Sahih al-Boukhari — page 144
صحيح البخاري
Compilé par Muhammad ibn Ismâ'îl al-Boukhârî. 4 125 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Sortir le matin ou le soir dans le sentier d'Allah
Abû Ayyûb Al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Sortir au matin dans le sentier d’Allah - ou au soir - est meilleur que tout ce sur quoi le soleil se lève et se couche. » Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Sortir au matin dans le sentier d’Allah - ou au soir - est meilleur que la la vie d'ici-bas et tout ce qu'elle contient. »
Le lézard rôti chez Maymouna, avec Khalid ibn Al-Walid
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Je suis entré, moi et Khâlid ibn Al-Walîd (qu'Allah l'agrée) ainsi que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), chez Maymûnah. On servit à manger du lézard rôti et lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) tendit la main afin de se servir, l'une des femmes présentes chez Maymûnah dit : « Informez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) de ce qu'il s'apprête à manger ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) retira alors sa main et je dis : « Est-ce illicite, ô, Messager d'Allah ? - Il dit : Non, mais cela n'existait pas dans la région de mon peuple et je ressens un certain dégoût. - Khâlid dit : Je le tirai alors et en mangeai, pendant que le Prophète (sur lui la paix et le salut) regardait. »
Abou Moussa, la viande de poulet et l'homme des Banou Taymillah
Zahdam ibn Muḍarrib Al-Jarmî a dit : « Nous étions chez Abû Mûsâ Al-Ash'arî (qu'Allah l'agrée) lorsqu'il demanda une table, sur laquelle il y avait de la viande de poulet. Un homme des Banî Taymi-Llâh entra alors. Il était rouge et ressemblait aux affranchis. Il lui dit : « Viens ! » Mais ce dernier hésita. Alors, il lui dit de nouveau : « Viens ! Car j'ai vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) en manger ! »
« Qu'Allah fasse périr les juifs ! » : les graisses fondues et vendues
Abdullah ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Il parvint à 'Umar (qu'Allah l'agrée) qu'untel avait vendu de l'alcool. Il dit alors : « Ne sait-il pas que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : Qu'Allah fasse périr les juifs ! Les graisses leur ont été interdites, ils les ont fait fondre puis les ont vendues ! »
Soulayman et les soixante-dix femmes : il ne dit pas « Si Allah le veut »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Sulaymân ibn Dâwud (sur eux la paix) a dit : « Cette nuit, je ferai le tour de soixante-dix femmes. Chacune d'elles donnera naissance à un enfant qui combattra dans la voie d'Allah ! » On lui dit alors : « Dis : Si Allah le veut ! » Mais il ne le dit point. Il fit donc le tour des femmes et aucune ne conçut d'enfant, mis à part l’une d’entre elles qui mit au monde un bébé à moitié formé. » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « S'il avait dit : « Si Allah le veut ! », il n'aurait pas commis de parjure et cela lui aurait permis d'atteindre son but. »
Deux parts du butin au cavalier, une part au fantassin
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) partageait le butin en donnant deux parts au cavalier et une part au fantassin. »
Les dons particuliers accordés à ceux envoyés en expédition
Abdullah ibn 'Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) accordait des dons particuliers à ceux qu'il envoyait en expédition, en plus de ce qui était distribué à l'ensemble de l'armée. »
Les biens des Banou An-Nadir, propriété du Prophète ﷺ
‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) relate : « Les biens des Banû Naḍîr furent de ceux qu’Allah accorda comme prise de guerre à Son Messager (sur lui la paix et le salut), sans que les musulmans n’eussent besoin de faire courir leurs chevaux ou d’autres montures. Ces biens furent donc la propriété exclusive du Prophète (sur lui la paix et le salut). Il en donnait à ses épouses pour les dépenses d’une année et consacrait ce qui restait à la préparation de chevaux de guerre et d’armement, en prévision du combat dans le sentier d’Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur. »
Que nul ne juge entre deux personnes alors qu'il est en colère.
Abdurrahmân ibn Abi Bakrah relate : « Mon père écrivit - ou j'écrivis pour lui - à son fils 'Ubaydullâh ibn Abi Bakrah, qui était juge au Sakastan : Ne juges pas entre deux personnes quand tu es en colère, car j'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Que nul ne juge entre deux personnes alors qu'il est en colère. » Dans une autre version : « Qu'un juge ne juge pas entre deux personnes alors qu'il est en colère. »
Celui qui t'épie sans permission et dont tu crèves l'œil d'une pierre
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si un homme - ou il a dit : quelqu'un - t’a épié sans ta permission, que tu lui as jeté une pierre qui lui a crevé son œil, cela ne te sera pas reproché. »
Le blessé dans le sentier d'Allah : la couleur du sang et l'odeur du musc
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il n’y a pas un blessé dans le sentier d’Allah qui ne vienne, au Jour du jugement, avec sa blessure qui saigne encore : la couleur sera la couleur du sang et l’odeur sera l'odeur du Musc. »
L'affranchissement de sa part d'un esclave estimé de façon juste
Abdullah ibn ‘Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque quelqu'un affranchit sa part d'un esclave, on estime la valeur de ce dernier de façon juste. Ensuite, si celui qui souhaite l’affranchir possède une somme d'argent équivalente à son prix, il donne à ses associés chacun leur part et l'esclave est affranchi. Autrement, l'esclave n'est affranchi que proportionnellement à sa part à lui. »
Affranchir sa part d'un esclave, ou le laisser gagner sa vie sans le surcharger
Abû Hurayrah relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque affranchit sa part d'un esclave doit le libérer entièrement de ses propres biens. S'il ne possède pas de biens suffisants, il faut estimer la juste valeur de l'esclave puis le laisser gagner sa vie sans trop le charger de travail. »
Jurer par une autre religion que l'Islam, et celui qui se donne la mort
Thâbit ibn Aḍ-Ḍaḥâk (qu'Allah l'agrée) [nous] informe qu'il a prêté serment d'allégeance au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), sous l'arbre, et que le Messager (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque, en prêtant serment, jure par une religion autre que l'Islam, tout en mentant de manière volontaire, il en sera comme il a dit. Et quiconque se donne la mort à l'aide d'un moyen quelconque sera châtié par celui-ci au Jour de la Résurrection. Et il n'appartient pas à un homme de formuler un vœu pieux pour une chose qu'il ne possède pas. » Dans une version : « Et maudire le croyant équivaut à le tuer. » Et dans une autre version : « Et quiconque avance une prétention mensongère pour s'enrichir, Allah - à Lui la Puissance et la Gloire - ne lui rajoutera que davantage de manque. »
Le faux serment pour s'accaparer les biens d'un musulman
‘Abdullah ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque jure en prêtant un faux serment afin de s’accaparer les biens d’un musulman rencontrera Allah en colère contre lui. » Alors, fut révélé : {(Ceux qui vendent leur pacte avec Allah et leurs serments à un vil prix...)} [Coran : 3/77], jusqu’à la fin du verset.
Hounayn : « Quiconque tue un adversaire et en possède la preuve »
Abû Qatâdah Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) a dit : « Nous partîmes avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à la bataille de Ḥunayn - il évoqua l'histoire - et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : « Quiconque tue un adversaire et en possède la preuve a le droit de prendre ses effets personnels. » Il le répéta trois fois. »
Sept expéditions où l'on mangeait des criquets
Abdullah ibn Abî Awfä (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Nous avons participé avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à sept expéditions militaires au cours desquelles nous mangions des criquets. »
Asma : « nous avons saigné un cheval et l'avons mangé »
Asmâ' bint Abî Bakr (qu'Allah l'agrée, elle et son père) a dit : « A l'époque du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), nous avons saigné un cheval et l'avons mangé. » Dans une autre version : « Nous étions à Médine. »
La sœur de 'Ouqba et son vœu d'aller à la Maison sacrée à pied et pieds nus
‘Uqbah ibn ‘Âmir (qu’Allah l’agrée) relate : « Ma sœur avait fait le vœu de se rendre à la Maison sacrée d’Allah en marchant et pieds nus. Elle me commanda de demander un avis juridique au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) pour elle. Je lui demandais donc et il me répondit : « Qu’elle commence à pied. Ensuite, qu’elle monte à cheval. »
La soie interdite, sauf sur deux, trois ou quatre doigts
‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) a dit : Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de porter de la soie, en disant : « sauf de tel à tel endroit », et il leva l’index et le majeur. Dans une version de Muslim : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de porter de la soie, sauf une surface de deux, trois ou quatre doigts. »
La viande d'âne domestique interdite, la viande de cheval autorisée
Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit la viande d'âne domestique et a autorisé la viande de cheval. » Dans une version de Muslim : « A l’époque de Khaybar, nous mangeâmes du cheval et de l'âne sauvage ; le Prophète (sur lui la paix et le salut) interdit de manger de l'âne domestique. » 'Abdullah ibn Abî Awfâ relate : « Lors des nuits de Khaybar, nous fûmes touchés par la faim. Quand vint le jour de Khaybar, nous nous ruâmes sur les ânes domestiques et les égorgeâmes. Puis, alors que la viande bouillait dans les marmites, l’envoyé du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) cria : « Renversez les marmites ! » Je pense qu'il a également dit : « Ne mangez rien de la viande des ânes ! » Abû Tha'labah relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit la viande d'âne domestique. »
« Ô 'Abd ar-Rahman ibn Samoura, ne demande pas le commandement ! »
Abdurraḥmân ibn Samurah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ô 'Abdarraḥmân ibn Samurah ! Ne demande pas le commandement ! Car si tu l'obtiens suite à une demande, tu seras livré à toi même. Par contre, si tu l'obtiens sans l'avoir demandé, tu seras aidé. Si tu fais un serment et te rends compte que la bienfaisance se trouve dans son annulation, expie ton serment et fais ce qui est préférable. »
Les trois hommes arrivés à la mosquée : deux s'assoient, le troisième s'en va
Abû Wâqid Al-Ḥârith ibn ʽAwf (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était assis à la mosquée entouré de personnes lorsque trois hommes apparurent. Deux d’entre eux se dirigèrent vers le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et l’autre s’en alla. Lorsque les deux se rapprochèrent du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), l’un d’entre eux aperçut un espace vide dans le cercle et s’y assit. Le deuxième s’assit derrière eux. Quant au troisième, il tourna le dos et s’en alla. Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) eut fini, il dit : « Ne vous informerai-je pas à propos de ces trois hommes ? Le premier d’entre eux se réfugia auprès d’Allah, alors Allah lui accorda refuge auprès de Lui. Le deuxième fit preuve de pudeur, alors Allah fit preuve de pudeur envers lui. Quant au dernier, il se détourna, alors Allah se détourna de lui. »
Les gens de Qouba' se tournent vers la Ka'ba pendant la prière de l'aube
Alors que les gens faisaient la prière de l'aube à Qubâ`, quelqu'un vint leur dire : « Un passage du Coran a été révélé cette nuit au Prophète (sur lui la paix et le salut) et il a reçu l'ordre de se tourner en direction [de la Ka'bah], tournez-vous donc vers elle ! » Et, alors qu'ils faisaient face au Sham, ils se tournèrent vers la Ka`bah ».