Abou Jamra interroge Ibn 'Abbas sur le pèlerinage de l'aisance et l'offrande
Sahih al-Boukhari · Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim
- Référence
- Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim
- متفق عليه
- Authenticité
- Authentique
- صحيح
- Jugement tel que fourni par HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
Classement
Provenance
- Texte arabe : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
- Traduction française : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits, traducteur non indiqué par la source.
- Texte et traduction : HadeethEnc.com — fiche d'origine, avec explication et enseignements.
Ces textes sont reproduits sans modification. Notre méthode.
Dans le même recueil
Abou Moussa suit le Messager d'Allah ﷺ jusqu'au puits d'Aris
Abû Mûsâ al-Ash'arî (qu'Allah l'agrée) relate qu'après avoir fait les ablutions chez lui, il sortit en se disant : « Aujourd'hui, je vais rester avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et passer la journée avec lui ». Il se rendit à la mosquée et demanda après le Prophète (sur lui la paix et le salut). On lui dit : « Il est parti par-là ! - Je suis donc sorti à sa recherche, dit-il, en demandant après lui » jusqu'à ce qu'il entra là où se trouvait le puits d'Arîs. [Il raconte] : « Je m'asseyais près de la porte et quand le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) eut fait ses besoins et ses ablutions, je me levai vers lui. Il était assis sur le puits d'Arîs, au milieu du rebord, les jambes découvertes et qu'il laissait pendre dans le puits. Je le saluai et partis pour m'asseoir auprès de la porte, en me disant : aujourd'hui, je serai le portier du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Vint alors Abû Bakr, qui poussa la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « Abû Bakr ! » Je dis : « Un instant ! ». Je me rendis auprès du Prophète et dis : « Ô, Messager d'Allah ! Voici Abû Bakr qui demande la permission d'entrer ! » Il dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis. » Je retournai vers Abû Bakr et lui dis : « Entre donc et sache que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis ! » Abû Bakr entra, s'assit à la droite du Prophète (sur lui la paix et le salut) sur le rebord [du puits], y laissant pendre ses pieds comme le faisait le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et découvrant ses jambes. Je m'en retournai et m'assis. J'avais laissé mon frère en train de faire les ablutions et qui devait me rejoindre. Je me dis alors : « Si Allah veut du bien à untel -c'est-à-dire son frère- il le mènera ici. C'est alors que quelqu'un fit bouger la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb ! » Je dis : « Un instant ! » J'allai donc au Prophète (sur lui la paix et le salut), le saluais et dis : « Ô, Messager d'Allah ! Voici 'Umar qui demande la permission d'entrer. » Il dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis. » Je dis : « Entre et sache que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis ! » Il entra et s'assit à la gauche du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sur le rebord [du puits], y laissant pendre ses pieds. Je m'en retournai et m'assis, en me disant : « Si Allah veut du bien à untel -c'est-à-dire son frère- il le mènera ici. C'est alors que quelqu'un fit bouger la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « 'Uthmân ibn 'Affân ! » Je dis : « Un instant ! » J'allai donc en informer le Prophète (sur lui la paix et le salut), qui dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis, ainsi qu'une épreuve qui le touchera. » Je revins et dis : « Entre et sache que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis, ainsi qu'une épreuve qui te touchera. » Il entra et, voyant qu'il ne restait plus de place sur le rebord, s'assit en face d'eux, de l'autre côté. » Sa'îd ibn Al-Musayyib dit : « Je l'interprétai comme l'emplacement de leurs tombes. » Dans une version : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) me donna l'ordre de garder la porte. » Il est également dit dans cette version que lorsqu’il annonça la bonne nouvelle à 'Uthmân (qu’Allah l’agrée), ce dernier loua Allah et dit ensuite : « Allah est Celui à qui on demande de l'aide. »
Le sermon sur la chamelle et sur celui qui fouette sa femme
‘Abdullah ibn Zam’ah (qu’Allah l’agrée) relate qu’il a entendu le Prophète (sur lui la paix et le salut) prononcer un discours dans lequel il parla de la chamelle et de celui qui l’avait égorgée. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) récita : {( Lorsque le plus malheureux d’entre eux s’y engagea… )} : un homme puissant, dur et respecté au sein de son clan s’engagea à l’égorger. Ensuite, il parla des femmes et exhorta les gens à leur sujet. Il dit : « Comment l’un d'entre vous peut-il fouetter sa femme comme une esclave et se coucher ensuite à ses côtés le soir-même ? » Enfin, il les exhorta au sujet de la façon dont ils riaient des gaz intestinaux, en disant : « Pourquoi l'un d'entre vous rigole-t-il de ce qu’il fait lui-même !? »
L’homme est avec ceux qu'il a aimés.
Abû Mûsâ Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L’homme est avec ceux qu'il a aimés. » Et dans une version : « On demanda au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Qu’en est-il de l’homme qui aime des gens sans être au même niveau qu’eux ? » Il répondit : « L'homme est avec ceux qu'il a aimés. » ‘Abdullah ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate qu'un homme vint au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et demanda : « Ô Messager d’Allah ! Que dis-tu d’un homme qui aime des gens mais n’a pas atteint leur niveau ? » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : « L’homme est avec ceux qu'il a aimés. »
« Qui est le plus noble des hommes ? » : le plus pieux, puis Youssouf
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate qu'il fut demandé : « Ô envoyé d’Allah ! Qui est le plus noble des hommes ? - Le plus pieux, répondit le Prophète. - Ce n’est sur cela que nous t’interrogeons ! dirent-ils. Dans ce cas-là, dit le Prophète, c’est Yûssuf, le Prophète d’Allah, fils du Prophète d’Allah, lui-même fils du Prophète d’Allah, lui-même fils de l’ami intime d’Allah. - Ce n’est pas sur cela que nous t’interrogeons ! - Vous me questionnez à propos des origines des arabes ? Les meilleurs d’entre eux dans la jâhiliyyah (période antéislamique) sont les meilleurs dans l’Islam, s’ils l’ont bien compris. »
Sur le même thème : Le pèlerinage
'Imran ibn Housayn : le verset de l'aisance n'a pas été abrogé
ʽImrân ibn Ḥuṣayn (qu'Allah l'agrée, lui et son père) dit : « Le verset de l'aisance a été révélé dans le livre d'Allah, Exalté soit-Il, nous l'avons donc pratiqué avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut). Rien n'a été révélé qui l'annule et il ne l'a pas interdit jusqu'à sa mort. C'est un homme qui a donné son avis. » Al-Bukhârî a dit : « Il est dit qu'il s'agit de ʽUmar ». Dans la version de Muslim il est dit : « Le verset de l'aisance - c'est-à-dire l'aisance durant le Pèlerinage - fut révélé et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous ordonna de le mettre en pratique. Il n'y a aucun verset qu'il l'ait abrogé et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne l'a pas interdit jusqu'à sa mort. » Les deux versions ont le même sens.
'Ali chargé des chameaux sacrifiés : rien n'en est donné au boucher
‘Alî ibn Abî Ṭâlib (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) m’ordonna de m’occuper des chameaux qu’il sacrifia, de faire aumône de leurs viandes, de leurs peaux, de leurs tissus et de ne rien en donner au boucher. »
Mina : la lapidation, le sacrifice, puis le rasage et les cheveux distribués
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se rendit à Minâ. Il alla à la stèle, la lapida, puis revint là où il résidait à Minâ afin d'effectuer le sacrifice. Ensuite, il dit au coiffeur : « Vas-y ! », en montrant le côté droit de sa tête, puis le côté gauche. Enfin, il distribua ses cheveux aux gens. » Dans une version : « Lorsqu'il lapida la stèle et effectua son sacrifice, au moment de se raser, il présenta au coiffeur le côté droit de sa tête, pour qu'il le rasât. Il appela ensuite Abû Ṭalḥah Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) et lui donna [ses cheveux]. Il présenta ensuite le côté gauche et dit [au coiffeur] : « rase ! » [Ce dernier] s’exécuta et le [Prophète] donna [ses cheveux] à Abû Ṭalḥah, en lui disant : partage-les entre gens ! »
Abou Qatada et l'âne sauvage sur la route de la côte
Abû Qatâdah Al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) relate : « L’envoyé d’Allah prit la route pour le Pèlerinage, et [les gens] sortirent avec lui. Il modifia l’itinéraire d’une partie d’entre eux - parmi lesquels se trouvait Abû Qatâdah - et dit : « Prenez par la côte jusqu’à ce que nous nous rejoignions. » Ils passèrent donc par la côte et, une fois sur le chemin pour rejoindre [le Prophète (sur lui la paix et le salut)], tous entrèrent en état de sacralisation sauf Abû Qatâdah. Puis, alors qu’ils poursuivaient leur route, ils aperçurent des ânes sauvages (onagres) ; Abû Qatâdah se jeta sur eux et réussit à atteindre une ânesse. « Nous fîmes alors une halte, relate Abû Qatâdah, et nous mangeâmes de sa viande. Puis nous nous demandâmes : Avons-nous le droit de manger de la viande de gibier alors que nous sommes en état de sacralisation ? Nous prîmes alors ce qu’il restait de la viande et, une fois avoir rejoint l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut), nous lui posâmes la question. Il dit : Quelqu’un lui a-t-il demandé de le tuer, ou le lui a-t-il désigné ? - Non, répondirent-ils. - Mangez donc le reste ! leur dit alors le Prophète. » Dans une autre version : « Vous en reste-t-il ? demanda le Prophète. - Oui, répondit-je. Je lui tendis alors la cuisse et il en mangea. »