Les funérailles — page 6
Livre 23 de Sahih al-Boukhari (« Funerals (Al-Janaa'iz) » dans l'édition de référence). 141 fiches publiées sur le site.
Les deux anges dans la tombe : « Que disais-tu de cet homme ? »
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand le serviteur d’Allah est placé dans sa tombe et que ses compagnons s’en vont, alors qu’il entend même leurs pas, deux anges viennent à lui, le font asseoir et lui demandent : ‘Que disais-tu à propos de cet homme (c’est-à-dire Muhammad) ?’ Le croyant fidèle dira : ‘J’atteste qu’il est le serviteur d’Allah et Son Messager.’ Alors ils lui diront : ‘Regarde ta place en Enfer ; Allah t’a donné une place au Paradis à la place.’ Il verra donc les deux endroits. » (Qatada a dit : « On nous a informés que sa tombe sera élargie. » Puis Qatada reprit le récit d’Anas qui dit :) Quant à l’hypocrite ou au non-croyant, on lui demandera : « Que disais-tu à propos de cet homme ? » Il répondra : « Je ne sais pas ; je disais ce que disaient les gens. » Alors ils lui diront : « Tu n’as ni su ni suivi la bonne voie (en récitant le Coran). » Il sera alors frappé avec des marteaux de fer, ce qui provoquera un cri que tout ce qui est proche de lui entendra, sauf les djinns et les humains
Ce sont des juifs tourmentés dans leurs tombes.
Rapporté par Abi Aiyub : Un jour, le Prophète (ﷺ) est sorti après le coucher du soleil et a entendu un cri effrayant. Il a dit : « Les Juifs sont en train d’être punis dans leurs tombes. »
Les invocations pour être prémuni du châtiment de la tombe.
Rapporté par Moussa bin `Uqba : (D’après la fille de Khalid bin Saïd bin Al-`Asi) qui a dit avoir entendu le Prophète (ﷺ) demander la protection d’Allah contre le châtiment dans la tombe
Le refuge contre le châtiment de la tombe, l'Enfer et l'épreuve du Faux Messie
D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « Le Messager d'Allah ﷺ invoquait Allah et disait : " Ô Allah ! Je me réfugie auprès de toi contre le châtiment de la tombe, contre le châtiment de l'Enfer, contre l'épreuve de la vie et de la mort et contre la tentation du Faux-Messie . » Et dans une version de Muslim : « Lorsque quelqu'un termine le dernier tachahoud, qu'il demande à Allah de le protéger de quatre choses [et dise] : Ô Allah ! Contre le châtiment de la Géhenne et contre le châtiment de la tombe, et contre l'épreuve de la vie et de la mort et contre le mal du Faux-Messie. »
Le châtiment de la tombe pour la médisance et la négligence de l'urine
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est passé un jour devant deux tombes et a dit : « Les personnes dans ces tombes sont punies, mais pas pour quelque chose de difficile à éviter. » Puis il a ajouté : « Oui, (c’est un grand péché), car l’un d’eux colportait des rumeurs et l’autre ne se protégeait pas de l’urine. » (Ibn `Abbas ajoute :) Ensuite, il a pris une feuille verte de palmier, l’a coupée en deux et a posé un morceau sur chaque tombe. Il a dit : « Que leur châtiment soit allégé tant que ces deux morceaux ne seront pas secs. »
Le défunt voit matin et soir sa place au Paradis ou en Enfer
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand l’un de vous meurt, on lui montre sa place matin et soir. S’il fait partie des gens du Paradis, il voit sa place au Paradis, et s’il fait partie des gens du Feu, il voit sa place en Enfer. Puis on lui dit : “Voilà ta place jusqu’à ce qu’Allah te ressuscite le Jour de la Résurrection.” »
Le défunt porté vers sa tombe : « Avancez-moi » ou « Malheur à moi »
D'après Abou Sa'id Al Khoudri (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Lorsque la dépouille d'un mort est posée et que les hommes la portent sur leurs épaules, si la personne était pieuse elle dit: -Avancez moi, avancez moi!- (1) et si la personne n'était pas pieuse elle dit: -Ô malheur à moi, où m'emmenez vous!- (2). Toute chose entend sa voix sauf les hommes et s'ils l'entendaient ils seraient foudroyés ».
Il n'y a aucun musulman qui perd trois enfants avant leurs pubertés sans que...
D'après Anas (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il n'y a aucun musulman qui perd trois enfants avant leurs puberté sans qu'Allah ne le fasse rentrer au paradis par miséricorde envers eux ».
Ibrahim, le fils du Prophète ﷺ : « Il a une nourrice au Paradis »
Al-Barâ’ (qu'Allah l'agrée) relate : « Quand Ibrâhîm (sur lui la paix) décéda, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Certes, il a une nourrice au Paradis !" »
A la question posée sur les enfants des associateurs
Rapporté par Ibn `Abbas : On a interrogé le Messager d’Allah (ﷺ) au sujet des enfants des polythéistes. Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Puisqu’Allah les a créés, Il sait ce qu’ils auraient fait comme actions. »
Les enfants des polythéistes : « Allah sait ce qu'ils auraient fait »
Rapporté par Abou Hourayra : On a demandé au Prophète (ﷺ) au sujet des enfants des polythéistes ; il a dit : « Allah sait ce qu’ils auraient fait comme actions. »
« Tout enfant naît avec la saine nature »
Rapporté par Abou Hourayra : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tout enfant naît avec la vraie foi en l’islam (c’est-à-dire pour n’adorer qu’Allah seul), puis ce sont ses parents qui le rendent juif, chrétien ou mazdéen, comme un animal donne naissance à un petit sans défaut. Trouvez-vous un animal né mutilé ? »
Un grand rêve du Messager d'Allah (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui)
D'après Samoura Ibn Joundoub (qu'Allah l'agrée), lorsque le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) terminait sa prière il se tournait en face de nous et il disait : « Lequel d'entre vous a fait un rêve cette nuit ? ». Si l'un d'entre nous avait fait un rêve alors il le racontait et le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) disait : « Comme le veut Allah ». Un jour il nous a demandé : « Lequel d'entre vous a fait un rêve cette nuit ? ». Nous avons dit : Non, personne n'a fait de rêve. Alors le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Cette nuit j'ai certes vu en rêve deux hommes qui sont venus à moi et ont pris mes deux mains et ils m'ont emmené jusqu'à la terre sainte. Il y a avait un homme assis et un homme debout qui avait dans sa main un crochet en fer qu'il enfonçait dans la joue de l'autre jusqu'à atteindre sa nuque puis il faisait la même chose avec son autre joue et la première joue reprenait sa forme initiale et lui recommençait. J'ai dit : Qu'est ce que ceci ? Ils ont dit : Viens. Alors nous sommes partis jusqu'à arriver vers un homme couché sur le dos et il y avait un homme debout près de sa tête qui tenait une pierre et lui fracassait la tête avec. Lorsqu'il le frappait il allait ensuite ramasser la pierre et avant qu'il ne soit revenu la tête de l'homme couché reprenait sa forme initiale et alors il le frappait de nouveau. J'ai dit : Qu'est ce que ceci ? Ils ont dit : Viens. Alors nous sommes partis jusqu'à arriver vers une anfractuosité qui ressemblait à un four à pain, sa partie supérieure était serrée et sa partie inférieure était large et il y avait un feu qui était attisé en dessous. Quand le feu se ravivait, la cavité gonflait et allait presque déborder et lorsqu'il se calmait elle reprenait sa place. À l'intérieur il y avait des hommes nus et des femmes nues. J'ai dit : Qui sont ces gens ? Ils ont dit : Viens. Alors nous sommes partis jusqu'à arriver vers un fleuve de sang au milieu duquel il y avait un homme et sur la rive il y avait un homme debout qui tenait des pierres dans ses mains. Celui qui était dans le fleuve se mettait en face de lui et lorsqu'il voulait sortir, l'autre homme lui tirait une pierre dans la bouche qui la ramenait à l'endroit où il était. Et à chaque fois qu'il voulait sortir il lui tirait une pierre dans la bouche qui la ramenait à l'endroit où il était. J'ai dit : Qui est-ce ? Ils ont dit : Viens. Alors nous sommes partis jusqu'à arriver vers un jardin vert dans lequel il y avait un arbre immense au pied duquel il y avait un vieil homme et des enfants. Il y avait également un homme proche de l'arbre qui avait devant lui un feu qu'il alimentait. Les deux hommes qui m'accompagnaient m'ont fait monter dans l'arbre et m'ont fait rentrer dans une maison. Je n'avais jamais vu de maison plus belle. Dans cette maison il y avait des hommes âgés, des jeunes, des femmes et des enfants. Ensuite les deux hommes qui m'accompagnaient m'ont fait monter dans l'arbre et m'ont fait rentrer dans une maison qui était encore meilleure et plus belle. Il y avait dedans des vielles personnes et des jeunes. J'ai dit : Vous m'avez fait voyager cette nuit, informez moi sur ce que j'ai vu ! Ils ont dit : Oui, celui que tu as vu avec la joue déchirée était un grand menteur, il mentait et son mensonge se propageait jusqu'à l'horizon. Il lui sera fait cela jusqu'au jour de la résurrection. Celui que tu as vu se faire fracasser la tête est un homme à qui Allah a enseigné le Coran et qui dormait la nuit pour lui et ne le mettait pas en pratique le jour. Il lui sera fait cela jusqu'au jour de la résurrection. Ceux que tu as vu dans l'anfractuosité sont ceux qui commettent la fornication, celui que tu as vu dans le fleuve est celui qui mange l'usure. Le vieil homme auprès de l'arbre était Ibrahim (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) et les enfants qui étaient autour de lui sont les enfants des gens. Celui qui attisait le feu était Malik, le gardien du feu. La première maison dans laquelle tu es rentré était la maison de la plupart des croyants. Cette seconde maison est la maison des martyrs et je suis Jibril et voilà Mikail. Lève ta tête. Alors j'ai levé ma tête et il y avait au dessus de moi comme un nuage. Ils m'ont dit : Ceci est ta demeure. J'ai dit : Laissez moi rentrer dans ma demeure. Ils ont dit : Il te reste une partie de ta vie à vivre, si tu l'avais complétée tu serais entré dans ta demeure.
La mort d'Abou Bakr un lundi et son linceul
Rapporté par le père de Hicham : `Aïcha a dit : « Je suis allée voir Abou Bakr (pendant sa maladie mortelle) et il m’a demandé : “Dans combien de vêtements le Prophète (ﷺ) a-t-il été enveloppé ?” J’ai répondu : “Dans trois pièces de tissu blanc de coton de Suhoul, sans chemise ni turban.” Abou Bakr a demandé : “Quel jour le Prophète est-il mort ?” J’ai répondu : “Il est mort un lundi.” Il a demandé : “Quel jour sommes-nous ?” J’ai répondu : “Nous sommes lundi.” Il a ajouté : “J’espère mourir entre ce matin et ce soir.” Puis il a regardé le vêtement qu’il portait, taché de safran, et a dit : “Lavez ce vêtement et ajoutez-en deux autres pour m’envelopper.” J’ai dit : “Celui-ci est usé.” Il a dit : “Un vivant a plus besoin de vêtements neufs qu’un mort ; le linceul sert juste à absorber les sécrétions du corps.” Il n’est pas mort avant la nuit du mardi et a été enterré avant le matin. »
L'aumône faite pour une mère morte subitement
Rapporté par `Aïcha : Un homme a dit au Prophète (ﷺ) : « Ma mère est morte subitement et je pense que si elle avait vécu, elle aurait donné l’aumône. Si je donne l’aumône pour elle, aura-t-elle une récompense ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu oui
L'aumône en faveur des parents décédés
D’après Aicha (qu'Allah l'agrée), un homme a dit au Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui): Certes ma mère est morte brusquement et je pense que si elle avait parlé elle aurait fait l'aumône. A t-elle une récompense si je fais l'aumône pour elle? Il a répondu: « Oui ».
Le Prophète ﷺ est mort chez A'icha
Rapporté par `Aïcha : Pendant sa maladie, le Messager d’Allah (ﷺ) demandait sans cesse : « Où serai-je aujourd’hui ? Où serai-je demain ? » Et j’attendais impatiemment le jour de mon tour. Quand mon tour est arrivé, Allah a repris son âme (dans mes bras, contre ma poitrine) et il a été enterré dans ma maison
La modestie de 'Aicha
D'après 'Orwa, 'Aicha (qu'Allah l'agrée) a dit à 'Abdallah Ibn Zoubayr (qu'Allah les agrée lui et son père) : « Ne m'enterre pas avec eux (1), enterre moi avec mes compagnons au Baqi' (2) car je souahite que l'on ne me fasse jamais d'éloge par rapport à cela (3) ».
'Omar poignardé demande à 'Aïcha d'être enterré auprès de ses deux compagnons
Rapporté par `Amr bin Maimun Al-Audi : J’ai vu `Umar bin Al-Khattab (quand il a été poignardé) dire : « Ô `Abdullah bin `Umar ! Va voir la mère des croyants `Aïcha et dis-lui : ‘`Umar bin Al-Khattab te transmet ses salutations’ et demande-lui la permission d’être enterré avec mes compagnons. » (Ibn `Umar a transmis le message à `Aïcha.) Elle a dit : « J’avais pensé garder cette place pour moi, mais aujourd’hui je le préfère (`Umar) à moi-même (et je lui permets d’être enterré là). » Quand `Abdullah bin `Umar est revenu, `Umar lui a demandé : « Quelles nouvelles as-tu ? » Il a répondu : « Ô chef des croyants ! Elle t’a donné la permission. » `Umar a dit : « Rien n’était plus important pour moi que d’être enterré dans cet endroit (sacré). Donc, quand je mourrai, emmenez-moi là-bas, saluez-la (`Aïcha) et dites : ‘`Umar bin Al-Khattab demande la permission ; si elle l’accorde, enterrez-moi là, sinon emmenez-moi au cimetière des musulmans.’ Je ne pense pas que quelqu’un ait plus de droit au califat que ceux avec qui le Messager d’Allah (ﷺ) était toujours satisfait jusqu’à sa mort. Et celui qui sera choisi par les gens après moi sera le calife, et vous devrez l’écouter et lui obéir. » Puis il a mentionné les noms de `Uthman, `Ali, Talha, Az-Zubair, `Abdur-Rahman bin `Auf et Sa`d bin Abi Waqqas. À ce moment-là, un jeune homme des Ansar est venu et a dit : « Ô chef des croyants ! Sois heureux de la bonne nouvelle d’Allah. Le rang que tu as en islam est connu, puis tu es devenu calife, tu as gouverné avec justice et tu as reçu le martyre après tout cela. » `Umar a répondu : « Ô fils de mon frère ! J’aimerais que tous ces privilèges compensent (mes manquements), pour que je ne gagne ni ne perde rien. Je recommande à mon successeur d’être bon envers les premiers émigrants, de respecter leurs droits et de protéger leur honneur et leurs biens sacrés. Je lui recommande aussi d’être bon envers les Ansar qui, avant eux, avaient des maisons à Médine et avaient adopté la foi. Il doit accepter le bien des justes parmi eux et excuser leurs fautes. Je lui recommande de respecter les règles concernant les Dhimmis (protégés) d’Allah et de Son Messager, de remplir leurs contrats, de se battre pour eux et de ne pas les taxer au-delà de leurs capacités. »
« N'injuriez pas les morts »
D'après Aicha (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « N'insultez pas les morts car ils ont certes rejoint ce qu'ils ont avancé (*) ».
La parole d'Abou Lahab et la révélation de la sourate Al-Masad
Rapporté par Ibn `Abbas : Abu Lahab, qu’Allah le maudisse, a dit un jour au Prophète (p.b.u.h) : « Que tu sois perdu toute la journée ! » Ensuite, la Révélation divine est descendue : « Que périssent les mains d’Abu Lahab ! Et qu’il périsse lui-même ! »