Sahih al-Boukhari — page 143
صحيح البخاري
Compilé par Muhammad ibn Ismâ'îl al-Boukhârî. 4 125 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
La course des chevaux d'al-Hafya' à Thaniyyat al-Wada'
Abdallah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a fait courir des chevaux affûtés depuis Al-Ḥafyâ' jusqu'à Thaniyyah Al-Wadâ'. Et il a fait courir des chevaux non affûtés depuis Thaniyyah Al-Wadâ' jusqu'à la mosquée des Banî Zurayq. Ibn 'Umar a dit : « J'étais de ceux qui ont participé à la course. » Sufyân a dit : « La distance entre Al-Ḥafyâ' et Thaniyyah Al-Wadâ' est de cinq ou six miles, tandis que la distance entre Thaniyyah Al-Wadâ' et la mosquée [de la tribu] des Banî Zurayq n'est que d'un mile. »
Lécher sa main avant de l'essuyer après le repas
‘Abdallah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque que l’un d’entre vous finit de manger, qu’il n’essuie pas sa main avant de la lécher ou de la faire lécher. »
'Omar consulte les gens sur la fausse couche d'une femme
‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) relate qu’il demanda conseil aux gens concernant la fausse couche d’une femme. Al-Mughîra ibn Shu’bah dit : « J’étais présent au moment où le Prophète (sur lui la paix et le salut) jugea, à ce sujet, d’indemniser du prix d’un esclave homme ou femme. – Amène-moi un autre témoin ! lui dit ‘Umar. Et Muḥammad ibn Maslamah témoigna avec lui. »
Sa'd ibn 'Oubada et le vœu de sa mère : « Accomplis-le pour elle »
‘Abdallah ibn ‘Abbas (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Sa’d ibn ‘Ubâdah a requis l’avis du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) au sujet de sa mère qui avait fait un vœu mais est morte avant de pouvoir l’accomplir. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui répondit : « Accompli-le pour elle ! »
L'espion des polythéistes venu parmi les compagnons
Salamah ibn Al-Akwa' (qu'Allah l'agrée) relate : « Un espion affidé aux polythéistes vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) alors qu'il était en voyage. Il s'assit avec les Compagnons et discuta avec eux avant de disparaître. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Cherchez-le et exécutez-le ! ». Je l'exécutai et le Prophète (sur lui la paix et le salut) me donna ses biens en supplément. » Dans une version : « Il dit alors : qui l'a exécuté ? Ils dirent : Ibn Al-Akwa' ! Il dit : tous ses biens lui reviennent ! »
Les deux femmes de Houdhayl : le prix du sang pour la femme et le fœtus
Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que deux femmes de la tribu de Hudhayl se battirent. L'une d'elles frappa l'autre avec une pierre, la tuant, ainsi que le fœtus qu'elle portait. Le cas fut porté au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui jugea que le prix du sang pour le fœtus était d'un esclave, homme ou femme, et que le prix du sang de la femme était à la charge de ses proches parents (du côté du père : Al-'Aqilah), et il le donna en héritage à ses enfants et leurs proches. Ḥamal ibn Nabighah Al-Hudhaly dit alors : « Ô Messager d'Allah ! Comment pouvons-nous acquitter le prix du sang pour quelqu’un qui n'a ni bu, ni mangé, ni parlé, ni crié à la naissance ? Un tel être ne saurait être vengé ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Celui-ci est certes un frère des devins ! » et ceci en raison de la rime qu'il a prononcée.
On trouva une servante dont la tête avait été écrasée entre deux pierres.
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « On trouva une servante dont la tête avait été écrasée entre deux pierres. On lui demanda : « Qui t'a fait cela ? Untel ? Untel ? » Jusqu'à ce que l'on mentionne un juif et qu'elle acquiesce d'un signe de la tête. On attrapa le juif qui reconnut son crime. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna alors qu'on lui écrase la tête entre deux pierres. » Et dans la version de Muslim et de An-Nassâ'î : « Un juif assassina une jeune fille afin de lui voler ses bijoux en argent. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) accomplit alors sur lui la sentence. »
L'homme qui avait bu de l'alcool flagellé d'environ quarante coups
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate qu’un homme qui avait bu de l'alcool fut amené au Prophète (sur lui la paix et le salut). Il le flagella alors à l'aide d'une branche de palmier, environ quarante coups.
La main tranchée pour un bouclier d'une valeur de trois dirhams
Abdallah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) trancha la main d'un homme qui avait volé un bouclier dont la valeur était - et dans une expression : dont le prix était - de trois dirhams.
« Que dit la Torah concernant l'adultère ? » : les juifs et le Messager d'Allah ﷺ
Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que les juifs vinrent soumettre au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le cas d'une femme et d'un homme, parmi les leurs, ayant commis l'adultère. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) leur demanda alors : « Que dit la Torah concernant celui qui commet l'adultère ? - Ils répondirent : Nous les déshonorons et les flagellons ! - 'Abdullah ibn Salâm répliqua : Vous mentez ! Il y a un verset au sujet de la lapidation ! » Ils apportèrent alors la Torah et l'ouvrirent. L'un deux cacha de sa main le verset de la lapidation et lut ce qui était au-dessus et en dessous de sa main. 'Abdullah ibn Salâm (qu'Allah l'agrée) lui dit alors : « Enlève ta main ! » Il ôta alors sa main et le verset de la lapidation apparut. Il dit alors : « Ce qu'a dit 'Abdullah ibn Salâm est vrai, ô Muḥammad ! Il y a le verset de la lapidation ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna alors de lapider les deux coupables. ['Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père)] dit : « J'ai vu l'homme couvrir de son corps la femme afin de la protéger des pierres. »
« Comment quelqu'un peut-il mordre son frère comme un animal ? »
Imrân ibn Al-Ḥuṣayn (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme mordit la main d'un autre qui, en la retirant, lui arracha les canines. Les deux hommes allèrent se plaindre au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui dit : « Comment quelqu’un peut-il mordre son frère comme un animal ? Tu n'as droit à aucune compensation ! »
Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se fit faire une bague en or.
Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se fit faire une bague en or. Quand il la portait, il tournait le chaton à l'intérieur de sa paume. Les gens firent alors de même. Puis, il s'assit sur le minbar, l'ôta et déclara : « Je portais cette bague et tournais son chaton à l'intérieur. » Il la jeta, puis dit : « Par Allah ! Jamais plus je ne la porterai ! » Les gens jetèrent alors aussitôt leurs bagues. » Dans une [autre] version : « Il portait la bague à sa main droite. »
Toute boisson qui enivre est illicite.
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a été interrogé au sujet de l'alcool de miel (« Al-Bit' »). Il a répondu : « Toute boisson qui enivre est illicite. »
'Omar sur le minbar : l'alcool interdit de cinq aliments
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que ‘Umar a dit sur le minbar du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : « Ceci étant dit : Ô assemblée ! L’interdiction de l’alcool a été instaurée et elle concerne cinq [aliments] : le raisin, les dattes, le miel, le blé et l’orge. L’alcool est ce qui trouble l’esprit. J’aurais souhaité que le Messager d’Allah (sur lui paix et le salut) nous laisse des instructions sur lesquelles on puisse se reposer à propos de trois sujets : le grand-père, le défunt qui n’a ni enfants ni parents (« Al-kalâlah ») et les catégories d’intérêt. »
Qouraych et la femme de Makhzoum qui avait volé
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Les Quraysh furent préoccupée par le cas de la femme de [la tribu de] Makhzum qui avait volé. « Qui parlera au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à son sujet ? se demandèrent-ils. Et qui osera sinon Usâmah, le bien aimé du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ? » Usâmah (qu'Allah l'agrée) alla donc parler au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui s'exclama : « Intercéderais-tu concernant l'une des peines légiférées par Allah? » Puis, il se mit debout et fit un sermon : « Ô, vous les gens ! Ce qui a causé la perte de ceux qui vous ont précédés, c'est uniquement le fait que, lorsqu'un noble parmi eux volait, ils le laissaient, tandis que lorsque c’était un faible, ils appliquaient la peine. Par Allah ! Si Fâṭimah, la fille de Muḥammad, avait volé, je lui aurai coupé la main ! » Dans une autre version: « C'était une femme qui empruntait des ustensiles mais niait les avoir empruntés. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna alors qu’on lui coupât la main. »
Abou Tha'laba : les récipients des Gens du Livre et la chasse à l'arc et au chien
Abû Tha'labah Al-Khushanî (qu'Allah l'agrée) a dit : « Je me rendis chez Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et dis : « Ô Messager d'Allah ! Nous sommes sur une terre des Gens du Livre, pouvons-nous manger dans leurs récipients ? C'est aussi une terre giboyeuse et je chasse avec mon arc ainsi qu'avec mes deux chiens : l'un n'est pas dressé tandis que l'autre l'est. Que dois-je faire ? » Il répondit : « Concernant ce que tu as évoqué à propos des récipients des Gens du Livre, si vous en trouvez d'autres, ne mangez pas dans ceux-ci ! Mais si vous ne trouvez rien d'autre, lavez-les, puis mangez-y ! Concernant ce que tu as chassé avec ton arc, si tu as prononcé le nom d'Allah dessus, manges-en ! Concernant ce que tu as chassé avec ton chien dressé et sur lequel tu as prononcé le nom d'Allah, manges-en ! [Et enfin] Concernant ce que tu as chassé avec ton chien non dressé, et que tu parviens à égorger, manges-en ! »
Allah garantit le Paradis à celui qui sort dans Son sentier
Abû Hurayrah relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah s'est engagé envers ( dans une version de Muslim : Allah garantit à) celui qui sort dans Son sentier : [celui] qui ne sort que dans le but de combattre dans Mon sentier, par foi en Moi et parce qu'il croit en Mes Messagers, Je lui garantis l'entrée au Paradis ou de le faire revenir de la demeure dont il est sorti, avec ce qu'il aura gagné comme récompense et comme butin. » Dans une version de Muslim : « Celui qui combat dans le sentier d'Allah - et Allah sait mieux qui combat dans Son sentier - est à l'exemple de celui qui jeûne et qui prie. Allah garantit à celui qui combat dans Son sentier : s'Il lui donne la mort, Il le fera entrer au Paradis, sinon, Il le fera revenir sain et sauf avec des récompenses ou du butin. »
Le lapin attrapé à Marr az-Zahran
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate : « Nous avons suivi les traces d’un lapin à Marr Aẓ-Ẓahrân, et tout le monde courut [derrière] jusqu’à épuisement. [Je réussis quant à moi] à le rattraper et [finalement] à l’attraper ; je l’emmenai ensuite à Abû Ṭalḥah qui l’égorgea. Il envoya au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) de la hanche et des cuisses [de ce lapin], et il les accepta. »
« Je ne suis qu'un homme » : la dispute devant la porte du Prophète ﷺ
Umm Salamah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) entendit le brouhaha d’une dispute sur le pas de sa porte. Il sortit et dit : « Je ne suis qu’un homme, des antagonistes viennent me voir au sujet d’un litige et il se peut que l’un d’entre eux soit plus persuasif que l’autre. Je le crois alors dans son droit et juge en sa faveur. Ainsi, si je juge en la faveur de l'un d'entre vous en dépossédant le véritable ayant-droit de son bien, qu’il sache que ce verdict est un morceau de feu : qu’il le prenne ou qu’il le délaisse ! »
L'expédition vers le Najd : douze chameaux par part, et un de plus
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Messager d’Allah envoya vers le Najd une expédition à laquelle je participai. Nous prîmes des chameaux et des moutons ; nos parts atteignirent douze chameaux et le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ajouta un chameau à chacun. »
Un homme parmi les Anṣâr s’est engagé à libérer l'un de ses esclaves
Jâbir ibn ‘Abdillah (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Un homme parmi les Anṣar s’est engagé, une fois qu’il serait mort, à ce que soit libéré son esclave. » Et dans une version, il est dit : « Il est parvenu au Prophète (sur lui la paix et le salut) qu’un homme parmi ses Compagnons s’était engagé à ce que, à sa mort, soit affranchi un esclave à lui. [Cet homme] ne possédait rien d’autre que cet esclave. Alors, le Messager d’Allah le vendit pour huit cents dirhams, puis lui envoya l’argent. »
L'esclave non mariée qui fornique : fouettée, puis vendue
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) et Zayd ibn Khâlid Al-Juhanî (qu’Allah l’agrée) relatent : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) fut questionné à propos de la femme esclave, qui n’a jamais été mariée, et qui fornique. Il répondit : « Si elle fornique, fouettez-la ! Puis, si elle recommence, fouettez-la à nouveau. Ensuite, vendez-la, ne serait-ce qu’en échange d’une sangle ! » Ibn Shihâb a dit : « Je ne sais pas s’il a dit cela après la troisième ou quatrième fois. »
'Abd ar-Rahman ibn 'Awf et Az-Zoubayr autorisés à porter la soie à cause des poux
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que ‘Abdurahmân ibn ‘Awf et Az-Zubayr ibn Al-‘Awwâm (qu’Allah les agrée) ont fait part au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) de leur problème de poux lors de l’une de leurs expéditions. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) les autorisa alors à porter une tunique de soie, et je les vis la porter.
Ibn 'Omar refusé à Ouhoud à quatorze ans, accepté au Fossé à quinze ans
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « On m’amena au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) le jour d’Uḥud, j’avais alors quatorze ans, et il ne me donna pas l’autorisation [de combattre]. Le Jour du Fossé, on m’amena de nouveau à lui - à ce moment-là j’avais quinze ans - et, cette fois-ci, il donna son autorisation. »