L'espace d'un arc au Paradis

Sahih al-Boukhari · Rapporté par Al-Bûkhârî

Texte arabe
عن أبي هريرة رضي الله عنه أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال: «لَقَابُ قَوْسٍ في الجنة خيرٌ مما تَطلُع عليه الشمس أو تَغْرُب».
Traduction française
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L'espace d'un arc au Paradis est meilleur que [tout] ce sur quoi se lève ou se couche le soleil. »
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Référence
Rapporté par Al-Bûkhârî
رواه البخاري
Authenticité
Authentique
صحيح
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  • Texte arabe : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
  • Traduction française : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits, traducteur non indiqué par la source.
  • Texte et traduction : HadeethEnc.com — fiche d'origine, avec explication et enseignements.

Ces textes sont reproduits sans modification. Notre méthode.

  • Les gens du Paradis verront les occupants des appartements au-dessus d'eux

    Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Les gens du Paradis verront les occupants des appartements au-dessus d’eux, eu égard au mérite des uns sur les autres, de la même manière que vous voyez l’étoile brillante qui disparaît à l’horizon à l’est ou à l’ouest. » Les Compagnons s’exclamèrent : « Ô Messager d’Allah ! Ce sont là les rangs des Prophètes que nul autre qu’eux n’atteindra ! - Il répondit : Non ! Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main ! Ce sont des hommes qui ont cru en Allah et déclaré véridique les Envoyés ! »

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  • L'arbre du Paradis qu'un cavalier ne traverserait pas en cent ans

    D'après Sahl Ibn Sa'd As Sa'idi (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il y a certes dans le paradis un arbre qu'un cavalier sur un bon cheval, fort et rapide ne dépasserait pas pendant cent ans ». (*)

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  • Les demeures du Paradis vues comme les étoiles dans le ciel

    Sahl ibn Saʽd (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Les gens du Paradis pourront apercevoir les demeures du Paradis, comme vous pouvez apercevoir les étoiles dans le ciel. »

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  • Abraham installe Hajar et Ismaël près de la Maison

    Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Abraham (sur lui la paix et le salut) conduisit la mère d’Ismaël [Hâjar] et son fils Ismaël [Ismâ'îl], qu’elle allaitait encore, et les installa près de la Maison [la Ka’bah], sous un grand arbre à l’emplacement de la source de Zamzam, dans la partie la plus élevée de l’emplacement de la Mosquée. À ce époque-là, il n’y avait personne à La Mecque et il n’y avait pas d’eau. Il les installa donc en ce lieu, leur laissant un sac de dattes et une outre contenant de l’eau. Puis, Abraham rebroussa chemin. La mère d’Ismaël le suivit et lui demanda : " Ô Abraham ! Où vas-tu en nous laissant dans cette vallée déserte où il n’y a rien ? " Elle réitéra sa question à maintes reprises sans qu’elle n'obtienne de réponse ni qu’il ne se retourne vers elle. Finalement, elle lui demanda : " Allah t’a-t-il ordonné d’agir de la sorte ? - Oui, répondit-il - Alors, Il ne nous abandonnera pas ! " conclut-elle, et elle revint sereinement à sa place. Abraham (sur lui la paix et le salut) poursuivit sa route jusqu’à parvenir à Ath-Thaniyyah, d’où il ne pouvait être vu. Alors, il fit face à la Ka’bah, leva les mains et dit : {( Ô notre Seigneur ! J’ai établi une partie de ma descendance dans une vallée sans agriculture, près de Ta Maison sacrée [« Al-Ka’ba »], Ô notre Seigneur ! Afin qu’ils accomplissent la prière. Fais donc que penchent vers eux les cœurs d’une partie des gens. Et nourris-les de fruits. Peut-être seront-ils reconnaissants. )} [Coran : 14/37]. La mère d'Ismaël allaita son fils tandis qu'elle buvait l’eau qu’Abraham lui avait laissée. Quand celle-ci s’épuisa et qu’ils eurent soif, son enfant commença à se tordre de douleur - ou il a dit : il se jeta à terre et donna des coups de pieds - Ne pouvant supporter la vue de son fils ainsi, elle partit. Elle grimpa alors sur Aṣ-Ṣafâ, le monticule le plus proche qu’elle trouva et d’où elle pouvait scruter la plaine du regard. Allait-elle apercevoir quelqu’un ? N’apercevant personne, elle descendit d'Aṣ-Ṣafâ jusqu’à parvenir dans la vallée, alors elle souleva le pan de sa robe et se mit à courir jusqu’à l’autre bout du vallon qu’elle atteignit à bout de souffle. Elle monta alors sur le mont Al-Marwah du haut duquel elle fixa à nouveau l’horizon mais sans y découvrir âme qui vive. Elle parcourut ainsi la distance entre les deux monticules à sept reprises. » Ibn ‘Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a alors dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " C’est pour cette raison que les gens vont et viennent entre Aṣ-Ṣafâ et Al-Marwah [au cours des rites du Pèlerinage et de la ‘Umrah]. Lorsqu’elle se trouva sur Al-Marwah, elle entendit une voix et se dit à elle-même : ' Tais-toi ! ' Elle tendit alors l’oreille et entendit à nouveau une voix, puis elle dit : ' Je t’ai entendu. As-tu à boire ? ' Soudain, à l’emplacement de Zamzam, elle vit un Ange en train de tâter le sol du talon - ou il a dit : de l’aile - jusqu’à ce que l’eau jaillisse. Alors, elle amoncela de la terre autour afin d’en faire un petit bassin [et de la confiner]. Elle a ensuite rempli son outre d’eau et chaque fois qu’elle puisait de l’eau, celle-ci jaillissait. " Et dans une version : " l’eau jaillissait à mesure qu’elle en puisait." » Ibn ‘Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " Qu’Allah fasse miséricorde à la mère d’Ismaël ! Si elle avait laissé Zamzam - ou bien il a dit : Si elle n’avait pas puisé l’eau - elle serait aujourd’hui une source jaillissant à la surface ! " [Ibn ‘Abbâs] poursuit : " Elle but et allaita son fils. L’Ange lui dit : ' Ne craignez plus rien maintenant, car ici se trouve [l’emplacement de] la Maison d’Allah que cet enfant et son père construiront, et Allah n’abandonnera jamais ses habitants ! ' L’emplacement de [ce qui allait devenir] la Ka’bah était surélevé comme une colline de sorte que les torrents la contournaient par la droite ou la gauche sans la toucher. Venant par la route de Kadâ’, un groupe de gens de [la tribu de] Jurhum, arrivèrent. Ils campèrent en contrebas de La Mecque et virent un oiseau qui tournait autour de la source, ils se dirent : " On dirait que cet oiseau vole au-dessus d’un point d’eau, or nous connaissons bien cette vallée et il n’y a pas d’eau à cet endroit ! " Ils envoyèrent un ou deux hommes qui trouvèrent finalement l’eau et ils revinrent pour en informer le reste du groupe. Ils se rendirent alors à la source près de laquelle se trouvait la mère d’Ismaël et ils lui demandèrent : " Nous permets-tu de camper ici auprès de toi ? - Elle répondit : Oui ! Toutefois, vous n’avez aucun droit sur l’eau de la source ! " Ils acceptèrent en répondant par l’affirmative." » Ibn ‘Abbâs [qu’Allah l'agrée, lui et son père] a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " Leur venue soulagea la mère d’Ismaël car elle aimait la compagnie des gens." » Ils s’installèrent donc et firent venir leurs familles. L’endroit fut ainsi habité par plusieurs familles. Ismaël grandit et apprit l’arabe à leur contact. Il se distingua au point de susciter leur admiration. Quand il atteignit l’âge adulte, ils le marièrent à l’une de leurs femmes. La mère d’Ismaël mourut à cette époque. Après le mariage d’Ismaël, Abraham revint prendre des nouvelles de sa descendance mais il ne trouva pas Ismaël [qui était absent], il interrogea alors sa femme à propos de lui qui répondit : " Il est allé chercher de quoi subvenir à nos besoins " et, dans une autre version : " Il est allé chasser pour nous ramener à manger. " Ensuite, Abraham l’interrogea à propos de leur vie et de leur environnement. Elle répondit : " Nous vivons mal. Nous sommes dans le besoin et l’adversité ! " Et elle se plaignit auprès de lui. Abraham lui a alors dit : " Lorsque ton mari sera de retour, salue-le de ma part et dis-lui de changer le seuil de sa porte ! " De retour, Ismaël sentit quelque chose : " Quelqu’un est-il venu à vous ? demanda-t-il à son épouse. - Un vieil homme est en effet venu, répondit-elle en le décrivant. Il nous a interrogés sur toi et je l’ai informé. Il m’a demandé comment était notre vie et je lui ai répondu que nous vivions dans le besoin et l’adversité. - T’a-t-il enjoint quoi que ce soit ? - Oui, répondit-elle, il m’a ordonné de te transmettre son salut et de te dire de changer le seuil de ta porte. - C’est mon père, dit-il, et il vient de m’ordonner de me séparer de toi. Retourne chez ta famille ! " Il la divorça donc et se maria avec une autre femme [de la même tribu]. Abraham s’absenta le temps qu’Allah voulut puis il revint les voir mais sans trouver son fils. Il entra alors chez lui et s’enquit de lui auprès de sa femme qui lui répondit : " Il est allé chercher de quoi subvenir à nos besoins. - Il demanda : Comment vivez-vous ? Puis, il l’interrogea à propos de leur vie et de leur environnement. - Elle répondit : Nous sommes heureux et vivons dans l’aisance ! et elle loua Allah. - Que mangez-vous ? Demanda Abraham. - De la viande, répondit-elle. - Que buvez-vous ? - De l’eau, dit-elle. - Ô Allah ! Bénis leur viande et leur eau ! " implora Abraham. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ajouta : « À ce moment-là, ils n’avaient pas de grains. S’ils en avaient eu, il aurait aussi invoqué pour eux à ce sujet. » Il dit : " C’est pour cela que personne, en dehors des habitants de La Mecque, ne peut se contenter de vivre de viande et d’eau sans en être affecté. " Et, dans une autre version, dès son arrivée, Abraham demanda : " Où est Ismaël ? - Il est allé à la chasse, répondit sa femme en l’invitant à boire et à manger. - Que mangez-vous et que buvez-vous ?, interrogea Abraham. - Nous mangeons de la viande et nous buvons de l’eau, répondit-elle. - Ô Allah ! Bénis leur nourriture et leur boisson ! " implora Abraham. Il a dit : Abû-l-Qâsim (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ceci est la bénédiction due à l’invocation d’Abraham ! » Abraham dit : " Lorsque ton mari sera de retour, salue-le de ma part et dis-lui de garder le seuil de sa porte ! " Quand Ismaël revint, il demanda à son épouse si quelqu’un leur avait rendu visite. Elle répondit qu’un vieil homme à la belle allure était en effet venu pendant son absence. Elle fit son éloge, et précisa qu’il lui avait demandé de ses nouvelles et l’avait questionnée sur leur situation ? Elle poursuivit : " Je l’ai informé que nous vivions pour le mieux. - T’a-t-il enjoint quoi que ce soit ? - Oui, répondit-elle, il m’a demandé de te transmettre son salut et il t’ordonne de garder le seuil de ta porte. - C’est mon père, dit Ismaël et tu es le seuil qu’il m’a ordonné de garder. " Abraham les quitta le temps qu’Allah voulut puis revint chez eux. Ismaël était en train de confectionner des flèches sous un grand arbre près de Zamzam. En le voyant, il se leva et l’accueillit comme un fils accueille son père et comme un père agit avec son fils. Abraham lui dit : " Ô Ismaël ! Allah m’a [confié et] ordonné une mission. - Accomplis donc l’ordre de ton Seigneur ! dit Ismaël - M’aideras-tu ? demanda Abraham. - Oui, je t’aiderai, répondit le fils. - Allah m’a ordonné de construire une Maison à cet endroit, dit-il, en indiquant un monticule surplombant les alentours. Il se mit alors à élever les fondations de la Maison [sacrée]. Ismaël apportait les pierres et Abraham construisait l’édifice. Lorsqu’il fut trop haut, Ismaël apporta cette fameuse pierre [appelée aujourd'hui : la station d’Abraham] qu’il posa pour son père et sur laquelle Abraham monta afin d'achever la construction alors qu’Ismaël lui tendait les pierres. Et tous deux invoquaient Allah en ces termes : {( Notre Seigneur, accepte ceci de notre part ! Tu es certes Celui qui entend tout, Celui qui sait tout. )} [Coran : 2/127]. Et dans une [autre] version : " Abraham sortit avec Ismaël et sa mère [Hajar], emportant avec eux une vieille outre remplie d’eau. La mère d’Ismaël en buvait et cela lui permettait d'allaiter son bébé. Arrivé à La Mecque, Abraham les laissa sous un grand arbre avant de regagner sa famille. La mère d’Ismaël le suivit pour finalement le rattraper à Kadâ. Elle l’interpella alors qu'il était de dos : " Ô Abraham ! À qui nous abandonnes-tu ? - À Allah ! répondit-il. - Elle s’exclama alors : J’agrée Allah ! " Ensuite, elle revint sur ses pas et se mit à boire [de l’eau] de l’outre ce qui lui permit d’allaiter son fils. Puis, lorsque l’eau s’épuisa, elle se dit : " Si j’allais voir aux alentours, peut-être verrais-je quelqu’un ? ". Elle grimpa alors sur [le mont] Aṣ-Ṣafâ, scrutant sans cesse l’horizon dans l’espoir de voir quelqu’un, mais en vain. Arrivée dans la vallée, elle se mit à courir jusqu’au mont Al-Marwah. Elle parcourut ainsi à plusieurs reprises la distance séparant les deux monticules avant de se dire : " Si j’allais voir ce qu’il est advenu de mon enfant. " Elle se rendit auprès de lui et le trouva dans le même état, râlant comme un mourant. Ne pouvant supporter de le voir ainsi, elle se dit : " Si j’allais voir aux alentours, peut-être trouverais-je quelqu’un ? " Elle grimpa de nouveau sur [le mont] Aṣ-Ṣafâ, scrutant sans cesse l’horizon, mais sans apercevoir âme qui vive. Elle parcourut ainsi la distance entre les deux monticules jusqu’à compléter sept va-et-vient, avant de se dire à nouveau : " Si j’allais voir comment il va ! " Mais, soudain, elle entendit une voix qu’elle interpella ainsi : " Sauve-nous s’il y a quelque bien en toi ! " Il s’agissait de l'Ange Gabriel [Jibrîl], sur lui la paix. Il a alors dit : " Ainsi, avec ton talon ! " et il enfonçait son talon dans le sol. Alors, l’’eau se mit à jaillir et la mère d’Ismaël fut stupéfaite. Elle se mit alors à puiser l’eau à l’aide de ses mains... " Et il cita le hadîth en entier. »

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  • Jabir voyage un mois pour un hadith : les hommes rassemblés nus et incirconcis

    Jâbir ibn ῾Abdillah (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Il m’est parvenu qu’un homme avait entendu un hadith de la bouche du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). A ces fins, j’achetai un chameau que je montai et marchai un mois pour arriver au pays du Shâm où se trouvait cet homme appelé ‘Abdullah ibn Unays. Je dis au concierge de l’avertir de ma présence. Il s’exclama : « Jâbir ibn ῾Abdillah ? - Oui, répondis-je. ῾Abdullah sortit et nous nous donnâmes des accolades, et je lui dis : « Il m’est parvenu que tu as entendu un hadith de la bouche du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) concernant le Jugement. Je suis venu pour l’entendre avant que tu ne meures ou que je ne meure avant toi. » Il me répondit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " Au Jour de la Résurrection, Allah rassemblera les hommes - ou il a dit : les serviteurs - nus, incirconcis et démunis. " » Je l’interrompis : « Que veux-tu dire par : démunis ? » Il répliqua : « Ils seront dépourvus de tout. Il les appellera d’une voix entendue par le proche aussi bien que par l’éloigné, et qui dira : " Je suis le Roi ! Je suis Celui qui rétribue ! Et il ne convient pas que l’un des habitants du Feu qui avait - en ce bas monde - quelque droit sur un habitant du Paradis, entre en Enfer avant que Je ne lui rende justice. De même, il ne convient pas qu’un habitant du Paradis entre au Paradis, sans que Je ne rende justice à celui des habitants du Feu ayant un droit sur lui - dans cette vie d’ici-bas -, ne serait-ce qu’une gifle. " » Il a dit : « Nous demandâmes : " Comment cela alors que nous serons rassemblés devant Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, dévêtus et démunis ? - Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut)] dit : Cela sera en fonction des bonnes et des mauvaises actions. " »

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    Abû Mûsâ Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il y a deux jardins dont les récipients et leur contenu sont en argent, et deux jardins dont les récipients et leur contenu sont en or. Entre les gens et la vue de leur Seigneur, il n’y a que le voile de l’orgueil sur Son Visage, dans le jardin d’Éden. »

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    Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le Paradis et l’Enfer ont polémiqué. L’Enfer a dit : " J’ai le privilège de recevoir les orgueilleux et les tyrans ! " Le Paradis a dit : " Et pourquoi, moi, je n’accueille que les gens faibles et les insignifiants ? " Allah dit au Paradis : " Tu n’es rien d’autre que Ma miséricorde par laquelle Je fais miséricorde à qui Je veux parmi Mes sujets ! " Puis, Il dit à l’Enfer : " Toi, tu n’es rien d’autre que Mon châtiment par lequel Je châtie qui Je veux parmi Mes sujets et chacun d’entre vous sera rempli ! " L’Enfer ne sera rempli que lorsqu’Allah, Béni et Exalté soit-Il, y posera Son pied et l’Enfer dira alors : " Assez ! Assez ! Assez ! " A ce moment-là, il sera rempli et se repliera sur lui-même. Et Allah n’est injuste envers aucune de Ses créatures. Quant au Paradis, Allah créera pour lui de nouvelles créatures. " »

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Allah n'a ni épouse, ni enfant ! Que voulez-vous donc ? - Ils diront : Nous voulons que tu nous donnes à boire ! - Il leur sera alors dit : Buvez ! Et c'est alors qu'ils tomberont les uns après les autres en Enfer. Ensuite, il sera demandé aux chrétiens : Qu'adoriez-vous ? - Ils diront : Nous adorions le messie, fils d'Allah ! Il leur sera alors dit : Vous avez menti ! Allah n'a ni épouse, ni enfant ! Que voulez-vous donc ? - Ils diront : Nous voulons que tu nous donnes à boire ! Il leur sera dit : Buvez ! Et c'est alors qu'ils tomberont les uns après les autres en Enfer. Il ne restera alors que ceux qui adoraient Allah, pieux et pécheurs. Il leur sera demandé : Qu'est-ce qui vous retient, alors que les gens sont partis ? - Ils diront : Nous nous sommes séparés d'eux alors que nous avions davantage besoin d'eux qu'aujourd'hui ! Nous avons entendu un héraut appeler : " Que les gens de chaque groupe rejoignent ce qu'ils adoraient ! " et nous ne faisons qu'attendre notre Seigneur ! Al-Jabbâr [qui est l’un des Noms d’Allah] viendra alors à eux, sous un aspect différent que celui sous lequel ils l'ont vu la première fois et dira : " Je suis votre Seigneur ! - Ils diront : Tu es notre Seigneur ! " Et seuls les Prophètes s'adresseront à lui. Il dira : " Y'a t-il, entre vous et lui, un signe par lequel vous pouvez le reconnaître ? - Ils diront : La jambe ! " C'est alors qu'Il dévoilera Sa jambe et tout croyant se prosternera, à l'exception de celui qui se prosternait par ostentation. Quand il voudra se prosterner, son dos deviendra tel une seule vertèbre. Puis on amènera le pont, que l'on dressera au milieu de l'Enfer. Nous dîmes : " Ô, Messager d'Allah ! Qu'est-ce que le pont ? - Il dit : Un endroit glissant, doté de crochets et d'une grande épine crochue, que l'on trouve au Najd, qui s'appelle As-Sa'dân. Le croyant y passera comme un clin d'œil, comme l'éclair, comme le vent, comme les chevaux pur-sang et comme l'homme sur sa monture. L'un s'en sortira sain et sauf, l'autre s'en sortira blessé et l'autre encore sera renversé dans le feu de l'Enfer. Le dernier d'entre eux sera littéralement traîné. Le croyant, ce jour-là, insistera auprès d'Allah en faveur de ses frères, plus que vous ne le faîtes avec moi lorsque vous êtes sûrs d'être dans votre droit, et ce, quand ils se rendront compte qu'ils ont été sauvés. Ils diront : Notre Seigneur ! Nos frères ! Ils priaient avec nous, jeûnaient avec nous et œuvraient avec nous ! - Allah dira : Allez donc ! Celui que vous trouverez et qui porte dans son cœur le poids d'une pièce de foi, faites-le sortir ! Allah préservera leur aspect du feu. Quand ils se rendront auprès d'eux, certains auront baigné dans le feu jusqu'aux pieds, d'autres jusqu'à la moitié de leurs jambes. Ils en sortiront ceux qu'ils reconnaîtront avant de revenir. Il leur dira : Allez donc ! Celui que vous trouverez et qui porte dans son cœur le poids d'une demi-pièce de foi, faites-le sortir ! Ils en sortiront donc ceux qu'ils reconnaîtront, avant de revenir. Il leur dira : Allez donc ! Celui que vous trouverez et qui porte dans son cœur le poids d'une minuscule fourmi de foi, faites-le sortir ! Ils en sortiront donc ceux qu'ils reconnaîtront. » Abû Sa'îd (qu’Allah l’agrée) dit : « Si vous ne me croyez pas, lisez : {( Certes Allah ne lèse (personne), fût-ce du poids d'une minuscule fourmi ; Il multiplie la bonne action, et accorde une énorme récompense. )}. [Coran : 4/40] Les Prophètes, les Anges et les croyants intercéderont et Al-Jabbâr dira : " Il reste mon intercession ! " Il saisira une poignée en Enfer et en fera sortir des gens déjà carbonisés. Ils seront jetés dans une rivière, située au bord du Paradis appelée : " l'eau de la vie ", et ils repousseront sur ses bords comme un grain pousse dans l'écume d'un torrent. Vous pouvez les voir du côté de l'arbre et du côté du rocher. La face tournée vers le soleil est verte et celle tournée vers l'ombre est blanche. Ils sortiront comme des perles et l'on mettra des colliers gravés à leurs cous. Ils entreront au Paradis et ses habitants diront : " Ce sont les affranchis du Miséricordieux, il les a fait entrer au Paradis sans qu'il n'aient fait aucune œuvre, ni aucun bien ! " On leur dira : " Vous avez ce que vous avez vu et l'équivalent en plus ! " »

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