Sahih al-Boukhari — page 146
صحيح البخاري
Compilé par Muhammad ibn Ismâ'îl al-Boukhârî. 4 125 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Le sermon sur la chamelle et sur celui qui fouette sa femme
‘Abdullah ibn Zam’ah (qu’Allah l’agrée) relate qu’il a entendu le Prophète (sur lui la paix et le salut) prononcer un discours dans lequel il parla de la chamelle et de celui qui l’avait égorgée. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) récita : {( Lorsque le plus malheureux d’entre eux s’y engagea… )} : un homme puissant, dur et respecté au sein de son clan s’engagea à l’égorger. Ensuite, il parla des femmes et exhorta les gens à leur sujet. Il dit : « Comment l’un d'entre vous peut-il fouetter sa femme comme une esclave et se coucher ensuite à ses côtés le soir-même ? » Enfin, il les exhorta au sujet de la façon dont ils riaient des gaz intestinaux, en disant : « Pourquoi l'un d'entre vous rigole-t-il de ce qu’il fait lui-même !? »
Abou Jamra interroge Ibn 'Abbas sur le pèlerinage de l'aisance et l'offrande
Abû Jamrah Naṣr ibn 'Imrân Aḍ-Ḍuba'î a dit : « J'ai questionné Ibn 'Abbâs au sujet du pèlerinage de l'aisance et il m'ordonna de le pratiquer. Je le questionnais également au sujet de la bête de sacrifice et il me dit : « L'offrande peut être un chameau, une vache, un mouton ou une bête partagée à plusieurs. ». Les gens étaient sceptiques au sujet du pèlerinage de l'aisance. Cependant, je vis en songe un homme crier à voix haute : « Ton pèlerinage est accepté et ton aisance également ! » Je vins voir Ibn 'Abbâs et l'en informait. Il dit : « Allah est Le plus grand ! Telle est la tradition de Abû Al-Qâsim (sur lui la paix et le salut) ».
Abou Moussa suit le Messager d'Allah ﷺ jusqu'au puits d'Aris
Abû Mûsâ al-Ash'arî (qu'Allah l'agrée) relate qu'après avoir fait les ablutions chez lui, il sortit en se disant : « Aujourd'hui, je vais rester avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et passer la journée avec lui ». Il se rendit à la mosquée et demanda après le Prophète (sur lui la paix et le salut). On lui dit : « Il est parti par-là ! - Je suis donc sorti à sa recherche, dit-il, en demandant après lui » jusqu'à ce qu'il entra là où se trouvait le puits d'Arîs. [Il raconte] : « Je m'asseyais près de la porte et quand le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) eut fait ses besoins et ses ablutions, je me levai vers lui. Il était assis sur le puits d'Arîs, au milieu du rebord, les jambes découvertes et qu'il laissait pendre dans le puits. Je le saluai et partis pour m'asseoir auprès de la porte, en me disant : aujourd'hui, je serai le portier du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Vint alors Abû Bakr, qui poussa la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « Abû Bakr ! » Je dis : « Un instant ! ». Je me rendis auprès du Prophète et dis : « Ô, Messager d'Allah ! Voici Abû Bakr qui demande la permission d'entrer ! » Il dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis. » Je retournai vers Abû Bakr et lui dis : « Entre donc et sache que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis ! » Abû Bakr entra, s'assit à la droite du Prophète (sur lui la paix et le salut) sur le rebord [du puits], y laissant pendre ses pieds comme le faisait le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et découvrant ses jambes. Je m'en retournai et m'assis. J'avais laissé mon frère en train de faire les ablutions et qui devait me rejoindre. Je me dis alors : « Si Allah veut du bien à untel -c'est-à-dire son frère- il le mènera ici. C'est alors que quelqu'un fit bouger la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb ! » Je dis : « Un instant ! » J'allai donc au Prophète (sur lui la paix et le salut), le saluais et dis : « Ô, Messager d'Allah ! Voici 'Umar qui demande la permission d'entrer. » Il dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis. » Je dis : « Entre et sache que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis ! » Il entra et s'assit à la gauche du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sur le rebord [du puits], y laissant pendre ses pieds. Je m'en retournai et m'assis, en me disant : « Si Allah veut du bien à untel -c'est-à-dire son frère- il le mènera ici. C'est alors que quelqu'un fit bouger la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « 'Uthmân ibn 'Affân ! » Je dis : « Un instant ! » J'allai donc en informer le Prophète (sur lui la paix et le salut), qui dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis, ainsi qu'une épreuve qui le touchera. » Je revins et dis : « Entre et sache que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis, ainsi qu'une épreuve qui te touchera. » Il entra et, voyant qu'il ne restait plus de place sur le rebord, s'assit en face d'eux, de l'autre côté. » Sa'îd ibn Al-Musayyib dit : « Je l'interprétai comme l'emplacement de leurs tombes. » Dans une version : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) me donna l'ordre de garder la porte. » Il est également dit dans cette version que lorsqu’il annonça la bonne nouvelle à 'Uthmân (qu’Allah l’agrée), ce dernier loua Allah et dit ensuite : « Allah est Celui à qui on demande de l'aide. »
L’homme est avec ceux qu'il a aimés.
Abû Mûsâ Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L’homme est avec ceux qu'il a aimés. » Et dans une version : « On demanda au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Qu’en est-il de l’homme qui aime des gens sans être au même niveau qu’eux ? » Il répondit : « L'homme est avec ceux qu'il a aimés. » ‘Abdullah ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate qu'un homme vint au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et demanda : « Ô Messager d’Allah ! Que dis-tu d’un homme qui aime des gens mais n’a pas atteint leur niveau ? » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : « L’homme est avec ceux qu'il a aimés. »
L'interdiction de jeter des pierres : elles ne tuent pas le gibier et crèvent un œil
Abdullah ibn Al-Mughaffal (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de jeter des pierres et disait : « Ça ne tue pas le gibier et ça ne blesse pas l'ennemi ; par contre, ça peut crever un œil ou casser une dent ! ». Et dans une autre version : « Un proche de 'Abdullah ibn Al-Mughaffal jetait des pierres, celui-ci le réprimanda et lui dit : « Certes, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de jeter des pierres, il disait : « Ça ne permet pas de chasser le gibier ! » Ensuite, ce proche continua de jeter des pierres. 'Abdullah ibn Al-Mughafal (qu'Allah l'agrée, lui et son père) lui dit alors : « Je te dis que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de jeter des pierres et tu recommences ? Plus jamais je ne te parlerai ! »
Pas de prière après l'aube ni après le 'asr, selon des hommes de confiance
‘Abdullah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Des hommes dignes de confiance, et ‘Umar était le plus digne d’entre eux, ont témoigné auprès de moi que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit de prier après la prière de l’aube (« ṣalâtu-ṣ-ṣubh ») et ce, jusqu’au lever du soleil, ainsi que de prier après [la prière] de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») et ce, jusqu’à son coucher. » Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Point de prière après [la prière de] l’aube (« aṣ-ṣubh ») jusqu’à ce que le soleil se lève, et point de prière après [la prière de] l'après-midi (« al-‘aṣr ») jusqu’à ce que le soleil se couche. »
Ibn Mas'ud (qu'Allah l'agrée) avait l’habitude de nous faire un rappel tous les jeudis.
Shaqîq ibn Salamah (qu'Allah l'agrée) relate : « Ibn Mas'ud (qu'Allah l'agrée) avait l’habitude de nous faire un rappel tous les jeudis. Un homme lui dit : " Ô Abâ 'Abdirrahmân ! J’aimerai bien que tu nous exhortes tous les jours ! - Ce qui m'empêche de le faire, répondit Ibn Mas'ud, c’est la crainte de vous lasser. Je vous réserve des jours particuliers d'exhortation comme le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le faisait pour nous par crainte de nous lasser. " »
Si vous n'ajustez pas vos rangs, Allah sèmera la discorde entre vous.
An-Nuʽmân ibn Bashîr (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si vous n'ajustez pas vos rangs, Allah sèmera la discorde entre vous. » Dans une autre version, il est dit : « L’envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) ajustait nos rangs comme s’il rangeait des flèches, et ce, jusqu’à ce qu’il se fut assuré que nous avions saisi ce qu’il voulait de nous. Un jour, il sortit et se tint debout afin de prier. Alors qu’il était sur le point d'entrer en prière, il aperçut un homme dont la poitrine sortait du rang, et dit : « Ô serviteurs d’Allah, si vous n'ajustez pas vos rangs, Allah sèmera la discorde entre vous ! »
Ibn Bouhayna : la prière du midi sans la position assise après deux unités
‘Abdullah ibn Buḥaynah (qu’Allah l’agrée), qui faisait partie des Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut), relate : « Alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) dirigeait la prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr »), il se leva après les deux premiers unités, sans s’asseoir ; les gens se levèrent avec lui. A la fin de la prière, les gens attendaient qu’il prononce le salut final, mais il dit : « Allâhu Akbar ! », toujours en étant assis, et se prosterna deux fois. Puis il prononça le salut final. »
Ibn 'Abbas passe devant le rang à dos d'ânesse à Mina
ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) dit : « Je suis arrivé sur le dos d’une ânesse, j’approchais alors de la puberté, tandis que l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) dirigeait la prière à Minâ, sans aucun mur devant lui. Je passai devant le rang, et envoyai ensuite paître l’ânesse. Après, je me plaçai dans le rang, sans que personne ne me reproche quoi que ce soit ».
« Qu'il repousse celui qui veut passer devant lui pendant la prière »
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque quelqu’un prie devant une chose qui le sépare des gens et qu’une personne souhaite passer devant lui, qu’il la repousse. Si elle insiste, qu’il la combatte, car ce n’est rien d'autre qu’un démon ! »
Abou Qatada et l'âne sauvage sur la route de la côte
Abû Qatâdah Al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) relate : « L’envoyé d’Allah prit la route pour le Pèlerinage, et [les gens] sortirent avec lui. Il modifia l’itinéraire d’une partie d’entre eux - parmi lesquels se trouvait Abû Qatâdah - et dit : « Prenez par la côte jusqu’à ce que nous nous rejoignions. » Ils passèrent donc par la côte et, une fois sur le chemin pour rejoindre [le Prophète (sur lui la paix et le salut)], tous entrèrent en état de sacralisation sauf Abû Qatâdah. Puis, alors qu’ils poursuivaient leur route, ils aperçurent des ânes sauvages (onagres) ; Abû Qatâdah se jeta sur eux et réussit à atteindre une ânesse. « Nous fîmes alors une halte, relate Abû Qatâdah, et nous mangeâmes de sa viande. Puis nous nous demandâmes : Avons-nous le droit de manger de la viande de gibier alors que nous sommes en état de sacralisation ? Nous prîmes alors ce qu’il restait de la viande et, une fois avoir rejoint l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut), nous lui posâmes la question. Il dit : Quelqu’un lui a-t-il demandé de le tuer, ou le lui a-t-il désigné ? - Non, répondirent-ils. - Mangez donc le reste ! leur dit alors le Prophète. » Dans une autre version : « Vous en reste-t-il ? demanda le Prophète. - Oui, répondit-je. Je lui tendis alors la cuisse et il en mangea. »
« Le soleil et la lune sont deux signes parmi les signes d'Allah »
Abû Mas'ûd 'Uqbah ibn 'Amr Al-Anṣârî Al-Badrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Le soleil et la lune sont deux signes parmi les signes d’Allah et par lesquels Il effraye Ses serviteurs. Ils ne s’éclipsent pas en raison de la mort d'un individu. Si vous assistez à cela, priez et invoquez jusqu’à ce que l’éclipse disparaisse.»
L'éclipse solaire : le Prophète ﷺ se lève affolé, redoutant l'Heure
Abû Mûsâ Al-Ash'arî (qu'Allah l'agrée) relate : « Une éclipse solaire se produisit à l'époque du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et il se leva alors précipitamment, affolé. Il redoutait qu'il s'agisse de l'heure finale. Ensuite, il se rendit à la mosquée et se tint debout pour prier. Il se tint debout en prière et se prosterna plus longtemps que je ne l'avais jamais vu faire. Il dit ensuite : « Ces signes qu'Allah envoie n'annoncent ni la mort, ni la naissance de qui que ce soit. Allah les envoie afin de susciter la peur chez Ses serviteurs. De ce fait, lorsque vous voyez l'un d'entre eux, empressez-vous d'évoquer Allah, de l'invoquer et d'implorer Son pardon ! »
Les takbir du Messager d'Allah ﷺ à chaque mouvement de la prière
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se levait pour prier, il prononçait le takbîr debout ; puis, il prononçait le takbîr lorsqu’il s’inclinait. Après, en relevant la colonne vertébrale de l’inclinaison, il disait : « Allah entend celui qui Le loue ! ». Une fois droit, il disait : « Ô notre Seigneur, à Toi Seul revient la louange ! » Puis il formulait le takbîr au moment où il descendait [pour la prosternation]. Ensuite il le formulait lorsqu’il relevait la tête, puis le prononçait lorsqu’il se prosternait et lorsqu’il relevait la tête [de la prosternation]. Il procédait de cette manière durant toute la prière. [Enfin], il prononçait le takbîr lorsqu’il se relevait de deux unités de prière, après la position assise. Puis Abû Hurayrah dit : « Je suis celui d’entre vous dont la prière ressemble le plus à celle du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). »
« Lorsque la chaleur est ardente, attendez la fraîcheur pour la prière du midi »
ʽAbdullah ibn ʽUmar, Abû Hurayrah et Abû Dharr (qu'Allah les agrée) relatent que le Messager d’Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Lorsque la chaleur est ardente, attendez un moment plus frais afin de prier la prière du midi, car l'ardeur de la chaleur est certes un souffle de l'enfer ! »
Al-'Abbas autorisé à passer les nuits de Mina à La Mecque pour abreuver les pèlerins
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate qu’Al-‘Abbâs ibn ‘Abd Al-Muṭṭalib demanda l’autorisation au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) de passer la nuit à La Mecque, lors des nuits de Mina, afin d’abreuver les pèlerins et ce dernier la lui donna.
Prosternez-vous convenablement et n’étalez vos avant-bras comme le fait le chien.
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Prosternez-vous convenablement et n’étalez vos avant-bras comme le fait le chien ».
Anas : le Prophète ﷺ priait avec ses chaussures
Maslamah Saʽîd ibn Yazîd relate : « J'ai questionné Anas ibn Mâlik : Le Prophète (sur lui la paix et le salut) priait-il avec ses chaussures ? - Il répondit : Oui ! »
« Si seulement j'étais à la place de celui qui est dans cette tombe ! »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Par celui qui détient mon âme dans Sa main ! Ce bas monde ne disparaîtra pas avant que l’homme ne passe devant une tombe et se vautre dessus en disant : « Si seulement, j’étais à la place de celui qui est dans cette tombe ! » Ceci, alors qu'il n'est pas endetté, et que la seule chose qui le touche alors c'est l'affliction. »
La montagne d'or de l'Euphrate pour laquelle les gens s'entretueront
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L’Heure ne se lèvera pas avant que l’Euphrate ne laisse apparaître une montagne d’or pour laquelle les gens s’entretueront. De chaque centaine, quatre-vingt-dix-neuf seront tués et chaque homme parmi eux dira : « J’espère être celui qui sera épargné ! » Et dans une autre version : « L’Euphrate est sur le point de dévoiler un trésor en or. Que celui s'y trouve n’en prenne rien ! »
Médine délaissée, et les deux bergers de Mouzayna, derniers à être rassemblés
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ils délaisseront Médine malgré le bien qui s'y trouvera ; seules les bêtes errant à la recherche de nourriture y entreront - c'est-à-dire les fauves et les oiseaux -. Les derniers à être menés au rassemblement seront deux bergers de Muzayna qui voudront se rendre à Médine et crieront après leurs moutons. Ils la trouveront uniquement habitée par les bêtes sauvages. Une fois arrivés à la colline de l'adieu, ils tomberont face contre terre. »
Le sac d'or trouvé dans le terrain acheté
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme acheta un terrain à un autre. Celui qui avait acheté le terrain y trouva un sac d’or et dit à celui qui le lui avait vendu : « Reprends ton or, car je t’ai acheté le terrain, pas l’or ! » Mais, celui qui possédait le terrain répondit : « Je t’ai vendu le terrain avec tout ce qui s’y trouve ! » Ils en référèrent à un homme qui leur dit : « Avez-vous des enfants ? - J’ai un garçon, répondit l’un. - J’ai une fille, dit l’autre. Il leur dit : « Alors, mariez-les, dépensez de cet or pour eux et faites-en aumône. »
Les deux femmes et l'enfant emporté par le loup
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Deux femmes étaient avec leurs fils respectifs lorsque le loup emporta l'enfant de l'une d'elles. Celle-ci dit à sa compagne : « C'est ton fils qu'il a emporté ! » L'autre répliqua : « Non c’est le tien qu'il a emporté ! » Elles portèrent alors leur différend devant [le roi] David (sur lui la paix et le salut) qui trancha en faveur de l'aînée. Elles se rendirent ensuite chez Salomon fils de David (sur eux la paix et le salut) pour l'en informer. Il dit : « Apportez-moi un couteau que je le partage entre vous ! » La plus jeune s'exclama : « Non, ne fais pas ça ! Qu'Allah te fasse miséricorde ! C'est son fils ! » Il trancha alors en faveur de la cadette. »