous avons entendu un héraut appeler : " Que les gens de chaque groupe rejoignent ce qu'ils adoraient ! " et nous ne faisons qu'attendre notre Seigneur ! Al-Jabbâr [qui est l’un des Noms d’Allah] viendra alors à eux, sous un aspect différent que celui sous lequel ils l'ont vu la première fois et dira : " Je suis votre Seigneur ! - Ils diront : Tu es notre Seigneur ! " Et seuls les Prophètes s'adresseront à lui. Il dira : " Y'a t-il, entre vous et lui, un signe par lequel vous pouvez le reconnaître ? - Ils diront : La jambe ! " C'est alors qu'Il dévoilera Sa jambe et tout croyant se prosternera, à l'exception de celui qui se prosternait par ostentation. Quand il voudra se prosterner, son dos deviendra tel une seule vertèbre. Puis on amènera le pont, que l'on dressera au milieu de l'Enfer. Nous dîmes : " Ô, Messager d'Allah ! Qu'est-ce que le pont ? - Il dit : Un endroit glissant, doté de crochets et d'une grande épine crochue, que l'on trouve au Najd, qui s'appelle As-Sa'dân. Le croyant y passera comme un clin d'œil, comme l'éclair, comme le vent, comme les chevaux pur-sang et comme l'homme sur sa monture. L'un s'en sortira sain et sauf, l'autre s'en sortira blessé et l'autre encore sera renversé dans le feu de l'Enfer. Le dernier d'entre eux sera littéralement traîné. Le croyant, ce jour-là, insistera auprès d'Allah en faveur de ses frères, plus que vous ne le faîtes avec moi lorsque vous êtes sûrs d'être dans votre droit, et ce, quand ils se rendront compte qu'ils ont été sauvés. Ils diront : Notre Seigneur ! Nos frères ! Ils priaient avec nous, jeûnaient avec nous et œuvraient avec nous ! - Allah dira : Allez donc ! Celui que vous trouverez et qui porte dans son cœur le poids d'une pièce de foi, faites-le sortir ! Allah préservera leur aspect du feu. Quand ils se rendront auprès d'eux, certains auront baigné dans le feu jusqu'aux pieds, d'autres jusqu'à la moitié de leurs jambes. Ils en sortiront ceux qu'ils reconnaîtront avant de revenir. Il leur dira : Allez donc ! Celui que vous trouverez et qui porte dans son cœur le poids d'une demi-pièce de foi, faites-le sortir ! Ils en sortiront donc ceux qu'ils reconnaîtront, avant de revenir. Il leur dira : Allez donc ! Celui que vous trouverez et qui porte dans son cœur le poids d'une minuscule fourmi de foi, faites-le sortir ! Ils en sortiront donc ceux qu'ils reconnaîtront. » Abû Sa'îd (qu’Allah l’agrée) dit : « Si vous ne me croyez pas, lisez : {( Certes Allah ne lèse (personne), fût-ce du poids d'une minuscule fourmi ; Il multiplie la bonne action, et accorde une énorme récompense. )}. [Coran : 4/40] Les Prophètes, les Anges et les croyants intercéderont et Al-Jabbâr dira : " Il reste mon intercession ! " Il saisira une poignée en Enfer et en fera sortir des gens déjà carbonisés. Ils seront jetés dans une rivière, située au bord du Paradis appelée : " l'eau de la vie ", et ils repousseront sur ses bords comme un grain pousse dans l'écume d'un torrent. Vous pouvez les voir du côté de l'arbre et du côté du rocher. La face tournée vers le soleil est verte et celle tournée vers l'ombre est blanche. Ils sortiront comme des perles et l'on mettra des colliers gravés à leurs cous. Ils entreront au Paradis et ses habitants diront : " Ce sont les affranchis du Miséricordieux, il les a fait entrer au Paradis sans qu'il n'aient fait aucune œuvre, ni aucun bien ! " On leur dira : " Vous avez ce que vous avez vu et l'équivalent en plus ! " »
Allah crée quiconque fait, ainsi que ce qu'il fait !
Ḥudhayfah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah crée quiconque fait, ainsi que ce qu'il fait ! »
L'histoire de Moïse (sur lui la paix) avec Al-Khaḍir
Sa῾îd ibn Jubayr dit : « J'ai dit à Ibn ῾Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) : Nawf Al-Bakâlî prétend que Moïse (Moïse, le compagnon d’Al-Khaḍir) n’est pas celui des Banî Isrâ’îl, mais un autre Moïse. » ‘Abdullah ibn ῾Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) répliqua : « Il a menti, l’ennemi d’Allah ! » Puis, il poursuivit en disant : « Ubay ibn Kaʽb nous a relaté que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " Moïse, le Prophète, se leva pour prononcer un discours aux Banî Isrâ’îl, et quelqu’un l’interrogea : Qui est le plus savant des gens ? - C’est moi le plus savant ! répondit-il. " Allah lui reprocha de ne pas Lui avoir attribué le savoir et Il lui révéla : " Certes, l'un de Mes serviteurs, au confluent des deux mers, est plus savant que toi ! - Seigneur, demanda Moïse, comment pourrais-je le rencontrer ? - Prends un poisson dans un panier, et là où tu perdras le poisson, tu le trouveras ! " Moïse se mit alors en route, accompagné de son disciple Yûshaʽ ibn Nûn (Josué), avec un poisson dans le panier. Arrivés près d’un rocher, Moïse et son compagnon y posèrent la tête et s’endormirent. Le poisson se faufila hors du panier et prit son chemin dans la mer ! Ce fut un phénomène merveilleux pour Moïse et son compagnon [plus tard, lorsqu'ils s’en aperçurent]. Ils poursuivirent leur route durant ce jour et la nuit suivante. Au matin, Moïse dit à son compagnon : " Sers-nous notre déjeuner, ce voyage nous a bien fatigués ! " Moïse ne sentit la fatigue que lorsqu’il eut dépassé l’endroit désigné. " Vois-tu, dit son disciple, lorsque nous avons cherché abri auprès du rocher, j’ai oublié de surveiller le poisson ! -C’est bien cela que nous cherchions ! " dit Moïse. Et ils revinrent sur leurs pas. Arrivés au rocher, ils trouvèrent un homme couvert de son vêtement. " Que la paix soit sur toi ! lui dit Moïse. - Et comment se trouverait-il sur ta terre de la paix ? demanda Al-Khaḍir. - Je suis Moïse, s’annonça-t-il. - Le Moïse des Banî Isrâ’îl ? - Oui ! répondit-il. Me permets-tu de te suivre afin de m’initier à cette sagesse que tu tiens d’Allah ? - Tu ne pourras jamais être patient en ma compagnie, répondit l’homme. Ô Moïse ! J’ai acquis un savoir de la part d’Allah que tu ignores, et tu as un savoir de la part d’Allah que j’ignore ! - Moïse dit : Tu me verras, s’il plaît à Allah, bien constant et soumis à tes ordres. " Ils firent route ensemble au bord de la mer mais ils ne disposaient pas de barque. Une barque vint à passer. Ils demandèrent aux marins de les prendre. Ayant reconnu Al-Khaḍir, ils les embarquèrent gratuitement. Un oiseau se posa sur le bord de la barque, plongea le bec une ou deux fois dans la mer, alors Al-Khaḍir dit à Moïse : " Nous n'avons pris, toi et moi, du savoir d’Allah que ce que cet oiseau vient de prélever de la mer par son bec ! " C’est alors qu’Al-Khaḍir arracha, à dessein, une planche de l’embarcation ! " Comment te conduis-tu ainsi ? Des gens qui nous ont transportés bénévolement et tu endommages leur barque pour les noyer ? dit Moïse. - Ne t’ai-je pas prévenu que tu perdrais vite patience en ma compagnie ? - Ne me tiens pas rigueur de mon oubli ! " dit Moïse. Ce fut la première omission de Moïse. Sur ce, ils reprirent leur chemin. Al-Khaḍir surprit un enfant qui jouait avec ses camarades. Il le prit par la tête et la lui arracha ! Moïse s’exclama : " Tu as tué un enfant innocent qui n’a pas commis de meurtre ? - Ne t’ai-je pas dit que tu perdrais vite patience à mes côtés ? " Ce fut là un avertissement plus sévère de la part d’Al-Khaḍir à Moïse, dit Ibn ῾Uyaynah. Ils poursuivirent leur chemin et parvinrent à un village. Ils demandèrent l’hospitalité à ses habitants. Mais, ceux-ci refusèrent de les accueillir. Ils trouvèrent dans ce village un mur qui menaçait de s’écrouler ! D'un geste de la main Al-Khaḍir le remit en bon état ! Moïse lui demanda : " Pourquoi ne réclames-tu pas un salaire pour ton travail ? - Cela suffit maintenant ! Nous sommes arrivés à un point où nous devons nous séparer ! " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse ! Comme nous aurions aimé que Moïse patiente afin qu’il nous raconte leurs évènements ! " »
Crains Allah et garde ton épouse !
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) a dit : « Lorsque Zayd ibn Ḥârithah vint se plaindre au Prophète (sur lui la paix et le salut), celui-ci lui dit : " Crains Allah et garde ton épouse ! " » Anas a dit : « Si le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait voulu cacher quelque chose, c’est bien celle-ci qu’il aurait cachée ! » Il a dit : « Zaynab se vantait auprès des épouses du Prophète (sur lui la paix et le salut) en disant : " Ce sont vos familles qui vous ont mariées ! Quant à moi, c’est Allah, Exalté soit-Il, qui m’a mariée d’au-dessus des sept Cieux ! " » Et Thâbit a dit que le verset suivant : {( Et tu cachais en toi ce qu’Allah allait dévoiler et tu craignais les gens.)} [Coran : 33/37] a été révélée au sujet de Zaynab et de Zayd ibn Ḥârithah.
L'Enfer demandera : « Y en a-t-il encore ? »
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « L’Enfer ne cessera de demander : " Y’en a-t-il encore ? " jusqu’à ce que le Seigneur de la Puissance y pose Son Pied. Puis, l’Enfer dira : " Assez ! Assez ! Par Ta Puissance ! " et sera replié une partie sur l’autre. »
La polémique entre le Paradis et l'Enfer
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le Paradis et l’Enfer ont polémiqué. L’Enfer a dit : " J’ai le privilège de recevoir les orgueilleux et les tyrans ! " Le Paradis a dit : " Et pourquoi, moi, je n’accueille que les gens faibles et les insignifiants ? " Allah dit au Paradis : " Tu n’es rien d’autre que Ma miséricorde par laquelle Je fais miséricorde à qui Je veux parmi Mes sujets ! " Puis, Il dit à l’Enfer : " Toi, tu n’es rien d’autre que Mon châtiment par lequel Je châtie qui Je veux parmi Mes sujets et chacun d’entre vous sera rempli ! " L’Enfer ne sera rempli que lorsqu’Allah, Béni et Exalté soit-Il, y posera Son pied et l’Enfer dira alors : " Assez ! Assez ! Assez ! " A ce moment-là, il sera rempli et se repliera sur lui-même. Et Allah n’est injuste envers aucune de Ses créatures. Quant au Paradis, Allah créera pour lui de nouvelles créatures. " »
La mauvaise action envisagée n'est inscrite que si elle est commise
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah dit : " Lorsque Mon serviteur envisage de commettre une mauvaise action, ne la lui inscrivez pas tant qu'il ne l'a pas commise. S’il la commet, inscrivez-la telle qu’elle. Et s'il la délaisse pour Moi, inscrivez-la-lui comme une bonne action. Si Mon serviteur envisage d’accomplir une bonne action et qu'il ne l'accomplit pas, inscrivez-la-lui comme une bonne action. Et s'il l'accomplit, inscrivez-la lui décuplée et majorée jusqu’à sept cent fois et plus encore ! " »
Les deux jardins d'argent et les deux jardins d'or
Abû Mûsâ Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il y a deux jardins dont les récipients et leur contenu sont en argent, et deux jardins dont les récipients et leur contenu sont en or. Entre les gens et la vue de leur Seigneur, il n’y a que le voile de l’orgueil sur Son Visage, dans le jardin d’Éden. »
L'Israélite qui emprunta mille dinars : « Allah suffit comme témoin »
Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) évoqua un homme des fils d'Isrâ`îl qui demanda à l’un de ses concitoyens de lui prêter mille dinars. Ce dernier lui dit : « Apporte-moi des témoins pour le prêt ! » Il lui répondit : « Allah suffit comme témoin ! » Il lui dit : « Apporte-moi un garant ! » Il lui répondit : « Allah suffit comme garant ! » Il lui dit alors : « Tu as raison. » Il lui donna donc l'argent pour un terme fixé. L'homme partit ensuite en mer et réalisa ses affaires. Une fois le délai arrivé à son terme, Il voulut revenir dans son pays afin de régler sa dette, mais ne trouva pas de bateau. Il prit donc un tronc, y fit un trou et y mit les mille dinars ainsi qu’un message pour son créancier. Il mit le tronc dans l'eau et invoqua Allah en ces termes : « Ô Allah ! Tu sais que j'ai emprunté mille dinars à untel. Il m'a demandé un garant et j'ai répondu qu'Allah suffisait comme garant. Et il T'a accepté comme garant. Il m'a demandé un témoin et j'ai répondu qu'Allah suffisait comme témoin. Et il t'a accepté comme témoin. J'ai fait mon possible pour trouver un bateau et lui ramener son dû, mais je n'ai pas trouvé ce que je cherchais. Je Te confie donc ce tronc et ce qu'il contient. » Il jeta le tronc en mer et s'en alla à la recherche d’un autre bateau. Pendant ce temps, son créancier se rendit au port dans l'espoir qu'un bateau lui ramène son argent. Il ne vit pas de bateau, mais vit le tronc que l'homme avait envoyé avec l'argent et le message. Il le ramena chez lui avec l’intention d'en faire du bois combustible. Mais une fois qu'il le coupa, il découvrit l’argent et le message. Peu après, l’homme à qu'il prêta mille dinars revint de son voyage. Il apporta les mille dinars et lui dit : « Par Allah ! J'ai fait tout mon possible pour trouver un bateau afin de t'apporter ton dû mais je n'ai trouvé que ce bateau qui vient d'amarrer au quai. » Son prêteur lui dit : « Est-ce tu m'as envoyé quelque chose ? » Il dit : « Je viens de t'informer que je n'ai trouvé aucun bateau avant celui-ci ! » Il poursuivit : « Sache qu'Allah a transmis ce que tu as envoyé dans le tronc, retourne chez toi avec les mille dinars accompagné de la guidée. »
Jabir voyage un mois pour un hadith : les hommes rassemblés nus et incirconcis
Jâbir ibn ῾Abdillah (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Il m’est parvenu qu’un homme avait entendu un hadith de la bouche du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). A ces fins, j’achetai un chameau que je montai et marchai un mois pour arriver au pays du Shâm où se trouvait cet homme appelé ‘Abdullah ibn Unays. Je dis au concierge de l’avertir de ma présence. Il s’exclama : « Jâbir ibn ῾Abdillah ? - Oui, répondis-je. ῾Abdullah sortit et nous nous donnâmes des accolades, et je lui dis : « Il m’est parvenu que tu as entendu un hadith de la bouche du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) concernant le Jugement. Je suis venu pour l’entendre avant que tu ne meures ou que je ne meure avant toi. » Il me répondit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " Au Jour de la Résurrection, Allah rassemblera les hommes - ou il a dit : les serviteurs - nus, incirconcis et démunis. " » Je l’interrompis : « Que veux-tu dire par : démunis ? » Il répliqua : « Ils seront dépourvus de tout. Il les appellera d’une voix entendue par le proche aussi bien que par l’éloigné, et qui dira : " Je suis le Roi ! Je suis Celui qui rétribue ! Et il ne convient pas que l’un des habitants du Feu qui avait - en ce bas monde - quelque droit sur un habitant du Paradis, entre en Enfer avant que Je ne lui rende justice. De même, il ne convient pas qu’un habitant du Paradis entre au Paradis, sans que Je ne rende justice à celui des habitants du Feu ayant un droit sur lui - dans cette vie d’ici-bas -, ne serait-ce qu’une gifle. " » Il a dit : « Nous demandâmes : " Comment cela alors que nous serons rassemblés devant Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, dévêtus et démunis ? - Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut)] dit : Cela sera en fonction des bonnes et des mauvaises actions. " »
Abraham installe Hajar et Ismaël près de la Maison
Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Abraham (sur lui la paix et le salut) conduisit la mère d’Ismaël [Hâjar] et son fils Ismaël [Ismâ'îl], qu’elle allaitait encore, et les installa près de la Maison [la Ka’bah], sous un grand arbre à l’emplacement de la source de Zamzam, dans la partie la plus élevée de l’emplacement de la Mosquée. À ce époque-là, il n’y avait personne à La Mecque et il n’y avait pas d’eau. Il les installa donc en ce lieu, leur laissant un sac de dattes et une outre contenant de l’eau. Puis, Abraham rebroussa chemin. La mère d’Ismaël le suivit et lui demanda : " Ô Abraham ! Où vas-tu en nous laissant dans cette vallée déserte où il n’y a rien ? " Elle réitéra sa question à maintes reprises sans qu’elle n'obtienne de réponse ni qu’il ne se retourne vers elle. Finalement, elle lui demanda : " Allah t’a-t-il ordonné d’agir de la sorte ? - Oui, répondit-il - Alors, Il ne nous abandonnera pas ! " conclut-elle, et elle revint sereinement à sa place. Abraham (sur lui la paix et le salut) poursuivit sa route jusqu’à parvenir à Ath-Thaniyyah, d’où il ne pouvait être vu. Alors, il fit face à la Ka’bah, leva les mains et dit : {( Ô notre Seigneur ! J’ai établi une partie de ma descendance dans une vallée sans agriculture, près de Ta Maison sacrée [« Al-Ka’ba »], Ô notre Seigneur ! Afin qu’ils accomplissent la prière. Fais donc que penchent vers eux les cœurs d’une partie des gens. Et nourris-les de fruits. Peut-être seront-ils reconnaissants. )} [Coran : 14/37]. La mère d'Ismaël allaita son fils tandis qu'elle buvait l’eau qu’Abraham lui avait laissée. Quand celle-ci s’épuisa et qu’ils eurent soif, son enfant commença à se tordre de douleur - ou il a dit : il se jeta à terre et donna des coups de pieds - Ne pouvant supporter la vue de son fils ainsi, elle partit. Elle grimpa alors sur Aṣ-Ṣafâ, le monticule le plus proche qu’elle trouva et d’où elle pouvait scruter la plaine du regard. Allait-elle apercevoir quelqu’un ? N’apercevant personne, elle descendit d'Aṣ-Ṣafâ jusqu’à parvenir dans la vallée, alors elle souleva le pan de sa robe et se mit à courir jusqu’à l’autre bout du vallon qu’elle atteignit à bout de souffle. Elle monta alors sur le mont Al-Marwah du haut duquel elle fixa à nouveau l’horizon mais sans y découvrir âme qui vive. Elle parcourut ainsi la distance entre les deux monticules à sept reprises. » Ibn ‘Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a alors dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " C’est pour cette raison que les gens vont et viennent entre Aṣ-Ṣafâ et Al-Marwah [au cours des rites du Pèlerinage et de la ‘Umrah]. Lorsqu’elle se trouva sur Al-Marwah, elle entendit une voix et se dit à elle-même : ' Tais-toi ! ' Elle tendit alors l’oreille et entendit à nouveau une voix, puis elle dit : ' Je t’ai entendu. As-tu à boire ? ' Soudain, à l’emplacement de Zamzam, elle vit un Ange en train de tâter le sol du talon - ou il a dit : de l’aile - jusqu’à ce que l’eau jaillisse. Alors, elle amoncela de la terre autour afin d’en faire un petit bassin [et de la confiner]. Elle a ensuite rempli son outre d’eau et chaque fois qu’elle puisait de l’eau, celle-ci jaillissait. " Et dans une version : " l’eau jaillissait à mesure qu’elle en puisait." » Ibn ‘Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " Qu’Allah fasse miséricorde à la mère d’Ismaël ! Si elle avait laissé Zamzam - ou bien il a dit : Si elle n’avait pas puisé l’eau - elle serait aujourd’hui une source jaillissant à la surface ! " [Ibn ‘Abbâs] poursuit : " Elle but et allaita son fils. L’Ange lui dit : ' Ne craignez plus rien maintenant, car ici se trouve [l’emplacement de] la Maison d’Allah que cet enfant et son père construiront, et Allah n’abandonnera jamais ses habitants ! ' L’emplacement de [ce qui allait devenir] la Ka’bah était surélevé comme une colline de sorte que les torrents la contournaient par la droite ou la gauche sans la toucher. Venant par la route de Kadâ’, un groupe de gens de [la tribu de] Jurhum, arrivèrent. Ils campèrent en contrebas de La Mecque et virent un oiseau qui tournait autour de la source, ils se dirent : " On dirait que cet oiseau vole au-dessus d’un point d’eau, or nous connaissons bien cette vallée et il n’y a pas d’eau à cet endroit ! " Ils envoyèrent un ou deux hommes qui trouvèrent finalement l’eau et ils revinrent pour en informer le reste du groupe. Ils se rendirent alors à la source près de laquelle se trouvait la mère d’Ismaël et ils lui demandèrent : " Nous permets-tu de camper ici auprès de toi ? - Elle répondit : Oui ! Toutefois, vous n’avez aucun droit sur l’eau de la source ! " Ils acceptèrent en répondant par l’affirmative." » Ibn ‘Abbâs [qu’Allah l'agrée, lui et son père] a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " Leur venue soulagea la mère d’Ismaël car elle aimait la compagnie des gens." » Ils s’installèrent donc et firent venir leurs familles. L’endroit fut ainsi habité par plusieurs familles. Ismaël grandit et apprit l’arabe à leur contact. Il se distingua au point de susciter leur admiration. Quand il atteignit l’âge adulte, ils le marièrent à l’une de leurs femmes. La mère d’Ismaël mourut à cette époque. Après le mariage d’Ismaël, Abraham revint prendre des nouvelles de sa descendance mais il ne trouva pas Ismaël [qui était absent], il interrogea alors sa femme à propos de lui qui répondit : " Il est allé chercher de quoi subvenir à nos besoins " et, dans une autre version : " Il est allé chasser pour nous ramener à manger. " Ensuite, Abraham l’interrogea à propos de leur vie et de leur environnement. Elle répondit : " Nous vivons mal. Nous sommes dans le besoin et l’adversité ! " Et elle se plaignit auprès de lui. Abraham lui a alors dit : " Lorsque ton mari sera de retour, salue-le de ma part et dis-lui de changer le seuil de sa porte ! " De retour, Ismaël sentit quelque chose : " Quelqu’un est-il venu à vous ? demanda-t-il à son épouse. - Un vieil homme est en effet venu, répondit-elle en le décrivant. Il nous a interrogés sur toi et je l’ai informé. Il m’a demandé comment était notre vie et je lui ai répondu que nous vivions dans le besoin et l’adversité. - T’a-t-il enjoint quoi que ce soit ? - Oui, répondit-elle, il m’a ordonné de te transmettre son salut et de te dire de changer le seuil de ta porte. - C’est mon père, dit-il, et il vient de m’ordonner de me séparer de toi. Retourne chez ta famille ! " Il la divorça donc et se maria avec une autre femme [de la même tribu]. Abraham s’absenta le temps qu’Allah voulut puis il revint les voir mais sans trouver son fils. Il entra alors chez lui et s’enquit de lui auprès de sa femme qui lui répondit : " Il est allé chercher de quoi subvenir à nos besoins. - Il demanda : Comment vivez-vous ? Puis, il l’interrogea à propos de leur vie et de leur environnement. - Elle répondit : Nous sommes heureux et vivons dans l’aisance ! et elle loua Allah. - Que mangez-vous ? Demanda Abraham. - De la viande, répondit-elle. - Que buvez-vous ? - De l’eau, dit-elle. - Ô Allah ! Bénis leur viande et leur eau ! " implora Abraham. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ajouta : « À ce moment-là, ils n’avaient pas de grains. S’ils en avaient eu, il aurait aussi invoqué pour eux à ce sujet. » Il dit : " C’est pour cela que personne, en dehors des habitants de La Mecque, ne peut se contenter de vivre de viande et d’eau sans en être affecté. " Et, dans une autre version, dès son arrivée, Abraham demanda : " Où est Ismaël ? - Il est allé à la chasse, répondit sa femme en l’invitant à boire et à manger. - Que mangez-vous et que buvez-vous ?, interrogea Abraham. - Nous mangeons de la viande et nous buvons de l’eau, répondit-elle. - Ô Allah ! Bénis leur nourriture et leur boisson ! " implora Abraham. Il a dit : Abû-l-Qâsim (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ceci est la bénédiction due à l’invocation d’Abraham ! » Abraham dit : " Lorsque ton mari sera de retour, salue-le de ma part et dis-lui de garder le seuil de sa porte ! " Quand Ismaël revint, il demanda à son épouse si quelqu’un leur avait rendu visite. Elle répondit qu’un vieil homme à la belle allure était en effet venu pendant son absence. Elle fit son éloge, et précisa qu’il lui avait demandé de ses nouvelles et l’avait questionnée sur leur situation ? Elle poursuivit : " Je l’ai informé que nous vivions pour le mieux. - T’a-t-il enjoint quoi que ce soit ? - Oui, répondit-elle, il m’a demandé de te transmettre son salut et il t’ordonne de garder le seuil de ta porte. - C’est mon père, dit Ismaël et tu es le seuil qu’il m’a ordonné de garder. " Abraham les quitta le temps qu’Allah voulut puis revint chez eux. Ismaël était en train de confectionner des flèches sous un grand arbre près de Zamzam. En le voyant, il se leva et l’accueillit comme un fils accueille son père et comme un père agit avec son fils. Abraham lui dit : " Ô Ismaël ! Allah m’a [confié et] ordonné une mission. - Accomplis donc l’ordre de ton Seigneur ! dit Ismaël - M’aideras-tu ? demanda Abraham. - Oui, je t’aiderai, répondit le fils. - Allah m’a ordonné de construire une Maison à cet endroit, dit-il, en indiquant un monticule surplombant les alentours. Il se mit alors à élever les fondations de la Maison [sacrée]. Ismaël apportait les pierres et Abraham construisait l’édifice. Lorsqu’il fut trop haut, Ismaël apporta cette fameuse pierre [appelée aujourd'hui : la station d’Abraham] qu’il posa pour son père et sur laquelle Abraham monta afin d'achever la construction alors qu’Ismaël lui tendait les pierres. Et tous deux invoquaient Allah en ces termes : {( Notre Seigneur, accepte ceci de notre part ! Tu es certes Celui qui entend tout, Celui qui sait tout. )} [Coran : 2/127]. Et dans une [autre] version : " Abraham sortit avec Ismaël et sa mère [Hajar], emportant avec eux une vieille outre remplie d’eau. La mère d’Ismaël en buvait et cela lui permettait d'allaiter son bébé. Arrivé à La Mecque, Abraham les laissa sous un grand arbre avant de regagner sa famille. La mère d’Ismaël le suivit pour finalement le rattraper à Kadâ. Elle l’interpella alors qu'il était de dos : " Ô Abraham ! À qui nous abandonnes-tu ? - À Allah ! répondit-il. - Elle s’exclama alors : J’agrée Allah ! " Ensuite, elle revint sur ses pas et se mit à boire [de l’eau] de l’outre ce qui lui permit d’allaiter son fils. Puis, lorsque l’eau s’épuisa, elle se dit : " Si j’allais voir aux alentours, peut-être verrais-je quelqu’un ? ". Elle grimpa alors sur [le mont] Aṣ-Ṣafâ, scrutant sans cesse l’horizon dans l’espoir de voir quelqu’un, mais en vain. Arrivée dans la vallée, elle se mit à courir jusqu’au mont Al-Marwah. Elle parcourut ainsi à plusieurs reprises la distance séparant les deux monticules avant de se dire : " Si j’allais voir ce qu’il est advenu de mon enfant. " Elle se rendit auprès de lui et le trouva dans le même état, râlant comme un mourant. Ne pouvant supporter de le voir ainsi, elle se dit : " Si j’allais voir aux alentours, peut-être trouverais-je quelqu’un ? " Elle grimpa de nouveau sur [le mont] Aṣ-Ṣafâ, scrutant sans cesse l’horizon, mais sans apercevoir âme qui vive. Elle parcourut ainsi la distance entre les deux monticules jusqu’à compléter sept va-et-vient, avant de se dire à nouveau : " Si j’allais voir comment il va ! " Mais, soudain, elle entendit une voix qu’elle interpella ainsi : " Sauve-nous s’il y a quelque bien en toi ! " Il s’agissait de l'Ange Gabriel [Jibrîl], sur lui la paix. Il a alors dit : " Ainsi, avec ton talon ! " et il enfonçait son talon dans le sol. Alors, l’’eau se mit à jaillir et la mère d’Ismaël fut stupéfaite. Elle se mit alors à puiser l’eau à l’aide de ses mains... " Et il cita le hadîth en entier. »
Les gens du Paradis verront les occupants des appartements au-dessus d'eux
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Les gens du Paradis verront les occupants des appartements au-dessus d’eux, eu égard au mérite des uns sur les autres, de la même manière que vous voyez l’étoile brillante qui disparaît à l’horizon à l’est ou à l’ouest. » Les Compagnons s’exclamèrent : « Ô Messager d’Allah ! Ce sont là les rangs des Prophètes que nul autre qu’eux n’atteindra ! - Il répondit : Non ! Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main ! Ce sont des hommes qui ont cru en Allah et déclaré véridique les Envoyés ! »
L'espace d'un arc au Paradis
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L'espace d'un arc au Paradis est meilleur que [tout] ce sur quoi se lève ou se couche le soleil. »
Les demeures du Paradis vues comme les étoiles dans le ciel
Sahl ibn Saʽd (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Les gens du Paradis pourront apercevoir les demeures du Paradis, comme vous pouvez apercevoir les étoiles dans le ciel. »
La mouche tombée dans la boisson
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsqu’une mouche tombe dans la boisson de l'un d'entre vous, qu’il l'y plonge entièrement avant de la retirer. Ceci, car dans l’une de ses deux ailes se trouve un mal et dans l’autre se trouve son remède. »