Sounan Abou Daoud — page 21
سنن أبي داود
Compilé par Abou Daoud as-Sijistânî. 509 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Les fruits accrochés : celui qui est dans le besoin et n'en emporte rien
‘Abdoullah ibn ‘Amrû ibn Al-'Âṣ (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'on interrogea le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à propos des fruits accrochés. Alors, il a répondu : « Quiconque dans le besoin en mange sans en prendre dans son habit, nul reproche à son encontre. Mais quiconque en sort quoi que ce soit devra alors indemniser [son propriétaire] du double et il sera puni. Et pour quiconque en vole quoi que ce soit après que les fruits aient été emmenés dans l’endroit où on les stocke [afin les sécher] et que cela atteint le prix d’un bouclier, c’est l’amputation [de la main] ! »
Le vêtement volé de Safwan ibn Oumayya dans la mosquée
Ṣafwân ibn 'Umayyah (qu'Allah l'agrée) relate : "J'étais endormi à la mosquée et j'avais un vêtement valant trente-huit dirhams. Un homme est venu et me l'a subtilisé. On attrapa l'homme et on l'amena devant le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui ordonna qu'on lui coupe la main." Il a dit : "Je suis alors venu au Messager et j'ai dit : 'Lui coupes-tu la main pour trente dirhams ? Je le lui vends et je lui accorde un délai pour me régler son prix !' Mais il a dit : 'Ah... Que cela fut fait avant qu'on ne me l'amène !'"
« Passez outre les faux-pas des gens aux nobles apparences »
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Passez outre les faux-pas des gens aux nobles apparences, excepté [si cela concerne] les peines prescrites. »
Je me désavoue de tout musulman qui réside parmi les polythéistes !
Jarîr ibn 'AbdiLlah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) envoya une expédition à Khath'am ; certains des gens [de cet endroit] cherchèrent à se protéger en se prosternant [indiquant ainsi qu'ils étaient musulmans], mais on s'empressa de les combattre [et de les tuer]. Cela parvint au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui ordonna alors de les indemniser de la moitié du prix du sang. Puis, il a dit : "Je me désavoue de tout musulman qui réside parmi les polythéistes ! - Ils ont dit : Ô Messager d'Allah ! De quelle manière ? - Il répondit : Qu’ils ne voient pas leurs feux respectifs ! " »
Le quart du butin au départ et le tiers au retour
Ḥabîb ibn Maslamah Al-Fihrî (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai vu le Prophète (sur lui la paix et le salut) donner de manière surérogatoire le quart [du butin] au départ (de l'expédition militaire) et le tiers au retour. »
La nourriture prise à Khaybar sans en prélever le cinquième
Abdoullah ibn Abî Awfâ relate : « J’ai dit : "Est-ce que vous en partagiez aussi le cinquième - c'est-à-dire : de la nourriture - à l'époque du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut)? - Il a dit : Nous avons eu de la nourriture le jour de Khaybar, chaque homme venait alors et en prenait la quantité qui lui suffisait, puis, il partait." »
Ne pas épuiser une bête du butin des musulmans
Ruwayfi' ibn Thâbit Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque croit en Allah et au Jour Dernier, qu'il ne monte pas une bête provenant du butin des musulmans au point de l'amaigrir pour ensuite la rendre. Et quiconque croit en Allah et au Jour Dernier, qu'il ne porte un habit provenant du butin des musulmans au point de l'user pour ensuite le rendre. »
« Les musulmans constituent une seule main »
Amr ibn Chu'ayb relate d'après son père que son grand-père a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Les musulmans constituent une seule main et leurs sangs et leurs biens sont équivalents. Le moindre des musulmans peut accorder refuge [au mécréant] et le plus éloigné des musulmans [lors du combat avec l'ennemi] a droit à une part du butin." »
Chourahbil ibn As-Simt et le butin de Qinasrin
Abduraḥmân ibn Ghanim relate : « Nous avons campé dans la ville de Qinasrîn avec Churaḥbîl ibn as-Simṭ. Lorsque nous l'avons conquise, nous avons obtenu des ovins et des bovins, il en a réparti une partie entre nous et a mis le reste dans l'enclos [où se trouvait le reste du butin]. J'ai alors rencontré Mu'âdh ibn Jabal (qu'Allah l'agrée) à qui j'ai raconté cela. Mu'âdh a alors dit : « Nous avons participé avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à l'expédition militaire de Khaybar et nous avons obtenu du bétail comme butin, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) en a alors réparti une partie entre nous et a mis le reste dans l'enclos ! »
Khalid ibn Al-Walid envoyé à Oukaydir de Doumat Al-Jandal
Anas ibn Mâlik et 'Uthmân ibn Abî Sulaymân (qu'Allah les agrée) relatent : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a envoyé Khâlid ibn Al-Walîd à Oukaydir Dûmat [Al-Jandal]. [Oukaydir] fut capturé et ils le ramenèrent [au Prophète]. Il empêcha alors que son sang soit versé et lui imposa, en guise de réconciliation, l'impôt de capitation. »
La course de chevaux organisée par le Prophète ﷺ
Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a fait faire la course aux chevaux et il a préféré les chevaux [endurants et] performants [ayant au minimum cinq ans]. »
Pas de course [avec un prix à gagner] excepté pour les chameaux, le tir et les chevaux.
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Pas de course [avec un prix à gagner] excepté pour les chameaux, le tir et les chevaux. »
La hyène est-elle du gibier ? - Jâbir a répondu : Oui !
Ibn 'Abî 'Ammâr relate : « J'ai demandé à Jâbir : "La hyène est-elle du gibier ? - Il a répondu : Oui ! - J'ai continué : On peut la manger ? - Il a répondu : Oui !" » Il a dit : « Je lui ai demandé : "Est-ce le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui a dit cela ? - Il a répondu : Oui !" »
L'interdiction des chameaux qui se nourrissent d'excréments
Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit les bêtes qui se nourrissent d'excréments parmi les camélidés, qu'il s'agisse de les monter ou de boire leur lait. »
Le fœtus de la bête égorgée : « Mangez-le si vous le voulez »
Abû Sa'îd (qu'Allah l'agrée) relate : « Nous avons interrogé le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à propos du fœtus [animal mort], il a alors dit : « Mangez-le si vous le voulez ! En effet, son sacrifice correspond au sacrifice de sa mère. »
Un bélier pour la naissance d'Al-Hasan et un pour celle d'Al-Houssayn
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a égorgé un bélier pour la [naissance] d’Al-Ḥassan et un bélier pour celle d’Al-Ḥussayn. »
Le sacrifice du septième jour pour le nouveau-né
Samurah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le jeune garçon est lié à son sacrifice, on égorge pour lui au septième jour et on lui rase la tête. »
Abou Maryam Al-Azdi chez Mou'awiya : le responsable qui se dissimule des besoins des gens
Abû Maryam Al-Azdî (qu'Allah l'agrée) relate : « Je suis entré auprès de Mu’âwiyah et il m’a alors demandé : "Que nous vaut cette agréable visite père d’Untel ?" - c’est une parole que les Arabes ont l’habitude de dire - Alors, je lui ai répondu : "J’ai entendu un hadith dont je souhaite t’informer. J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : 'Celui à qui Allah a conféré une quelconque autorité sur l’affaire des musulmans mais qui s'est dissimulé [d’eux] en ne répondant pas à leur besoin, leur indigence et leur pauvreté, Allah se dissimulera de lui [au Jour de la Résurrection] en ne répondant pas à son besoin, son indigence et sa pauvreté ! » Suite à cela, Mu’âwiyah (qu'Allah l'agrée) nomma un homme [qui fut chargé de répondre] aux besoins des gens.
Le témoignage du bédouin n'est pas permis contre le citadin.
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate qu'il a entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Le témoignage du bédouin n'est pas permis contre le citadin ! »
Le serment mensonger auprès du minbar, ne serait-ce que pour un siwak
Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Personne ne jure d'un serment mensonger auprès de mon minbar-ci, ne serait-ce qu'au sujet d'un siwâk frais, sans qu'il ne prépare sa place en Enfer ! - ou : sans que l'Enfer ne lui soit obligatoire ! - »
Le proche parent détenu est libre
D'après Samurah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque détient un parent proche qui lui est interdit, il [l'individu détenu] est libre ! »
Safina affranchi par Oumm Salama à condition de servir le Prophète ﷺ
Safînah relate: « J'étais en la possession de Umm Salamah et elle a dit : "Je t'affranchis mais la condition que je te pose est que tu serves le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) tant que tu vivras !" Alors, j'ai dit : "Même si tu ne me posais aucune condition, je ne me séparerai jamais du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) tant que je vivrai !" Elle m'a alors affranchi et m'a posé cette condition. »
Celui qui s'est vendu pour un temps et une somme précis
Amr ibn Shu'ayb (qu'Allah l'agrée), relate d'après son père, qui relate de son grand-père que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui s'est vendu à un maître pour un temps et une somme précis reste esclave aussi longtemps qu'il lui reste de son temps de servitude un dirham [à s'acquitter]. »
Les gens de deux religions différentes n'héritent pas les uns des autres.
Abdullah iibn 'Amr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Les gens de deux religions différentes n'héritent pas les uns des autres." »